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International

La Corée du Sud élit son nouveau président

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Les Sud-Coréens élisent leur nouveau président. (© KEYSTONE/EPA/ANDRES MARTINEZ CASARES)

Les Sud-Coréens affluent mardi dans les bureaux de vote pour désigner leur nouveau président. Cette élection mettra fin à six mois de chaos politique causé par la tentative ratée du précédent chef de L'Etat Yoon Suk Yeol d'imposer la loi martiale.

Les bureaux de vote fermeront à 20h00 (13h00, mardi), moment où les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes devraient dévoiler le probable vainqueur.

"Nous étions les premiers à arriver avec l'espoir que notre candidat soit élu, et parce que l'élection présidentielle est la plus importante", a indiqué à l'AFP Yu Bun-dol, 80 ans, qui a fait la queue pour voter très tôt dans le quartier de Munrae-dong à Séoul.

Le chef de l'opposition de centre-gauche Lee Jae-myung, qui avait perdu d'extrême justesse face à Yoon Suk Yeol en 2022, est le grand favori de cette présidentielle à un seul tour.

Le dernier sondage Gallup autorisé avant l'élection le crédite de 49% des suffrages, contre 35% pour le conservateur Kim Moon-soo, du Parti du pouvoir au peuple (PPP) - l'ancienne formation de M. Yoon.

S'agissant d'un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l'Etat, le vainqueur prendra ses fonctions dès sa proclamation par l'autorité électorale.

Forte participation

Les Sud-Coréens espèrent que cette élection leur permettra de tourner la page après six mois de chaos politique marqué par des manifestations massives, des rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.

Park Dong-shin, 79 ans, vote "pour créer un nouveau pays une fois de plus", disant à l'AFP accorder sa voix au candidat qui, selon lui, "s'occupera comme il faut" des instigateurs de la loi martiale

Les milieux d'affaires, pour leur part, attendent avec impatience l'arrivée d'un président stable pour piloter la quatrième économie d'Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement agité par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.

Sur les 44,3 millions d'électeurs, plus d'un tiers ont déjà voté de façon anticipée jeudi et vendredi. A 13H00 locales (06h00 en Suisse), la Commission électorale rapportait une participation de 62,1%, contre 61,3% au même moment en 2022.

L'ex-président Yoon a voté mardi à Séoul, sans dire mot aux journalistes.

Droite fracturée

L'épisode de la loi martiale, qui a effaré les électeurs modérés et fracturé la droite, devrait peser considérablement sur le scrutin.

Lee Woo-hyun, un professionnel du divertissement de Daegu (sud) et électeur conservateur de longue date, confie à l'AFP que le fiasco de la loi martiale l'a "vraiment bouleversé".

"Quand je discute avec mes parents et d'autres personnes âgées, je vois qu'ils s'éloignent des rouges", explique cet homme de 45 ans, en faisant référence à la couleur emblématique du PPP.

"Ils semblent profondément choqués", poursuit-il, affirmant que les événements "semblent avoir ravivé des souvenirs traumatisants" chez la génération ayant connu les dictatures militaires du passé.

Park Yeon-ok, 64 ans, qui travaille dans une entreprise sociale à Gwangju (sud-ouest), votera au contraire pour le candidat conservateur, qu'elle juge le plus capable de "combler les divisions".

Pour Kang Joo-hyun, professeure de sciences politiques à l'université féminine Sookmyung, "l'élection est largement perçue comme un référendum sur l'administration précédente, avec Lee Jae-myung bénéficiant du soutien le plus fort parmi les électeurs centristes".

"Ce qui est particulièrement frappant, c'est que la crise liée à la loi martiale et à la destitution a non seulement influencé les modérés, mais a aussi fracturé la base conservatrice", dit-elle à l'AFP.

Une analyse que partage Kang Won-taek, professeur de sciences politiques à l'Université nationale de Séoul. Pour lui, "cette élection pourrait marquer un moment charnière de changement pour le camp conservateur", affirme-t-il à l'AFP.

