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Genève

Les HUG "sur de bons rails", selon Bertrand Levrat

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Bertrand Levrat a quitté la direction des HUG à fin avril (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) sont sur de bons rails. "Ils sont au sommet sur leurs trois missions essentielles: soins, enseignement et recherche", affirme leur ex- directeur général Bertrand Levrat, qui a terminé son mandat fin avril.

"Durant ces onze ans, je n’ai cessé de me demander si j’enverrais les membres de ma famille dans n’importe quel service. En cas de doute, j’intervenais", relève Bertrand Levrat dans une interview de bilan publiée jeudi par le quotidien Le Temps. "Je rends les clés d’un hôpital d’excellence avec des professionnels très engagés", poursuit-il.

L'ancien directeur a le sentiment de laisser un hôpital en meilleur état au moment de partir qu’à son arrivée. "Notamment parce que j’ai donné le goût et l’envie d’entreprendre durant mon mandat. J’ai introduit une culture de l’entrepreneuriat dans l’hôpital: chacun peut réaliser des projets s’il a une bonne idée", raconte-t-il.

Engagement extraordinaire

La crise du Covid a évidemment marqué son ère. "Personne, de l’extérieur, ne peut comprendre ce qu’on a vécu, les décisions qu’il a fallu prendre. A un moment, il ne restait que trois jours d’anesthésiants pour toute la Suisse romande", illustre-t-il.

"Tout le monde s’est engagé de manière extraordinaire: les médecins et les soignants, mais aussi les nettoyeurs, les transporteurs et les cuisiniers. Et cela dans la durée. Il y a eu sept vagues et on a accueilli près de 12'000 patients covid. Comme en Italie, on a été au bord de la rupture. Une telle expérience marque autant qu’elle soude", souligne-t-il.

Et de relever que le "soutien des autorités politiques a été très fort. Nous avons subi des déficits importants, parce qu’on a dû entièrement se mobiliser pour les patients covid au détriment d’autres activités, chirurgicales notamment. C’est ce qui explique l’écart avec le budget. L’Etat a compensé nos pertes, à hauteur de plusieurs centaines de millions de francs".

Des erreurs

Parmi les autres événements marquants, Bertrand Levrat cite la mort d'Adeline, qui l’a profondément marqué et affecté. "J’étais à la tête des HUG depuis trois mois lorsqu’elle a été assassinée (...).. Je n’ai pas le sentiment d’avoir fait des erreurs, mais je me suis impliqué personnellement. J’ai beaucoup réfléchi à la situation, à ce qu’on aurait pu faire mieux ou différemment".

Dans un contexte moins dramatique, Bertrand Levrat avoue s'être "planté" en voulant changer les badges. "Une autre fois, j’ai aussi été la risée de tous les employés: les salaires des quelque 13'000 collaborateurs ont été versés deux fois. On parle de 120 millions de francs! (...). Nous avons récupéré tout l’argent. Je n’y étais pour rien, mais, en tant que directeur, j’étais responsable de tout".

Transition assurée

Quant à la transition avec son successeur Robert Mardini qui entrera en fonction en septembre, elle est assurée par l’ensemble de la direction qui est "solide", certifie-t-il. "De plus, le directeur médical, Arnaud Perrier, reste précisément pour cela jusqu’à la fin de l’année (...) avant de partir à la retraite. Pour ma part, la décision n’a pas été prise sur un coup de tête. Après plus de dix ans passés dans l’institution, j’avais envie de mener d’autres projets".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Manifestation de la fonction publique à Genève: Et la suite?

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Le personnel de la fonction publique genevoise manifeste le 18 aout (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

La fonction publique genevoise est à nouveau descendue dans la rue mardi soir. Près de 1200 personnes ont participé à cette seconde manifestation en deux jours contre les coupes budgétaires attendues. Elles étaient un miller lundi soir. Quel avenir pour les revendications? Laurie Selli fait le point.

Laurie SelliJournaliste

Cette manifestation marque la fin du mouvement de grève lancé le 10 août par le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné pour la rentrée. Objectif: relancer la mobilisation en vue du 17 septembre, quand le Conseil d'Etat présentera son projet de budget 2027 et son plan financier quadriennal 2027-2030.

