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Donald Trump testé positif au Covid-19

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Photo AP Photo/Alex Brandon) Donald Trump

Le président américain Donald Trump a annoncé d’un tweet, dans la nuit de jeudi à vendredi, qu’il avait été testé positif au Covid-19, tout comme sa femme Melania. Il s’est mis en quarantaine.

Cette annonce est un véritable coup de tonnerre à un mois de l’élection présidentielle. Elle pose une myriade de questions sur la suite de la campagne.

« Ce soir, la Première dame et moi-même avons été testés positifs au Covid-19 », a tweeté M. Trump, 74 ans. « Nous allons entamer notre quarantaine et le processus de rétablissement immédiatement. Nous nous en sortirons ensemble! », a-t-il ajouté.

Selon le médecin de la Maison Blanche, le président devrait continuer à exercer ses fonctions « sans perturbations » et restera à la Maison Blanche pendant sa convalescence. « Le président et la Première dame vont tous les deux bien », a précisé le Dr Sean Conley dans un bref courrier rendu public par l’exécutif américain.

Critiques

La gestion de l’épidémie, qui a fait à ce jour plus de 207’000 morts aux Etats-Unis, vaut à Donald Trump de très vives critiques, de la part de ses adversaires mais aussi de scientifiques et de certains élus de son propre camp.

Il est accusé d’avoir envoyé des signaux contradictoires et confus, mais aussi d’avoir manqué de compassion face aux ravages provoqués par ce virus. Sondage après sondage, une très large majorité d’Américains jugent sévèrement son action sur ce front.

Peu après le tweet présidentiel, la Maison Blanche a annoncé l’annulation d’un déplacement en Floride prévu vendredi pour un meeting de campagne à l’approche de l’élection du 3 novembre. Elle a en revanche maintenu une conférence téléphonique sur le Covid-19 centrée sur « le soutien aux personnes âgées vulnérables ».

Collaboratrice contaminée

Quelques heures plus tôt, le locataire de la Maison Blanche avait confirmé que sa proche conseillère Hope Hicks avait été testée positive.

Celle-ci était à bord d’Air Force One avec le président lorsqu’il s’est rendu mardi à Cleveland pour participer au débat face à son adversaire démocrate Joe Biden. Elle a également voyagé avec lui mercredi lorsqu’il a affectué un déplacement dans le Minnesota pour un meeting de campagne.

« Elle porte souvent un masque, mais elle a été testée positive », a-t-il ajouté, précisant qu’il passait « beaucoup de temps avec Hope, tout comme la Première dame ».

Le président américain a laissé entendre que sa conseillère pourrait avoir contracté le virus au contact de soldats ou de membres des forces de l’ordre.

Cercle rapproché

« C’est très, très difficile quand vous êtes avec des membres de l’armée, ou de la police, qu’ils viennent vers vous; ils veulent vous embrasser parce que nous avons vraiment fait du bon boulot pour eux », a-t-il affirmé. « Elle sait qu’il y a un risque, mais elle est jeune », a-t-il ajouté.

Hope Hicks, qui avait rejoint très tôt l’équipe de campagne du magnat de l’immobilier en 2016, fait partie du cercle rapproché du président. Après avoir été directrice de la communication de la Maison Blanche, elle avait quitté un temps son poste pour rejoindre le groupe Fox, qui chapeaute la chaîne Fox news, avant de revenir sur Pennsylvania Avenue.

Discrète dans les médias mais très influente en coulisses, cette ancienne mannequin, qui avait travaillé pour Ivanka Trump à New York, a toujours eu l’oreille du président qui n’a jamais émis la moindre réserve à son égard.

Suprémacistes « dénoncés »

Dans la foulée du débat de mardi, le président américain a par ailleurs affirmé qu’il condamnait « tous les suprémacistes blancs » après la polémique née de ses propos ambigus lors de son débat face à son adversaire démocrate Joe Biden.

« Je l’ai dit plusieurs fois, laissez-moi être clair une nouvelle fois », a-t-il dit sur Fox News. « Je condamne le Ku Klux Klan, je condamne tous les suprémacistes blancs, je condamne les Proud Boys », un groupuscule nationaliste.