"Par le passé, la politique conservatrice était associée à une gouvernance compétente. Il est difficile de soutenir qu'elle le reste aujourd'hui", assène-t-il.

Lee Jae-myung, un ancien ouvrier de 61 ans, s'était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l'armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion mettant en échec le coup de force de M. Yoon.

Kim Moon-soo, un ancien dirigeant syndical de 73 ans ayant changé de camp, a au contraire refusé de s'excuser pour son parti au lendemain de la débâcle.

Le futur président du pays de 52 millions d'habitants devra faire face à une crise économique qui s'aggrave, à un taux de natalité parmi les plus bas au monde et à la hausse du coût de la vie.

Il devra également affronter la menace de son imprévisible voisin nord-coréen, et se positionner dans l'affrontement croissant entre les Etats-Unis, garant traditionnel de la sécurité du pays, et la Chine, son principal partenaire commercial.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Unicredit cherche à franchir 30% chez Commerzbank

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Les visées de la banque transalpine sur l'établissement allemand suscitent des réticences aussi bien du côté des effectifs de cette dernière que du gouvernement. (archive) (© KEYSTONE/DPA/ARNE DEDERT)

La banque italienne UniCredit a annoncé lundi lancer une offre publique d'échange volontaire d'actions d'environ 35 milliards d'euros sur sa rivale allemande Commerzbank, sans toutefois chercher à en prendre le contrôle.

La deuxième banque italienne avait fait une entrée surprise au capital de sa rivale francfortoise, deuxième banque privée allemande, en septembre 2024, avant d'augmenter progressivement sa participation, la rapprochant d'un possible rachat inamical.

"L'offre vise à dépasser le seuil de 30% requis par la législation allemande sur les offres publiques d'achat (OPA) et à favoriser un dialogue constructif avec Commerzbank et ses principaux partenaires dans les semaines à venir", a précisé dans un communiqué UniCredit.

"Aucune prise de contrôle n'est envisagée", a souligné la banque italienne, précisant détenir actuellement "une participation directe d'environ 26% dans Commerzbank" ainsi qu'une participation supplémentaire d'environ 4% via des produits dérivés.

"Je suis persuadé qu'un rapprochement apporterait une valeur ajoutée considérable non seulement aux actionnaires, mais aussi à l'Allemagne et à l'Europe. J'espère qu'un dialogue constructif nous permettra de mieux concilier nos points de vue et de parvenir à un accord qui soit dans l'intérêt de tous", a déclaré le PDG d'UniCredit, Andrea Orcel, lors d'une conférence téléphonique.

La banque italienne prévoit d'offrir 0,485 action UniCredit pour chaque action Commerzbank, correspondant à un prix de 30,8 euros par action Commerzbank, "soit une prime de 4% par rapport au cours de clôture du 13 mars 2026", indique-t-elle.

A raison de quelque 1,13 milliard de titres au capital de Commerzbank, cela représenterait une offre d'environ 35 milliards d'euros.

Cette dernière "devrait être officiellement lancée début mai, avec une période d'acceptation de quatre semaines", ajoute UniCredit.

L'annonce de cette offre publique de rachat a été accueillie positivement par la Bourse de Francfort, où l'action Commerzbank gagnait 4,83% à 31,20 euros vers 10H00 (09H00 GMT).

A Milan, le titre UniCredit cédait dans le même temps 1,84% à 62,33 euros.

Contactée par AFP, Commerzbank n'était pas encore en mesure de réagir, de même qu'un responsable du syndicat Verdi siégeant au conseil de surveillance de la banque.

UniCredit a acquis pour la dernière fois un volume significatif d'actions Commerzbank contre paiement en numéraire en août 2025.

Son entrée au capital de Commerzbank avait débuté en septembre 2024, avec l'achat d'une participation de 4,5 % auprès de l'État fédéral allemand.

