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Démission du chef de l'Eglise anglicane Justin Welby, éclaboussé

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Le chef spirituel des anglicans, Justin Welby, a annoncé sa démission (archives). (© KEYSTONE/AP/Richard Heathcote)

Le chef spirituel des anglicans, Justin Welby, a annoncé mardi sa démission, quelques jours après la publication d'un rapport accusant l'Eglise d'Angleterre d'avoir camouflé un scandale d'agressions physiques et sexuelles commises par un avocat lié à l'institution.

"J'espère que cette décision montre à quel point l'Eglise d'Angleterre comprend la nécessité d'un changement, et notre engagement profond à créer une Eglise plus sûre", écrit l'archevêque de Canterbury, âgé de 68 ans, dans un communiqué.

Sa position était devenue intenable depuis la publication jeudi d'un rapport "accablant sur le rôle dans cette affaire" de l'Eglise d'Angleterre, dont il est le primat depuis 2013, et les appels à la démission s'étaient multipliés.

Le rapport fait la lumière sur les violences physiques et sexuelles commises par un avocat associé à l'Eglise d'Angleterre, John Smyth, entre les année 1970 et le milieu des années 2010.

Il souligne que cet avocat décédé en 2018, qui s'en est pris à plus de 130 garçons et jeunes hommes, aurait pu être traduit en justice si l'archevêque de Canterbury avait prévenu les autorités en 2013, au moment où le sommet de l'Eglise a été mis au courant.

"Il est très clair que je dois assumer la responsabilité personnelle et institutionnelle de la longue période traumatisante qui s'est écoulée entre 2013 et 2024", a déclaré Justin Welby, qui avait dès jeudi présenté ses excuses.

"Ces derniers jours ont ravivé le profond sentiment de honte que j'éprouve depuis longtemps face aux échecs historiques de l'Église d'Angleterre en matière de protection", a-t-il poursuivi. "Pendant près de douze ans, j'ai peiné à apporter des améliorations. Il appartient à d'autres de juger ce qui a été fait".

Peu avant, le Premier ministre Keir Starmer avait estimé que les victimes de John Smyth avaient "été gravement, très gravement abandonnées".

Samedi, trois membre du synode général, l'organe élu chargé de trancher sur les questions de doctrine, avaient lancé une pétition appelant Justin Welby à démissionner, qui a dépassé les 14'000 signatures.

Le révérend Ian Paul, l'un de ses auteurs, s'est dit mardi "profondément attristé par la situation", espérant qu'il s'agira d'un "premier pas vers un changement culturel" au sein des hautes instances de l'Eglise.

"Tristesse pour les victimes"

Dans la matinée, Justin Welby a échangé via des intermédiaires avec le roi Charles III, gouverneur suprême de l'Eglise d'Angleterre, qui a accepté sa démission.

"Alors que je me retire, je le fais avec une profonde tristesse pour toutes les victimes et survivants d'agressions", a déclaré cet homme marié et père de famille, jugeant que se mettre à l'écart était "dans le meilleur intérêt de l'Eglise d'Angleterre".

Visage familier pour les Britanniques, Justin Welby a officié durant plusieurs évènements royaux majeurs, dont les obsèques de la reine Elizabeth II et le couronnement du roi Charles III.

Ordonné diacre en 1992 après une carrière lucrative dans le pétrole et la finance, Justin Welby a toujours affiché des vues modérées sur les sujets de société qui divisent traditionnellement l'Eglise.

Il avait soutenu l'an dernier une réforme afin de permettre la bénédiction des unions et mariages civils de couples de même sexe, et s'était montré très critique du projet de loi du gouvernement conservateur visant à expulser des migrants illégaux vers le Rwanda.

Cette affaire écorne une nouvelle fois l'institution religieuse anglicane, déjà accusée il y a quatre ans dans un précédent rapport d'avoir laissé perdurer une "culture" permettant aux auteurs de violences sexuelles sur mineurs de se "cacher" et d'échapper à la justice.

John Smyth, qui présidait une association caritative gérant des camps de vacances avec l'Eglise d'Angleterre, "est sans doute l'agresseur en série le plus prolifique associé" à cette institution.

Le rapport détaille les souffrances physiques, sexuelles et psychologiques "brutales et horribles" infligées à ses victimes, au Royaume-Uni mais aussi au Zimbabwe, et en Afrique du Sud où il a également vécu.

L'affaire n'a éclaté qu'après la diffusion d'un documentaire par la chaîne Channel 4 en 2017, alors que des responsables du culte en ont pourtant eu connaissance dès le début des années 1980.

