Rejoignez-nous

Genève

HUG: plus de 120 employés du DRG se disent victimes de racisme

Publié

,

le

Le directeur général des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) Robert Mardini annonce des mesures renforcées face au racisme et aux discriminations (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Plus de 120 collaborateurs et collaboratrices du Département de réadaptation et de gériatrie (DRG) des HUG à Genève se disent victimes de racisme. Après un sondage interne dévoilé mercredi, l'établissement veut renforcer le dispositif de signalement et de suivi.

Au total, 487 personnes ont répondu à la consultation menée en fin d'année dernière, soit 29% du personnel du DRG aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Un quart d'entre elles (26,5%) disent avoir subi du racisme dans le cadre professionnel. Ce taux monte à près de 45% pour les personnes racisées, contre moins de 20% chez les non racisés. L'étude va être élargie cette année à toute l'institution.

"Ces expériences sont bien réelles, elles sont douloureuses", a affirmé à la presse le directeur général Robert Mardini, exprimant les "profonds regrets" des HUG. Elles "ne seront jamais acceptables" et les résultats "nous obligent en tant qu'institution, en tant qu'employeur, en tant qu'acteur de confiance". "Nous ne tolérons aucun acte" raciste ou discriminatoire, insiste le directeur.

Dans un tiers des cas, les patients sont en cause. Les collègues sont responsables de 31% des situations et la part tombe à 20% pour les supérieurs hiérarchiques. Alors que des violences physiques sont rarement mentionnées, des préjugés, des déclarations ou des attitudes dévalorisantes sont épinglés.

Patients aussi victimes

Plus de 40% des répondants affirment en outre avoir été témoins de racisme. En revanche, ils sont deux tiers à considérer que celui-ci n'est pas systémique dans leur environnement de travail.

Parmi les principales discriminations observées chez les personnes racisées, la couleur de peau devance un peu l'origine ethnique et la nationalité. Chez les non racisés, la nationalité rassemble 61% des cas. Les HUG partent du principe que les frontaliers sont notamment très ciblés.

Un peu plus de 20% du personnel répondant dit également avoir vu des patients victimes de racisme. La prise en charge est affectée, estime l'établissement. Selon lui, les résultats de ce sondage sont cohérents avec ceux obtenus par l'Office fédéral de la statistique (OFS) au niveau national.

Mécanismes renforcés

Dès les premiers signalements, l'établissement avait annoncé l'année dernière deux dénonciations pénales. Des sanctions disciplinaires ont été prises contre deux personnes, mais les faits n'étaient pas suffisamment avérés pour justifier un licenciement, précise M. Mardini. Et des ateliers de formation ont été lancés pour 680 collaborateurs.

Une campagne institutionnelle a été menée, de même qu'un accompagnement du personnel. Les mécanismes d'alerte ont été renforcés. Les déclarations en cause peuvent faire l'objet de poursuites administratives ou pénales, ajoutent les HUG. "Il faut aller plus loin", a dit M. Mardini qui annonce le renforcement de la prévention. Des référents seront nommés cette année dans chaque département.

Une procédure judiciaire est par ailleurs en cours après un recours de l'ancienne responsable des soins du DRG. Confrontée à des menaces "inacceptables" sur son lieu de travail, de l'aveu même de l'établissement, celle-ci s'est vu proposer un poste équivalant dans un autre département, pour sa protection.

L'institution se distancie toutefois de certaines déclarations publiques ces derniers mois et a proposé une médiation. Une nouvelle responsable des soins a repris, au moins provisoirement, le travail mis en place depuis août, explique-t-elle.

Plus largement, M. Mardini affirme avoir été étonné comme directeur général que les attaques contre le personnel de santé ne se limitent pas aux zones de conflit où il oeuvrait quand il était au Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Il y a une "tendance lourde" à une augmentation des violences contre les travailleurs de santé, y compris aux HUG, déplore-t-il.

Economie

Genève: subventions énergétiques en nette hausse l'an dernier

Publié

le

Des investissements en nette hausse ont été consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments genevois (image symbolique). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le bilan des subventions énergétiques pour 2025 montre une forte hausse dans le canton de Genève pour atteindre un niveau d'investissement record. Près de 86 millions de francs ont été engagés, soit un bond de 66% par rapport à 2024.

