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Argentine: violents accrochages en marge d'une manif

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Des heurts ont éclaté à Buenos Aires mercredi en marge d'une manifestation contre la réforme du droit du travail. (© KEYSTONE/EPA/Juan Ignacio Roncoroni)

De brefs mais violents accrochages ont opposé mercredi à Buenos Aires manifestants et police lors d'une manifestation face au Sénat qui débattait d'une réforme du travail, projet-clef du président ultralibéral Javier Milei.

Quelques dizaines d'individus, beaucoup cagoulés ou masqués, se sont accrochés en milieu d'après-midi avec un épais cordon de police barrant l'accès au Parlement. Tandis que le gros de la manifestation, à l'appel de syndicats, n'avait même pas atteint les abords du bâtiment.

Une journaliste de l'AFP a constaté au moins deux blessés, un policier et un manifestant, bilan qui n'a pu être confirmé de source officielle dans un premier temps. Au moins une vingtaine de personnes ont été interpellées, selon des estimations de médias, dont l'AFP.

Le Sénat débattait de la loi dite de "modernisation du travail", projet majeur de dérégulation de la seconde moitié de mandat de Javier Milei. L'exécutif est confiant en son approbation au Sénat, avant un passage ultérieur devant la Chambre des députés, qu'il espère boucler avant le 1er mars.

Les syndicats, dont la principale centrale CGT, avaient appelé à manifester contre une loi synonyme de précarisation, selon eux.

Violence "préméditée"

Sur fond de détonations, des cartouches de gaz et balles en caoutchouc, les accrochages, surtout à distance, n'ont concerné que quelques poignées d'individus, face auxquels la police a aussi usé des canons à eau avant de déployer des voltigeurs à moto, provoquant un repli général des manifestants.

Aussi la place du Parlement, à l'heure où la manifestation syndicale devait rassembler plusieurs milliers de personnes, se trouvait paradoxalement quasi vide, une demi-heure après les premiers heurts, a constaté l'AFP. Tandis que dans des rues voisines fumaient plusieurs feux de poubelles.

La réforme du travail contestée comporte diverses mesures de flexibilisation: elle facilite les licenciements, réduit les plafonds d'indemnités, limite le droit de grève en élargissant les services "essentiels", autorise le fractionnement des congés, entre autres changements jugés "régressifs" par la CGT.

En marge de la CGT d'obédience péroniste (centre gauche), dont les manifestations sont généralement ordonnées, plusieurs petits partis et mouvements de gauche radicale s'étaient joints à la mobilisation.

Des chants hostiles à la CGT, jugée timorée par certains syndicats, ont d'ailleurs été entendus, parallèlement aux slogans visant le gouvernement, et appelant à une grève générale.

"Ils commencent à réprimer! On voit bien qu'ils ne supportent pas l'organisation du peuple", a lancé à l'AFP un manifestant, Ernesto Pasarin, en s'écartant des accrochages. "Si on laisse faire cela, on condamne nos droits et ceux de nos enfants."

"Les violents qui ont attaqué nos forces seront identifiés", a promis sur X la ministre de la Sécurité Alejandra Monteoliva. "Il s'agit de dizaines de membres de groupes de gauche qui ont agi de manière organisée, avec violence préméditée et des armes artisanales pour (...) semer le chaos. Ils vont le payer."

Pour une "Argentine moderne"

Le gouvernement soutient que les changements à la loi du travail, couplés à la réduction de charges sociales pour l'employeur, vont inciter à régulariser une grande partie des plus de 40% d'emplois informels, un boulet de l'économie argentine.

Lors du débat, le sénateur pro-Milei Joaquin Benegas Lynch a défendu une réforme "synonyme de progrès". Il a appelé à rompre avec "un schéma étatiste, corporatiste et de prébendes qui a fait fuir les investissements, détruit des emplois et appauvrit des millions d'Argentins" et transformer le pays en "une Argentine moderne, libre et prospère".

Opposition et syndicats contestent l'argument selon lequel la réforme créera de nouveaux emplois. Les opposants pointent du doigt que l'économie montre des signes durables de stagnation même si l'inflation a été contenue, d'autant que la consommation et l'activité industrielle sont en baisse.

