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International

Des drones ukrainiens font trois morts près de Moscou

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Ce bâtiment notamment a été touché par les drones ukrainiens. (© KEYSTONE/AP)

La Russie a subi dans la nuit de lundi à mardi une attaque massive de drones ukrainiens, la plus grande depuis l'assaut contre l'Ukraine. L'attaque a ciblé en particulier la région de Moscou, faisant au moins trois morts.

Cette attaque d'ampleur est intervenue à quelques heures d'une rencontre entre des responsables ukrainiens et américains en Arabie saoudite pour discuter notamment d'une proposition de Kiev en vue d'un cessez-le-feu "dans les airs" et "en mer" avec la Russie, en réponse aux pressions de l'administration de Donald Trump.

Selon les autorités russes, ces frappes ont fait trois morts et 18 blessés, dont un enfant. Les villes de Vidnoïe, Domodedovo, Ramenskoïe et le village de Sapronovo, tous situés au sud de la capitale, ont été touchés.

Kiev a affirmé que des infrastructures de l'oléoduc Droujba, qui relie la Russie à l'Europe centrale et orientale, avaient été atteintes. Le Premier ministre hongrois Peter Szijjarto a confirmé que les livraisons de pétrole russe avaient été "provisoirement" interrompues mais assuré qu'elles devaient reprendre mardi.

Le ministère russe de la Défense a quant à lui affirmé que 343 drones avaient été abattus au cours de cette attaque, dont 91 dans la région de Moscou, située à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, et 126 au-dessus de la région de Koursk, frontalière de l'Ukraine.

A Ramenskoïe, où se trouve notamment un aérodrome militaire, des personnes interrogées par l'AFP ont évoqué un "terrible grondement".

Jusqu'à mardi matin, "nous savions qu'il y avait la guerre mais nous n'en avions pas conscience. Maintenant elle est là", a constaté Svetlana, une vendeuse de 59 ans.

Dans cette ville à 40 km au sud-est de la capitale russe, un immeuble résidentiel de 22 étages a été touché. Au moins deux appartements ont été endommagés et des éclats de verre et d'autres débris jonchaient le sol sur des dizaines de mètres.

"Les enfants ont crié"

L'agence de l'aviation russe a fait savoir que les quatre principaux aéroports desservant Moscou avaient été fermés par précaution pendant plus de quatre heures dans la matinée et que 83 avions avaient dû être redirigés vers d'autres aéroports.

Dans le village de Sapronovo, à environ 10 kilomètres de la capitale, un drone a touché le 21e étage d'un immeuble d'habitation de 25 étages, détruisant des fenêtres et un balcon, selon les journalistes de l'AFP.

"Cela s'est passé à cinq heures du matin. Nous dormions, une explosion s'est produite. Les enfants ont crié", a raconté à l'AFP Evguenia Bakatouïeva, 38 ans, qui était avec ses trois enfants au moment de l'attaque. La fenêtre de sa cuisine a été brisée.

"Cela fait peur, très peur", a ajouté cette employée d'un salon de beauté.

"Jusqu'ici, je n'avais vu ça qu'à la télé", a dit Artiom, 34 ans, qui travaille chez un concessionnaire automobile et dont l'appartement a subi des dégâts.

Les autorités russes ont assuré que l'attaque ukrainienne avait été un échec. "La plus grande attaque de drones ennemis contre Moscou a été repoussée", s'est félicité son maire, Sergueï Sobianine.

Les habitants de la capitale et de ses environs n'ont pas été prévenus de l'attaque en cours, les sirènes d'alerte n'ayant pas été déclenchées.

"Signal à Poutine"

L'armée ukrainienne envoie régulièrement des drones contre la Russie, en réponse aux frappes russes qui visent quasi quotidiennement l'Ukraine depuis trois ans.

Un responsable ukrainien a expliqué que l'attaque nocturne devait pousser la Russie à se saisir d'une proposition de trêve.

"Il s'agit là d'un signal supplémentaire adressé à (Vladimir) Poutine pour l'inciter à s'intéresser à une trêve aérienne", a déclaré Andriï Kovalenko, le porte-parole du Centre gouvernemental ukrainien contre la désinformation.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a quant à lui dénoncé une attaque ayant frappé "des infrastructures sociales, des immeubles d'habitation".

