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Des milliers de Californiens fuient un violent incendie

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Les pompiers sont à pied d'oeuvre pour freiner l'incendie. (© KEYSTONE/AP/Stephen Lam)

Un incendie violent fait rage mercredi dans le nord de la Californie. Il pousse des milliers d'habitants à évacuer cette zone de l'Ouest américain frappé par une vague de chaleur exceptionnellement "dangereuse", selon les météorologues.

Sur place, les pompiers se battent pour protéger les maisons entourées d'arbres embrasés, tandis qu'hélicoptères et avions bombardiers d'eau s'attaquent aux flammes. Plus loin, des décombres calcinés de bâtiments fument encore.

Déjà plus de 1400 hectares de prairies et de forêt ont été consumés depuis mardi près d'Oroville, où les autorités ont demandé à plus de 10.000 personnes de quitter les lieux alors que l'Ouest des Etats-Unis se prépare à une longue et intense canicule.

Ce brasier frappe à quelques dizaines de kilomètres seulement de Paradise, localité touchée en 2018 par l'incendie le plus meurtrier de l'histoire de cet Etat américain avec 85 morts. Les quelque 1400 pompiers qui combattent les flammes, aidés d'avions et d'hélicoptères, font face à des conditions très difficiles, a alerté le chef des pompiers locaux, Garrett Sjolund.

"Les broussailles sont sèches, et comme vous pouvez le voir, n'importe quelle bourrasque va pousser très rapidement le feu", a-t-il alerté. Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a déclaré l'état d'urgence afin de pouvoir mobiliser davantage de ressources.

Plus de 25'000 personnes sont concernées par des ordres d'évacuation, selon la télévision locale KCRA, filiale de NBC. "Nous utilisons tous les outils disponibles pour lutter contre cet incendie et nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec nos partenaires locaux et fédéraux pour soutenir les communautés touchées", a déclaré le gouverneur.

"Alors que nous entrons dans les mois les plus difficiles de la saison des feux de forêt, l'État est mieux préparé que jamais à protéger les communautés à risque grâce à de nouveaux outils, de nouvelles technologies et de nouvelles ressources", a-t-il ajouté.

Alerte aux feux d'artifice

Bien qu'ayant bénéficié d'hivers très pluvieux ces deux dernières années, l'Ouest américain subit la sécheresse depuis une vingtaine d'années. Et l'été 2024 s'annonce déjà comme très chaud et sec. Or le récent surplus de précipitations a favorisé la végétation, qui, une fois asséchée, se transforme en carburant pour les flammes.

S'ajoute à ce contexte une semaine bien particulière aux Etats-Unis, celle de la fête nationale du 4-Juillet, traditionnellement célébrée par les Américains avec leurs propres feux d'artifice - un cauchemar pour les pompiers.

Avec déjà quatre feux dans le comté de Butte, "c'est une mauvaise saison pour les incendies", a déclaré son shérif, Kory Honea. "La dernière chose qu'on veut, c'est que quelqu'un qui a acheté des feux d'artifice à côté aille faire quelque chose d'idiot. Ne soyez pas stupides", a-t-il exhorté.

"Chaleur caniculaire" pour le week-end férié

L'incendie fait rage alors qu'une canicule frappe la région, avec des températures pouvant atteindre les 46°C dans les prochains jours, long week-end aux Etats-Unis avec la fête nationale de jeudi 4 juillet.

"Une chaleur caniculaire dangereuse, susceptible de dépasser des records, est prévue pour ce week-end du 4-Juillet sur l'Ouest", mais aussi "des plaines du sud jusqu'au centre-est" du pays, a écrit le Service météo américain (NWS). Près de 150 millions d'habitants de 21 Etats sont concernés par divers niveaux d'alertes aux températures caniculaires, sur les cinquante Etats américains.

