Les Transports publics genevois ont présenté ce jeudi un nouveau véhicule 100% électrique. Un e-bus nouvelle génération qui entrera en service en décembre sur la ligne 5.
Un petit nouveau débarque aux TPG.
Il s’agit d'un e-bus nouvelle génération qui est arrivé cette semaine au centre de maintenance du Bachet-de-Pesay. Il sera testé ces prochains jours par les conducteurs.
Ce véhicule est une évolution du bus TOSA qui circule actuellement sur la ligne 23. D’un point de vue technologique, l'énergie de ce e-bus est mieux utilisée et conservée, les recharges sont également plus simples à effectuer.
Ce véhicule dernier cri sera mis en circulation sur la ligne 5 en décembre prochain, il y a aura des stations de recharge au terminus et une intermédiaire, contre une quinzaine de dispositifs sur la ligne 23 du TOSA.
L’espace pour les usagers, les poussettes et les personnes à mobilité réduite sera également plus grand.
Thierry Wagenknecht, directeur du domaine technique aux TPG:
"C'est l'évolution du bus qui circule déjà sur la ligne 23, le bus TOSA, qu'on a depuis six ans. Il y a aura beaucoup d'améliorations pour les clients, pour le conducteur et des améliorations technologiques. Principalement, une meilleure conservation d'énergie et une meilleure utilisation. Sur la ligne 23, nous avons environ une quinzaine de dispositifs de recharge tout au long de la ligne. Ici, sur la ligne 5, nous avons simplement des stations de recharge Terminus et une seule intermédiaire."
Et concernant cette technologie, qu'a-t-elle de nouveau?
"Vous avez deux grandes catégories de bus électriques, ceux qui se rechargent la nuit au dépôt et ceux qui se rechargent en ligne, comme la technologie Tosa, celle que nous avons sur la ligne 23 et celle de ce nouveau véhicule. En fait, on a amélioré la capacité des batteries pour le recharge tout au long de la ligne et au terminus (...) ça veut dire qu'on va le recharger pendant le temps de terminus, qui est en général de 4 à 5 minutes. Ça nous permet de tenir largement toute la journée."
Le système de recharge est aussi plus simple, Thierry Wagenknecht:
"Nous avons un dispositif qui est spécifique, qu'on appelle un ETS, c'est un bras qui est sur le toit, qui se lève au moment de l'approche de la station de recharge. Comme il se lève juste avant, en deux secondes il est connecté. Il se connecte dans un rail qui est disposé sur une potence. C'est ainsi que la connexion se fait directement, puis après on recharge pendant 4 à 5 minutes et ça nous permet largement de travailler sur les 70 à 90% de la batterie. C'est un système simple et efficace par rapport au bus électrique qu'il y a sur le marché aujourd'hui."
Faudra t-il faire des travaux?
"Au niveau de l'arrêt, il y aura peu de travaux. On a surtout des travaux pour installer à l'aéroport et à Thônex-Vallard vers la douane, qui est l'autre terminus de la ligne 5. On installe des sous-stations d'alimentation parce qu'on a une recharge à 700 kilowatts. Donc, c'est une recharge quand même importante qui nécessite un raccordement moyenne tension."
Si l’ensemble de la flotte passe au tout-électrique, n’y a-t-il pas un risque de surconsommation?
"La transformation de l'ensemble de la flotte diesel en véhicule électrique sur Genève représente une augmentation de consommation d'environ 0,9%. Ona des plans, évidemment, en cas de problème de disponibilité électrique et en cas de panne, mais ces plans, on les a depuis très longtemps puisqu'on a essentiellement aussi des tramways, des trolleys bus qui sont aussi directement impactés en cas de problème. Donc le fait d'avoir maintenant des bus électriques n'est pas un problème supplémentaire en soi."
Ce e-bus articulé de 18,75 mètres comprendra toujours 120 places. Le premier de ce type entrera en circulation en décembre prochain sur la ligne 5 (entre “Genève-Aéroport-Terminal” et “Thônex-Vallard”), ce sera la première des six lignes du réseau des TPG appelées à fonctionner entièrement de manière électrique.
Pour rappel, les TPG ont pour objectif de remplacer progressif, d’ici 2030, l’ensemble des véhicules thermiques exploités par les TPG.
Cette transition est rendue possible grâce à une subvention cantonale de 350 millions de francs ainsi qu’un crédit d’investissement de 17 millions destiné à la réalisation des infrastructures de recharge aux arrêts.