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International

IA et droit d'auteur: un juge donne raison à Meta

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Un juge fédéral américain a donné raison au géant du numérique Meta, accusé de violation du droit d'auteur. (archive) (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN KAHNERT)

Un juge fédéral américain a donné raison mercredi au géant du numérique Meta, accusé de violation du droit d'auteur à travers l'utilisation d'oeuvres à des fins d'entraînement de son modèle d'intelligence artificielle (IA) Llama sans la permission de leurs créateurs.

Des écrivains reprochaient à Meta d'avoir téléchargé des exemplaires de leurs ouvrages afin d'entraîner leur modèle, selon des documents judiciaires consultés par l'AFP. Parmi ces ouvrages figuraient "La Brève et Merveilleuse Vie d'Oscar Wao" de l'Américain Junot Diaz, et "The Bedwetter" de sa compatriote Sarah Silverman.

Le juge Vince Chhabria a conclu que les plaignants ne s'étaient pas montrés suffisamment convaincants dans leur argumentation et n'avaient pas réussi à prouver que Meta avait recouru à leurs oeuvres au delà d'un "usage raisonnable". "Nous sommes reconnaissants de la décision d'aujourd'hui", a réagi un porte-parole de Meta en réponse aux sollicitations de l'AFP.

Toutefois, "cette décision ne signifie pas que l'utilisation par Meta de contenus protégés par le droit d'auteur (...) est légale", a noté le magistrat en poste à San Francisco. Le juge a par ailleurs adressé une mise en garde quant aux risques que pourrait faire peser l'IA sur l'économie du livre si elle "rend possible la création d'un flot potentiellement continu d'oeuvres concurrentes qui pourraient nuire" à celle-ci.

Pour Meta, "les modèles d'IA en sources ouvertes alimentent (...) la productivité et la créativité des individus et des entreprises et l'usage raisonnable de contenus protégés par le droit d'auteur est un cadre légal essentiel à l'élaboration de cette technologie de transformation", a estimé son porte-parole. D'importantes quantités de données sont nécessaires pour entraîner les grands modèles de langage derrière l'IA générative.

Nombre de musiciens, artistes, médias et écrivains ont intenté des actions en justice contre plusieurs sociétés d'IA ayant utilisé leurs données sans permission ni paiement. Lundi, un juge a estimé que la société Anthropic pouvait entraîner ses modèles d'intelligence artificielle (IA) avec des livres protégés par des droits d'auteur sans la permission de ces derniers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Avion de combat: le Scaf repensé avec la guerre en Ukraine

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Le Scaf, programme du futur avion de combat européen enlisé dans des désaccords industriels franco-allemands, n'est plus valable tel qu'il a été conçu et doit être repensé à l'aune de la guerre en Ukraine. (© KEYSTONE/EPA/MAST IRHAM)

Le Scaf, programme du futur avion de combat européen enlisé dans des désaccords industriels franco-allemands, n'est plus valable tel qu'il a été conçu et doit être repensé à l'aune de la guerre en Ukraine, a estimé mercredi le patron d'Airbus, Guillaume Faury.

"Ce programme a été lancé avant la guerre en Ukraine. Il a été conçu en temps de paix, sur la base d'un certain nombre d'hypothèses qui ne sont plus valables aujourd'hui", a déclaré Guillaume Faury à l'ouverture de l'"Airbus Defence Summit" à Manching, en Allemagne.

Le débat autour du Scaf était plutôt centré jusqu'ici sur les rivalités industrielles et les problèmes de gouvernance entre Dassault Aviation, maître d'oeuvre côté français, et Airbus, qui représente l'Allemagne et l'Espagne.

Avec l'utilisation massive de drones dans la guerre en Ukraine, mais aussi le conflit au Moyen-Orient, de nombreux experts s'interrogent désormais sur la place future de l'avion de combat.

"Est-ce que l'avion de combat va vraiment être la plateforme dominante dans les années à venir? Pas sûr, aujourd'hui contre une armée de drones, il ne va pas faire grand-chose", commente pour l'AFP Antoine Kimmel, expert aérospatial et défense du cabinet de conseil international Roland Berger.

"On se trompe de débat, dans le sens où ce n'est pas le sujet majeur de la défense aérienne de demain", ajoute-t-il.

"Il vaut mieux affronter dès maintenant les difficultés et les réalités auxquelles le Scaf devra faire face au cours de la prochaine décennie, plutôt que de devoir corriger le tir plus tard, une fois le programme déjà très avancé", souligne pour sa part Guillaume Faury.

Le Scaf (Système de combat aérien du futur) doit remplacer à l'horizon 2040 les avions de combat Rafale et Eurofighter grâce à un ensemble connecté comprenant un avion de nouvelle génération, des drones et un système de combat numérique.

Pour Mike Schoellhorn, responsable de la branche Airbus Defense and Space, développer un seul avion devient problématique alors que "les différentes armées de l'air expriment des besoins nettement distincts".