"Des dizaines de records sont possibles, montrant la rareté d'une telle vague de chaleur début juillet", ajoute le NWS, soulignant que la durée de cette canicule, qui pourrait s'étendre jusqu'à la semaine prochaine, est "inquiétante."

L'année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée au niveau mondial, et selon l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA), l'année 2024 a 50% de chance de battre à son tour ce record. Les vagues de chaleur à répétition sont un marqueur du réchauffement de la planète lié au changement climatique, martèlent les scientifiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Quel objectif à l'Euro 2028? Le futur de la Suisse en 4 questions

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Murat Yakin va désormais guider l'équipe nationale vers l'Euro 2028. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Après son élimination en quart de finale de la Coupe du monde, l'équipe de Suisse va attaquer une nouvelle campagne qui doit la mener jusqu'à l'Euro 2028. Avec quels joueurs et quel objectif?

Tour d'horizon des prochaines échéances en quatre questions.

Que manque-t-il à la Suisse?

Sur ses huit derniers matches à élimination directe perdus dans un grand tournoi, la Suisse s'est inclinée six fois au-delà du temps réglementaire. Quatre fois aux tirs au but (Mondial 2006, Euro 2016, 2021 et 2024), deux fois en prolongations (Mondial 2014 et 2026) et souvent contre des adversaires prestigieux. Cela témoigne de l'écart infime qui la sépare des plus grandes nations du ballon rond.

On peut se poser "la" question. Combien d'équipes sont encore clairement supérieures à la Suisse? Sans doute la France et l'Espagne, peut-être l'Angleterre, toutes dans le dernier carré du présent Mondial. L'Argentine? Difficile de l'affirmer après le crève-coeur de Kansas City.

La Suisse est bien encadrée par un staff ultraprofessionnel. Sa force collective et sa stabilité en ont fait l'une des huit meilleures équipes du monde. Il lui manque probablement quelques individualités capables de faire basculer un match. Johan Manzambi semble être fait de ce bois et le Genevois a cruellement manqué à ses coéquipiers après sa blessure. Peut-être sera-t-il celui qui rapprochera encore un peu plus la Suisse des sommets.

Quel doit être le prochain objectif?

En atteignant les quarts de finale du Mondial pour la quatrième fois après 1934, 1938 et 1954, la troupe de Murat Yakin a rempli l'objectif fixé par l'ASF. Le fait qu'elle ait dû gagner deux matches à élimination directe pour y parvenir suffit pour que cette Coupe du monde soit la meilleure de son histoire.

Et maintenant? "Ce tournoi et le précédent (réd: l'Euro 2024) ont montré que la Suisse était capable d'atteindre les demi-finales, voire la finale, d'une grande compétition", estime le directeur des équipes nationales Pierluigi Tami.

À écouter parler le dirigeant tessinois, et à voir la frustration des joueurs d'être passé si proche du dernier carré, comme il y a deux ans contre l'Angleterre, on veut bien croire qu'il s'agit de leur nouvel objectif. Avant cela, il s'agira toutefois de faire le job lors des qualifications pour l'Euro 2028, qui se déroulera au Royaume-Uni et en Irlande.

Y aura-t-il des départs?

Après l'Euro 2024, trois retraites internationales étaient venues amorcer un changement de génération, celles de Yann Sommer, Fabian Schär et Xherdan Shaqiri. Y en aura-t-il d'autres après l'aventure nord-américaine? "Aucun joueur ne m'a fait part de sa volonté d'arrêter", a assuré Murat Yakin au lendemain de l'élimination.

Remo Freuler (34 ans) était un candidat potentiel, mais l'intéressé a affirmé à la SRF son souhait de continuer. Des doutes concernent encore les latéraux Ricardo Rodriguez et Silvan Widmer, tous deux âgés de 33 ans. Le premier a encore de la marge sur son rival Miro Muheim. Le deuxième a perdu sa place au profit de Denis Zakaria lors de ce Mondial, et d'autres jeunes loups (Athekame, Britschgi) toquent à la porte du flanc droit.

