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L'A320 devient l'avion le plus vendu au monde, devant le Boeing 737

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L'A320 devient l'avion le plus vendu au monde. Ici, un Airbus A320 d'easyjet. (archive) (© KEYSTONE/AP/ARMANDO FRANCA)

Le monocouloir 737 du constructeur américain Boeing, dont le premier exemplaire a été livré en 1968, a été détrôné en septembre par l'A320, du grand rival européen Airbus, entré en exploitation en 1988, selon les données respectives des deux groupes.

L'avionneur américain a annoncé mardi sur son site internet avoir livré 55 avions en septembre, dont quarante 737 MAX - dernière version de la famille du 737. Cela porte le total à 12'254 exemplaires du 737 livrés depuis sa sortie, en incluant les versions d'affaires.

Mais, à fin septembre, Airbus avait livré 12'257 exemplaires de son A320 (versions d'affaires incluses), d'après les chiffres annoncés le 8 octobre.

Les deux familles ont connu des mises à jour importantes depuis leurs tout premiers vols, en particulier au niveau des moteurs et de leurs composants pour réduire notamment leur consommation de carburant, leur volume sonore.

Mais les livraisons du 737 ont été brutalement interrompues pendant vingt mois dans le monde entier - davantage en Chine - après deux accidents du 737 MAX 8 en 2018 et en 2019, qui ont fait 346 morts.

Sa production est actuellement plafonnée par le régulateur aérien (FAA) à 38 par mois depuis mars 2024, à la suite d'un incident en vol sur un 737 MAX 9 ayant fait quelques blessés légers.

La direction de Boeing, qui a engagé des mesures drastiques pour améliorer la qualité de la production, compte demander d'ici la fin de l'année l'autorisation de passer à 42 par mois, puis au-delà courant 2026.

De son côté, Airbus a pâti ces dernières années de problèmes de moteurs et signalait encore fin juillet des "problèmes persistants d'approvisionnement en moteurs sur le programme A320".

Pour se rasséréner, Boeing peut néanmoins se réjouir d'avoir livré en septembre le 2.000e exemplaire du 737 MAX depuis sa sortie en 2017. C'est la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair qui l'a reçu, avec neuf autres exemplaires.

Boeing a également livré en septembre sept 787 Dreamliner, trois gros porteurs 777 Fret et quatre 767 (deux Fret et deux ravitailleurs militaires). Le groupe a livré 160 avions au troisième trimestre et 440 depuis le début de l'année.

En septembre, il a engrangé 96 commandes brutes dont 32 pour des 737 MAX et 64 pour des 787 Dreamliner. Après annulations et conversions, les commandes nettes ressortent à 48 avions à fin septembre et à 870 depuis début 2025.

Le carnet de commandes de la branche commerciale (BCA) contenait 6579 avions à fin septembre, soit plus de 600 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Australie: centaines de personnes appelées à évacuer face aux feux

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Six incendies importants sont actuellement recensés dans l'Etat de Victoria, notamment dans les Otways, un secteur au sud-ouest de Melbourne connu pour ses forêts d'eucalyptus peuplées de koalas à proximité de la très touristique Great Ocean Road. (© KEYSTONE/EPA/DARREN ENGLAND)

Les pompiers australiens ont ordonné mardi l'évacuation de centaines d'habitants menacés par la propagation d'incendies dans le sud-est. Cela en pleine vague de chaleur qui a fait grimper les températures à des niveaux record localement.

Une chaleur suffocante s'est abattue sur plusieurs régions de l'est et du sud du pays-continent, en particulier sur l'Etat de Victoria, dont la capitale Melbourne accueille actuellement l'Open d'Australie de tennis.

Ces températures, couplées à des vents chauds, ont créé des conditions propices à la multiplication des feux de brousse, comme cela avait déjà été le cas lors de l'"été noir" de la fin 2019 et du début 2020.

Eucalyptus peuplés de koalas

Six incendies importants sont actuellement recensés dans l'Etat, notamment dans les Otways, un secteur au sud-ouest de Melbourne connu pour ses forêts d'eucalyptus peuplées de koalas à proximité de la très touristique Great Ocean Road.

Les autorités ont appelé les habitants de quatre villes de la zone, ainsi que de trois communes rurales à proximité, à évacuer de toute urgence face à la propagation des flammes.

"Les pompiers sur le terrain vont désormais commencer à vraiment ressentir la chaleur qui monte, et ils vont aussi vraiment remarquer que les vents se renforcent", a averti le chef des pompiers locaux, Jason Heffernan, sur le média public ABC.

Près de 50 degrés

Dans le nord-ouest de l'Etat, le thermomètre a grimpé jusqu'à 48,9°C dans les localités rurales de Walpeup et Hopetoun, du jamais vu pour l'Etat de Victoria, selon des données préliminaires des services météorologiques.