Avant la manifestation, le président de l'association de PME Industriales Pymes Argentina, estimait que "le véritable problème, c'est la destruction d'entreprises due à l'ouverture sans discernement des importations" et évoquait 18'000 fermetures d'entreprises en deux ans.

Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Milei en décembre 2023, sa politique d'austérité budgétaire et de dérèglementation a entraîné la perte de près de 300'000 emplois formels, entre privé et public, selon le secrétariat du Travail.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Rudi Garcia va quitter son poste de sélectionneur de la Belgique

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Rudi Garcia quitte son poste de sélectionneur de la Belgique (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER TORRES)

Rudi Garcia quittera son poste de sélectionneur de la Belgique à la fin du mois de juillet, a annoncé la Fédération royale belge lundi.

Le Français dirigeait depuis 2025 les Diables rouges, qu'il a emmenés en quarts de finale du Mondial 2026.

"Après des échanges avec la Fédération belge, nous avons décidé de ne pas prolonger l'excellent parcours de ces 18 derniers mois", a déclaré Garcia, cité dans le communiqué de la fédération. "Rudi Garcia a incontestablement contribué à la réhabilitation des Diables rouges. Il a été nommé entraîneur fédéral dans un contexte sportif et financier difficile", a salué le directeur sportif de la fédération Vincent Mannaert, déclarant préparer "un nouveau cycle" dont la désignation du nouveau sélectionneur.

Agé de 62 ans, Rudi Garcia avait pris la tête des Diables rouges en février 2025, succédant à Domenico Tedesco. L'ancien entraîneur de Lille, l'AS Rome, Marseille ou Lyon a accompli ses principaux objectifs en reprenant une sélection en crise: la maintenir en division A de la Ligue des nations en mars 2025 et se qualifier pour la Coupe du monde en Amérique du Nord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Royaume-Uni: Andy Burnham nommé Premier ministre

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Andy Burnham succède à Keir Starmer comme Premier ministre du Royaume-Uni. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le nouveau chef des travaillistes britanniques Andy Burnham a été nommé lundi Premier ministre du Royaume-Uni par le roi Charles III. Il lui a demandé de former un gouvernement, a annoncé le palais de Buckingham dans un bref communiqué.

Accompagné de son épouse d'origine néerlandaise Marie-France van Heel, l'ex-maire de l'agglomération de Manchester de 56 ans a été reçu à la mi-journée par le souverain au palais de Buckingham, avant de se rendre au 10, Downing Street.

Il s'agit du quatrième Premier ministre de Charles III, depuis son accession au trône en septembre 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'incendie à 100 km au nord de Madrid a ravagé 26'000 hectares

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Parti de jeudi du village de la Mierla dans la région de Guadalajara, l'incendie a ravagé 26'000 hectares. (© KEYSTONE/EPA/NACHO IZQUIERDO)

L'incendie qui s'est déclaré jeudi à une centaine de kilomètres au nord de Madrid ne faiblit pas et a désormais ravagé 26'000 hectares, entraînant l'évacuation de 1200 personnes, ont annoncé lundi les services d'extinction et de prévention des feux (Infocam) sur X.

Le feu de forêt qui est parti du village de la Mierla dans la région de Guadalajara, en Castille-La-Manche, dans le centre de l'Espagne, a brûlé une superficie très importante ces dernières heures, notamment dans le parc naturel de la Sierra Norte et préoccupe les autorités à la veille d'une nouvelle vague de chaleur dans le pays, favorisant les feux dévastateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Bruxelles dénonce un cartel dans les additifs pour béton

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Si les soupçons portant notamment sur Sika sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Bruxelles a accusé plusieurs fabricants d'additifs pour les ciments et bétons, dont le chimiste de spécialités zougois Sika et le géant mexicain Cemex d'avoir formé un cartel. Une coopération qui viserait à imposer des prix plus élevés à leurs clients.

Les additifs en question sont des produits chimiques couramment utilisés dans le secteur du bâtiment pour améliorer les propriétés des bétons, ciments et autres mortiers, a indiqué lundi la Commission européenne. Bruxelles, qui avait mené des inspections inopinées au sein du secteur en 2023, soupçonne des fabricants et des organisations professionnelles en France, en Allemagne et en Espagne, de s'être entendus pour relever leurs prix de manière coordonnée en 2021 et 2022, dans le sillage de l'invasion du l'Ukraine par la Russie.