"La majeure partie de cette enveloppe, 60 millions de francs, a été consacrée à des rénovations énergétiques globales et certifiées", indique jeudi le Canton dans un communiqué. Il précise que la Confédération a contribué à hauteur de 14 millions dans le cadre du Programme Bâtiments.

Sur ces 60 millions de francs engagés, 54,5 millions de francs concernent des projets portés par des acteurs privés, tandis que 5,5 millions sont alloués à des projets publics.

"L'action de l'Etat prouve sa pertinence pour assurer la nécessaire transition énergétique du patrimoine bâti cantonal. Elle participe également à limiter notre dépendance aux énergies fossiles dans un contexte d'approvisionnement tendu", note Delphine Bachmann, conseillère d'Etat en charge du Département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie (DEE), citée dans un communiqué.

Si le nombre total de dossiers traités diminue - l'Office cantonal de l'énergie (OCEN) a reçu 1800 demandes de subventions en 2025 -, les projets soutenus sont désormais "plus ambitieux, plus globaux et plus efficaces énergétiquement", souligne encore le Canton. Et d'affirmer: "cette évolution confirme l'entrée dans une nouvelle phase: celle des rénovations concrètes à grande échelle pour le canton".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Christina Kitsos sera la maire de Genève dès lundi

Publié

le

Christina Kitsos sera la maire de la Ville de Genève dès lundi et pendant un an. Elue en 2020 et réélue en 2025, la magistrate socialiste accède à cette fonction pour la seconde fois (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Christina Kitsos sera la maire de la Ville de Genève dès lundi et pendant un an. Elue en 2020 et réélue en 2025, la magistrate socialiste accède à cette fonction pour la seconde fois. Elle a choisi de placer son année de mairie sous le thème du "temps partagé".

En charge du département de la cohésion sociale et de la solidarité, Mme Kitsos propose de "réinterroger notre rapport à un temps" "pour redonner de la valeur au temps partagé, à la qualité des relations et à notre capacité d'agir ensemble", a indiqué mercredi la Ville de Genève. Plusieurs activités seront organisées, dont la mise sur pied de "bureaux du temps", une démarche artistique qui écoutera les difficultés des citoyens dans la gestion des rythmes du quotidien.

Mme Kitsos succèdera au Vert Alfonso Gomez. L'écologiste Marjorie de Chastonay accèdera à la vice-présidence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Plainte pénale de la Caisse genevoise de prêts sur gages pour vol

Publié

le

A Genève, des objets de valeur déposés par des clients ont été volés à la Caisse de prêts sur gages. Une enquête pénale est en cours (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des objets de valeur déposés par des clients ont été volés à la Caisse publique de prêts sur gages (CPPG). Le dommage se monterait à plus de 600'000 francs, selon la RTS. Une enquête pénale est en cours.

"La Caisse de prêts sur gages a déposé une plainte pénale pour vol", a indiqué mercredi à Keystone-ATS le Département des finances, comme l'a révélé la RTS mardi. L'autorité de surveillance de l'établissement de droit public ne confirme pas le montant du dommage et ne fait aucun autre commentaire en raison de l'enquête en cours.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé mercredi la nomination de Fabienne Bertolucci à la présidence du conseil de la CPPG. Cette spécialiste reconnue du contrôle financier et de l'accompagnement des entreprises succède à Lorella Bertani, qui a récemment démissionné "pour des raisons personnelles". Elle devra notamment accompagner la CPPG dans la modernisation de sa gouvernance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

G7: Voici le parcours imposé aux manifestants par le Conseil d'Etat genevois

Publié

le

La conseillère d'Etat genevoise Carole-Anne Kast et les autres membres du gouvernement ont dévoilé un parcours pour la manifestation du 14 juin et exclu tout village alternatif contre le Sommet du G7 au parc des Cropettes à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d'Etat genevois impose le parcours de la manifestation anti-G7 du 14 juin. La coalition No G7 a affirmé qu'elle se réunirait mardi pour décider de la réponse à lui apporter.

Ces derniers jours, la coalition avait répété que les autorités devaient lui faire des propositions, allant même jusqu'à déposer mardi un recours devant la justice genevoise pour déni de justice. Après avoir laissé le loisir aux anti-G7 de soumettre un parcours sur la rive droite, ligne rouge fixée il y a une semaine, le gouvernement l'a pris au mot mercredi.

