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Genève

UNIGE: une thérapie par le piano contre les cauchemars pathologiques

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Photo d'illustration (pexels-johnmark-smith-296817)
En couplant deux méthodes thérapeutiques et en y associant un zeste de piano, des chercheurs genevois sont parvenus à fortement réduire les cauchemars pathologiques dont souffrent certaines personnes. Ces travaux sont publiés dans la revue Current Biology.

Les cauchemars sont des rêves accompagnés de fortes émotions négatives survenant durant la phase de sommeil paradoxal. Les cliniciens les distinguent des simples "mauvais rêves". Contrairement aux cauchemars, ceux-ci semblent avoir une fonction utile en favorisant l’assimilation et la régulation des émotions.

Les scientifiques opèrent également une distinction entre cauchemars traumatiques - liés à un état de stress post-traumatique - et cauchemars sans origine traumatique, a indiqué jeudi l'Université de Genève (UNIGE) dans un communiqué.

Selon la Classification internationale des troubles du sommeil, cauchemarder devient pathologique lorsque ces rêves se répètent plus d'une fois par semaine et ont un impact diurne, fatigue, anxiété, baisse de moral ou flashbacks. On parle alors de "maladie des cauchemars", un motif de consultation toujours plus fréquent.

Traiter les cauchemars

Pour traiter ce trouble, la thérapie par répétition d’imagerie mentale (IRT) est fréquemment utilisée. Cette technique de restructuration cognitive consiste à imaginer quotidiennement, durant cinq à dix minutes, des issues alternatives et positives aux scénarios des cauchemars.

"À partir de deux semaines de pratique, il a été démontré que la fréquence des cauchemars diminue", indique Lampros Perogamvros, privat-docent au Département des neurosciences fondamentales de l’UNIGE et chef de clinique au Centre de médecine du sommeil des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), cité dans le communiqué.

Cependant, certaines personnes n'y sont pas réceptives. Pour tenter d’y remédier mais aussi d’accélérer le processus de traitement, le Dr Perogamvros et ses collègues ont couplé la thérapie IRT à la méthode de réactivation de mémoire ciblée (TMR).

En envoyant des stimuli précis au cerveau de la personne endormie - souvent des odeurs ou des sons associés préalablement à des expériences récentes - il est possible de renforcer la mémoire de ces apprentissages. Dans ce cas précis, il s’agissait de réactiver les souvenirs liés aux exercices IRT.

Un accord de piano

L’équipe genevoise a réuni 36 personnes souffrant de la maladie des cauchemars de type non traumatique. Deux groupes ont été constitués: l’un devant mettre en pratique la thérapie couplée, l’autre la thérapie classique par IRT uniquement.

"Nous avons demandé aux patients d’imaginer des scénarios alternatifs positifs à leurs cauchemars. Cependant, un des deux groupes de patients a fait cet exercice alors qu’un son - un accord de piano majeur - était joué toutes les dix secondes. L’objectif était que ce son soit associé au scénario positif imaginé", explique Sophie Schwartz, professeure ordinaire au Département des neurosciences fondamentales de l’UNIGE et au Centre suisse des sciences affectives.

"De cette manière, lorsque le son était ensuite rejoué pendant le sommeil, il était plus susceptible de réactiver un souvenir positif dans les rêves", ajoute la spécialiste.

Chaque sujet a été muni d’un bandeau contenant des électrodes mesurant l’activité cérébrale. À domicile, grâce à ce dispositif détectant les différentes phases de sommeil, l’accord de piano était rejoué toutes les dix secondes à chaque fois que le patient atteignait le sommeil paradoxal. L’exercice a été répété chaque nuit durant deux semaines.

Plus efficace et plus durable

Résultats: la fréquence des cauchemars a diminué dans les deux groupes mais davantage celui où le scénario positif était associé au son. "De plus, cette association a entraîné une augmentation des rêves positifs", précise Alice Clerget, étudiante en master à l’UNIGE, qui a activement participé à cette étude.

Enfin, les bénéfices du traitement couplé étaient encore perceptibles trois mois plus tard, les patients du groupe TMR avec son associé présentant toujours moins de cauchemars que ceux du groupe sans TMR.

"Tout semble indiquer qu’il s’agit d’un nouveau traitement particulièrement efficace. La prochaine étape consistera à tester cette méthode sur les cauchemars liés à un stress post-traumatique", conclut Lampros Perogamvros.

Ces résultats ouvrent par ailleurs de nouvelles perspectives pour le traitement d'autres troubles tels que l’insomnie et les symptômes plus larges du stress post-traumatique, comme les flashbacks et l’anxiété.

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Culture

Des films sur l'au-delà au festival "il est une foi"

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Le festival "Il est une foi", qui aura lieu à Genève de 1er au 5 mai propose une sélection de films sur l'au-delà (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La 9e édition du festival "Il est une foi", qui aura lieu à Genève du 1er au 5 mai, s'intéressera à la thématique de l'au-delà. Au programme de ce rendez-vous cinéma de l'Eglise catholique romaine (ECR) ouvert à tous: 22 films et dix débats.

Où allons-nous quand nous mourons? Y a-t-il une vie après la mort? Et si c'est le cas, à quoi ressemble-t-elle? Ces quelques questions fondamentales sous-tendent la programmation du festival. Les films et les conférences vont explorer les dimensions multiples de l'invisible en variant les visions de l'au-delà au cinéma.

La question des revenants et des fantômes occupera une place importante dans la sélection, avec des films comme "The Others" d'Alejandro Amenabar. La réincarnation trouvera aussi un large écho avec notamment "Oncle Boonmee" d'Apichatpong Weerasethakul.

