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Globus: la précarité d’un environnement

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Les grands magasins Globus ont communiqué des chiffres annuels hier. Les affaires ont été difficiles l’an dernier. Comme dans l’ensemble du commerce de détail. Sauf les ventes en ligne apparemment.

Oui, Globus est une filiale du groupe Migros. Acquise il y a vingt ans. Elle fait traditionnellement une communication annuelle séparée sur la marche des affaires. Il est vrai que ces grands magasins occupent une place à part. Ils contrastent singulièrement dans l’univers et la culture Migros. Il s’agit tout de même de haut de gamme.

Alors l’année dernière a été mouvementée pour Globus : reprise de la marque et du réseau de vente Navyboot, de l’enseigne Schild dans la confection. Réorganisation de l’ensemble en profondeur, réduction des points de vente. Les affaires ont au total sensiblement reculé. Mais légèrement augmenté à surfaces égales. Les ventes de fin d’année ont même progressé de 3%.

Ce sont surtout les ventes en ligne qui ont décollé.

C’est vrai. Près de 180% de croissance en un an. Mais il y a certainement un effet de base considérable. Comme vous dites : il s’agit d’une phase de décollage. Doubler ses ventes, ce n’est pas vraiment un exploit quand elles sont relativement basses.

Le communiqué parle d’environnement commercial durablement précaire. Comment faut-il comprendre cette expression ?

Eh bien c’est certainement une allusion à la période difficile et cruciale que traverse tout le commerce de détail en Suisse. Dans l’alimentaire, il y a la redoutable concurrence des achats transfrontaliers de proximité. Surtout avec l’Allemagne. Ils ont augmenté de près de 2 milliards de francs en 10 ans.

Mais Globus, ce n’est pas principalement de l’alimentaire ordinaire.

Non, mais le non-alimentaire est aussi sous pression. Il l’est même bien davantage actuellement. Là, la concurrence européenne vient surtout des achats transfrontaliers occasionnels. Ceux que les consommateurs de plus en plus mobiles réalisent lors de leurs séjours dans des villes européennes. Ou en vacances. Lors de déplacements professionnels. Pour s’habiller, se chausser. Dans les objets d’habitat aussi. Les points traditionnellement forts des grands magasins.

Et puis il y a le commerce en ligne. Loin derrière. Mais pour combien de temps ? Après l’électronique grand public, c’est dans les vêtements, les chaussures et les accessoires de mode que le e-commerce progresse le plus en Suisse. Il y a eu un puissant effet Zalando depuis 2011. Les gens s’y sont mis.

Mais Zalando, c’est plutôt du bas de gamme. Globus, c’est autre chose.

Oui, mais le e-commerce commence en général par le bas de gamme. Et puis il remonte. Regardez ce qui se passe dans l’horlogerie suisse actuellement. Les marques investissent énormément dans la présence et la vente en ligne.

Cela ne veut pas dire que les commerçants des centre-villes vont disparaître. Mais la précarité pourrait effectivement durer un certain temps avant que le commerce en ligne et le commerce stationnaire s’organisent. Et se réorganisent par rapport à l’autre. L’un avec l’autre surtout. On en est encore loin.

https://www.radiolac.ch/podcasts/economie-avec-francois-schaller-17012019-071339/

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Economie

Prudence pour la croissance économique en 2022 (Seco)

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Pour cette année, les statisticiens fédéraux sont encore optimistes. Ils ont révisé en hausse leurs projections de progression du produit intérieur brut (PIB) à +3,5%, contre +3,4% dans leurs précédentes estimations (archives). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

Les difficultés d'approvisionnement et le resserrement des mesures sanitaires contre la pandémie de Covid-19 risquent de peser sur l'économie suisse.

Pour cette année, les statisticiens fédéraux sont encore optimistes. Ils ont révisé en hausse leurs projections de progression du produit intérieur brut (PIB) à +3,5%, contre +3,4% dans leurs précédentes estimations. La consommation privée et publique, mais surtout le net rebond des exportations devraient porter la croissance helvétique, a précisé le Seco jeudi dans un communiqué.

Par contre, en 2022, "les difficultés d'approvisionnement et le durcissement des mesures contre le Covid-19 vont peser sur l'économie mondiale durant l'hiver 2021/2022", a ajouté le Seco. La croissance du PIB devrait ralentir à +3,2%, nettement moins que les +3,6% jusqu'à présent anticipés. En 2023, la croissance a été estimée à +1,7%.

