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Coronavirus

UNIGE: deux failles potentielles dans la cuirasse du SARS-Cov-2

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EPA/NIAID- RML

Des scientifiques genevois ont identifié les parties de l’enveloppe du SARS-Cov-2 qui sont les plus fréquemment visées par les anticorps. Elles représentent une cible potentielle pour le développement d’un vaccin.

"Le corps humain produit sans arrêt, de manière aléatoire, des anticorps d’une très grande diversité. Il y en a des milliers de milliards, tous différents, et ils attendent un éventuel envahisseur pour s’y attacher et le désigner au système immunitaire comme une cible à détruire", explique Nicolas Winssinger, professeur au Département de chimie organique de l’Université de Genève (UNIGE), cité jeudi dans un communiqué de cette dernière.

"Quand survient un agent pathogène nouveau, comme le SARS-Cov-2, quelques-uns de ces anticorps ont la capacité de s’amarrer à lui et de déclencher une réponse efficace du système immunitaire. Mais tout le monde ne sélectionne pas les mêmes anticorps ni, par conséquent, ne développe la même réponse immunitaire", ajoute le chercheur.

L’épidémie actuelle de Covid-19 se distingue en effet par la grande diversité de réponses au coronavirus. Certaines personnes ne se rendent simplement pas compte qu’elles sont infectées, d’autres sont affreusement malades, voire en meurent.

Point d’amarrage

Afin de mieux comprendre cette diversité, les équipes de Nicolas Winssinger et de Nicolas Vuilleumier, professeur au Département de médecine de l’UNIGE et médecin chef du Service de médecine de laboratoire aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont tenté de savoir quels anticorps sont préférentiellement sélectionnés chez les personnes ayant eu le COVID-19 et surtout à quels endroits précis de l’agent infectieux ils s’amarrent.

Douze patients ont participé à l’étude et les résultats confirment que les réponses ne sont de loin pas uniformes. Le seul point commun entre tous les anticorps générés par les participants, c’est qu’ils visent les "clous" qui couvrent la surface des coronavirus et auxquels ils doivent leur nom. Mais ils s’amarrent à des endroits très différents de ces grandes protéines.

Les scientifiques ont néanmoins identifié trois zones les plus fréquemment sélectionnées. Et deux d’entre elles correspondent à des points d’accroche indispensables à des protéines spéciales (protéases) qui permettent au coronavirus de fusionner avec la membrane cellulaire et de relâcher son matériel génétique à l’intérieur de sa proie.

Tête ou base du clou?

"Nous avons été surpris par ce résultat", précise Nicolas Winssinger. "Jusqu’à présent, la plupart des efforts dans ce domaine se sont concentrés sur la partie supérieure du clou, celle dont on sait qu’elle permet au coronavirus de s’attacher à la cellule-cible. La fusion du virus avec la cellule n’en représente que la deuxième étape mais elle est en réalité plus décisive".

En effet, le fait de s’accrocher à une cellule n’assure pas encore au virus de pouvoir fusionner avec elle. De plus, le problème avec la partie supérieure du clou, c’est qu’elle ne représente pas forcément une cible idéale pour un médicament ou un vaccin. Elle peut même s’avérer dangereuse.

Des études effectuées sur des singes infectés par le SARS-Cov1, le coronavirus responsable de l’épidémie de 2003, ont montré que des anticorps s’attachant à cet endroit non seulement n’empêchent pas toujours les virus de s’attacher à leurs cellules-cibles mais, en plus, les redirigent vers d’autres types de cellules, provoquant ainsi l’apparition de maladies secondaires.

Les deux zones identifiées par les auteurs genevois, quant à elles, sont impliquées dans un processus très différent. Elles pourraient donc offrir une alternative plus prometteuse – et moins risquée – dans la recherche d’un nouveau traitement ou vaccin. Mais avant cela, il faudrait d’abord évaluer le pouvoir neutralisant des anticorps correspondants, conclut l'UNIGE.

Ces travaux ont été déposés sur MedRxiv, une archive de prépublications consacrée à la recherche médicale.

