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Trump annule les frappes, évoquant un possible accord imminent

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Donald Trump promet que les Etats-Unis prendront "dans un avenir assez proche" l'île de Kharg et d'autres infrastructure pétrolières iraniennes. (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

Donald Trump a opéré une énième volte-face jeudi, en annulant des frappes américaines prévues le jour même contre l'Iran et en évoquant la "signature" d'un accord avec Téhéran, malgré un contexte de reprise des hostilités.

"Prenant acte du fait que les discussions avec la République islamique d'Iran ont été vues et approuvées par les plus hautes autorités iraniennes, j'ai (...) annulé les frappes et les bombardements qui étaient prévus contre l'Iran ce soir", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

"Les discussions et les derniers points ont été, sur le principe et dans les détails, approuvées par toutes les parties prenantes", a-t-il poursuivi, en ajoutant: "Le moment et le lieu de la signature seront annoncés bientôt".

"Aucun texte n'a été approuvé pour un protocole d'accord initial avec les Etats-Unis", a cependant écrit dans la foulée l'agence iranienne Fars, citant une source présentée comme bien informée et proche de l'équipe de négociation iranienne

Avant de changer radicalement de cap, Donald Trump avait promis de frapper "très fort" l'Iran dans la soirée.

"Dans un avenir assez proche, nous prendrons l'île de Kharg", le principal terminal pétrolier iranien, "ainsi que d'autres infrastructures pétrolières", avait-il assuré en début d'après-midi.

"Bourbier sans fin"

Face à ces menaces, le principal négociateur de Téhéran et président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait fustigé des "stratégies inadaptées et des décisions impulsives" qui devaient selon lui mener les Etats-Unis "dans un bourbier sans fin".

De nouvelles attaques américaines engendreraient une guerre "plus étendue", avait averti le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi.

Mardi, Donald Trump avait déjà promis un accord imminent avec l'Iran - pour la 38e fois depuis le début du conflit selon un décompte de CNN -, avant de changer de ton le lendemain, accusant les Iraniens de "mener en bateau" les Etats-Unis.

Les toutes dernières déclarations du président sur un possible accord ont provoqué une baisse des cours du pétrole de plus de 3,5% vers 17h45 GMT (19h45 en Suisse), le baril de Brent s'affichant à moins de 90 dollars, contre 93,65 dollars quelques heures plus tôt.

"Fossé profond"

"Le fossé entre les deux pays est trop profond pour espérer une solution diplomatique", estime, pessimiste, Majid, un pharmacien de 35 ans vivant à Téhéran.

Le cessez-le-feu au Moyen-Orient, entré en vigueur le 8 avril, a globalement été respecté jusqu'au week-end dernier, mais cette semaine a été marquée par une reprise marquée des hostilités, plus de trois mois après le début du conflit.

Il est "difficile de rester optimiste", résumait jeudi le Pakistan, principal pays médiateur.

Sur le terrain, l'armée américaine a indiqué avoir ciblé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays", quand la veille seul le sud avait été visé.

Trois personnes ont été blessées, d'après les médias iraniens qui ont fait état d'explosions sur l'île de Qeshm, à Minab, Sirik et dans le port de Bandar Abbas (sud) mais aussi dans des lieux bien plus proches de la capitale.

L'Iran a riposté en tirant une vingtaine de missiles vers une base américaine à Azraq en Jordanie - tous interceptés - et a à nouveau ciblé les monarchies du Golfe.

A Bahreïn, une enfant a été blessée par des débris de drone, les autorités signalant plus de 36 tirs de drones au total. Le Koweït a brièvement fermé son espace aérien, et recensé 24 attaques iraniennes de drones ces dernières 48 heures.

Ormuz fermé

Le très stratégique détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, a concentré les tensions: l'autorité maritime iranienne a indiqué le fermer totalement "jusqu'à nouvel ordre" alors que le passage d'une vingtaine de navires par jour était jusque-là autorisé.

L'Iran le verrouille depuis le début du conflit le 28 février, les Etats-Unis imposant en retour un blocus des ports iraniens.

Le commandement américain pour la région (Centcom) a annoncé jeudi avoir neutralisé au large d'Oman un nouveau pétrolier tentant de passer outre. La salle des machines a pris feu et l'équipage a été évacué.