L'inflations, galopante aux Etats-Unis et dans la zone euro, devrait être par contre plus mesurée en Suisse. Les prix à la consommation devraient accélérer de 0,6% en 2021 et puis de 1,1% l'exercice suivant, avant de retomber à 0,7% en 2023.

Quant au marché du travail, le taux de chômage devrait reculer sur les deux prochaines années, passant de 3,0% cette année, à 2,4% la suivante et 2,3% en 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Raiffeisen: élu président, Thomas Müller tourne la page Lachappelle

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Guy Lachapelle avait quitté ses fonctions à fin juillet. Il avait fait la Une de la presse au début de l'été et fait pression - avec succès - sur l'éditeur Ringier pour que ce dernier retire un article le concernant (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La coopérative bancaire Raiffeisen a un nouveau président. Thomas Müller a été élu avec une majorité de 76% de voix lors de l'assemblée générale à la tête de l'organe de surveillance du groupe st-gallois, dont il fait partie depuis 2018.

Comme annoncé dans le communiqué de presse du 3 novembre dernier, Sandra Lathion a été proposée à l'élection comme membre du conseil d'administration d'un autre institut financier, note la Banque cantonale du Valais (BCVs). Sa nomination étant devenue effective, elle quitte dès à présent ses fonctions au sein du conseil de la BCVs, ne pouvant assumer conjointement ces deux activités.

Pascal Gantenbein, qui assurait l'intérim de la présidence du conseil suite au départ de Guy Lachappelle, reprendra sa fonction de vice-président.

Guy Lachapelle avait quitté ses fonctions à fin juillet. Il avait fait la Une de la presse au début de l'été et fait pression - avec succès - sur l'éditeur Ringier pour que ce dernier retire un article le concernant.

L'ancien directeur au long cours de la Banque cantonale de Bâle (BKB) était ainsi resté en poste deux ans et demi. Son successeur intérimaire à la présidence du numéro trois bancaire helvétique, Pascal Gantenbein, avait déjà été appelé à assurer une période de transition après le départ de Johannes Rüegg-Stürm, emporté par le scandale autour de l'ancien patron Pierin Vincenz.

Guy Lachappelle ferait l'objet de deux plaintes pénales, pouvait-on lire à l'époque sur le site du Tages Anzeiger peu de temps avant que l'intéressé ne s'adresse aux médias à Bâle. Selon le quotidien zurichois, la première concernait des accusations dans des affaires personnelles, et l'autre des incidents en rapport avec ses activités à la tête de la BKB et de Raiffeisen. La présomption d'innocence restait de mise.

Selon la deuxième plainte, Guy Lachappelle aurait transmis alors qu'il était encore à la tête de la BKB des informations "potentiellement confidentielles" relevant du droit boursier, concernant la transformation numérique de la banque. Le futur ex-président de Raiffeisen avait transmis une présentation - dont le Tages Anzeiger disait avoir copie - depuis une adresse électronique privée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Jean-Pascal Porcherot nommé associé-gérant chez Lombard Odier

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Le futur associé-gérant travaille pour Lombard Odier depuis 2009 et s'est occupé tout d'abord du développement des stratégies d'investissement alternatives. En 2015, il avait été nommé directeur général de l'activité de fonds spéculatifs, baptisée "1798 Alternative" (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Jean-Pascal Porcherot rejoindra le collège des associés de Lombard Odier au 1er janvier 2022, annonce l'établissement genevois jeudi dans un communiqué.

Le futur associé-gérant travaille pour Lombard Odier depuis 2009 et s'est occupé tout d'abord du développement des stratégies d'investissement alternatives. En 2015, il avait été nommé directeur général de l'activité de fonds spéculatifs, baptisée "1798 Alternative".

"Jean-Pascal Porcherot incarne pleinement les valeurs de Lombard Odier et nous sommes très heureux de l'accueillir au sein du collège des associés", a déclaré Patrick Odier, associé-gérant senior, cité dans le communiqué.

Auparavant, Jean-Pascal Porcherot a travaillé pour les banques J.P. Morgan, Lazard Frères et Deutsche Bank. Né en 1971, il est de nationalité française.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

La sécurité sera renforcée dans le domaine aérien

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Médecins et psychologues pourront à l'avenir annoncer les cas de pilotes ou de membres d’équipage dont ils doutent de l’aptitude à exercer leurs activités (image d'illlustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Six ans après le drame de Germanwings, la Suisse adapte à son tour sa sécurité aérienne. Le Conseil national a mis sous toit jeudi la révision de la loi sur l'aviation, qui prévoit des alcooltests aléatoires et un droit d'annonce pour les médecins et psychologues.