"Nous avons pris nos responsabilités et nous avons fait ce qui était attendu de nous", a affirmé devant les médias la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet. Sa collègue en charge de la sécurité Carole-Anne Kast a présenté un tracé le long de grands axes pour accueillir les plus de 50'000 personnes attendues. S'il n'est pas approuvé, l'autorisation de manifester délivrée mercredi sera révoquée, a-t-elle insisté.

S'il est accepté par No G7, le cortège partira à 16h00 du parc Mon Repos en direction du quai du Mont-Blanc. Il remontera ensuite rejoindre les rues de la Servette et Hoffmann, puis la place des Nations, avant un retour au parc Mon Repos.

Ce parcours permet de prendre en considération "les risques identifiés", "les contraintes opérationnelles" et "la sécurisation" liée aux délégations du G7, a affirmé Mme Kast. En revanche, elle a répété qu'il était hors de question de franchir le pont du Mont-Blanc, même si la manifestation passera tout près de l'ouvrage.

 

Séance parlementaire jeudi

Selon la commandante de la police cantonale Monica Bonfanti, "un ou plusieurs" des six tonnes-pompes allemands attendus en renfort seront prépositionnés pour éviter toute violation de cette interdiction. Mardi, la coalition d'opposants au Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement prévu du 15 au 17 juin à Evian-les-Bains (F) a répété qu'un parcours autour de la rade reste le scénario souhaité.

L'attitude du Conseil d'Etat constitue une "provocation", estime l'une de ses représentantes, Françoise Nyffeler. La soixantaine d'organisations membres devra désormais se prononcer sur le tracé du gouvernement.

"La coalition se réunira mardi pour décider si elle accepte ou pas ce parcours", a expliqué la militante féministe à Keystone-ATS. Mme Kast a laissé entendre que, sans accord "au-delà de la semaine prochaine", "on va bien être obligé de considérer qu'elle refuse notre parcours". L'autorisation sera alors révoquée.

Dans l'intervalle, le Grand Conseil aura siégé jeudi soir en séance extraordinaire. Sur la table, un projet de loi du PLR prévoit de bannir toute manifestation à Genève. La clause d'urgence, si elle est votée, fera entrer immédiatement le texte en vigueur. "Nos coups par coups et nos belles négociations ne seront alors plus d'actualité", a ajouté Mme Kast. Le Conseil d'Etat appliquera la loi.

Colère des enseignants frontaliers

Le gouvernement ne laisse en revanche aucune porte ouverte pour un village alternatif en extérieur. Et le Conseil administratif de la Ville de Genève a annoncé une fermeture totale du Parc des Bastions du 12 au 18 juin.

D'autres dispositifs annoncés ces dernières semaines fâchent au-delà de la coalition No G7. La Société pédagogique genevoise a dénoncé mardi soir le "mépris" du Conseil d'Etat qui ne considère pas les enseignants frontaliers comme du personnel indispensable pendant la période du G7. En conséquence, ceux-ci ne pourront accéder au système de mobilité facilitée du 11 au 18 juin.

"Il faut que les enseignants s'organisent" pour garantir les cours, face aux retards à attendre aux frontières, leur a répondu Thierry Apothéloz, qui passera lundi la présidence du gouvernement à Anne Hiltpold.

Avec Keystone-ATS

Continuer la lecture

Genève

Un expert de l'ONU dénonce la Suisse pour les renvois au Burundi

Publié

le

Des ONG alertent depuis des années les autorités suisses sur les menaces pour les personnes renvoyées au Burundi (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse fait preuve de "lacunes" à l'égard de ses obligations internationales en renvoyant les requérants d'asile burundais dans leur pays, selon un expert indépendant de l'ONU. Comme une coalition de près de 40 ONG, il demande la suspension de ces pratiques.

L'analyse du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) de la situation au Burundi est "insuffisante", a affirmé mercredi à la presse le rapporteur spécial sur le Burundi, Gaëtan Zongo, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, mais est mandaté par le Conseil des droits de l'homme. Selon lui, la Suisse peut certes avoir honoré les procédures mais elle peut violer le principe de non-refoulement si son évaluation est "inexacte". Et d'ajouter qu'il ne suffit pas de garantir des procès équitables.

