Ouverture dans un peu moins de deux semaines du premier procès contre Tarq Ramadan à Genève devant le tribunal correctionnel. Il est accusé de viol et de contraintes sexuelles.
Lundi 15 mai, le premier procès en Suisse contre Tariq Ramadan s’ouvrira à Genève. Il se déroulera au Tribunal correctionnel devant trois juges. L’islamologue est accusé de viol et de contraintes sexuelles par la dénommée Brigitte (prénom d'emprunt).
Les faits remontent à 2008. La Genevoise accuse Tariq Ramadan de l’avoir violée à trois reprises dans un hôtel de la place. Elle l’accuse également de l’avoir insultée et giflée. Elle a déposé plainte en avril 2018 et le procès s’ouvre enfin, cinq ans après. Maître Robert Assaël, l’avocat de Brigitte, est accompagné d’un avocat français.
Selon l’avocat de la défense, la commission rogatoire en France commandée par le procureur suisse a également contribué à retarder la tenue du procès. La victime a déposé plainte il y a cinq ans, en 2018, soit dix ans après les faits. Ce n’est jamais facile de déposer plainte, selon son avocat, Maître Robert Assaël.
Pas moins de trois ténors du barreau vont défendre Tariq Ramadan, en la personne de Yaël Hayat, Guerric Canonica et enfin de Marc Bonnant qui vient de rejoindre le duo de pénalistes. Robert Assaël, lui, sera accompagné d’un avocat français, Maître François Zimeray pour défendre sa cliente.
Tariq Ramadan pourrait ne pas se présenter au procès le 15 mai prochain et faire défaut. Avec ou sans excuses, le procès sera reporté mais une nouvelle audience devra être rapidement convoquée par la justice pour ne pas tomber sous le coup de la prescription. Le délai absolu pour le crime de viol est de 15 ans et il échoit le 28 novembre 2023, selon Robert Assaël.
L’islamologue risque jusqu’à dix ans de prison.