Le service minimum imposé a rendu la grève difficile, a dénoncé Quentin Stauffer, du Syndicat des services publics (SSP). Dans l'enseignement, le taux de gréviste a atteint mardi 3,3%, contre 1,2% lundi, selon les estimations du Département de l'instruction publique transmises à Keystone-ATS. Tous niveaux confondus, 371 personnes se seraient mobilisées mardi.

"A la hauteur des besoins"

Si le gouvernement a abandonné 17 mesures d'économies figurant dans le rapport Zuin, 60 autres mesures restent sur la table, dénoncent les syndicats. "Il faut se préparer à une mobilisation dure cet automne", a déclaré Vincent Bircher, président du SSP, qui estime que "le budget doit être à la hauteur des besoins", pas l'inverse.

Parmi les mesures d'économies figurent une baisse des subsides d'assurance-maladie, une réduction du budget alloué à l'aide sociale ou encore des subsides versés aux Hôpitaux universitaires de Genève et à l'Institution de maintien à domicile. Les manifestants exigent le retrait du plan d'économies annoncé et la fin des attaques contre les plus précaires, mais aussi l'application des mécanismes salariaux pour 2026.

"Saccage du service public"

Alors que le Grand Conseil avait rejeté deux projets de budget pour 2026, le Cartel rappelle que tant le gouvernement que le Parlement bloquent les annuités, refusent de réévaluer les salaires de certaines fonctions dans la santé et le social et ont supprimé le dernier salaire doublé au départ à la retraite. Des décisions qui péjorent les conditions de vie de tous les travailleurs, selon les syndicats.

"Le Conseil d'Etat prépare le saccage du service public. Nous ne nous battons pas que pour nos conditions de travail, mais aussi pour les prestations à la population", a souligné Francesca Marchesini, présidente de la Société pédagogique genevoise.

Avec Keystone-ATS

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Economie

Une fondation liée aux investissements durables s'établit à Genève

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Image pretexte (KEYSTONE/Gaetan Bally)

La Genève internationale va accueillir dès l'année prochaine le siège d'une entité qui établit un cadre pour des investissements financiers adaptés face au changement climatique. Le Comité pour des standards internationaux de durabilité (ISSB) ouvrira son cinquième bureau important dans le monde avec cette arrivée, a annoncé mardi la fondation IFRS qui le pilote.

Lancée en 2021, cette entité permet d'aider les investisseurs à obtenir des indications environnementales sur les entreprises. De leur côté, les sociétés peuvent mieux relayer leur rôle en termes de développement durable.

Cette approche répondait à une demande des acteurs financiers, alors que les investisseurs considèrent de plus en plus l'empreinte environnementale dans leurs choix. L'ISSB lance des standards qui doivent oeuvrer comme un cadre mondial.

Les entreprises qui appliquent ceux-ci s'engagent à améliorer leur durabilité. Elles doivent relayer les dangers et les possibilités de leurs activités sur cette question et sur celle du changement climatique.

L'ISSB est soutenu par le G7 et le G20 et il est déjà utilisé dans des dizaines de juridictions. D'ici 2027, des entreprises de 18 pays dévoileront des rapports sur leur conformité aux standards.

Le Comité est financé par des accords jusqu'en 2031, avant qu'une solution plus durable ne soit trouvée. Dans deux ans, il ne devrait pas dépasser 10 membres.

Aussi bien le Département genevois des finances (DF) que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ont salué une arrivée qui montre, selon eux, l'attractivité de la Genève internationale, notamment sur la finance durable. Les coupes américaines et d'autres pays ont biffé des milliers d'emplois en un an et demi. Mais, dans la même période, 51 nouvelles ONG se sont établies et quelques Etats supplémentaires ont eux ouvert une représentation à Genève.