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La loi Covid-19 sera prolongée jusqu'en juin 2024

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Les dispositions légales sur le certificat Covid seront prolongées jusqu'à la mi-2024 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Plusieurs dispositions qui ont fait leurs preuves dans la lutte contre le Covid-19 doivent être prolongées en cas de nouvelle vague. Le Conseil des Etats a approuvé mardi le projet, mais diverge encore sur la prise en charge des tests.

La loi Covid-19, en vigueur depuis bientôt deux ans, arrive à son terme le 31 décembre 2022. Le Conseil fédéral veut donc maintenir au-delà de la fin de l'année certaines dispositions pour les deux prochains hivers jusqu'au 30 juin 2024. Le National est d'accord sur le principe et a donné son feu vert à l'unanimité.

Le coronavirus a tendance à devenir endémique en Suisse avec des pics à la mauvaise saison, a rappelé Josef Dittli (UR/PLR) pour la commission. Certaines dispositions de la loi Covid-19 restent donc nécessaires.

Parmi les dispositions que le gouvernement propose, l'une s'est attiré une salve d'oppositions. Il aurait voulu que les cantons assument dès le 1er janvier le coût des tests Covid et garantissent une offre suffisante d'analyses. Le National a déjà dit non l'automne dernier. Le Conseil des Etats n'en veut pas non plus.

Coûts des tests

Mais contrairement aux députés qui auraient voulu que la Confédération garde la main jusqu'en 2024, les sénateurs ne veulent plus puiser dans la caisse fédérale. Pour mémoire, la Confédération a dépensé 2,1 milliards de francs pour les tests en 2021, 1,6 milliard cette année.

Les coûts devront être pris en charge par les personnes qui se font tester dès le 1er janvier, sauf si l'état de situation particulière est réactivé. La proposition de Peter Hegglin (Centre/ZG) a obtenu 30 voix contre 15.

Le ministre de la santé Alain Berset a plaidé pour une sortie ordonnée du régime de tests avec les cantons. Selon lui, la proposition Hegglin dispense ceux-ci de toute responsabilité. Il y a alors le risque de ne plus disposer d'assez de capacités de tests au moment d'un pic, ce qui remettrait en question le suivi épidémiologique. La question reviendra au National.

Patients extracantonaux

Les Chambres sont également divisées sur les capacités de réserve en lits pour affronter les pics d'activités en hôpital. Le National a modifié le projet du Conseil fédéral pour la prise en charge de patients extracantonaux.

Il argumentait que certains avaient pris des mesures notamment pour les lits en soins intensifs, tandis que la situation n'était pas encore optimale dans d'autres. Pour assurer une indemnisation juste, il suggérait l'établissement de convention pour un financement proportionnel. La Chambre des cantons a rejeté tacitement cet ajout. La commission préparatoire a estimé que ce dispositif va trop loin et n'est pas approprié.

Certificats Covid

Le Conseil des Etats a sinon adopté le reste du projet sans changement. Les dispositions sur le certificat Covid seront ainsi prolongées. Si le certificat n'est plus utilisé en Suisse, il continue d'être requis à l'étranger, en particulier dans l'UE. Sa compatibilité internationale doit être garantie.

Les bases légales de l'application de traçage SwissCovid resteront aussi en vigueur. Le logiciel pourra ainsi être réactivé durant l'hiver 2023/2024 en cas de nécessité.

La prolongation concerne également la promotion du développement des médicaments contre le coronavirus et la réglementation pour protéger les personnes vulnérables. De même que des dispositions concernant les étrangers et les frontaliers en cas de fermeture des frontières.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L’OFSP annonce 21'194 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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La Suisse compte en une semaine 21'194 nouveaux cas de coronavirus (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 21'194 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore 16 décès supplémentaires et 272 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 20'779 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 15 décès et 293 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi augmenté de 2%. Les hospitalisations ont dans le même temps baissé de 7,2%.

617 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 5,40% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 75,60%.

