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France: l'Assemblée rejette à la quasi-unanimité le budget

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La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, devra encore plancher sur le budget. (© KEYSTONE/EPA/THOMAS SAMSON / POOL)

Fait inédit dans la Ve République: la quasi totalité de l'Assemblée a rejeté dans la nuit de vendredi à samedi le budget de l'Etat. Un vote sans surprise mais qui augure mal de son adoption avant la fin de l'année.

Après 125 heures de débats parfois houleux sur la fiscalité du patrimoine, ou celle des grandes entreprises, 404 députés ont rejeté la partie "recettes" du texte (un pour, 84 abstentions), emportant ainsi l'ensemble du projet de loi, sans même étudier la partie "dépenses".

Les groupes de gauche et le RN ont voté contre, ceux du camp gouvernemental se sont divisés entre votes contre et abstentions. Seul à voter pour, le député du groupe centriste Liot Harold Huwart.

L'Assemblée avait déjà rejeté en 2024 le budget de l'État, de manière inédite sous la Ve République. Mais c'est une première qu'il le soit avec une telle ampleur.

"Travail utile"

Si elle a vu dans le "plus long débat budgétaire" de la Ve République, un "travail utile", la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi déploré un "certain nombre de mesures inconstitutionnelles, irréalistes ou inapplicables".

Sur X, elle a dénoncé l'"attitude cynique" des "extrêmes", se disant cependant "convaincue" de la possibilité d'un compromis.

Le camp gouvernemental a largement invoqué les mesures votées par les oppositions - "des horreurs économiques", selon Paul Midy (Renaissance) - pour justifier son absence de soutien au texte de l'exécutif. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui pointé vendredi des "coups tactiques des extrêmes qui rendent la copie insincère".

Dans le viseur du camp gouvernemental, plusieurs hausses d'impôts, dont un "impôt universel" sur les multinationales censé rapporter 26 milliards d'euros, une hausse de taxe sur les rachats d'action, ou une contribution sur les dividendes.

Avec elles, le déficit passerait à "4,1%" du PIB (contre un objectif à 4,7% dans le texte initial), sans elles il serait de "5,3%", a estimé Amélie de Montchalin, les jugeant "fragiles".

Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances, a rejeté l'argument, estimant que le texte initial "présenté par un gouvernement comme s'il était majoritaire", était condamné à "déplai(re) à tout le monde".

"Ce texte n'est le texte de personne en totalité, mais chacun doit prendre une part", a rétorqué le président du groupe MoDem Marc Fesneau.

Jean-Philippe Tanguy (RN) n'y a vu qu'une "diversion", estimant que le gouvernement fera passer son texte initial, par ordonnances ou par un 49.3.

"Le compte n'y est pas"

Le PS, qui a accepté de ne pas censurer le Premier ministre en échange de la suspension de la réforme des retraites et d'un abandon du 49.3, espérait que les débats permettent d'arracher une mesure de justice fiscale, "taxe Zucman" ou succédané.

Des propositions rejetées. Et la taxe sur les holdings proposée par le gouvernement a même été édulcorée à l'initiative de la droite. Au coeur de la nuit, les socialistes avaient obtenu le vote d'un Impôt sur la fortune improductive, à l'écriture bancale.

Les députés ont aussi adopté une hausse de deux milliards d'euros de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, un doublement de la taxe sur les géants du numérique, ou encore le plafonnement de certaines niches fiscales comme le pacte Dutreil.

Mais "le compte n'y est pas", a lancé Boris Vallaud (PS), estimant les "recettes" insuffisantes pour "effacer" des économies irritantes sur les politiques publiques. Et le chef des députés socialistes de dénoncer "l'intransigeance d'une partie du bloc central" et d'appeler Sébastien Lecornu à "interroger l'autorité qui est la sienne" sur ses troupes.

Le PS continuera toutefois à "chercher le compromis", a-t-il assuré.

Le budget va désormais être examiné par le Sénat, qui devrait en débattre dans l'hémicycle dès jeudi, en repartant du projet initial du gouvernement.

