Des inondations et des glissements de terrain dus aux pluies de mousson torrentielles ont causé plus de 100 morts en Inde depuis début juillet. Des milliers d'habitants ont en outre dû être évacués, selon un bilan des autorités mercredi.
Au moins 87 personnes ont péri dans l'Etat d'Assam, dans le nord-est du pays qui figure parmi les régions les plus durement touchées, selon le chef du gouvernement de cet Etat, Himanta Biswa Sarma.
Dans la seule région de Sivasagar, au moins 47 personnes ont trouvé la mort et plusieurs zones demeurent inondées, a-t-il précisé.
Les autorités de cet Etat ont appelé la population à participer financièrement aux secours et aux travaux de remise en état.
"La dévastation ici est sans commune mesure par rapport à tout ce que ces régions ont connu par le passé", a écrit mardi M. Sarma sur X.
Au Kerala, dans le sud de l'Inde, le ministre en chef V.D. Satheesan a fait état mardi d'au moins 15 morts et de sept personnes portées disparues, après plusieurs jours de pluies torrentielles.
Plus de 10'000 habitants ont trouvé refuge dans quelque 300 centres d'hébergement d'urgence ouverts à travers l'Etat, tandis que de fortes précipitations continuent de provoquer des glissements de terrain et des crues.
Dans le territoire himalayen du Jammu-et-Cachemire frappé par quelque 35 épisodes de soudaines pluies diluviennes, au moins 31 personnes ont trouvé la mort, a rapporté la chaîne publique de l'Etat.
Hausse des phénomènes extrêmes
Les pluies de mousson, de juin à septembre, représentent en Asie du Sud de 70 à 80% des précipitations annuelles, essentielles à l'agriculture et à l'activité industrielle.
Chaque année, elles sont aussi la cause de morts et de destructions, mais le nombre d'inondations et de glissements de terrain meurtriers s'est accru ces dernières années.
Les scientifiques estiment que le réchauffement climatique augmente la fréquence et l'intensité de ces phénomènes météorologiques extrêmes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp