Prévenir la maladie d’alzheimer et non plus seulement agir. C’est le but d’une task force internationale, pilotée par les Hôpitaux Universitaires de Genève et l’UNIGE. Le plan d’action pose les bases d’un protocole préventif qui pourrait être déployé à large échelle.
Le concept, présenté dans la revue britannique Lancet Regional Health - Europe, repose sur 4 piliers : évaluer les risques de développer la maladie au travers d’une grille d’évaluation qui regroupe les facteurs associés aux gènes ou ceux liés aux modes de vie comme l’hypertension, la consommation d'alcool, l’isolement social, expliquer quel est le risque encouru aux personnes, intervenir sur le style de vie pour réduire ces risques et enfin renforcer sa mémoire. Ces 4 piliers permettraient d’intégrer les personnes dont la mémoire fonctionne encore bien mais qui souhaite l'améliorer ou la préserver. Le Professeur Giovanni Frisoni est le directeur du Centre de la mémoire des HUG.
Le même modèle en médecine existe déjà pour prévenir les maladies cardiovasculaires.
Les objectifs sont nombreux. Il pourrait notamment être possible de mettre en place, à terme, un dépistage de la maladie au sein de la population.
Cette task force internationale va permettre de profiter de l’expérience de chacun explique le Professeur Giovanni Frisoni, directeur du Centre de la mémoire des HUG.
La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus répandue au sein de la population, 10 millions de personnes sont touchées en Europe. Ce chiffre doublera d’ici à 2050. Les répercussions sociales et économiques sont considérables, elles se chiffrent à près de 12 milliards de francs par an, au niveau suisse.