Les expériences de mort imminente, intrigantes et mystérieuses, ont été largement exploitées au cinéma. Le festival propose de redécouvrir "Au-delà" de Clint Eastwood et "Et Après" de Gilles Bourdos avec Romain Duris et John Malkovich.

Parmi les intervenants qui s'exprimeront après les projections, le psychiatre Jacques Besson, l'anthropologe Aurélie Netz ou encore le Père Patrice Gourrier qui a vécu une expérience de mort imminente qui a influencé en profondeur sa vocation. Le festival, qui se veut un lieu de rencontre ouvert à tous, catholiques ou pas, croyants ou non-croyants, investira les cinémas du Grütli.

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Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le feu ravage un appartement dans le quartier des Pâquis

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Le Service d'incendie et de secours (SIS) est intervenu avec 10 véhicules pour maîtriser ce feu d'appartement aux Pâquis (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un incendie s'est déclaré vendredi, en fin d'après-midi, dans un appartement du quartier des Pâquis, à Genève. Le feu s'est propagé aux combles de l'immeuble. Les trois occupants du logement, incommodés par les fumées, ont été emmenés à l'hôpital.

Les locataires de l'appartement en feu, deux adultes et un enfant, se sont réfugiés sur le toit de l'immeuble. Ils ont été secourus et évacués grâce à une grande échelle, a indiqué le porte-parole du Service incendie et secours (SIS) de Genève, le lieutenant Nicolas Millot, confirmant une information de la Tribune de Genève.

Les pompiers sont intervenus avec 10 véhicules et 40 hommes. Outre les 3 occupants de l'appartement détruit par les flammes, les secours ont pris soin de 7 personnes, qui ont été contrôlées au nid de blessés qui avait été aménagé par le SIS. Une enquête de police a été ouverte pour déterminer les causes de l'incendie.

En début de soirée, vendredi, l'incendie était sous contrôle. Les pompiers ont démonté le toit du bâtiment pour dénicher d'éventuels foyers cachés qui auraient permis au feu de redémarrer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un feu impressionnant dans un immeuble aux Pâquis

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Un important feu d'appartement s'est déclaré ce vendredi après-midi aux Pâquis. 

Un feu d’appartement à Genève.

Les flammes sont parties au 4e étage d’un immeuble aux Pâquis, rue du Docteur Alfred Vincent, 21. L’alerte a été donnée vers 16h. Les pompiers ont été confrontés à un important dégagement de fumée à leur arrivée. Sept personnes ont été impliquées, trois qui se trouvaient sur le toit ont été évacuées par les soldats du feu. Il s’agit de deux adultes et d’un enfant. Ils ont été transportés aux HUG, aucun pronostic vital n’est engagé. 

Trois ambulances, 40 pompiers, 10 véhicules et deux lances incendies sont mobilisés. Le feu n’est toujours pas maîtrisé.

Développement suit.

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Le patinage artistique à roulettes à l'honneur à Genève

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Le Trophée du Léman se déroule ce week-end à la Queue d'Arve.

C’est un sport peu connu en Suisse: le patinage artistique à roulettes. Une compétition est organisée ce dimanche à Genève.  

Connaissez-vous le patinage artistique à roulettes?

Si ce n’est pas le cas, vous pourrez le découvrir ce dimanche lors de la deuxième édition du Trophée du Léman. Un événement qui va regrouper une centaine de jeunes de 5 à 20 ans venant de toute la suisse, et d’un club italien. 21 patineurs issus du Geneva Roller Skating, le club organisateur y participeront. Chaque danseur doit présenter une chorégraphie individuelle entre une et trois minutes suivant les catégories.

Reportage lors d'un entraînement:

Et dimanche 21 avril marquera un jour historique pour les sports à roulettes, car il y a 100 ans naissait à Montreux la Fédération Internationale de Patinage à Roulettes (FIPR).

Le Trophée du Léman se déroule ce week-end à la Queue d'Arve.

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Genève

Le nouveau concept de la fête des mères à l’école de Lully fait des vagues

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Photo d'illustration (KEYSTONE/Martial Trezzini)

A Bernex, la fête des mères à l’école de Lully tourne à la polémique suite à l’annonce d’un nouveau concept mis en place par le personnel de l’établissement scolaire. 

 Le pot de fleurs en poterie ou la carte dessinée que les écoliers réalisent habituellement en classe pour la fête des mères tournent à la polémique politicienne à Bernex. En cause : un nouveau concept de la fête des mères souhaité par le directeur de l’école primaire de Lully.

Dans un courrier adressé jeudi aux parents d’élèves, le chef d’établissement explique que dans un souci d’inclusion et d’égalité homme-femme, le concept de fêtes mères va changer cette année. Ainsi, les enfants prépareront désormais des cadeaux pour les “gens qu’ils aiment” et non plus spécifiquement pour leurs parents. Avec une date fixée au 24 mai.

L'équipe enseignante de l'école de Lully précise dans la lettre avoir pris la décision, "au vu de la mouvance actuelle traitant de l'inclusion des genres et de l'égalité femme/homme, de ne plus fêter exclusivement les mamans durant le mois de mai, mais, de manière plus globale, les gens qu'on aime."

Il n’en fallait pas plus pour que l’UDC Genève ne dénonce aussitôt “la nouvelle mission woke du DIP”, assurant même que la conseillère d’Etat Anne Hiltpold avait déclaré la guerre avec les parents. Inquiétude aussi dans les rangs du MCG qui a déposé une question écrite au Grand Conseil.

Sauf que la conseillère d’Etat en charge du DIP parle, elle, d’une  erreur de la part de la direction de l’école et lui demande de revenir sur sa décision.

 

 

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