"On a tenté d'intégrer les besoins opérationnels dans un seul design d'avion de combat. Cela aboutit à un compromis qui est de moins en moins acceptable aujourd'hui (...) alors que les armées sont prêtes à s'en servir. Ce n'était pas l'état d'esprit en 2017", a-t-il déclaré.

"Crise existentielle"

Lancé en 2017 par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, renforcé par l'Espagne deux ans plus tard, le Scaf est un symbole de la coopération en matière de défense et de sécurité entre la France et l'Allemagne, les deux puissances européennes cherchant à présenter un front uni face à une Russie hostile et à un engagement américain de plus en plus hésitant en matière de sécurité européenne.

Une médiation voulue par Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels est en cours.

Pour Jean-Brice Dumont, patron des avions militaire d'Airbus, le Scaf "n'est pas mort", mais traverse "une crise existentielle".

"On ne peut plus se dire qu'on va faire un avion en 2040 alors qu'il y a le feu à la maison", a-t-il déclaré dans une interview à l'AFP en ajoutant qu'il fallait commencer par intégrer les avions existants dans un système de combat collaboratif.

D'autres pistes pour Airbus consistent à utiliser les ravitailleurs comme "noeuds de commandement et de communication" ou les avions de transport militaires A400M pour "larguer des drones ou des missiles".

Quant au futur avion de combat, "il reste nécessaire, mais il n'est pas suffisant" alors que le combat commence "près du sol avec des hélicoptères et des drones", selon le responsable.

"Nous rencontrons une difficulté sur l'un des piliers du programme. Ce n'est pas le plus simple", a reconnu Guillaume Faury en parlant de l'avion de combat.

"Travailler ensemble avec des méthodes de fonctionnement similaires" reste toutefois un autre "défi" du Scaf, a-t-il souligné en faisant allusion à Dassault qui refuse d'être "un leader minoritaire" et demande une évolution de la gouvernance.

"Le Scaf est plus qu'un avion de combat. C'est une approche fondée sur un système de systèmes, et la plupart des piliers du programme fonctionnent très bien", conclut Mike Schoellhorn.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Coopération aux USA pour Stellantis et Jaguar Land Rover

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Stellantis et Jaguar Land Rover ont annoncé avoir signé un accord pour étudier la possibilité de développer en commun des produits et des technologies aux Etats-Unis. (archives) (© KEYSTONE/AP/DAVID ZALUBOWSKI)

Stellantis et Jaguar Land Rover (JLR), deux groupes automobiles en difficulté en 2025, ont annoncé mercredi avoir signé un accord pour étudier la possibilité de développer en commun des produits et des technologies aux Etats-Unis.

Avec ce protocole d'accord, non contraignant à ce stade, le groupe italo-franco-américain, qui détient notamment les marques Jeep et Chrysler, et le constructeur britannique de luxe vont examiner "des opportunités de collaboration afin de créer des synergies dans le développement de produits et de technologies", selon un communiqué commun.

"Nous pouvons créer des avantages significatifs pour les deux parties tout en restant concentrés sur l'offre des produits et des expériences que nos clients apprécient", a déclaré le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, cité dans le communiqué.

"Travailler avec Stellantis nous permet d'explorer des compétences complémentaires en matière de développement de produits et de technologies soutenant ainsi nos plans de croissance à long terme sur le marché américain", a indiqué PB Balaji, le directeur général de JLR.

JLR, miné par les droits de douanes aux Etats-Unis et victime d'une violente cyberattaque en septembre 2025, a enregistré une perte de 280 millions d'euros sur son dernier exercice, selon ses résultats publiés la semaine dernière.

Stellantis, qui a annoncé mercredi ouvrir son usine de Rennes, dans l'ouest de la France, au chinois Dongfeng, a lui enregistré plus de 20 milliards d'euros de pertes en 2025, et doit dévoiler jeudi un plan stratégique pour retrouver croissance et rentabilité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Interdiction confirmée pour 37 ONG d'opérer dans les Territoires palestiniens

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Plusieurs ONG, dont Médecins sans frontières (MSF), ont fait valoir qu'elles ne souhaitaient pas partager la liste de leurs employés par crainte pour leur sécurité (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

La Cour suprême israélienne a confirmé l'interdiction pour 37 ONG humanitaires étrangères d'opérer dans les Territoires palestiniens, a rapporté mercredi le gouvernement. Elle a validé les nouvelles procédures mises en place par le gouvernement de Benjamin Netanyanhu.

Les autorités ont décidé l'an dernier d'exiger de ces organisations, pour des raisons de "sécurité", de transmettre les listes de leurs employés palestiniens pour être autorisées à travailler dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est.

Les ONG avaient jusqu'à fin février pour s'y conformer mais la Cour, saisie par un consortium représentant plusieurs d'entre elles, leur avait accordé un sursis, sans se prononcer sur le fond du différend.

La haute instance a finalement validé ces nouvelles procédures et leur a donné 30 jours pour s'y plier, sans quoi elles devront "cesser leurs activités", a indiqué le bureau de presse du gouvernement dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Et de trois pour Jhonatan Narvaez, encore vainqueur sur le Giro

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Narvaez a apporté une victoire de plus à l'équipe UAE. (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

L'Equatorien Jhonatan Narvaez a levé les bras pour la troisième fois lors de la 109e édition du Tour d'Italie en remportant la 11e étape, mercredi à Chiaveri. Il a battu Enric Mas au sprint.