Son adoption avant la fin de l'année apparaît comme une gageure, en terme de délais comme en terme de majorité pour le voter, mais le gouvernement espère : "il faut que cela fonctionne", a martelé le Premier ministre.

Le rapporteur général du budget Philippe Juvin (LR) suggère lui au gouvernement de recourir finalement à l'article 49.3 de la Constitution, pour faire passer un budget avant le 31 décembre. Le pari étant qu'il serait plus facile pour le PS de ne pas censurer le gouvernement que de voter pour un budget, traditionnel marqueur de l'appartenance à une majorité.

Le gouvernement peut aussi faire adopter une "loi spéciale" pour percevoir les impôts existants, avant de reprendre les débats budgétaires en début d'année.

Un scénario privilégié par plusieurs cadres du camp gouvernemental, mais M. Lecornu a estimé que ce n'était "pas la solution". Le gouvernement écarte aussi a priori le scénario des ordonnances.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Attaque du marché de Noël de Magdebourg: perpétuité pour l'auteur

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Un psychiatre saoudien avait foncé avec sa voiture sur la foule du marché de Noël de Magdebourg, tuant six personnes et en blessant plus de 300 en décembre 2024 (archives). (© KEYSTONE/DPA/KLAUS-DIETMAR GABBERT)

L'auteur saoudien de l'attaque à la voiture-bélier contre le marché de Noël de Magdebourg, qui avait fait 6 morts et plus de 300 blessés dans cette ville allemande fin 2024, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité vendredi.

Le tribunal de Magdebourg (est) a en outre reconnu la particulière gravité de la faute de Taleb Jawad al-Abdulmohsen et a réservé un réexamen en vue d'une éventuelle rétention de sûreté, réclamée par le parquet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Sony arrête la vente de son chien robot "aibo" au Japon

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Au fil des années et des modèles, plus de 150'000 exemplaires du chien-robot se sont écoulés (archives). (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

Sony a annoncé jeudi arrêter la commercialisation de son chien robot "aibo" au Japon, huit ans après le lancement de son dernier modèle, qui avait connu un franc succès.

Ce petit chien s'est démarqué par sa capacité à développer une personnalité, réaliser des tours ou encore imiter son propriétaire.

Le modèle ERS-1000 d'aibo, long de 30 centimètres, aux yeux expressifs, oreilles pendantes, et équipé d'une caméra à la place de la truffe, a séduit dès son lancement en 2018, avec 20'000 exemplaires vendus dans les six premiers mois.

Un retour réussi pour le robot, dont le premier modèle était sorti en 1999. De nombreuses versions ont vu le jour au fil des années, totalisant 150'000 chiens vendus.

Mais Sony débranche désormais aibo, indiquant dans un communiqué que les ventes au Japon du modèle ERS-1000 cesseraient une fois les stocks épuisés.

En revanche, les services comme l'assistance technique ou l'accès aux pièces de rechange seront maintenus.

Sollicitée, l'entreprise n'a pas répondu pour l'heure aux questions de l'AFP concernant une éventuelle nouvelle génération d'aibo ou sa commercialisation aux Etats-Unis, où le robot est vendu plus de 3.000 dollars.

Les fans japonais ont réagi avec émotion à la nouvelle.

"Je suis sous le choc depuis que j'ai vu l'annonce", écrit sur X un utilisateur nommé Yachi. "En attendant davantage d'informations, je dois faire attention à ne pas perturber mon quotidien en y réfléchissant trop."

Un autre internaute appelé Daiyamondo préfère faire une suggestion à Sony: "la prochaine fois que vous en développez un, vous pourriez le faire moitié plus petit et en forme de chat ?".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

"Murat a élargi le cercle des prétendants", relève Pierluigi Tami

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Pierluigi Tami tire un premier bilan positif (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami livre un premier bilan positif du Mondial. Selon lui, la Suisse devra compter sur son collectif plus que sur ses individualités pour aller loin.