La veille, l'armée américaine avait ciblé un autre navire, tuant trois marins indiens.

L'enjeu libanais

Le conflit avait repris dimanche quand l'Iran a lancé des missiles sur Israël, pour la première fois depuis le début de la fragile trêve, en représailles à des frappes israéliennes sur Beyrouth.

Téhéran, parrain du Hezbollah libanais, insiste pour que tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient inclue le Liban, dont Washington voudrait traiter le sort à part.

Israël avait riposté aux missiles iraniens, avant que les deux ennemis n'annoncent suspendre les hostilités, comme réclamé par Donald Trump.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite.

Ses opérations ont tué plus de 3700 personnes, principalement dans le sud du pays où son armée occupe désormais une partie du territoire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Noè Ponti se teste encore, mais vise les sommets

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Noè Ponti a des ambitions à Paris (© KEYSTONE/PABLO GIANINAZZI)

Noè Ponti garde toujours les JO 2028 dans un coin de sa tête. La star de la natation suisse a testé de nouvelles choses dans sa préparation, mais affiche ses ambitions avant les Européens de Paris.

"Les médailles sont toujours un objectif", lâche celui qui jouera le podium sur 100 et 200 m papillon.

"Je ne peux plus me cacher comme il y a quelques années", rappelle Noè Ponti, qui s'était révélé en cueillant le bronze olympique sur 100 m papillon en 2021 à Tokyo. "Il faut être honnête. C'est toujours un objectif de gagner des médailles. Je fais tout pour pouvoir gagner, et c'est pour cela que je nage", explique-t-il.

A 25 ans, Noè Ponti affiche déjà un palmarès hors normes, le plus complet peut-être de la natation masculine helvétique. Outre sa médaille olympique, il a décroché deux médailles d'argent dans des Mondiaux en grand bassin (les deux en 2025), une d'argent dans des Européens en grand bassin (sur 100 pap' en 2022), ainsi que six titres européens et trois sacres mondiaux en petit bassin.

Mais n'est-ce pas frustrant d'être toujours en quête d'un titre en grand bassin? "J'ai déjà beaucoup gagné en petit bassin. Et j'ai obtenu plusieurs médailles en grand bassin. C'est comme ça. Roger (Federer) n'a gagné qu'un seul Roland-Garros, et c'est déjà pas mal de pouvoir jouer comme lui sur terre battue", sourit le Tessinois, qui s'est confié aux médias jeudi depuis son fief de Tenero.

"J'espère que la chance sera de mon côté"

"Bien sûr, j'aimerais gagner de l'or dans les prochaines années", reprend-il plus sérieusement. "Ca reste mon grand rêve. Mais malheureusement, ou peut-être heureusement, je ne suis pas le seul à vouloir des titres. Gagner de l'or n'est jamais facile", explique encore Noè Ponti, qui a jusqu'ici joué de malchance dans les Européens en grand bassin.

"En 2022, j'avais attrapé le covid un mois avant la compétition, et j'avais quand même gagné une médaille", se souvient le Tessinois, qui avait ensuite dû déclarer avant les demi-finales du 100 m dos au cours des Européens 2024 à Belgrade en raison d'une gastro-entérite. "J'espère que la chance sera de mon côté cette fois-ci", soupire-t-il.

"Mais ce n'est pas si frustrant. En sport, parfois on gagne et parfois on perd. Je nage pour gagner, mais je dois aussi savoir me satisfaire de ce que j'ai réalisé. Tout le monde vise la médaille d'or", enchaîne Noè Ponti, dont les principaux adversaires à Paris seront Egor Kornev (sur 50 m papillon), Maxime Grousset (sur 50 et 100 m) et le Hongrois Kristof Milak (sur 100 m).

3 semaines à 2100 m d'altitude

No 3 européen de la saison sur 50 m et no 2 sur 100 m, le Tessinois fait de ces joutes continentales 2026 une étape, mais une étape majeure sur la route menant aux JO de Los Angeles 2028. Le rendez-vous parisien est l'occasion pour lui de valider - ou pas - les choix opérés dans sa préparation. "C'est important d'obtenir des réponses par rapport à ce qu'on a fait cette année", note-t-il.