Il ne fait aucun doute que Granit Xhaka continuera de porter le brassard de capitaine ces prochaines années. A 33 ans, le recordman de sélections (153) veut croire qu'il peut mener la Suisse encore plus loin. Il sera là en 2028 et il n'est même pas déraisonnable de l'imaginer prolonger sa carrière internationale jusqu'au Mondial du centenaire en 2030.

Murat Yakin est quant à lui sous contrat jusqu'à l'été 2028 et a maintenu sa "fierté" et son "envie" de diriger la sélection. Les équipes de Suisse seront, en revanche, chapeautées par un nouveau directeur à la rentrée, puisque Pierluigi Tami va prendre sa retraite.

Quelle est la suite du programme?

La prochaine échéance pour l'équipe de Suisse interviendra cet automne, avec la Ligue des nations. Reléguée en Ligue B, elle affrontera l'Écosse, la Slovénie et la Macédoine du Nord (aller-retour). Quatre matches sur six auront lieu du 26 septembre au 6 octobre. Les deux autres les 13 et 16 novembre.

La Suisse doit frapper fort, car cette Ligue des nations servira à déterminer les chapeaux du tirage au sort des qualifications pour l'Euro 2028. Leur présence en Ligue B signifie que les Helvètes ne pourront briguer, au mieux, qu'une place dans le pot 2.

Ce tirage au sort se déroulera le 6 décembre à Belfast, en Irlande du Nord. Les qualifications débuteront soit en en mars, soit en septembre prochain, en fonction de si la Suisse se retrouve dans un groupe de quatre ou de cinq.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Rapprochement France-Maroc: Sébastien Lecornu à Rabat en visite

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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu effectuera son premier déplacement en territoire étranger au Maroc mardi (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Le Premier ministre français se rend mercredi et jeudi à Rabat pour consolider le rapprochement entre la France et le Maroc. Il a en ligne de mire une possible visite du roi Mohammed VI à Paris.

Accompagné d'une douzaine de ministres, dont ceux des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et de l'intérieur, Laurent Nuñez, Sébastien Lecornu rencontrera son homologue marocain, Aziz Akhannouch, à l'occasion d'une "rencontre de haut niveau" entre les deux gouvernements, une première depuis 2019.

Les relations franco-marocaines sont au beau fixe depuis qu'Emmanuel Macron a reconnu, à l'été 2024, la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental, suscitant la colère d'Alger.

Le président français avait ensuite été reçu en grande pompe à Rabat lors d'une visite d'État de trois jours en octobre de la même année, mettant un terme à trois années de tensions, nourries notamment par des soupçons d'espionnage et la crise des visas. Ce déplacement s'était conclu par la signature de nombreux contrats.

"Les relations sont désormais excellentes, il s'agit d'en récolter les fruits", résume Hasni Abidi, directeur à Genève du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam).

Priorité marocaine

Le Maroc est désormais devenu la priorité de la diplomatie française au Maghreb, Paris ne cherchant plus à préserver à tout prix un équilibre avec Alger.

"Emmanuel Macron ne prend plus en considération ce souci de composer sa relation entre le Maroc et l'Algérie", dont les rapports avec la France demeurent fragiles, souligne Hasni Abidi.

Il s'agit du premier déplacement à l'étranger de Sébastien Lecornu depuis sa prise de fonctions à l'automne 2025, un début de mandat marqué par une grande discrétion.

Après un accueil avec les honneurs militaires mercredi soir, les deux Premiers ministres participeront jeudi matin à un dépôt de gerbes au mausolée royal avant un entretien bilatéral.

Une réunion entre les délégations des deux pays se tiendra ensuite au ministère marocain des affaires étrangères, avec à la clé la signature de plusieurs accords. Cette séquence doit permettre d'approfondir les coopérations dans les domaines économique, sécuritaire, migratoire et de la défense.