A Melbourne, la température a approché 43°C et la chaleur a conduit les organisateurs de l'Open d'Australie à fermer le toit de la Rod Laver Arena. Les matches comptant pour les tournois de double et juniors, programmés sur les courts annexes sans toit, ont été interrompus.

Dizaines de milliers d'hectares déjà détruits

Début janvier, des feux de brousse avaient déjà ravagé des dizaines de milliers d'hectares au nord de Melbourne.

Le climat australien s'est réchauffé en moyenne de 1,51°C depuis 1910, indiquent les chercheurs. Ce changement a entraîné une augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, dans les terres comme en mer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Adieux bouleversants pour les pandas de Tokyo

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A Tokyo, la foule des grands jours a escorté les pandas géants jumeaux Xiao Xiao et Lei Lei sur le départ pour la Chine. (© KEYSTONE/EPA/SOICHIRO KORIYAMA)

Les deux très populaires pandas du zoo de Tokyo doivent quitter mardi le Japon en direction de la Chine, Pour la première fois en un demi-siècle, l'archipel sera privé de ces animaux emblématique, sur fond de relations diplomatiques tendues entre les deux pays.

Les jumeaux Lei Lei et Xiao Xiao doivent être acheminés par camion depuis le zoo d'Ueno, où ils sont nés, au grand désarroi de nombreux Japonais attachés à ces deux ursidés âgés de quatre ans.

"Bien que je ne puisse pas les voir, je suis venue respirer le même air qu'eux et leur dire 'prenez soin de vous'", a déclaré une Japonaise à la chaîne de télévision publique NHK depuis le zoo, où ils étaient visibles jusqu'à dimanche.

Le retour précipité des mammifères avait été annoncé le mois dernier après le brusque raidissement des relations sino-japonaises provoqué par des propos de la Première ministre conservatrice japonaise, Sanae Takaichi, selon lesquels Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan.

Ces déclarations avaient suscité la colère de Pékin, qui revendique la souveraineté de cette île.

Les animaux étaient prêtés dans le cadre du programme de "diplomatie du panda" de la Chine et symbolisent l'amitié entre Pékin et Tokyo depuis la normalisation de leurs relations diplomatiques en 1972.

Ce rapatriement intervient un mois avant l'expiration de leur période de prêt en février, selon la mairie de Tokyo qui, d'après des médias, cherche à obtenir le prêt de nouveaux spécimens.

Selon un sondage réalisé ce week-end par le quotidien Asahi, 70% des Japonais estiment cependant que leur gouvernement ne devrait pas négocier avec la Chine pour cette raison.

Dimanche, les 4400 heureux gagnants d'une loterie en ligne avaient pu admirer à tour de rôle les pandas pour la dernière fois.

La Chine a déconseillé à ses ressortissants de voyager au Japon et aurait limité ses exportations de terres rares, des matériaux essentiels à la fabrication de nombreux produits, des voitures électriques aux missiles.

Mais Pékin rappelle régulièrement des pandas envoyés à l'étranger et cette décision pourrait ne pas être motivée par des raisons politiques, estime Masaki Ienaga, professeur à la Tokyo Woman's Christian University et spécialiste des relations internationales en Asie de l'Est.

Dans la politique chinoise, "le moment où l'on envoie les pandas est plus important", explique-t-il, ajoutant que de nouveaux pandas pourraient revenir au Japon si les relations bilatérales s'améliorent.

L'utilisation d'animaux comme outils diplomatiques existe ailleurs, rappelle-t-il, par exemple les éléphants en Thaïlande ou les koalas en Australie.

Mais pour lui "les pandas sont particuliers", car "ils ont un fort pouvoir d'attraction et (...) peuvent rapporter de l'argent".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Une "première" pour Csillag, un trophée pour Schertenleib

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Aurélie Csillag a fait ses débuts avec Liverpool le week-end dernier (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Keystone-ATS fait le point sur l'actualité du football féminin.

Alors que la Super League féminine est encore en pause hivernale jusqu'au 6 février, de nombreuses joueuses de l'équipe de Suisse ont déjà repris du service à l'étranger.

ANGLETERRE. Aurélie Csillag a quitté le SC Fribourg, en Allemagne, il y a seulement une semaine pour rejoindre Liverpool en Angleterre. Ce week-end, la joueuse de 23 ans a été titularisée lors de la victoire 2-0 face à Tottenham et a joué environ 80 minutes. Sa remplaçante Mia Enderby a marqué les deux buts du match, à la 94e et à la 95e minute.