"En février, on a effectué trois semaines d'entraînement à Flagstaff en Arizona à 2100 mètres d'altitude. C'est la première fois que je me suis entraîné si longtemps à une telle altitude", raconte-t-il. "Nous avons essayé des choses très différentes par rapport à l'année passée. Maintenant, à Paris, nous allons voir si c'est bon pour moi ou pas", poursuit-il.

"Nous tirerons ensuite le bilan, et pourrons ensuite décider avec mon staff de ce que nous allons faire dans la suite du cycle olympique", souligne encore Noè Ponti, qui a également peaufiné sa préparation pour ces Européens en altitude (à St-Moritz) avec l'équipe de Suisse du 13 au 25 juillet. "C'était plus frais qu'ici à Tenero. On a pu bien dormir", se félicite-t-il.

Djokovic en exemple

S'il a mis l'accent sur la vitesse au cours des dernières semaines, Noè Ponti ne s'est pas préparé spécifiquement à "affronter" un public hostile, lui qui se frottera notamment au Français Maxime Grousset sur 50 comme sur 100 m papillon. "Aux JO de Paris, j'avais nagé face à Maxime (en finale du 100 pap') et face à Léon (Marchand, en finale du 200 m). Je connais cette ambiance", rappelle-t-il.

Même si ces Européens se dérouleront au Centre Aquatique Olympique de St-Denis et non à La Défense Arena, théâtre des courses des JO 2024, le Tessinois sait à quoi s'attendre. Et il s'inspire là aussi du tennis. "Novak Djokovic avait expliqué qu'il n'était que le no 3 du 'Big Three' derrière Federer et Rafael Nadal, et que ceux-ci avaient toujours les faveurs du public face à lui", explique-t-il.

"Mais alors que le public criait 'Roger, Roger' ou 'Rafa, Rafa', Novak affirmait entendre des 'Nole, Nole'. Je dois faire pareil. Je sais que l'ambiance va être géniale pour Maxime. Mais je pense que ça peut aussi me pousser. Et quand j'entendrai des 'Maxime, Maxime', j'aurai juste à penser que le public crie mon nom", sourit un Noè Ponti toujours aussi détendu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Ukraine: des explosions à Kiev après une alerte aux missiles

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Les bombardements russes sur les villes ukrainiennes, dont Kiev, sont quasiment quotidiens (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERHII DILIN)

Une dizaine d'explosions ont retenti à Kiev, en Ukraine, dans la nuit de vendredi à samedi, après une alerte aux missiles balistiques, a rapporté l'AFP. Dans la périphérie de la capitale ukrainienne, des frappes russes ont fait trois morts, dont un enfant.

Plus de quatre ans après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les frappes s'amplifient des deux côtés d'une ligne de front presque immobile, faisant un nombre croissant de victimes civiles.

Mercredi, au moins 17 personnes avaient été tuées dans des frappes nocturnes russes sur Kiev et sa région. La défense antiaérienne ukrainienne n'avait pu abattre aucun missile, faute d'intercepteurs.

Zelensky en Serbie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui multiplie les voyages à l'étranger pour consolider le soutien international à son pays, est arrivé vendredi soir en Serbie pour sa première visite chez cet allié traditionnel de Moscou depuis l'invasion de 2022. Il doit s'entretenir samedi avec son homologue Aleksandar Vucic de l'économie et des "questions de sécurité".

M. Zelensky s'est rendu à la fin juillet à Washington rencontrer le président américain Donald Trump pour tenter d'obtenir des missiles Patriot, ces engins étant les seuls capables d'intercepter les missiles russes les plus performants.

D'après le Financial Times, M. Trump a refusé cette demande du fait de la pénurie de Patriot dans les stocks américains depuis le début de la guerre au Moyen-Orient débutée à la fin février.

Cette nouvelle attaque russe sur Kiev intervient alors que les sénateurs américains ont adopté vendredi de nouvelles sanctions contre la Russie, qui cible particulièrement l'industrie des hydrocarbures.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Brésil: la déforestation au plus bas sur un an en Amazonie

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La déforestation en Amazonie a chuté de 37% entre août 2025 et juillet 2026 par rapport aux 12 mois précédents (archives). (© KEYSTONE/AP/LEO CORREA)

La déforestation dans l'Amazonie brésilienne sur les 12 derniers mois a atteint son plus bas niveau en une décennie, selon des chiffres officiels publiés vendredi. Ils confirment l'amélioration constatée depuis le retour de Lula à la présidence du Brésil.