Au moment où la relation avec l'Algérie reste difficile, "Emmanuel Macron, qui est en fin de mandat, ne veut pas rester sur un échec au Maghreb avec l'Algérie et se tourne résolument vers le Maroc", décrypte l'historien Pierre Vermeren.

Selon lui, Rabat peut jouer un "rôle d'intermédiaire" pour aider Paris à "renouer" avec plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, les deux partenaires partageant des intérêts communs dans la lutte contre la menace djihadiste au Sahel.

Paris semble vouloir s'appuyer désormais davantage sur son partenaire marocain alors qu'Alger reste avare de renseignements, malgré la reprise de la coopération franco-algérienne.

Visite royale ?

Avec Rabat, la coopération sécuritaire, migratoire et judiciaire a déjà repris. Laurent Nuñez doit s'entretenir avec son homologue, Abdelouafi Laftit, notamment au sujet de la possible extradition vers la France du Franco-Marocain Ismael Benahmed, soupçonné du meurtre d'un homme à Paris en 2019 et arrêté récemment au Maroc.

De son côté, Rabat salue le soutien français au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, qui a contribué à l'adoption d'une nouvelle résolution de l'ONU en 2025 favorable au Maroc.

Ancienne colonie espagnole, le territoire, considéré par l'ONU comme un "territoire non autonome", oppose depuis près d'un demi-siècle le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger. Le rapprochement franco-marocain devrait également se traduire par de nouveaux investissements français.

Au plus fort de la crise des visas en 2021 et 2022, quand Paris avait décidé de réduire de moitié les visas octroyés aux Marocains, Rabat avait non seulement bloqué la reprise de ses ressortissants en situation irrégulière mais s'était tourné vers d'autres pays européens sur le plan commercial.

Le point d'orgue de la relation pourrait être une visite de Mohammed VI en France, accompagnée de la signature d'un traité consacrant un partenariat franco-marocain "d'exception".

Les ministres des affaires étrangères des deux pays en ont annoncé le principe fin mai, sans en préciser la date. La dernière visite d'un souverain marocain en France remonte à mars 2000, quand le roi Mohammed VI avait effectué un déplacement de trois jours pour, déjà, consolider la coopération bilatérale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

France-Espagne, une finale avant l'heure

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Lamine Yamal est l'atout offensif no 1 de la Roja (© KEYSTONE/AP/Andre Penner)

La première demi-finale du Mondial est bien une finale avant la lettre. Championne d'Europe en titre, l'Espagne se frotte au favori de ce tournoi, la France, mardi à Arlington (21h heure suisse).

La tache des Bleus s'annonce titanesque face à la Roja, ses techniciens et son collectif à nul autre pareil, le tout magnifié par un attaquant d'à peine 19 ans, Lamine Yamal. Mais après avoir enchanté le tournoi par leur jeu spectaculaire et offensif, les coéquipiers de Kylian Mbappé comptent bien célébrer à leur manière le 14 juillet, avec un succès de prestige en guise de feu d'artifice.

Ils s'avancent conquérants vers ce rendez-vous, sûrs de leurs forces et bien décidés à poursuivre leur splendide aventure nord-américaine jusqu'à l'ultime rencontre prévue le 19 juillet au MetLife Stadium d'East Rutherford, contre le vainqueur d'Argentine-Angleterre, et à ramener une troisième étoile à la maison après 1998 et 2018 pour offrir à Deschamps des adieux en grande pompe.

Les Français ont déjà accompli un sacré exploit en atteignant de nouveau le dernier carré. Mais en cas d'accession à la finale, après celle remportée en 2018 et la défaite aux tirs au but en 2022 face aux Argentins de Lionel Messi, ils entreraient véritablement dans l'histoire de la compétition: seules deux nations ont réussi une telle performance, l'Allemagne entre 1982 et 1990 et le Brésil entre 1994 et 2002.