Mais le gouvernement allemand, qui détient encore 12 % des actions Commerzbank, héritées de la crise financière, refuse depuis toute nouvelle cession de ses titres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Foxconn affiche une hausse de 24% du bénéfice net annuel

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Le géant taïwanais de la sous-traitance électronique mise gros sur l'essor de l'intelligence artificielle. (archive) (© KEYSTONE/EPA/RITCHIE B. TONGO)

Le géant taïwanais de la tech Foxconn a annoncé lundi que son bénéfice net annuel avait bondi de 24% par rapport à l'année précédente, grâce à la forte hausse de la demande pour ses serveurs d'intelligence artificielle.

Le groupe, plus gros sous-traitant mondial de composants électroniques, a enregistré un bénéfice net de 189,4 milliards de nouveaux dollars taïwanais (4,67 milliards de francs) pour l'année 2025.

Foxconn, également connu sous son nom officiel Hon Hai Precision Industry, a qualifié l'IA de "moteur principal" de son activité.

La société, spécialisée dans l'assemblage de composants pour des entreprises comme Apple, est passée à la fabrication de serveurs d'IA pour Nvidia, de véhicules électriques ou encore de robots.

Le chiffre d'affaires a progressé de 18% pour atteindre 8.100 milliards de nouveaux dollars de Taïwan, dépassant de justesse les estimations d'une étude de Bloomberg auprès d'économistes.

La ruée vers l'IA, et sa frénésie d'investissements dans les centres de données géants et l'achat massif de puces énergivores, se poursuivent malgré des signes d'inquiétudes sur les marchés.

Foxconn a annoncé lundi des "perspectives de forte demande en serveurs IA", avec une "croissance trimestrielle à deux chiffres" attendue pour les livraisons de racks IA au premier trimestre 2026.

Les services cloud et de réseaux représentaient 40% du portefeuille d'activités de Foxconn en 2025, contre 30% en 2024.

A l'inverse, l'électronique grand public a reflué, passant de 46% à 38% du portefeuille.

Si l'instabilité énergétique liée au conflit au Moyen-Orient pèse sur l'industrie stratégique des puces, l'impact reste pour l'instant "gérable" pour Foxconn, selon Steven Tseng, analyste chez Bloomberg Intelligence interrogé par l'AFP.

La région n'étant pas un marché majeur pour le matériel IA ou les smartphones, le risque porte davantage sur les coûts que sur la demande, en raison de la hausse des prix du pétrole et de certaines perturbations logistiques", a-t-il souligné.

L'activité cloud de Foxconn, principalement portée par la croissance des serveurs IA, "est devenue la principale source de revenus du groupe et devrait continuer de surpasser le segment iPhone dans les années à venir", selon l'expert.

Un optimisme partagé par les analystes de la banque américaine JP Morgan, qui désignent la croissance des serveurs IA comme le "moteur principal" du groupe taïwanais pour 2026.

Foxconn et Open AI ont annoncé en novembre avoir signé un accord afin de concevoir et de construire du matériel pour des centres de données.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

La cyberfraude, en nette hausse, s'étend géographiquement

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Interpol avertit: la cyberfraude s'étend géographiquement (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP)

Fausses plateformes d'investissement, hameçonnage par SMS, arnaque aux sentiments. Les escroqueries en ligne se multiplient, selon Interpol qui recense dans un rapport publié lundi une hausse de plus de 50% sur un an des alertes échangées à ce sujet entre ses membres.

Depuis 2024, Interpol a soutenu ses membres "dans plus de 1500 affaires de fraude financière pour un montant total de 1,1 milliard de dollars d'actifs déclarés perdus", relève l'organisation internationale de coopération policière, dont le siège est à Lyon en France.

Sur la même période, les "notices" et "diffusions" - des documents transmis par Interpol ou ses membres pour avertir des services de police et de justice d'autres pays de menaces potentielles - ont augmenté de 54%, ajoute-t-elle dans ce rapport.

Interpol estime que la fraude financière en ligne fait désormais partie des cinq menaces criminelles mondiales les plus importantes, avec le trafic de drogues et le blanchiment d'argent.

Le rapport détaille neuf types de cyberfraudes dopés par le développement de l'intelligence artificielle (IA) et les piratages massifs de données personnelles en ligne.