Sur la période de référence allant d'août 2025 à juillet 2026, 2874 km2 ont été déboisés dans la partie brésilienne de la plus grande forêt tropicale au monde, selon les données satellitaires collectées par l'institut de recherches spatiales INPE. Cela représente une chute de 37% par rapport aux 12 mois précédents, quand ce nombre avoisinait les 4500 km2.

C'est le plus bas niveau pour cette période depuis le début de ce type de relevés en 2016. Le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui va tenter de se faire réélire pour un quatrième mandat - non consécutif - en octobre, s'est engagé à éradiquer la déforestation illégale d'ici à 2030.

"Pas dans le déni"

"Les chiffres montrent que, si nous gardons ce rythme, avec ce sérieux et y mettant les moyens nécessaires, nous pouvons atteindre" cet objectif, a déclaré Lula lors de la présentation des données, au siège de l'INPE à São José dos Campos, près de São Paulo.

La déforestation dans l'Amazonie brésilienne avait fortement augmenté sous le mandat de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).

Après un pic à 10'278 km2 sur l'année civile 2022, elle a été réduite pratiquement de moitié en 2023, première année du mandat actuel du président de gauche, et la baisse s'est poursuivie les années suivantes.

"Nous prenons la question climatique très au sérieux. Nous ne sommes pas dans le déni", a insisté Lula vendredi. Lors du scrutin d'octobre, il aura pour principal adversaire Flavio Bolsonaro, fils aîné de l'ancien président d'extrême droite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Colombie: le président promet un combat sans répit contre la drogue

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Abelardo de la Espriella a juré de respecter fidèlement la constitution et les lois de la Colombie lors de la cérémonie d'investiture à Cali. (© KEYSTONE/AP/Matias Delacroix)

L'avocat millionnaire Abelardo de la Espriella a pris vendredi ses fonctions de président de la Colombie. Il a promis vendredi d'affronter "sans répit" le trafic de drogue, dans un pays frappé par la violence des groupes armés.

Ce novice en politique de 48 ans, allié du président américain Donald Trump et doté de la nationalité américaine, succède au premier président de gauche de l'histoire colombienne, Gustavo Petro, pour un mandat de quatre ans.

Ce tournant devrait enterrer les négociations de paix avec les groupes armés menées par M. Petro et peut déjà compter sur le soutien de Washington avec une aide d'un milliard de dollars, annoncée dès les premières heures du mandat du nouveau chef d'Etat.

Lors de son premier discours comme président, dans une caserne devant plusieurs centaines de soldats en uniforme, des blindés et deux hélicoptères à Cali (sud-ouest), ce représentant de la droite dure a promis de restaurer "l'ordre" et "l'autorité".

Dialogue "épuisé"

Élu le 21 juin sur un discours de fermeté contre les guérillas et le trafic de cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial, le président de la Espriella a juré de combattre "sans répit le narcoterrorisme et toutes les organisations criminelles".

"L'option du dialogue" poursuivi par Gustavo Petro "est complètement épuisée", a-t-il lancé, laissant deux options aux membres des groupes illégaux: "se soumettre" à la loi ou "affronter la force résolue de l'Etat".

Celui qui se fait appeler "El Tigre" a affirmé qu'il éradiquerait les plantations de coca, ingrédient entrant dans la fabrication de la cocaïne, "par tous les moyens" et autoriserait l'exploitation du pétrole et du gaz par fracturation hydraulique.

Il a aussi affirmé vouloir publier un décret de "gel de la dépense publique", baisser les impôts pour les plus riches et mener la "bataille culturelle pour restaurer la valeur de la famille".

Abelardo de la Espriella a choisi de prêter serment non pas dans la capitale Bogota comme le veut la coutume, mais dans la troisième ville du pays, marquée récemment par des attentats revendiqués par des guérillas.

11'000 militaires déployés

Cali se trouve près de territoires contrôlés par des groupes armés à l'origine de la pire vague de violences qu'ait connues le pays sud-américain depuis une décennie.