Appelé mardi soir par le journaliste Chris Wallace à condamner explicitement les suprémacistes blancs, le locataire de la Maison Blanche avait esquivé. Il avait ensuite appelé les Proud Boys à « reculer et à se tenir prêts ».

Visiblement ravi de la formulation présidentielle, le groupe paramilitaire avait immédiatement adopté le slogan, postant sur les réseaux sociaux un logo avec la mention « Stand Back, Stand By ».

Avec ATS Keystone.

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Tests exigés avant l’arrivée en France

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Dès dimanche, les voyageurs européens devront se soumettre à un test PCR pour pouvoir entrer en France (image d'illustration - KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

La France exigera, à partir de dimanche à 00h00, un test PCR réalisé 72 heures avant le départ pour la plupart des voyageurs européens voulant entrer sur son territoire, a annoncé le président Emmanuel Macron au Conseil européen, a rapporté l’Elysée tard jeudi soir.

Cette obligation s’appliquera « hors voyages essentiels », a précisé l’Elysée : « Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront en particulier exemptés ».

Paris avait déjà décidé le 14 janvier de soumettre à cette règle les voyageurs en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne (UE). Les travailleurs transfrontaliers et les travailleurs « essentiels » en étaient déjà exemptés.

L’Elysée a précisé que l’approche choisie par le chef de l’Etat était également celle de « beaucoup de ses homologues européens ».

A Stockholm, l’agence européenne chargée des épidémies a invité de son côté les Européens à « se préparer à une escalade rapide de la rigueur des mesures (pour contrer le virus) dans les semaines à venir afin de préserver les capacités de soins, ainsi qu’à accélérer les campagnes de vaccination ».

En France, où le bilan frôle désormais les 72’000 morts, le nombre de contaminations enregistrées a de nouveau dépassé jeudi le chiffre de 20.000, et le spectre d’un troisième confinement semble se profiler.

La décision d’Emmanuel Macron intervient à l’issue d’un sommet en visioconférence des 27 Etats membres lors duquel Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a sonné l’alarme sur « la situation sanitaire très grave » causée dans toute l’Europe par la pandémie de Covid-19.

Jugeant que « tous les voyages non essentiels doivent être fortement déconseillés », la dirigeante a cependant affirmé qu’il était « de la plus haute importance de continuer à faire fonctionner le marché unique », c’est-à-dire de continuer à permettre le transport « fluide des travailleurs essentiels et des marchandises à travers les frontières » des pays de l’UE

 

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Joe Biden officiellement 46e président des Etats-Unis

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AP/J. Scott Applewhite

Joe Biden est officiellement devenu mercredi le 46e président des Etats-Unis. Le démocrate a prêté serment peu avant midi (18h00 suisses) au Capitole à Washington.

L’ancien vice-président de Barack Obama a prêté serment face au président de la Cour suprême John Roberts, la main posée sur une Bible que tenait son épouse Jill. « Je jure solennellement que j’accomplirai loyalement les fonctions de président des Etats-Unis et que je ferai de mon mieux pour préserver, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis », a-t-il déclaré.

Un peu plus tôt, Kamala Harris avait été investie à la vice-présidence des Etats-Unis. L’ex-sénatrice et ancienne procureure âgée de 56 ans, fille d’immigrés, est ainsi devenue la première femme, ainsi que la première personne afro-américaine et asio-américaine, élue à ce poste.

La cérémonie a été ouverte par des prises de parole des sénateurs Amy Klobuchar (démocrate) et Roy Blunt (républicain). « Aujourd’hui est le jour où notre démocratie se reprend, balaye la poussière et fait ce que l’Amérique fait toujours: aller de l’avant en tant que nation, sous le regard de Dieu, indivisible, dans la liberté et la justice pour tous », a déclaré Mme Klobuchar, qui avait affronté Joe Biden lors de la primaire démocrate.