69,7% de la population en Suisse a reçu au moins une dose de vaccin et 10,7% de la population s’est vue administrer une dose au cours des six derniers mois.

https://www.covid19.admin.ch/fr/overview

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

L’OFSP annonce un peu moins de 21'000 nouveaux cas en sept jours

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Au total, 69,7% de la population en Suisse a reçu au moins une dose de vaccin (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 20'779 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore 15 décès supplémentaires et 293 malades ont été hospitalisés.

ll y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 20'951 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 17 décès et 288 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas s'est ainsi affaissé de 0,8%. Les hospitalisations ont dans le même temps augmenté de 1,7%.

Les patients Covid-19 occupent 4,90% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 72,50%. Au total, 69,7% de la population en Suisse a reçu au moins une dose de vaccin et 9,9% de la population s’est vu administrer une dose au cours des six derniers mois.

https://www.covid19.admin.ch/fr/overview

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Suisse va participer au Fonds global contre la pandémie

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Le conseiller fédéral Ueli Maurer a annoncé samedi la participation de la Suisse au Fonds global de lutte contre la pandémie. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le conseiller fédéral Ueli Maurer a salué par vidéoconférence la création d'un Fonds global de lutte contre la pandémie annoncée samedi par les pays du G20 réunis à Bali. La Suisse y contribuera financièrement, a indiqué le DFF sur Twitter.

Le fonds, souhaité par les ministres des finances et de la santé des 20 principales puissances économiques de la planète rassemblés sur l'île indonésienne, doit servir à renforcer les systèmes de santé et à combler les déficits budgétaires sur les cinq prochaines années.

Le Conseil fédéral avait déjà décidé début novembre de soutenir le fonds de la Banque mondiale pour la prévention des pandémies à hauteur de 2 millions de francs, sous réserve de l'approbation du Parlement, a précisé samedi le Département fédéral des finances (DFF), interrogé par l'agence Keystone-ATS.

Selon le gouvernement indonésien, 20 pays et trois organisations caritatives se sont engagés à verser 1,4 milliard de dollars américains. L'Allemagne participe à hauteur de 69 millions d'euros, selon des sources informées.

La Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont toutefois identifié des déficits de financement de 10,5 milliards de dollars américains dans la lutte contre la pandémie au cours des cinq prochaines années.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le médecin cantonal en chef ne voit aucun signe de surcharge

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Malgré un effet du Covid moins important que dans les périodes de forte crise sur le système de santé, Rudolf Hauri craint une augmentation de la charge dans les hôpitaux en raison du retour de la grippe (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le pic de la vague automnale de Covid n'est pas atteint, selon le président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse, Rudolf Hauri. Pour l'heure, le système de santé reste sous contrôle. "Il n'y a actuellement aucun signe de surcharge", a-t-il déclaré.

Les unités de soins intensifs ne devraient plus être aussi sollicitées que par le passé pour les cas de coronavirus, a-t-il précisé mercredi dans une interview accordée au Blick.

"Ce qui m'inquiète plutôt c'est qu'en plus de l'augmentation des cas Covid, il faut s'attendre cette année à une vague de grippe plus forte", a ajouté le médecin cantonal de Zoug. La charge sur le système de santé, qui reste actuellement élevée en raison du manque de personnel, devrait donc malgré tout augmenter.

"La pandémie n'est certainement pas encore terminée", a ajouté M. Hauri. Ce n'est que dans deux semaines environ que l'on saura si la situation actuelle correspond à une véritable baisse des cas ou seulement à un plateau intermédiaire.

Beaucoup de cas non recensés

"Le taux de positivité toujours élevé est en outre le signe d'un nombre élevé de cas non recensés", a précisé le Zougois. Cinq à six fois plus de personnes pourraient en réalité être infectées, selon lui. Cela porterait le nombre de cas par jour à plus de 20'000.

Le virus va encore occuper les esprits pendant un certain temps, a encore déclaré le médecin cantonal, "mais je m'attends à ce qu'il perde massivement son importance dans la vie quotidienne au cours de l'année 2023".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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