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Violents combats à Rafah, première livraison d'aide via un ponton

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L'armée américaine a annoncé vendredi l'arrivée d'environ 500 tonnes d'aide dans les prochains jours. (© KEYSTONE/AP/Kelby Sanders)

De violents combats et des bombardements font rage samedi à Rafah, selon des témoins dans cette ville. L'armée israélienne a annoncé la première livraison d'aide humanitaire sur le territoire palestinien assiégé via un embarcadère construit par les Etats-Unis.

Près de deux semaines après le début d'une opération "limitée" à Rafah, selon l'armée israélienne, une frappe a fait deux morts dans un camp de déplacés, a indiqué l'hôpital koweïtien de la ville, des témoins rapportant eux des tirs nourris et des bombardements dans le sud-est et les quartiers est de Rafah.

Dans le nord de la bande de Gaza, les combats entre forces israéliennes et combattants palestiniens ont repris. Des correspondants de l'AFP, des témoins et des médecins ont fait état de combats intenses dans la nuit de vendredi à samedi dans le camp de réfugiés de Jabalia, au nord de Gaza-ville.

Début janvier, Israël avait annoncé avoir démantelé la structure de commandement du Hamas dans le nord du territoire palestinien, mais l'armée a indiqué que le mouvement islamiste Hamas "contrôlait totalement la ville de Jabalia jusqu'à ce que nous arrivions il y a quelques jours".

Destructions massives

Le conflit a été déclenché le 7 octobre par une attaque de commandos du Hamas dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de plus de 1170 personnes, majoritairement des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur les 252 personnes emmenées comme otages le 7 octobre, 125 sont toujours détenues à Gaza, dont 37 sont mortes selon l'armée.

En représailles, Israël a lancé une opération militaire dans la bande de Gaza, où 279 soldats israéliens ont péri depuis l'entrée des troupes fin octobre sur le territoire palestinien où le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, a pris le pouvoir en 2007.

Côté palestinien, 35'386 personnes, essentiellement des civils, ont été tuées depuis le début de la guerre, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Après des mois de bombardements et d'opérations qui ont provoqué des destructions massives dans le nord et le centre de la bande de Gaza, l'armée israélienne est entrée début mai à Rafah, ville du sud à la frontière égyptienne, où s'entassent plus d'un million de Palestiens, malgré une vive opposition internationale et une grave crise humanitaire dans le territoire.

De l'aide a été acheminée dans la bande de Gaza pour la première fois via une jetée flottante temporaire construite par les Etats-Unis, mais les principaux points de passage terrestres sont fermés ou fonctionnent au ralenti en raison des combats.

Appel de 13 pays

"Plus de 300 palettes d'aide humanitaire" ont été déchargées, les premières à entrer via la jetée flottante" provisoire arrimée sur la côte du territoire palestinien menacé de famine, a déclaré samedi l'armée israélienne dans un communiqué.

De son côté, le Hamas a souligné samedi dans un communiqué "qu'aucune voie d'acheminement de l'aide, y compris la jetée flottante, ne constituait une alternative aux routes sous supervision palestinienne".

Vendredi, 13 pays - Japon, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Australie, Corée du Sud et sept Etats membres de l'UE parmi lesquels la France - ont adressé à Israël un appel conjoint à ne pas lancer d'offensive de grande ampleur sur Rafah.

Mais pour le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, il s'agit d'une offensive nécessaire et "décisive", dans la mesure où les derniers bataillons du Hamas sont retranchés à Rafah, selon lui.

Sur les 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza, quelque 1,4 million de personnes, habitants et personnes déplacées par les combats, se trouvaient jusque-là à Rafah. Depuis qu'Israël a ordonné aux civils de quitter les secteurs est de Rafah le 6 mai en prévision d'une offensive terrestre d'envergure, "640'000 personnes" ont fui la ville, "dont 40'000 le 16 mai", selon le bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Dans leur appel commun, les 13 pays réclament aussi "des efforts supplémentaires" pour améliorer les flux d'entrée de l'aide internationale "par tous les points de passage concernés, y compris celui de Rafah".

Paralysie

Premier soutien d'Israël, les Etats-Unis, qui s'opposent également à une offensive d'ampleur à Rafah, ont annoncé la visite dimanche en Israël du conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, après une escale samedi en Arabie saoudite.

Depuis le déploiement le 7 mai de l'armée israélienne du côté palestinien du point de passage de Rafah, Israéliens et Egyptiens se renvoient la responsabilité de la paralysie de ce passage crucial pour l'entrée de l'aide, dont les livraisons sont aussi largement entravées aux passages côté israélien de Kerem Shalom et d'Erez.

Dans ce contexte, Washington a annoncé vendredi avoir évacué 17 médecins américains qui étaient bloqués dans le territoire palestinien.