L'Eglise d'Angleterre est l'Eglise-mère de la communion anglicane, qui compte une quarantaine d'Eglises dans 165 pays et 85 millions de fidèles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Moscou veut envoyer chez le psy les femmes ne voulant pas d'enfants

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Vladimir Poutine présente la diminution de la population russe comme une question de survie nationale. Il avait averti en 2024 que la Russie serait confrontée à "l'extinction" si elle n'augmentait pas son taux de natalité (archives). (© KEYSTONE/AP/Pelagiya Tikhonova)

Une nouvelle directive du ministère russe de la Santé recommande d'envoyer les femmes qui ne veulent pas avoir d'enfants chez des psychologues. Moscou espère ainsi les faire changer d'avis pour faire face à la crise démographique dans le pays.

La baisse du taux de natalité en Russie est l'une des principales préoccupations du président Vladimir Poutine depuis son arrivée au pouvoir il y a 25 ans. Et depuis le lancement en février 2022 de l'offensive contre l'Ukraine, où des centaines de milliers de jeunes hommes ont été envoyés, ce problème s'est aggravé.

Le ministère russe de la Santé recommande désormais aux médecins d'envoyer les femmes qui ne veulent pas d'enfants "à une consultation avec un psychologue dans l'objectif de former une attitude positive à l'égard de la maternité", selon le texte du document dont l'AFP a pris connaissance jeudi.

Ces recommandations ont été approuvées fin février, mais n'ont été rendues publiques que cette semaine par des médias.

Menace d'"extinction"

Selon le document, les médecins doivent inviter les femmes âgées de 18 à 49 ans à des consultations médicales annuelles visant à "évaluer leur santé reproductive".

Ces recommandations prévoient également des consultations similaires pour les hommes du même âge, mais uniquement en vue d'évaluer leur état de santé physique, sans recourir aux psychologues.

Le maître du Kremlin présente la diminution de la population russe comme une question de survie nationale, avertissant en 2024 que la Russie serait confrontée à "l'extinction" si elle n'augmentait pas son taux de natalité.

Le taux de natalité dans le pays est au plus bas depuis 200 ans, à environ 1,4 enfant par femme, bien en deçà du seuil de 2,1 que les démographes jugent nécessaire pour stabiliser la population.

Ces dernières années, Moscou a durci la législation sur l'avortement et adopté des lois rendant illégale la soi-disant "propagande child-free". Les familles nombreuses sont glorifiées dans les médias et bénéficient d'une multitude d'avantages financiers et sociaux accordés par l'État.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Le conflit s'étend aux sites de production d'hydrocarbures

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La production d'hydrocarbures devient difficile avec le conflit au Moyen-Orient. Au bout de la chaîne, les consommateurs voient les prix grimper. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Des frappes iraniennes ont porté des "dommages considérables" sur le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, ravivant jeudi les craintes d'une crise économique majeure et suscitant de nouvelles menaces de Donald Trump contre Téhéran.

Le conflit, déclenché par les frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février, semble s'engouffrer dans une nouvelle escalade, visant directement les sites de production d'hydrocarbures, et non plus leur seul stockage et acheminement.

Le prix du Brent, pétrole de la mer du Nord, s'est envolé de plus de 6% dans la matinée, quand le prix du gaz européen a littéralement explosé (+35%) avant de se stabiliser au-dessus de 28%, énième soubresaut des marchés lié à la guerre.

Les Bourses européennes ont ouvert quant à elles en net repli.

"Aujourd'hui marque une escalade majeure dans la guerre au Moyen-Orient. Les répercussions économiques se feront probablement sentir pendant des années", a affirmé sur X Theresa Fallon, directrice du centre de réflexion CREAS, à Bruxelles.

Dans la nuit, après de premières frappes mercredi, le Qatar a fait état d'une attaque iranienne sur Ras Laffan, son premier site de production de GNL. La compagnie énergétique publique de l'émirat, QatarEnergy, a fait état de "dommages considérables" sur ce site.

Les incendies ont été maîtrisés en début de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée.

Ces attaques répondent à celles, la veille, contre le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par Téhéran et Doha.

Le président américain a confirmé sur sa plateforme Truth Social qu'Israël était à l'origine de l'attaque contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe, et a semblé vouloir prendre ses distances avec l'opération.

Donald Trump a ensuite menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cessait pas ses attaques.

"PLUS AUCUNE ATTAQUE NE SERA MENÉE PAR ISRAËL", a-t-il assuré. Mais si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement".

Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis.

Jeudi, "l'une des unités opérationnelles de la raffinerie de Mina Abdullah, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a aussi été la cible d'une attaque de drone, provoquant un incendie sur le site", selon le ministère koweïtien de l'Information.

L'autre raffinerie de la compagnie, celle de Mina Al-Ahmadi, avait elle aussi été touchée plus tôt par un drone, qui a causé un incendie.

Au 20e jour de la guerre

Au 20e jour de la guerre, l'Iran démontre ainsi conserver une importante capacité de frappes, en dépit des attaques israélo-américaines sur ses installations militaires.

Aux Emirats arabes unis, Abou Dhabi a fermé un complexe gazier après la chute de débris de missiles interceptés.