Pour cette journée, la ville avait été placée sous haute protection, avec le déploiement de 11'000 militaires et la mise en place d'un système antidrones pour protéger les invités, principalement des dirigeants de la droite latino-américaine.

Une dizaine de chefs d'Etat, dont ceux de l'Argentine, du Chili et de l'Equateur, des représentants de la Maison-Blanche, ainsi que le roi d'Espagne Felipe VI, ont notamment assisté à l'événement, auquel était également présent le président de la FIFA, Gianni Infantino.

Gustavo Petro, qui a renoncé à participer à la cérémonie, a quitté vendredi la résidence présidentielle. Des partisans de la gauche ont manifesté pacifiquement dans les principales villes, après avoir perdu les élections avec la marge la plus étroite de l'histoire, moins de 1%.

Pas de majorité au Parlement

Avocat connu, Abelardo de la Espriella a fait irruption dans la campagne et vite conquis des soutiens avec ses rassemblements spectaculaires et ses discours prononcés derrière une vitre blindée, ponctués d'un salut militaire en hommage aux forces de l'ordre.

L'un des premiers actes de son gouvernement, a dit M. de la Espriella, sera de se joindre au "bouclier des Amériques", l'alliance de pays dirigée par Donald Trump pour lutter contre le trafic de drogue.

Annonçant vendredi soir une aide d'un milliard de dollars pour les politiques de sécurité et l'économie du nouveau président, le département d'Etat américain s'est réjoui dans un communiqué "à l'idée de travailler en étroite coopération avec la nouvelle administration afin de garantir la sécurité et la prospérité des États-Unis, de la Colombie et de notre hémisphère".

Privé de majorité dans un Parlement divisé, le nouveau président a promis d'intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla avec le soutien d'Israël et des Etats-Unis, ou encore de construire des mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité.

Mais il hérite de forces armées confrontées à une "capacité limitée" en nombre d'hommes et à un "manque d'équipement", relève Renata Segura, d'International Crisis Group. L'experte s'inquiète d'éventuels "dommages collatéraux" touchant des civils si la grosse artillerie est déployée contre des groupes armés "très enracinés dans les communautés".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Prévoir une baisse de production d'électricité durant l'éclipse

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Le solaire représentant désormais environ 13% du mix électrique européen (Photo prétexte). (© KEYSTONE/AP)

Les compagnies électriques européennes ont pris des mesures pour garantir l'alimentation en courant lors de l'éclipse solaire du 12 août qui entraînera une baisse temporaire de la production, a indiqué vendredi leur organisation professionnelle.

Si l'éclipse du 12 août offrira un spectacle rare au grand public, elle constitue un défi technique pour les gestionnaires de réseau, qui doivent en permanence équilibrer l'offre et la demande d'électricité afin de garantir une alimentation sûre.

"Par ciel dégagé, la production photovoltaïque pourrait diminuer jusqu'à 9,7 GW à l'échelle de l'Europe", a déclaré ENTSO-E, l'association représentant les gestionnaires de réseaux électriques européens.

Elle a assuré que les opérateurs sont "prêts à garantir le fonctionnement sûr et stable du système électrique pendant toute la durée de l'événement".

Les conducteurs ont ouvert une cellule de crise pour coordonner les préparatifs, surveiller la situation et faciliter le partage d'informations avant et après l'éclipse.

L'Espagne - où l'éclipse sera totale - devrait connaître la plus forte baisse de production solaire, tout comme l'Allemagne, a précisé ENTSO-E.

Pas à l'oeil nu

L'Union Européenne disposait d'environ 406 GW de capacité solaire installée fin 2025, selon SolarPower Europe.

Le Réseau européen des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité regroupe 40 opérateurs dans 36 pays.

Le solaire représentant désormais environ 13% du mix électrique européen, le groupement souligne que ses membres "gèrent de plus en plus des phénomènes météorologiques et naturels susceptibles d'influencer les profils de production sur de courtes périodes".

Cette éclipse totale est la première observable en Europe continentale depuis 2006. Elle sera visible des régions isolées du nord de la Russie, au-dessus du Groenland, de l'Islande, du nord de l'Espagne et de l'extrême nord-est du Portugal.

Elle ne doit pas être observée à l'oeil nu, sous peine de grave lésion oculaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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