Déjà vainqueur de la 4e et de la 8e étapes, le coureur d'UAE a devancé le grimpeur de la Movistar, qui n'a pas réussi à le décrocher dans les montées. Les deux hommes étaient les plus forts d'une échappée d'une dizaine de coureurs lors de cette étape accidentée et très animée.

Les choses sont restées plus sages dans le peloton des favoris permettant au Portugais Afonso Eulalio de conserver la tête du classement général avec 27 secondes d'avance sur le Danois Jonas Vingegaard.

La 12e étape prévue jeudi entre Imperia (Ligurie) et Novi Ligure (Piémont) devrait une nouvelle fois sourire aux baroudeurs. A moins que les sprinteurs ne parviennent à franchir les deux difficultés du jour situées à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée pour offrir aux spectateurs un sprint massif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'OMS pense que l'épidémie d'Ebola a débuté "il y a plusieurs mois"

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus est très inquiet de la situation d'Ebola. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'épidémie actuelle d'Ebola a "probablement" démarré "il y a plusieurs mois", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La menace est considérée comme "élevée" aux niveaux régional et national mais "faible" au niveau mondial.

"Des investigations sont en cours" sur le début du virus, a affirmé mercredi à la presse une responsable des urgences sanitaires à l'OMS, Anaïs Legand. Mais étant donné la propagation, l'organisation estime que l'épidémie a probablement démarré "il y a plusieurs mois".

Plusieurs de ses collègues ont relevé la complexité de ces situations. Et le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a balayé mercredi les critiques la veille du secrétaire d'Etat américain. Marco Rubio avait accusé l'OMS, dont les Etats-Unis se considèrent désormais comme sortis, d'avoir "tardé" à identifier cette nouvelle épidémie.

"Dès que l'OMS a été informée", "un soutien a été apporté" aux autorités congolaises, a rétorqué Anaïs Legand. M. Tedros est allé plus loin en parlant d'un "manque de compréhension" de la manière dont le Règlement sanitaire international (RSI) fonctionne de la part de M. Rubio. L'OMS "ne remplace pas" les Etats membres mais les soutient, a-t-il insisté.

Contrairement aux Etats-Unis également, l'organisation ne recommande pas une interdiction de voyager pour les personnes qui se trouvent en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda. Seuls les contacts des personnes infectées doivent se restreindre.

Pas de vaccin avant des mois

Selon les derniers chiffres relayés par le directeur général, 139 décès sont suspectés être liés à Ebola et parmi près de 600 cas suspects ont été observés. "Nous nous attendons à ce que ce chiffre continue d'augmenter", estime M. Tedros.

En République démocratique du Congo (RDC), 51 cas sont confirmés. "Nous savons que la dimension de l'épidémie est bien plus importante". Deux ont également été observés en Ouganda. Et un travailleur de santé américain a également été infecté.

Le premier chantier "absolu" est d'identifier toutes les chaînes de propagation, selon le chef des urgences à l'OMS, Chikwe Ihekweazu. Cette approche permettra ensuite d'évaluer la dimension réelle de l'épidémie qui devrait durer plusieurs mois au moins.

Mardi soir, un comité d'urgence a validé le choix de M. Tedros de considérer cet épisode comme une urgence sanitaire de portée internationale, deuxième niveau le plus élevé après l'urgence pandémique. En l'absence d'un vaccin pour la souche Bundibugyo, l'urgence est de faire des essais cliniques des principaux candidats.

Il faudra plusieurs mois avant de pouvoir le faire. De même, il faut établir les "bonnes plateformes" pour pouvoir avoir des tests PCR qui identifieraient rapidement la souche dans les communautés, selon Mme Legand.

Pas de problème d'accès à l'épicentre

M. Tedros est très inquiet de la vitesse de propagation, de la présence de cas en zone urbaine ou encore de l'augmentation récente des violences dans l'est de la RDC. Plus de 100'000 personnes ont été déplacées ces deux derniers mois en raison des affrontements entre le M23 et l'armée congolaise.

Le Prix Nobel de la Paix congolais Denis Mukwege a appelé les rebelles à ouvrir l'aéroport de Goma, grande ville du Nord-Kivu, qu'ils contrôlent. "L'épicentre est en Ituri" et "nous n'avons pas de problème d'accès" à Bunia pour le moment, se contente d'affirmer le directeur général face à cette question très politique.

Et une autre responsable fait remarquer que l'OMS n'a jamais quitté Goma depuis l'offensive du M23 début 2025 pour contrôler Goma. L'organisation est présente dans les régions affectées et ne prévoit pas pour le moment l'envoi d'équipes internationales de réponse rapide.

"Nous allons augmenter" le dispositif dans les prochains jours, a aussi dit Dr Chikwe. "Nous travaillerons avec les communautés locales, identifiant les manques qu'elles ont, avant de faire voler des renforts pour les sauver", selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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