ANGLETERRE. Entrée en jeu à la 65e pour sa première apparition avec Leicester, Alisha Lehmann a provoqué l'autogoal d'Eva Nyström à la 85e pour permettre à sa nouvelle équipe de revenir à 2-1 face à West Ham. Mais Leicester s'est finalement incliné 2-1 face à West Ham, qui a aligné les internationales suisses Leila Wandeler (remplacée à la 69e) et Seraina Piubel (entrée dans les arrêts de jeu).

ANGLETERRE. Le week-end a été moins fructueux pour Aston Villa. L'équipe de Noelle Maritz s'est inclinée 1-4 face à Manchester United. Maritz, qui a joué tout le match, a délivré la passe décisive du seul but de son équipe.

ESPAGNE. En finale de la Supercoupe d'Espagne, le FC Barcelone s'est imposé face au Real Madrid. Sydney Schertenleib, qui est entrée en jeu à la 84e minute, a pu célébrer le but décisif sur le terrain. Alexia Putellas a marqué le 2-0 sur penalty à la 93e minute, scellant ainsi la victoire de Barcelone.

ALLEMAGNE. Irina Fuchs a joué un rôle décisif dans la victoire 1-0 de Cologne contre le SC Fribourg. La gardienne, qui a déjà été sélectionnée en équipe nationale, a arrêté un penalty dans le temps additionnel, assurant ainsi la victoire de son équipe. Svenja Fölmli et Leela Egli ont débuté le match pour Fribourg, tandis que Julia Stierli et Alena Bienz sont entrées en cours de jeu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

France: moins de 15 ans: vers une interdiction de réseaux sociaux

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Image d'illustration d'applications de réseaux sociaux. (© KEYSTONE/DPA/CHRISTOPH DERNBACH)

La France bientôt pionnière en Europe? Les députés ont adopté dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure, soutenue par le gouvernement et Emmanuel Macron vise à protéger la santé des ados.

La proposition de loi Renaissance devra maintenant être examinée au Sénat, et ce "dans les semaines à venir" a promis la ministre du Numérique Anne Le Hénanff.

Le président de la République, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat, a salué "une étape majeure". "Parce que le cerveau de nos enfants n'est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois", a-t-il ajouté sur X.

Si le texte est adopté définitivement, la France deviendrait le deuxième pays à se doter d'une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l'Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.

Le gouvernement souhaite aller vite, avec une interdiction mise en oeuvre dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, et une vérification d'âge efficace pour tous les utilisateurs (y compris les comptes déjà existants) d'ici le 1er janvier 2027, a précisé Mme Le Hénanff.

Le texte, porté par la députée Laure Miller, prévoit que "l'accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans".

Il exclut de l'interdiction certaines plateformes éducatives. "Les messageries privées interpersonnelles" comme WhatsApp ne sont pas non plus concernées, a indiqué Mme Miller.

"Solution simpliste"

Durant les débats, le député de La France insoumise (LFI, gauche radicale) Arnaud Saint-Martin a dénoncé un "paternalisme numérique". L'écologiste Steevy Gustave a, lui, critiqué une solution "simpliste".

La proposition de loi a été adoptée par 130 voix contre 21, avec notamment le soutien du camp gouvernemental, de l'alliance RN-UDR, et de la majorité des socialistes. Seuls les insoumis et deux députés du groupe écologiste ont voté contre.

Santé mentale

Les débats se sont par moments déroulés au pas de course, et des votes à quelques voix près ont parfois créé la surprise.

Plusieurs amendements visant à contraindre les plateformes de réseaux sociaux, combattus par la rapporteure et la ministre car contrevenant selon elles au droit européen, ont été adoptés. Il y aura "encore de multiples occasions de réajuster le texte", a toutefois voulu rassurer l'entourage de Mme Miller, dans une déclaration à l'AFP.

Le texte entendait aussi étendre l'interdiction des téléphones portables aux lycées, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges.

Les députés ont adopté une réécriture de cette mesure, prévoyant désormais que le règlement intérieur des lycées précise "les lieux et les conditions d'utilisation" des téléphones portables. A défaut, cette utilisation est "interdite pendant les cours" et "dans les couloirs, mais autorisée dans une zone définie de la cour", prévoit l'amendement.

Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Les débats se sont par moments déroulés au pas de course, et des votes à quelques voix près ont parfois créé la surprise.

Plusieurs amendements visant à contraindre les plateformes de réseaux sociaux, combattus par la rapporteure et la ministre car contrevenant selon elles au droit européen, ont été adoptés. Il y aura "encore de multiples occasions de réajuster le texte", a toutefois voulu rassurer l'entourage de Mme Miller, dans une déclaration à l'AFP.

Le texte entendait aussi étendre l'interdiction des téléphones portables aux lycées, comme c'est déjà le cas dans les écoles et les collèges.