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déploré que ces attaques dans la région "aient franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales".

L'Arabie saoudite a elle aussi haussé le ton, en déclarant se "réserver le droit" de répliquer militairement à l'Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles.

La question du transport des hydrocarbures reste par ailleurs au coeur de l'attention des gouvernements à travers le monde, qui s'interrogent sur la meilleure façon de débloquer le détroit d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz mondiaux.

C'est au sud de ce passage, dans le golfe d'Oman, qu'un navire a de nouveau été touché tôt jeudi par un "projectile inconnu", selon l'agence maritime britannique UKMTO, qui précise qu'un autre navire a été touché au large de Ras Laffan.

Réunie en urgence à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) doit demander jeudi la mise en place d'un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe persique. L'organe onusien estime que 20.000 marins patientent actuellement à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz.

Après la réserve fédérale américaine mercredi (Fed), la flambée des prix de l'énergie dominera jeudi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Le point de passage de Rafah rouvre entre Gaza et l'Egypte

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Des véhicules des Nations unies escortent jeudi des ambulances et un bus transportant des patients palestiniens à Khan Younès, alors qu’ils se dirigent vers le poste-frontière de Rafah pour quitter la bande de Gaza afin de recevoir un traitement médical à l’étranger. (© KEYSTONE/AP/Abdel Kareem Hana)

Le point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte a rouvert jeudi pour la première fois depuis sa fermeture par Israël le 28 février, ont rapporté un média égyptien proche de l'Etat et une source au Croissant-rouge.

Cette source au sein du Croissant-rouge, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a indiqué à l'AFP que le point de passage, fermé depuis le début de l'offensive israélo-américaine en Iran, avait rouvert dans les deux sens, et qu'il allait permettre à des patients palestiniens de se faire soigner en Egypte, ou de rentrer à Gaza.

Al-Qahera news, une chaîne de télévision réputée proche des services de renseignement égyptiens, a également annoncé l'ouverture du point de passage, et diffusé des images aériennes montrant des Palestiniens -dont certains ont reçu des traitements médicaux en Egypte- se préparer à rentrer à Gaza, et des ambulances attendant de pouvoir prendre en charge des patients palestiniens dans l'autre sens.

Circulation limitée

Le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense en charge des affaires civiles, avait annoncé dimanche une réouverture partielle du point de passage à compter de mercredi, "uniquement pour une circulation limitée de personnes".

Le passage de Rafah, entre l'Egypte et Gaza, sous contrôle israélien, est pour les Gazaouis la seule porte d'accès au monde extérieur qui ne passe pas par Israël.

La réouverture très partielle de Rafah, début février, aux habitants du territoire, avait suscité l'espoir, près de deux ans après que les forces israéliennes en ont pris le contrôle durant la guerre déclenchée par l'attaque du 7-Octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël.

Mais le 28 février, Israël a annoncé la fermeture de tous les passages frontaliers vers la bande de Gaza, y compris celui de Rafah, invoquant des impératifs de sécurité après le début des frappes contre l'Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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NHL: les New Jersey Devils gardent un mince espoir de play-off

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24 buts cette saison pour Nico Hischier en NHL (© KEYSTONE/AP/Adam Hunger)

Les New Jersey Devils espèrent encore jouer les play-off de NHL. Ils ont gagné 6-3 sur la glace des New York Rangers notamment grâce à un but chacun de Nico Hischier et Timo Meier.

Mais les espoirs restent minces. Les Devils accusent 10 points de retard sur une place pour les séries, alors que 14 restent en jeu. Hischier a inscrit le 1-1 en power play et marqué pour la 24e fois de la saison. Le Valaisan a aussi été crédité d'un assist sur le 3-2, aussi à cinq contre quatre.

Pour sa part, Meier s'est fait l'auteur du 4-2 lors de l'ultime période. L'Appenzellois compte désormais 19 buts à son actif cette saison.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mondiaux dames: la Suisse balaie les Australiennes

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Xenia Schwaller et les Suisssesses alignent les victoires (© KEYSTONE/AP/Jeff McIntosh)

La Suisse a fêté un nouveau succès au championnat du monde dames à Calgary. La skip Xenia Schwaller et ses coéquipières du CC Grasshopper ont balayé l'Australie 10-1.

Xenia Schwaller, Selina Rychiger, Fabienne Rieder et Selina Gafner ont ainsi signé un septième succès consécutif lors de leur première apparition aux Mondiaux. Le suspense n'a pas duré longtemps puisque le score était déjà de 8-0 après quatre ends. Complètement dépassées, les Australiennes ont abandonné après le sixième end.

Les Suissesses joueront deux rencontres jeudi. Elles seront aux prises avec la Norvège puis les Etats-Unis, des équipes qui ont jusqu'ici gagné respectivement deux et un match seulement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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