L'attaque intervient également le jour où le secrétaire général de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Feridun Hadi Sinirlioglu, était à Moscou pour s'entretenir avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

L'Ukraine a aussi subi de nouveaux bombardements russes, comme presque toutes les nuits. Selon l'armée de l'air, 126 drones et un missile balistique ont visé le territoire ukrainien. Les dégâts, assurent les autorités, sont limités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

L'OMC prévoit une croissance de 1,9% sans l'ombre du Moyen-Orient

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La directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala demande aux membres d'oeuvrer pour diminuer les effets de la guerre au Moyen-Orient pour le commerce mondial. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

Le commerce mondial de marchandises devrait progresser de 1,9% cette année, selon l'OMC. Mais ces prévisions annoncées jeudi à Genève pourraient être revues vers le bas avec la guerre au Moyen-Orient.

Ce ralentissement s'explique par la normalisation du commerce après de nouveaux produits liés à l'intelligence artificielle (IA) et les importantes importations en 2025 au moment des menaces de tarifs douaniers. Mais si les prix du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié, avec la guerre au Moyen-Orient, venaient à rester élevés, la prévision pourrait même être encore inférieure de 0,5 point cette année. Et 1 point dans les régions importatrices des énergies.

Les Etats peuvent diminuer l'impact "en maintenant des politiques commerciales prévisibles et en renforçant les filières d'approvisionnement mondiales", a estimé la cheffe de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala avant la ministérielle de l'institution. Pour 2027, la croissance devrait être relancée à 2,6%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La BCE maintient son taux directeur

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Alerte Info (© )

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu jeudi pour la sixième fois d'affilée depuis juillet son principal taux directeur à 2%, malgré la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats / afp

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International

Thibaut Courtois va manquer plusieurs semaines avec le Real Madrid

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Pause forcée pour Thibaut Courtois (© KEYSTONE/AP/Dave Thompson)

Coup dur pour le Real Madrid: le gardien belge Thibaut Courtois (33 ans) est blessé. Il devrait manquer les deux quarts de finale de Ligue des champions contre le Bayern Munich.

Une blessure musculaire "au quadriceps droit a été diagnostiquée", a indiqué le club madrilène dans un communiqué. La durée d'indisponibilité prévisible de l'international belge n'a pas été indiquée.

Selon le quotidien sportif AS, Courtois pourrait être absent six semaines. Il manquerait donc les quarts de finale de la Ligue des champions contre le Bayern (match aller le 7 mars à Madrid, retour le 15 en Bavière). Son remplaçant numéro un est l'Ukrainien Andriy Lunin.

Courtois a été remplacé mardi à la mi-temps lors du match gagné 2-1 par le Real sur la pelouse de Manchester City.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Moscou veut envoyer chez le psy les femmes ne voulant pas d'enfants

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Vladimir Poutine présente la diminution de la population russe comme une question de survie nationale. Il avait averti en 2024 que la Russie serait confrontée à "l'extinction" si elle n'augmentait pas son taux de natalité (archives). (© KEYSTONE/AP/Pelagiya Tikhonova)

Une nouvelle directive du ministère russe de la Santé recommande d'envoyer les femmes qui ne veulent pas avoir d'enfants chez des psychologues. Moscou espère ainsi les faire changer d'avis pour faire face à la crise démographique dans le pays.

La baisse du taux de natalité en Russie est l'une des principales préoccupations du président Vladimir Poutine depuis son arrivée au pouvoir il y a 25 ans. Et depuis le lancement en février 2022 de l'offensive contre l'Ukraine, où des centaines de milliers de jeunes hommes ont été envoyés, ce problème s'est aggravé.

Le ministère russe de la Santé recommande désormais aux médecins d'envoyer les femmes qui ne veulent pas d'enfants "à une consultation avec un psychologue dans l'objectif de former une attitude positive à l'égard de la maternité", selon le texte du document dont l'AFP a pris connaissance jeudi.

Ces recommandations ont été approuvées fin février, mais n'ont été rendues publiques que cette semaine par des médias.

Menace d'"extinction"

Selon le document, les médecins doivent inviter les femmes âgées de 18 à 49 ans à des consultations médicales annuelles visant à "évaluer leur santé reproductive".

Ces recommandations prévoient également des consultations similaires pour les hommes du même âge, mais uniquement en vue d'évaluer leur état de santé physique, sans recourir aux psychologues.