Si ces soupçons sont confirmés, la Commission européenne pourrait imposer de lourdes amendes (jusqu'à 10% du chiffre d'affaires annuel mondial) aux groupes impliqués. Ces derniers vont cependant pouvoir se défendre.

Il s'agit d'entreprises pour la plupart inconnues du grand public dont le géant mexicain Cemex, le leader suisse des produits chimiques pour le bâtiment Sika et son concurrent italien Mapei. Mais aussi des entreprises spécialisées plus petites comme Chryso, filiale du groupe français Saint-Gobain, ou TAM Groupe, une autre société basée en France.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Après Temu, l'UE sanctionne AliExpress

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La Commission européenne a repéré un grand nombre de contrefaçons, mais aussi des jouets et des cosmétiques dangereux, qui restaient très longtemps en vente sur le site AlExpress (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'UE a infligé une amende de 550 millions d'euros à la plateforme chinoise de commerce en ligne AliExpress. La filiale du géant Alibaba est sanctionnée pour avoir permis la vente de produits illégaux, dont des jouets dangereux et des vêtements contrefaits.

La société AliExpress a été sanctionnée pour avoir manqué à ses obligations résultant du règlement européen sur les services numériques (Digital services Act, DSA), qui lui impose "d'évaluer et d'atténuer avec diligence les risques liés à la vente sur sa plateforme de produits illégaux, dangereux ou contrefaits", a annoncé la Commission européenne, après plus de deux ans d'investigations. Il s'agit de l'amende la plus élevée prononcée par Bruxelles au titre du DSA depuis l'adoption de cette puissante loi en 2022.

La Commission européenne estime notamment que le système de détection des produits interdits à la vente mis en place par AliExpress ne fonctionnait pas du tout, lorsque son enquête avait été lancée en mars 2024. Résultat, "nous avons repéré un grand nombre de contrefaçons, mais aussi des jouets et des cosmétiques dangereux, qui restaient très longtemps en vente", a expliqué à des journalistes Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique.

En outre, "les pénalités appliquées par AliExpress aux vendeurs pris en défaut n'étaient pas efficaces car leurs boutiques restaient actives" longtemps après, a-t-elle ajouté. Enfin, les vendeurs malintentionnés pouvaient très facilement contourner les systèmes de vérification de la conformité des produits, parce que les équipes dédiées étaient sous-dimensionnées.

La sanction impose au site de soumettre à la Commission européenne, d'ici trois mois, des mesures visant à revenir dans les clous du DSA, sous peine d'amendes périodiques. L'an dernier, l'exécutif européen avait accepté des mesures proposées par le groupe pour régler à l'amiable plusieurs manquements relevés lors de ses investigations, mais avait prévenu le groupe qu'il risquait une sanction pour ces autres motifs.

"Respecter les mêmes règles"

Dans le cadre d'une enquête menée en parallèle, la Commission avait précédemment infligé à Temu, autre plateforme chinoise très populaire en Europe, une amende de 200 millions d'euros fin mai, là aussi pour avoir permis la distribution de produits illégaux, une sanction contestée par l'entreprise. Et X, le réseau social du milliardaire Elon Musk, avait écopé d'une ardoise de 120 millions d'euros fin 2025, pour manquement à des obligations de transparence prévues par le DSA.

Cette nouvelle sanction, annoncée lundi, survient alors que l'UE a multiplié ces derniers mois les mesures pour protéger son marché face à une concurrence chinoise jugée souvent déloyale, notamment via une taxe de 3 euros minimum sur les petits colis importés dans l'UE. Mais la Commission s'est défendue d'avoir ciblé AliExpress en raison de son origine.

"Nous menons des enquêtes sur plusieurs plateformes en ligne, dont beaucoup sont basées aux Etats-Unis, et plein d'autres en Chine, mais aussi en Europe", et "nous ne tenons pas compte de leur origine, parce que tous ceux qui veulent opérer en Europe doivent respecter les mêmes règles", a souligné Henna Virkkunen. Une autre plateforme de vente d'origine asiatique, Shein, est également dans le collimateur de Bruxelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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