Les députés ont adopté une réécriture de cette mesure, prévoyant désormais que le règlement intérieur des lycées précise "les lieux et les conditions d'utilisation" des téléphones portables. A défaut, cette utilisation est "interdite pendant les cours" et "dans les couloirs, mais autorisée dans une zone définie de la cour", prévoit l'amendement.

Les réseaux comme TikTok, Snapchat ou encore Instagram, devenus omniprésents dans la vie des adolescents, nuisent gravement à leur santé mentale, a alerté au début du mois l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Les risques listés sont nombreux, entre cyberharcèlement, comparaison permanente ou exposition à des contenus violents. Egalement pointés: les systèmes de captation de l'attention, au détriment du sommeil.

Le projet de texte a dû être réécrit après un avis très critique du Conseil d'Etat, qui s'était notamment inquiété d'une interdiction générale trop large des réseaux sociaux.

Depuis l'été, la publication par la Commission européenne de nouvelle lignes directrices a permis d'ouvrir la voie à une régulation, dans le droit national, de l'accès aux réseaux sociaux.

Pour que l'interdiction devienne une réalité, un système de vérification d'âge efficace devra en tout cas être mis en place. Des travaux sont en cours au niveau européen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des agents fédéraux commenceront à quitter Minneapolis mardi

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Des agents de l'Immigration vont se retirer dès mardi de Minneapolis, selon le maire de la ville. (© KEYSTONE/AP/Adam Gray)

"Des agents des services fédéraux déployés à Minneapolis vont commencer à quitter la ville dès demain", a annoncé le maire lundi. Au même moment, Donald Trump multiplie les gestes d'apaisement après la mort d'un deuxième Américain tué par la police de l'immigration.

Le décès d'Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, lors d'une manifestation samedi dans la plus grande métropole de l'Etat du Minnesota est une "tragédie" et le président "ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues", a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d'un point presse à la mi-journée.

Confronté à des critiques, y compris de son camp, sur la ligne dure adoptée dans cette ville du nord, le milliardaire a dépêché sur place Tom Homan, le responsable de la politique d'expulsions massives de migrants menée par le gouvernement.

Celui-ci rendra "directement compte" au chef de l'Etat et dirigera désormais les opérations de la police de l'immigration (ICE) sur place en remplacement du chef de la police aux frontières, Greg Bovino, a précisé M. Trump.

Le magazine américain The Atlantic a affirmé que M. Bovino avait été relevé de ses fonctions, ce que le gouvernement dément.

M. Trump continue toutefois d'exiger que les autorités locales coopèrent avec les agences fédérales chargées de l'immigration, une ligne rouge par les élus démocrates.

Une grande partie de l'Etat est en effet un "sanctuaire" limitant la collaboration des forces de l'ordre locales avec ICE.

La justice sollicitée

Dans une atmosphère extrêmement tendue depuis la mort de Renee Good, une Américaine de 37 ans déjà tuée par balles par un agent fédéral à Minneapolis le 7 janvier, la justice a été sollicitée sur deux fronts lundi.

Selon des médias américains, une juge fédérale a promis de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota de suspendre l'opération anti-immigration dans l'Etat.

Cela pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis, a estimé auprès de l'AFP David Schultz, professeur de sciences politiques et de droit à l'université Hamline.

Une plainte pour empêcher les autorités américaines de détruire des preuves dans l'affaire Alex Pretti a également été examinée, sans qu'un jugement ne soit rendu.

"Une enquête est en cours (...) et il est évident que nous ne détruisons pas les preuves", avait assuré le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, sur Fox News dans la matinée.

Les élus démocrates au Congrès menacent, par ailleurs, de bloquer le financement du gouvernement si les agences fédérales de l'immigration ne sont pas réformées.

"Mensonges écoeurants"

A Minneapolis, des habitants continuent de rendre hommage à Alex Pretti devant un mémorial improvisé.

"C'est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu'un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s'est passé", s'est indigné auprès de l'AFP lundi Stephen McLaughlin, un retraité de 68 ans.

Comme pour Renee Good, le gouvernement a rejeté la faute sur l'infirmier, lui reprochant de porter un pistolet - ce pour quoi il disposait d'un permis, selon les autorités locales.

Une analyse de vidéos par l'AFP semble contredire la version officielle le présentant comme menaçant.

Les images montrent l'infirmier dans la rue, filmant avec son téléphone des hommes armés portant des gilets "Police".

Il s'interpose lorsqu'un agent pousse une manifestante et reçoit du gaz lacrymogène au visage. Un agent le plaque à terre et plusieurs de ses collègues interviennent.

Alors qu'un policier vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d'Alex Pretti, agenouillé entre plusieurs policiers, un coup de feu est tiré. Les agents s'écartent brusquement et tirent plusieurs fois à distance. Au moins dix détonations sont entendues.

Dans un communiqué, ses parents ont accusé l'administration de répandre "des mensonges écoeurants" sur leur fils.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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