De retour à San Diego jeudi avec toute la délégation suisse, le dirigeant tessinois a été interrogé lors d'une conférence de presse sur le fait que la Suisse ne sortait pas de la phase de groupes avec un onze clairement établi, contrairement à l'Euro 2024.

"Oui, Murat a élargi le cercle des prétendants. Mais nos certitudes reposent vraiment sur notre façon de jouer. Les individus, c'est la chose la moins importante. Tout le monde doit comprendre que l'essentiel, c'est l'équipe", a-t-il déclaré.

Le futur retraité - il fêtera ses 65 ans le 12 septembre - vit son dernier grand tournoi au sein de l'ASF. Il veut croire que la Suisse est capable de briser son plafond de verre à la Coupe du monde en franchissant enfin un tour de la phase à élimination directe.

"Nous voulons absolument y arriver et je pense que nous sommes prêts. Tout est sous contrôle, tout le monde est en bonne santé", a-t-il relevé. La fédération s'est notamment bien adaptée à la climatisation parfois excessive aux Etats-Unis, pour éviter qu'un virus ne circule comme en 2022 au Qatar.

"Tout est beaucoup plus précis"

Pierluigi Tami a également souligné les investissements entrepris dans le "département de la performance" depuis quelques années, qui doivent permettre à la Suisse de passer un cap. "Désormais, tout est individualisé, tout est beaucoup plus précis, notamment au niveau de la nutrition. Les joueurs sont très concernés, ils n'hésitent pas à demander au staff ce qui est le mieux pour eux", a-t-il développé.

Interrogé sur l'éventualité d'affronter l'Algérie de Vladimir Petkovic, le prédécesseur de Murat Yakin, Pierluigi Tami a botté en touche: "Pour l'instant, on se casse la tête avec des pourcentages. Je ne suis pas si nul que ça en maths, mais la formule qui détermine notre adversaire est vraiment alambiquée. Ce qui me soulage, c’est que la Suisse soit qualifiée. Pour la suite, on verra samedi."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de la canicule

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L'Europe de l'Ouest, notamment Rome, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes. (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Le changement climatique est responsable "sans équivoque" de l'intensité de la canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest, indique vendredi le World Weather Attribution (WWA). Des températures aussi élevées auraient été pratiquement impossibles il y a 50 ans.

Les chercheurs du WWA, qui étudient la responsabilité du dérèglement climatique d'origine humaine dans des événements météorologiques extrêmes, se sont penchés sur une canicule exceptionnelle à cette période de l'année en 1976. La température aurait été moins chaude de 3,5 degrés Celsius pendant la journée et de 2,4 degrés pendant la nuit, ont-ils calculé dans une étude publiée vendredi.

"Nous avons conclu qu'au cours de ces 50 dernières années, pendant lesquelles la planète s'est réchauffée de 1,1 degré, la probabilité d'une canicule comme celle-ci a changé immensément", a souligné Theodore Keeping, de l'Imperial College de Londres, l'un des auteurs. "Cet épisode n'aurait pas été possible en juin sans changement climatique", a-t-il affirmé.

L'Europe de l'Ouest, dont la Suisse, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes, conséquence de la présence au-dessus de l'Europe de l'Ouest d'une immense masse d'air chaud en provenance d'Afrique et comprimée par de hautes pressions en altitude.

Températures exceptionnelles

"Le phénomène climatique n'est pas particulièrement inhabituel, mais les températures le sont, ou en tout cas l'étaient avant le changement climatique d'origine humaine", a commenté Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.

Ce changement climatique d'origine humaine découle de l'utilisation massive des énergies fossiles - charbon, pétrole et gaz fossile - ainsi dans une moindre mesure de la déforestation.

Pour leur étude, les scientifiques basés dans plusieurs pays européens ont comparé des données d'observation météorologiques actuelles, mais aussi des prévisions pour les prochains jours, puisque l'épisode est toujours en cours, avec les données d'observation de 2003 et de 1976.