Après une prière du révérend père Leo Jeremiah O’Donovan III, un proche de Joe Biden, c’est Lady Gaga, portant une colombe dorée sur le coeur, qui a vigoureusement interprété l’hymne national

Source: ATS

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Covid-19 : l’OMS et Pékin pointés du doigt pour leur lenteur

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L’OMS et Pékin auraient pu agir plus vite au début de l’épidémie de Covid-19, ont conclu les experts indépendants chargés d’évaluer la riposte mondiale. Selon eux, la propagation du virus a bénéficié d’une « épidémie en grande partie cachée ».

Dans son second rapport qui sera présenté mardi lors d’une réunion à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, ce panel d’experts mandaté par l’agence onusienne souligne qu' »il aurait été possible d’agir plus vite sur la base des premiers signes » et que des mesures d’endiguement auraient dû être immédiatement mises en oeuvre dans tous les pays confrontés à un cas probable.

Et, ajoutent-ils, « il est clair que des mesures de santé publique auraient pu être appliquées plus énergiquement par les autorités chinoises locales et nationales en janvier » 2020.

Tergiversations

Le rapport pointe aussi du doigt la lenteur de l’OMS à réunir son comité d’urgence au début de la pandémie et ses hésitations à déclarer l’urgence sanitaire internationale, degré d’alerte le plus élevé pour une épidémie.

« On ne voit pas clairement pourquoi il ne s’est pas réuni avant la troisième semaine de janvier, ni pourquoi il n’a pu d’emblée s’entendre sur la déclaration d’une urgence de santé publique de portée internationale », écrivent les experts.

Depuis le début de la crise sanitaire fin 2019, l’OMS a été vivement critiquée dans sa réponse, tardant notamment à recommander le port du masque. Surtout, elle a été accusée par les Etats-Unis d’avoir été extrêmement complaisante avec la Chine, où est apparu le coronavirus, et d’avoir tardé à déclarer l’état d’urgence sanitaire mondiale.

« Evaluation honnête »

En mai, les Etats membres de l’OMS étaient tombés d’accord sur le principe d’une enquête indépendante et en juillet, le chef de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, annonçait la création du Groupe indépendant chargé d’établir « une évaluation honnête » de la gestion de la crise et « tirer des leçons » pour l’avenir.

Ce panel est coprésidé par l’ancienne Première ministre néo-zélandaise Helen Clark et l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf.

En un peu plus d’un an, la pandémie a fait officiellement plus de deux millions de morts. Un peu moins d’une centaine de millions de personnes ont été infectées. Ces chiffres sous-estiment probablement le bilan réel.

Infections sous-estimées

Selon le rapport, il apparaît clairement avec le recul que le nombre des infections au stade initial de l’épidémie dans tous les pays était plus important que ce qui a été annoncé. « Une épidémie en grande partie cachée a contribué à la propagation mondiale du virus », fait valoir le rapport.

« Si l’on avait appliqué le principe de précaution aux premières indications non confirmées d’une transmission interhumaine asymptomatique, des mises en garde plus précoces et plus fortes auraient pu être lancées par l’OMS et les autorités nationales et locales concernant le risque de transmission », relève le panel.

Quant au terme de « pandémie », « ce n’est qu’à partir du 11 mars que l’OMS l’a utilisé », explique le rapport. Ce terme ne correspond pas à une classification du Règlement sanitaire international, un accord international sur la sécurité sanitaire mondiale entré en vigueur en 2007, mais, expliquent les experts, « son emploi permet bien d’attirer l’attention sur la gravité d’un événement sanitaire ».

L’OMS avait été accusée d’avoir tergiversé avant de qualifier la situation de pandémie. Et la qualification de pandémie avait été suivie par un tsunami de mesures – dont des confinements et restrictions de circulation – dans de très nombreux pays.

A ce sujet, les experts notent que si les restrictions au commerce et aux voyages ont eu un impact négatif sur les flux de produits de base, « elles ont très probablement été utiles pour freiner la transmission » du coronavirus. Là aussi, les recommandations de l’OMS, établies bien avant la pandémie, recommandaient de ne pas fermer les frontières.

Source: ATS

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La justice britannique refuse d’extrader Assange vers les USA

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Photo Archives KEYSTONE/Martial Trezzini

Invoquant un risque de suicide, la justice britannique a rejeté lundi la demande d’extradition du fondateur de Wikileaks Julian Assange vers les Etats-Unis.