Ce serait alors la cinquième finale sur les huit dernières éditions pour un pays naguère moqué pour être le champion du monde des matches amicaux mais en passe de devenir une référence de la discipline, au même titre que la Seleçao et la Mannschaft.

Mais la victoire chevillée au corps, Didier Deschamps ne se contentera pas de telles statistiques, ni son capitaine Kylian Mbappé. La superstar l'a martelé juste après le succès contre le Maroc (2-0) et la qualification pour les demi-finales: pour que la France entre définitivement dans les annales, il lui faudra soulever le trophée tant convoité dans moins d'une semaine près de New York.

"J'ai été champion du monde (en 2018) et vice-champion du monde (en 2022). Cette équipe n'a été ni championne du monde ni vice-championne du monde. les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l'instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi", a-t-il déclaré.

Les Bleus ont de sérieux atouts

Pour Mbappé et le sélectionneur, cette demi-finale n'est qu'une "étape". Mais assurément la plus ardue. L'Espagne reste sur deux victoires cinglantes face aux Bleus, à chaque fois au même échelon, en 2024 à l'Euro (2-1) et l'an dernier en Ligue des nations (5-4). Malgré l'étroitesse du score, la Roja avait surclassé la France avec dans le rôle du bourreau son génie Lamine Yamal.

Mais cette année, Deschamps et ses joueurs se présentent avec de sérieux atouts: une attaque flamboyante portée par un trio magique Mbappé-Dembélé-Olise et une défense solidement ancrée autour de la charnière centrale Dayot Upamecano-William Saliba, qui n'a encaissé que deux buts en six sorties.

Lamine Yamal n'a lui pas encore ébloui cette Coupe du monde (1 but, aucune passe décisive), laissant Dani Olmo ou Mikel Oyarzabal (4 réalisations) s'illustrer. Mais il a déjà lancé le match par médias interposés.

"Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. C'est nous qui les avons éliminés la dernière fois. On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur", a-t-il affirmé vendredi à la télévision espagnole TVE après avoir obtenu avec la Roja le ticket pour les demi-finales contre la Belgique (2-1).

"Il ne faut avoir peur de personne, rester dans cette humilité et ne pas tomber dans ce piège, surtout à ce moment de la compétition", lui a répondu dimanche le défenseur remplaçant Ibrahima Konaté.

Mbappé le Madrilène, déjà auteur de huit buts, voudra à n'en pas douter répliquer à l'ailier du Barça sur le terrain. Hors de question pour le capitaine de s'arrêter aux portes de la finale, lui qui a tout misé sur son épreuve fétiche après une saison sans titre au Real et veut continuer à écrire sa légende et celle de l'équipe de France.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Jay-Z célèbre 30 ans de carrière dans sa ville de New York

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Plusieurs stars ont accompagné Jay-Z lors de ses concerts à New-York (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/GREG ALLEN)

Après des années passées à privilégier les apparitions ponctuelles, Jay-Z est revenu sur scène pour trois spectaculaires concerts devant des dizaines de milliers de personnes dans sa ville de New York. Le dernier a été perturbé par d'importants problèmes logistiques.

Organisées dans l'enceinte pleine à craquer du Yankee Stadium, dans le Bronx, les trois soirées ont vu se succéder sur scène aux côtés du rappeur une kyrielle de stars, dont son épouse Beyoncé, Rihanna, Eminem, Pharrell Williams, Alicia Keys, Usher, Nas ou encore Pusha T.

Le troisième concert, dimanche soir, a été marqué par un retard de plusieurs heures. Selon les organisateurs, des "centaines" de fans ont tenté d'entrer sans billet, obligeant la sécurité à fermer les accès puis les ouvrir au compte-goutte.

Résultat: des spectateurs munis de tickets ont mis des heures à entrer, certains affirmant sur les réseaux n'y être jamais parvenus, et Jay-Z est arrivé sur scène à minuit passé, visiblement contrarié et s'excusant pour l'attente.