Les députés ont tacitement éliminé jeudi la dernière divergence avec le Conseil des Etats. Il s'agit de permettre aux médecins et aux psychologues de communiquer plus simplement à l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) des informations qui ont une incidence sur la sécurité aérienne.

Un médecin qui constate à un stade précoce un changement dans le comportement d'un pilote doit avoir la possibilité d'annoncer un problème. Il ne s'agit pas d'une obligation.

Pour les sénateurs, les dispositions en matière d'annonce doivent être les mêmes pour le trafic routier et pour le trafic aérien. La protection des passagers doit avoir la priorité.

La commission compétente du Conseil national n'est pas convaincue par cette argumentation. Elle redoute que ce droit d'annonce ne crée un conflit chez les médecins et qu'il ne permette pas d'augmenter la sécurité, a souligné Philipp Matthis Bregy (Centre/VS). Les députés se sont toutefois ralliés à la version du Conseil des Etats pour éviter un passage en conférence de conciliation, a-t-il ajouté.

Les leçons de Germanwings

Les Chambres avaient déjà accepté l'introduction d'alcootests aléatoires auprès des membres d'équipage, même en l'absence de suspicion d'un état d'ébriété. Les tests seront pratiqués par les polices cantonales et non par les inspecteurs de l'OFAC. Aujourd'hui, les contrôles ne sont pratiqués que s'il existe des indices ou des soupçons d'ébriété.

Le crash d'un avion de la compagnie Germanwings en 2015 a eu l'effet d'un électrochoc. Son pilote, sous antidépresseurs, avait fait volontairement s'écraser l'appareil dans les Alpes françaises. Dans la foulée, l'Union européenne avait adapté les règles en la matière. Ces règles ont par la suite été reprises par la Confédération.

Langue officielle

Le projet revient encore sur l'obligation de communiquer en anglais. Les pilotes pourront à nouveau utiliser, en plus de la langue de Shakespeare, une langue nationale lors des vols à vue non commerciaux.

Le Parlement est allé plus loin que le Conseil fédéral. L'utilisation exclusive de l'anglais doit rester la norme uniquement à l'aéroport de Zurich, et non pas à tous les aéroports nationaux. Cette mesure prend en compte une motion adoptée par le Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Alpiq corrige à la baisse ses résultats au premier semestre

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Le bénéfice brut opérationnel (Ebitda) avant effets exceptionnels a été ramené à 71 millions de francs, contre 80 millions précédemment. D'autres chiffres, comme le chiffre d'affaires net, ont été corrigés, ce qui ramène ce dernier à 16 millions, contre 54 millions auparavant (archives). (© KEYSTONE/OLIVIER MAIRE)

Le conseil d'Alpiq a corrigé les chiffres du rapport semestriel 2021 publié le 26 août. Il invoque des "écarts entre l'évaluation des couvertures financières conclues aux termes de certains contrats d'achat direct d'électricité et contrats sous-jacents.

Le bénéfice brut opérationnel (Ebitda) avant effets exceptionnels a été ramené à 71 millions de francs, contre 80 millions précédemment. D'autres chiffres, comme le chiffre d'affaires net, ont été corrigés, ce qui ramène ce dernier à 16 millions, contre 54 millions auparavant.

Alpiq explique qu'en raison de ces ajustements au rapport semestriel, plusieurs modifications ont dû également être apportées aux montants de l'exercice précédent comme l'Ebitda à fin décembre 2020, qui s'établit désormais à 282 millions, contre 293 millions avant la correction.

Le conseil précise que des mesures immédiates ont été prises pour renforcer les mécanismes de contrôle interne. Quant à la suite de l'exercice en cours, la direction table sur un résultat opérationnel positif, bien qu'inférieur à celui de l'année précédente, sans toutefois livrer de chiffres.

Elle estime que les prix de l'électricité et du CO2 couverts en francs sur les marchés de gros auront certes un impact positif sur le résultat 2021, mais que la révision de la centrale nucléaire de Leibstadt, reportée de 2020 à 2021, qui a pris beaucoup plus de temps que prévu, pèsera sur le résultat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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