Le maître du Kremlin présente la diminution de la population russe comme une question de survie nationale, avertissant en 2024 que la Russie serait confrontée à "l'extinction" si elle n'augmentait pas son taux de natalité.

Le taux de natalité dans le pays est au plus bas depuis 200 ans, à environ 1,4 enfant par femme, bien en deçà du seuil de 2,1 que les démographes jugent nécessaire pour stabiliser la population.

Ces dernières années, Moscou a durci la législation sur l'avortement et adopté des lois rendant illégale la soi-disant "propagande child-free". Les familles nombreuses sont glorifiées dans les médias et bénéficient d'une multitude d'avantages financiers et sociaux accordés par l'État.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

Le conflit s'étend aux sites de production d'hydrocarbures

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La production d'hydrocarbures devient difficile avec le conflit au Moyen-Orient. Au bout de la chaîne, les consommateurs voient les prix grimper. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Des frappes iraniennes ont porté des "dommages considérables" sur le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, ravivant jeudi les craintes d'une crise économique majeure et suscitant de nouvelles menaces de Donald Trump contre Téhéran.

Le conflit, déclenché par les frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février, semble s'engouffrer dans une nouvelle escalade, visant directement les sites de production d'hydrocarbures, et non plus leur seul stockage et acheminement.

Le prix du Brent, pétrole de la mer du Nord, s'est envolé de plus de 6% dans la matinée, quand le prix du gaz européen a littéralement explosé (+35%) avant de se stabiliser au-dessus de 28%, énième soubresaut des marchés lié à la guerre.

Les Bourses européennes ont ouvert quant à elles en net repli.

"Aujourd'hui marque une escalade majeure dans la guerre au Moyen-Orient. Les répercussions économiques se feront probablement sentir pendant des années", a affirmé sur X Theresa Fallon, directrice du centre de réflexion CREAS, à Bruxelles.

Dans la nuit, après de premières frappes mercredi, le Qatar a fait état d'une attaque iranienne sur Ras Laffan, son premier site de production de GNL. La compagnie énergétique publique de l'émirat, QatarEnergy, a fait état de "dommages considérables" sur ce site.

Les incendies ont été maîtrisés en début de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée.

Ces attaques répondent à celles, la veille, contre le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, partagée par Téhéran et Doha.

Le président américain a confirmé sur sa plateforme Truth Social qu'Israël était à l'origine de l'attaque contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe, et a semblé vouloir prendre ses distances avec l'opération.

Donald Trump a ensuite menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cessait pas ses attaques.

"PLUS AUCUNE ATTAQUE NE SERA MENÉE PAR ISRAËL", a-t-il assuré. Mais si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement".

Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis.

Jeudi, "l'une des unités opérationnelles de la raffinerie de Mina Abdullah, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a aussi été la cible d'une attaque de drone, provoquant un incendie sur le site", selon le ministère koweïtien de l'Information.

L'autre raffinerie de la compagnie, celle de Mina Al-Ahmadi, avait elle aussi été touchée plus tôt par un drone, qui a causé un incendie.

Au 20e jour de la guerre

Au 20e jour de la guerre, l'Iran démontre ainsi conserver une importante capacité de frappes, en dépit des attaques israélo-américaines sur ses installations militaires.

Aux Emirats arabes unis, Abou Dhabi a fermé un complexe gazier après la chute de débris de missiles interceptés.

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déploré que ces attaques dans la région "aient franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales".

L'Arabie saoudite a elle aussi haussé le ton, en déclarant se "réserver le droit" de répliquer militairement à l'Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles.

La question du transport des hydrocarbures reste par ailleurs au coeur de l'attention des gouvernements à travers le monde, qui s'interrogent sur la meilleure façon de débloquer le détroit d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz mondiaux.

C'est au sud de ce passage, dans le golfe d'Oman, qu'un navire a de nouveau été touché tôt jeudi par un "projectile inconnu", selon l'agence maritime britannique UKMTO, qui précise qu'un autre navire a été touché au large de Ras Laffan.

Réunie en urgence à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) doit demander jeudi la mise en place d'un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe persique. L'organe onusien estime que 20.000 marins patientent actuellement à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz.

Après la réserve fédérale américaine mercredi (Fed), la flambée des prix de l'énergie dominera jeudi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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