Homme d'affaires

Mais passé l'incident, la foule a repris à pleins poumons les succès du rappeur de 56 ans, en terminant par son méga tube "Empire State of Mind", devenu l'hymne officieux d'une ville où chacune de ses prestations est saluée comme un retour aux sources.

"Rares sont les artistes hip-hop capables de remplir une enceinte aussi mythique que le Yankee Stadium. Plus rares encore ceux qui y parviennent en s'appuyant essentiellement sur un répertoire vieux de plusieurs décennies", observe auprès de l'AFP Timothy Welbeck, chercheur en études afro-américaines à l'université Temple.

Le dernier album de Jay-Z ("4:44") remonte à 2017. Mais pour deux de ses trois concerts, il a choisi de mettre l'accent sur des opus datant pour le premier de 30 ans ("Reasonable Doubt") et le second de 25 ans ("The Blueprint"), les deux ayant marqué l'histoire du hip-hop.

S'il a plus ou moins délaissé la scène et les studios, c'est surtout que l'ancien petit dealer de drogue de Brooklyn est devenu aujourd'hui un homme d'affaires à plein temps, premier rappeur milliardaire de l'histoire selon Forbes, impliqué financièrement dans le sport, les spiritueux, les médias ou la mode.

Paris et Londres en septembre

Loin du rap de la rue qui a forgé ses débuts, le couple qu'il forme avec Beyoncé, autre superstar mondiale, a par ailleurs renforcé son statut d'icône glamour, les deux apparaissant régulièrement parmi les personnalités les plus influentes du monde du spectacle.

De retour sur scène, l'artiste est revenu aux origines de son art, tranchant. Enchaînant les titres, pas forcément les tubes, sans lâcher une seconde le micro de tout le show, arpentant la scène avec une joie évidente dans une mise en scène plutôt dépouillée au regard du gigantisme de l'endroit.

Dans la foule, à chaque morceau, des milliers de voix lui ont répondu en écho, une large partie du public connaissant par coeur les longs textes de ses chansons.

Après avoir rempli trois fois le Yankee Stadium pour un total cumulé de 135'000 à 140'000 personnes, Jay-Z se produira en septembre au Stade de France - qui n'est pas encore plein -, ainsi qu'à Londres au stade de Tottenham puis enfin à Los Angeles.

En prélude à d'autres nouveaux projets ? "Les spéculations vont bon train sur une éventuelle sortie d'un nouvel album de Jay-Z dans le courant de l'année. S'il venait à voir le jour, ce disque pourrait l'amener à entreprendre une tournée plus vaste", avance Timothy Welbeck.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite

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Malgré de nouvelles frappes, Donald Trump juge "possible" un nouvel accord avec l'Iran. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens. Des actions menées, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible".

Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna.

Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom.

"Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes.

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair. Les sirènes d'alerte avaient été déclenchées plus tôt dans le royaume.

Deux tankers attaqués

Les Emirats arabes unis ont rapporté des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d'Ormuz, tuant un membre d'équipage indien.

Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible".

Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli. Ce blocus entrera en vigueur mardi à 22h00 suisses, selon l'armée américaine.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons" transitant par la voie maritime, contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Pétrole en hausse

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours".

Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables". Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole.

Les cours se sont envolés lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, s'envolant de plus de 9%. Mardi vers 05h00 suisses, il gagnait encore 1,32% à 84,40 dollars.

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord.

Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé".

La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP.

Protocole d'accord "en crise"

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise". "Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.

Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il assuré. Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", a averti le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.

D'après des médias d'Etat iraniens, les bombardements américains des derniers jours ont touché de vastes zones de l'ouest et du sud, notamment l'île de Qeshm et Bandar Abbas, mais aussi la province du Khouzistan, frontalière de l'Irak.

Au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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