Par ailleurs, un chef local de la branche armée du Jihad Islamique à Jenine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, a été tué dans une frappe israélienne, a annoncé samedi le mouvement islamiste, confirmant une information de l'armée israélienne et du gouvernement palestinien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un Canadien vivant en Chine plaide coupable de voler Tesla

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Le constructeur de voitures électrique victime d'un vol de données industrielles serait Tesla. (© KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER)

Un homme d'affaires germano-canadien, vivant en Chine et arrêté aux Etats-Unis, risque dix ans de prison. Il a plaidé coupable de vol de secrets industriels de l'un des principaux constructeurs américains de voitures électriques, a annoncé jeudi la justice américaine.

Selon la presse canadienne et américaine, il s'agit de Tesla, dirigé par le milliardaire Elon Musk. Klaus Pflugbeil, 58 ans, "résidant en République populaire de Chine, de nationalités canadienne et allemande, a plaidé coupable de complot pour transmettre des secrets de fabrication de la principale entreprise des Etats-Unis de véhicules électriques", a indiqué dans un communiqué le parquet fédéral pour la juridiction de l'est de l'Etat de New York.

En plaidant coupable, M. Pflugbeil échappe à un procès pénal, mais encourt jusqu'à dix ans de prison. Sa peine doit être prononcée le 9 octobre par le tribunal fédéral de Central Islip, près de New York.

Klaus Pflugbeil et Yilong Shao, un complice présumé en fuite, ont été confondus fin 2023 par des agents de la police fédérale américaine (le FBI) qui s'étaient fait passer pour des industriels de Long Island intéressés par l'achat de leurs produits.

Le parquet a remonté jusqu'en 2019 le fil de leurs agissements. Ils travaillaient alors pour un "fabricant canadien" de pompes pour chaînes d'assemblage de batteries électriques pour véhicules. Il s'agit, selon la presse canadienne, de l'entreprise de l'Ontario Hibar Systems, rachetée en 2019 par Tesla.

Les deux hommes sont accusés d'avoir volé des secrets industriels et commerciaux de Hibar Systems, notamment des "documents et dessins originaux" sur la technologie de ces pompes.

Selon la justice, Klaus Pflugbeil a quitté le "fabricant canadien" en 2020 pour rejoindre une entreprise fondée en Chine par M. Shao. Cette société fabrique et commercialise la même technologie de pompes que celle "volée chez l'ancien employeur" de M. Pflugbeil.

Son plaider-coupable "démontre que ce parquet traduit rapidement en justice ceux qui détournent la propriété intellectuelle d'entreprises américaines et qu'il protège notre économie et notre sécurité nationale", s'est félicité le procureur fédéral Breon Peace.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Biden ne graciera pas son fils, jugé pour détention illégale d'arme

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Devant la presse au G7, Biden a affirmé qu'il ne commuerait pas la peine à laquelle son fils Hunter sera condamné. (© KEYSTONE/EPA/ETTORE FERRARI)

Le président américain Joe Biden a assuré jeudi qu'il ne gracierait pas son fils Hunter, jugé coupable aux Etats-Unis de détention illégale d'arme à feu, sur fond d'addiction au crack.

"Non", a répondu M. Biden à la question d'un journaliste au cours d'une conférence de presse au sommet du G7 en Italie. "Je ne le gracierai pas", a-t-il ajouté, précisant qu'il ne commuerait pas non plus la peine à laquelle il sera condamné.

Le démocrate, qui affrontera le 5 novembre son prédécesseur et rival républicain Donald Trump, s'était déjà engagé à ne pas gracier son fils en cas de culpabilité, assurant "respecter la procédure judiciaire".

Reconnu coupable par un jury de mensonges et de détention illégale d'un revolver en 2018, Hunter Biden, 54 ans, encourt en théorie jusqu'à 25 ans de prison mais une peine alternative pourra être aussi décidée.

Cet ancien avocat et homme d'affaires, reconverti en artiste-peintre, était jugé pour avoir menti sur sa consommation de drogues lors de l'achat d'un Colt Cobra dans une armurerie le 12 octobre 2018.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Vers un gouvernement de coalition en Afrique du Sud

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L'ANC, le plus important parti sud-africain, est privé de majorité absolue depuis les dernières élections fin mai (archives). (© KEYSTONE/EPA/KIM LUDBROOK)

L'ANC, le plus important parti sud-africain, privé de majorité absolue par les dernières élections fin mai, a annoncé jeudi avoir conclu un accord avec plusieurs partis en vue de la formation d'un gouvernement de coalition.