"La prolifération des outils basés sur l'IA (...) a abaissé les barrières à l'entrée, permettant un accès généralisé à des capacités de fraudes sophistiquées" et favorisé la construction "de scénarios de fraude extrêmement convaincants" grâce à la création de "deepfakes" par exemple.

En conséquence, Interpol note une "expansion géographique" des centres d'arnaques.

Si ces centres, qui emploient de gré ou de force des petites mains pour orchestrer des escroqueries, se concentraient initialement en Asie du Sud-Est, de nouvelles structures essaiment au Moyen-Orient, en Amérique centrale et en Afrique de l'Ouest.

Entre le 8 décembre et le 30 janvier, les polices de 16 pays d'Afrique ont arrêté 651 cybercriminels soupçonnés d'appartenir à des réseaux ayant extorqué près de 38 millions d'euros à des centaines de victimes, avait annoncé Interpol en février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Suisse dit que l'Iran "dépasse" le droit à la légitime défense

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L'Iran du nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei est accusé par la Suisse de dépasser le droit à la légitime défense au Moyen-Orient (archives). (© KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB)

La Suisse reproche à l'Iran de "dépasser les limites du droit à la légitime défense" dans une partie de ses représailles au Moyen-Orient. Lundi à l'ONU à Genève, elle a à nouveau déploré la répression récente des manifestations dans ce pays.

La Suisse est très alarmée par la détérioration "rapide" et "dangereuse" de la situation sécuritaire après les frappes américaines et israéliennes, a affirmé une responsable de la mission suisse à l'ONU à Genève. Devant le Conseil des droits de l'homme, Berne a mis dos à dos ces deux pays et l'Iran dans leurs recours à la force qui menace la région.

La Suisse appelle à nouveau toutes les parties à la "retenue". En Iran, elle dénonce à nouveau la "répression violente" des manifestations en janvier dernier qui ont fait au moins des milliers de victimes. Les restrictions aux libertés fondamentales et l'absence de procès équitables violent également les obligations internationales de l'Iran, selon elle.

De son côté, la présidente de la Mission internationale d'établissement des faits sur les violations en Iran, Sara Hossain, s'est dite "très préoccupée" par les déclarations de hauts responsables américains. Ceux-ci ont laissé entendre que les règles d'engagement habituelles ne s'appliquaient pas au conflit actuel.

La mission, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU mais est mandatée par le Conseil des droits de l'homme, avait récemment relayé sa "consternation" après les frappes qui avaient tué des dizaines de hauts responsables iraniens. Malgré les violations attribuées à ces personnes, des exécutions extrajudiciaires ne constituent pas "des moyens acceptables", avait-elle insisté.

Elle s'était dit aussi "choquée" par le bombardement de l'école de Minab qui a tué plus de 160 personnes. "Nous continuons de surveiller la conformité" des offensives de toutes les parties avec le droit international humanitaire (DIH), a ajouté lundi Mme Hossain.

Dans un rapport la semaine dernière, la mission a aussi considéré que le bombardement de juin dernier par Israël contre la prison d'Evin pourrait équivaloir à un crime de guerre. Et les actes équivalant à des crimes contre l'humanité se sont poursuivis l'année dernière, selon elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban

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Après de nouvelles frappes d'artillerie, Tsahal annonce envoyer des troupes au sud Liban (Archives). (© KEYSTONE/AP/HUSSEIN MALLA)

Israël a annoncé lundi le lancement d'opérations terrestres contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, pendant que son allié américain presse les grandes puissances de s'impliquer pour rouvrir le détroit d'Ormuz verrouillé par l'Iran.

Dix-sept jours après l'attaque israélo-américaine sur Téhéran, le conflit embrase le Moyen-Orient et inquiète la planète toute entière, tant pour les risques qu'il fait peser sur l'approvisionnement de l'économie mondiale, que pour l'instabilité géopolitique qu'il génère.

L'armée israélienne, qui mène depuis le début du mois avec des troupes au sol et des blindés des incursions dans le sud du Liban, a déclaré avoir entamé des "opérations terrestres limitées et ciblées contre des bastions clés" du mouvement pro-iranien Hezbollah dans la région.