Ceux-ci le réclament pour la publication de centaines de milliers de documents confidentiels.

La bataille judiciaire autour de l’Australien de 49 ans, devenu pour ses soutiens un symbole du combat pour la liberté d’informer, ne s’arrêtera sans doute pas là: la décision rendue par la juge Vanessa Baraitser est susceptible d’appel.

Cette dernière a estimé que « les procédures décrites par les Etats-Unis ne vont pas l’empêcher de se suicider (..) pour des raisons de santé mentale ».

Libération?

Julian Assange reste dans l’immédiat détenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh. Une audience se tiendra mercredi pour examiner une demande de mise en liberté.

Le jugement a été accueilli par une explosion de joie par la trentaine de manifestants réunis devant l’Old Bailey, qui se sont mis à crier et à s’étreindre. Le point levé, ils ont hurlé « Libérez Julian Assange » et « Nous avons gagné! ».

Dans la salle d’audience, l’avocate Stella Moris, avec qui M. Assange a eu deux enfants pendant sa réclusion à l’ambassade d’Equateur à Londres, a fondu en larmes.

175 ans de prison

L’Australien risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700’000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Les Etats-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d’avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu’il conteste. Parmi les documents publiés figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d’un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007, dont deux journalistes de l’agence Reuters.

Sept ans à l’ambassade d’Equateur

Julian Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans derrière les murs de l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l’objet de poursuites pour viol qu’il conteste et qui ont depuis été abandonnées.

Il revenait à la justice britannique de déterminer si la demande américaine d’extradition qui lui est soumise respecte un certain nombre de critères légaux, et notamment si elle n’est pas disproportionnée ou incompatible avec les droits humains.

Procédure « politique »

Pendant les cinq semaines d’audience en février et en septembre, les avocats de Julian Assange ont dénoncé une procédure « politique » fondée sur des « mensonges ». Or, soulignent-ils, l’accord américano-britannique interdit « expressément » les extraditions pour les « infractions politiques ».

Un psychiatre l’ayant examiné avait alors évoqué un risque de suicide « très élevé » s’il devait être extradé vers les États-Unis. Les pulsions suicidaires de M. Assange « proviennent de facteurs cliniques (…) mais c’est l’imminence de l’extradition qui déclenchera la tentative », avait déclaré le psychiatre Michael Kopelman lors d’une audience fin septembre, estimant que son état « se détériorera considérablement » s’il est extradé.

« Terroriste high-tech »

Les conditions de détention du fondateur de WikiLeaks ont été dénoncées par le rapporteur de l’ONU sur la torture Niels Melzer. Dans une lettre ouverte à Donald Trump le 22 décembre, il avait demandé au président américain sortant de gracier le fondateur de WikiLeaks, qui n’est selon lui « pas un ennemi du peuple américain ».

Outre les possibilité d’appel, la position de l’administration du futur président américain Joe Biden à l’égard du fondateur de WikiLeaks reste une inconnue. Julian Assange se trouve sous le coup de poursuites lancées sous la présidence de Donald Trump. Sous son prédécesseur Barack Obama, qui avait Joe Biden pour vice-président, la justice américaine avait renoncé à poursuivre le fondateur de WikiLeaks.

Mais il y a tout juste dix ans, celui qui accèdera dans moins d’un mois à la Maison Blanche avait comparé Julian Assange à un « terroriste high-tech ».

Avec ATS Keystone

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Didier Pittet: “Je lance un appel pour une Europe de la santé!”

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Faut-il une Europe de la Santé? Oui, selon Didier Pittet.
Le Professeur, chef du Service de prévention et contrôle de l’infection aux Hôpitaux universitaires de Genève, vient de publier “Vaincre les épidémies” avec Thierry Crouzet. Un journal de bord qui retrace les six premiers mois de l’année vécus par l’épidémiologiste. Selon lui, cette pandémie doit pousser les autorités mais aussi les patients à s’interroger sur le monde d’après. C’est l’une des réflexions dont il a fait part à Benjamin Smadja et Laurie Selli dans un long entretien.

 

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