En quatre ans, environ 700 décisions négatives ont été rendues. Depuis 2024, 17 renvois forcés ont été menés par le SEM, dont 11 en avril dernier. Quatre cantons, dont Vaud en Suisse romande, étaient chargés de l'exécution de cette décision.

Or, certaines des personnes refoulées ont été arrêtées, détenues et contraintes de payer pour leur libération, a dit l'avocate genevoise Emma Liden, qui défend un collectif de Burundais exilés et qui a alerté M. Zongo. Dans un cas au moins, des violences sexuelles ont été observées. Et il semblerait que les autorités étaient au courant du contenu de certains dossiers d'asile suisse, selon l'avocate.

Le fait d'avoir demandé l'asile est considéré "comme un acte déloyal contre le régime", explique le rapporteur spécial de l'ONU. Il va probablement mentionner cette situation suisse devant le Conseil des droits de l'homme lors de la prochaine session qui débute mi-juin à Genève.

Rare pays européen à renvoyer

Mais il souhaite rester "discret" sur son dialogue avec les autorités suisses. Une dizaine de cas ont aussi été portés devant d'autres entités onusiennes.

Jusqu'en 2021, la Commission d'enquête internationale indépendante sur le Burundi avait dénoncé des actes équivalant à des crimes contre l'humanité dans ce pays. Ces dernières années, M. Zongo, qui a pris la suite de ces enquêteurs internationaux, a ciblé la poursuite d'abus, notamment d'arrestations et de détentions arbitraires ou de la torture.

La Suisse est l'un des rares pays européens à recourir à des renvois forcés, explique la coalition d'ONG. Elle n'a pas écouté les alertes, dit-elle encore.

Dans un document récent, le SEM a estimé la situation problématique mais ajoute que les renvois "restent possibles". Mme Liden dénonce le fait qu'il s'appuie sur des arrêts du Tribunal administratif fédéral (TAF) rendus sur une jurisprudence qui ne reflète plus la situation dans le pays. Les violations présumées doivent être documentées, a rétorqué mercredi à la presse un responsable de l'asile en Belgique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

EconomieIl y a 3 minutes

Genève: subventions énergétiques en nette hausse l'an dernier

Le bilan des subventions énergétiques pour 2025 montre une forte hausse dans le canton de Genève pour atteindre un niveau...

SuisseIl y a 34 minutes

Le zoo de Bâle accueille à nouveau un groupe d'éléphants

Le zoo de Bâle accueille à nouveau un groupe d'éléphants, après le transfert en mars...

SuisseIl y a 45 minutes

Agression à la hache à Valangin: psychiatres rejugés

Les avocates des plaignants ont déclaré devant la Cour pénale neuchâteloise que les trois psychiatres...

SuisseIl y a 1 heure

Le financement de Swissmedic revu à la hausse

L'Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic recevra 2,7 millions de francs de plus pour 2027....

SuisseIl y a 2 heures

Le Conseil d'Etat fribourgeois présente son budget 2026 "bis"

L’Etat de Fribourg affiche un budget 2026 bis avec un excédent de 0,3 million de...

InternationalIl y a 2 heures

Carolina à deux doigts de la finale de la Coupe Stanley

Les Carolina Hurricanes ne sont plus qu'à un succès de rejoindre Las Vegas en finale...

EconomieIl y a 3 heures

Salt étoffe recettes et abonnés au 1er trimestre

L'opérateur Salt est parvenu à améliorer recettes et rentabilité en début d'année, profitant d'un gain...

EconomieIl y a 3 heures

Adecco anticipe une stagnation des salaires en Suisse cette année

En moyenne, les salaires en Suisse devraient croître au niveau de l'inflation en 2026, soit...

EconomieIl y a 3 heures

Recul du bénéfice semestriel d'Axpo, forte volatilité des prix

L'énergéticien Axpo revendique une bonne performance au terme du premier semestre de son exercice décalé...

EconomieIl y a 3 heures

La demande en produits équitables résiste aux turbulences

La demande en produits équitables a progressé en 2025 en Suisse, malgré les turbulences observées...