Le Liban entraîné

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, lorsque le mouvement chiite a attaqué Israël, en riposte à l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei au premier jour de la campagne israélo-américaine.

Israël a lancé en riposte de meurtrières frappes aériennes massives sur son voisin, en particulier dans le sud, et annoncé son intention de créer une "zone tampon" sur une large bande de territoire à la frontière des deux pays.

Dans son communiqué, l'armée israélienne défend des "efforts défensifs" visant "l'élimination des terroristes opérant dans la zone".

Dans le même temps, son indéfectible allié américain fait pression sur la communauté internationale pour la sécurisation du détroit d'Ormuz, de facto aux mains de l'Iran.

"Conséquences pour l'avenir de l'Otan"

Dans une interview au Financial Times, Donald Trump a réclamé que l'Otan, comme Pékin, envoient des navires de guerre dans le précieux passage d'Ormuz, par où transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié.

"Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas", a déclaré le président, qui avait promis que la marine américaine commencerait "très bientôt" à y escorter des pétroliers.

Le milliardaire, flirtant avec la menace, a prédit "des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan" si les pays de l'alliance refusaient d'obtempérer.

Il a aussi menacé de reporter un voyage en Chine du 31 mars au 2 avril si Pékin rechignait à s'impliquer, soulignant qu'elle "importait 90% de son pétrole via le détroit".

Mais les réponses des chancelleries sont timides. Pékin a assuré rester "en communication" avec Washington sur la visite de Trump, mais sans évoquer le sujet. Japon et Australie ont tous deux exclu un déploiement.

Donald Trump affirme par ailleurs discuter avec l'Iran d'une possible fin de la guerre. "Je ne pense pas qu'ils soient tout à fait prêts, même s'ils n'en sont plus très loin", a-t-il déclaré à la presse dimanche soir, répétant que l'Iran avait été "décimé" par plus de deux semaines de frappes.

Téhéran n'a pas confirmé de discussions. Le ministère des Affaires étrangères iranien a en revanche enjoint aux pays qui envisageraient de répondre à l'appel de Washington de "s'abstenir de toute action" conduisant "à une escalade".

"Ecocide" en Iran

Lundi, Israël a continué à bombarder la ville de Téhéran, où de nouvelles explosions ont retenti à la mi-journée, après une nuit déjà secouée par de fortes explosions, selon un journaliste de l'AFP.

Les bombardements de dépôts de carburant dans la capitale "violent la loi internationale et constituent un écocide", a dénoncé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

L'Iran pour sa part poursuit ses frappes sur des bases militaires et des intérêts économiques américains chez ses voisins du Golfe, mais aussi des infrastructures civiles comme des aéroports, des ports et installations pétrolières.

Aux Emirats arabes unis, l'aéroport de Dubaï, un des principaux noeuds du trafic aérien mondial, a rouvert après une suspension de plusieurs heures de ses opérations suite à une attaque de drone et l'incendie d'un réservoir de carburant.

Avant la guerre, l'aéroport de Dubaï était le plus fréquenté au monde pour le trafic international et constituait la base principale d'Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient.

Une attaque de drone a aussi provoqué un incendie dans l'importante zone industrielle pétrolière émiratie de Fujaïrah, située sur la côte du golfe d'Oman, au-delà du verrou d'Ormuz.

L'Arabie saoudite a dit avoir intercepté lundi 61 drones dans l'est du pays.

Flambée spectaculaire

Les prix du pétrole, qui ont connu une flambée spectaculaire depuis le début de la guerre, montrent toutefois des signes de stabilisation, autour de 100 dollars le baril.

Les pays membres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) ont décidé la semaine dernière de débloquer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques. Une décision d'une ampleur sans précédent dans les 50 ans d'histoire de cette institution.

Lundi, le Japon, qui dépend du pétrole du Moyen-Orient pour 95% de ses importations, a commencé à puiser dans ses réserves, parmi les plus importantes du monde, débloquant l'équivalent de 15 jours de consommation nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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