"Nous sommes parvenus à un accord commun sur la nécessité de travailler ensemble", a déclaré le secrétaire général de l'ANC, Fikile Mbalula, lors d'une conférence de presse. La coalition doit "graviter autour du centre" et inclure l'Alliance démocratique (DA) de centre-droit, le parti nationaliste zoulou Inkatha Freedom Party (IFP), ainsi que plusieurs autres petites formations, a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Procès en appel de l'attentat de Nice: peines de 18 ans de prison

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La cour d'assises spéciale de Paris a prononcé son verdict contre deux accusés jugés en appel au procès de l'attentat de Nice qui a fait 86 morts le 14 juillet 2016. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Des peines de 18 ans de réclusion criminelle, assorties d'une peine de sûreté des deux tiers, ont été prononcées jeudi par la cour d'assises spéciale de Paris contre les deux accusés jugés en appel au procès de l'attentat de Nice qui a fait 86 morts le 14 juillet 2016.

Poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste, Mohamed Ghraieb, réceptionniste d'hôtel franco-tunisien de 48 ans, et Chokri Chafroud, 44 ans, un migrant tunisien sans-papier, ont apporté "un soutien logistique et idéologique" à Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le Tunisien de 31 ans auteur de l'attentat au camion-bélier sur la promenade des Anglais le soir de la fête nationale, a affirmé la cour au terme de son délibéré.

La cour a confirmé le jugement de première instance et n'a pas suivi les réquisitions de l'avocate générale, qui avait demandé 20 ans d'emprisonnement contre les deux accusés qui ont accueilli sans un mot la sentence.

Les deux hommes ont cinq jours pour se pourvoir en cassation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Donald Trump mène une grande offensive de charme à Washington

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Donald Trump ne se rend que très rarement dans la capitale fédérale américaine, où un nouveau procès l'attend. (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

Deux semaines après sa condamnation au pénal, Donald Trump est jeudi en déplacement à Washington pour une grande offensive de charme auprès de parlementaires républicains et de patrons d'entreprises.

L'ancien président ne se rend que très rarement dans la capitale fédérale américaine, une ville qu'il abhorre et où un nouveau procès l'attend.

Le républicain, candidat à la présidentielle de novembre face au sortant démocrate Joe Biden, est arrivé en début de matinée, le poing levé, à une réunion avec des parlementaires de son parti.

Un petit-déjeuner organisé à quelques encablures seulement du Capitole, le siège du Congrès américain, pris d'assaut par ses partisans en janvier 2021, et où Donald Trump ne s'est pas rendu depuis.

Entouré de parlementaires républicains, le tempétueux septuagénaire a évoqué ses ennuis judiciaires en longueur, selon un chef républicain, mais s'est aussi épanché sur l'avortement, question hautement sensible en pleine campagne électorale.

Donald Trump a, de son côté, évoqué une "super réunion".

Le chaos du Capitole

Dans l'après-midi, Donald Trump, qui a quitté Washington avec fracas en 2021, doit rencontrer des sénateurs républicains, et notamment le ténor conservateur Mitch McConnell.

Les relations entre les deux hommes sont glaciales depuis l'assaut du Capitole.

Lors de cette froide journée de janvier, des milliers de partisans de Donald Trump avaient attaqué le siège du Congrès américain pour tenter de s'opposer à la certification de l'élection de Joe Biden, provoquant un chaos inimaginable.

Mitch McConnell, chef de file des républicains, avait alors eu des mots très forts à l'égard de Donald Trump, l'accusant d'être "responsable" de l'assaut.

Cela n'a toutefois pas empêché le sénateur octogénaire de se rallier à la candidature du républicain pour la présidentielle.

"J'ai dit il y a trois ans, juste après l'attaque contre le Capitole, que je soutiendrais notre candidat (républicain), quel qu'il soit, y compris lui (Donald Trump)", a-t-il justifié lors d'une conférence de presse cette semaine.

"Un stand de kermesse"

Au milieu de tous ces échanges avec les parlementaires, Donald Trump rencontrera également les dirigeants des plus grandes sociétés américaines, membres de l'organisation Business Roundtable.

Le groupe de pression, qui représente les patrons d'Amazon, Apple ou McDonald's, prend régulièrement position sur des sujets concernant directement ses membres, comme la fiscalité ou les accords commerciaux internationaux, mais aussi sur des sujets de société plus larges, comme les violences contre les minorités.

Joe Biden était également convié à un échange avec ces patrons, mais le président démocrate est actuellement en déplacement en Italie, pour assister à un sommet du G7.

Devant ces dirigeants de grandes entreprises, Donald Trump détaillera comment son programme "offrira des réductions d'impôts, des dérégulations record, du commerce équitable, de l'énergie en abondance et une faible inflation", a affirmé son entourage.

"Donald Trump ne serait même pas capable de gérer un stand de kermesse, et encore moins notre pays", a rétorqué un porte-parole de l'équipe de campagne de Joe Biden, James Singer.

"C'est un escroc, un arnaqueur, un homme d'affaires raté et un président qui a laissé l'Amérique en ruine."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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