Ce travail publié très rapidement n'a pas été revu par d'autres chercheurs extérieurs comme c'est normalement le cas pour les publications scientifiques. Mais la méthodologie utilisée a déjà été validée par la communauté scientifique, soulignent les auteurs.

En termes de probabilités, les nuits chaudes ont été rendues environ 100 fois plus probables aujourd'hui que lors de la canicule historique de 2003. Les pics de chaleur pendant la journée sont devenus environ 10 fois plus probables, ont calculé les chercheurs.

"Désagréable et dangereuse"

Ils ont aussi écarté toute responsabilité du phénomène naturel El Niño, qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial, entraînant des épisodes de sécheresses, inondations et températures records dans le monde. Il n'a joué "aucun rôle" dans la vague de chaleur.

Le "stress thermique", qui regroupe températures élevées et niveau d'humidité, rend aussi cette canicule "particulièrement désagréable et dangereuse", remarque Friederike Otto.

Selon l'étude, près de 45% des 854 villes analysées dans 30 pays européens ont déjà battu, ou sont sur le point de battre, leur record historique de stress thermique.

Cette conclusion se réfère à un indice de température (dit "au thermomètre-globe mouillé" ou WBGT) qui prend en compte la température mais aussi l'humidité, l'ensoleillement ou la couverture nuageuse. Il est notamment très utilisé dans le monde sportif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Australie conserve sa 2e place, le Paraguay dans l'attente

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L'ancien joueur du FC Bâle Omar Alderete (à g.) et le Paraguay devront patienter avant de confirmer leur qualification pour les 16es. (© KEYSTONE/AP/Eugene Hoshiko)

Statu quo dans le groupe D de la Coupe du monde. Le Paraguay et l'Australie (0-0) n'ont pas su se départager jeudi, alors que la Turquie a battu les Etats-Unis (3-2) dans un match sans enjeu.

Si les Etats-Unis, déjà assurés de remporter ce groupe D, et la Turquie, éliminée, n'avaient plus rien à jouer, la rencontre entre le Paraguay et l'Australie faisait office de "finale" pour la deuxième place. C'est finalement une rencontre sans rythme qu'ont proposé les deux équipes, se contentant de se partager les points.

Troisièmes derrière les "Socceroos" en raison d'une moins bonne différence de buts, les Paraguayens n'ont pas vraiment montré une volonté d'inverser la situation. Malgré leur domination territoriale, les Australiens se sont heurtés à une "Albirroja" ne prenant aucun risque et jouant avant tout pour assurer un match nul qui convient à tout le monde. L'Australie reste donc deuxième, alors que le Paraguay devra attendre les résultats à venir pour confirmer sa place parmi les huit meilleurs troisièmes.

Les Etats-Unis battus

Dans un match qui comptait "pour du beurre", les Etats-Unis et la Turquie ont pour leur part offert plus de spectacle. L'occasion également pour Mauricio Pochettino, le sélectionneur de "Team USA", d'effectuer neuf changements dans son onze de départ.

Auston Trusty est l'un des hommes en ayant profité. Le latéral gauche du Celtic Glasgow a ouvert le score dès la 3e sur corner, inscrivant son premier but avec sa sélection.

Malgré cette entame manquée, la Turquie a rapidement réagi pour sauver l'honneur. Arda Güler a égalisé (10e), permettant à son équipe d'enfin inscrire son premier but dans ce Mondial, avant qu'Orkun Kökçü ne donne l'avantage aux siens (31e). Après 62 tirs sans marquer lors de leurs deux premiers matches, les Turcs ont trouvé la faille sur leurs deux premières tentatives contre les "USA". Un but de Kaan Ayhan dans les arrêts de jeu a finalement permis à la Turquie de repartir avec une maigre consolation.

Pays hôte, les Etats-Unis partiront favoris contre la Bosnie en 16e de finale mercredi à Santa Clara (jeudi 2h00 en Suisse). L'Australie affrontera le deuxième du groupe G (l'Iran pour l'instant).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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