Avec Keystone-ATS

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Genève

Hausse de 7,7% des nouvelles enquêtes de l'IGS en 2025

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A Genève, l'Inspection générale des services a ouvert 154 enquêtes en 2025, soit une hausse de 7,7%. Cinq d'entre elles ont trait à la manifestation de soutien à la flottille pour Gaza du 2 octobre (archives). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

A Genève, l'Inspection générale des services (IGS), chargée des enquêtes pénales visant les collaborateurs des polices et de l'Office cantonal de la détention, a ouvert 154 enquêtes en 2025, soit une hausse de 7,7%. Cinq d'entre elles ont trait à la manifestation de soutien à la flottille pour Gaza du 2 octobre.

Ces cinq enquêtes ont été ouvertes pour des allégations d'usage abusif de la force ou d'un moyen de contrainte, un motif qui a concerné 61 enquêtes en 2025, contre 52 en 2024, a indiqué mardi l'IGS. Selon ce service indépendant et unique en Suisse, ce motif constitue depuis des années la majeure partie des affaires traitées.

Dans le détail, 47 de ces 61 enquêtes concernent la police genevoise, trois les polices municipales et onze l'Office cantonal de la détention. A titre de comparaison, la police cantonale a fait usage de la force ou d'un moyen de contrainte à 1277 reprises en 2025. Dans la majorité des cas concernant la police cantonale, l'IGS a été saisie par le Ministère public, puis la hiérarchie policière et enfin des justiciables.

29 condamnations

Dans son rapport d'activité, rendu public pour la seconde année de suite, l'IGS observe une hausse de 42% des contrôles préliminaires visant à déterminer la plausibilité de commission d'une infraction et pouvant mener à l'ouverture d'une enquête. Ces contrôles se chiffraient à 250 l'an dernier, contre 176 en 2024. Comme les autres années, les cas liés à la loi fédérale sur la circulation routière représentent la plus grande part de ces contrôles.

Si l'issue judiciaire des enquêtes ouvertes par l'IGS en 2025 n'est pas encore connue, le service indique que 229 des 276 enquêtes menées en 2022 et 2023 ont connu un épilogue judiciaire, tandis que 47 procédures sont encore en cours d'instruction au Ministère public. Dans la grande majorité des cas, le Parquet n'est pas entré en matière (72%) ou a classé la procédure (15%).

Des ordonnances pénales ont été rendues dans 11% des cas, et 2% des procédures se sont soldées par une condamnation devant les tribunaux. Sur ces 29 procédures ayant abouti à une condamnation, treize concernent des infractions commises dans un cadre privé par des policiers ou des agents de détention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

IMAD: près de 7600 appels pendant la quatrième canicule à Genève

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L'institution genevoise de maintien a domicile (IMAD) a suivi des milliers de personnes pendant la canicule à Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) a passé près de 7600 appels téléphoniques pendant les six jours de la quatrième canicule la semaine dernière. Au total, 41 visites supplémentaires ont été menées, a affirmé mardi cette entité.

Contrairement à plusieurs périodes caniculaires précédentes, aucune hospitalisation liée à ces températures n'a été requise la semaine dernière. En juin, au moment de la plus longue vague de chaleur, la situation avait abouti à près de 23'000 appels téléphoniques, 286 visites additionnelles et dix prises en charge dans des centres de santé.

Plus de 2500 personnes sont l'objet d'un suivi renforcé par l'IMAD, en collaboration avec l'Office cantonal de la santé (OCS), le médecin cantonal ou encore les communes. Un volet préventif est déployé de mi-mai à mi-septembre.

En cas de doute lors d'un appel, les collaborateurs de l'IMAD se rendent au domicile de la personne sans délai. L'institution oeuvre notamment en soutien des communes, explique-t-elle encore.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Des dissidents de LJS lancent le parti Horizon Genève

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Le député indépendant et membre du Conseil municipal de Vernier Djawed Sangdel fait partie des dissidents de Libertés et justice sociale (LJS) derrière le nouveau parti Horizon Genève (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Des dissidents du Mouvement Libertés et justice sociale (LJS) du conseiller d'Etat Pierre Maudet ont lancé le parti Horizon Genève. Ils souhaitent porter au niveau du canton les préoccupations des citoyens dans les communes.

Derrière ce nouveau mouvement figure notamment l'élu de Vernier (GE) Djawed Sangdel qui avait été exclu il y a quelques mois du groupe LJS au Grand Conseil. En cause alors, son élection au Conseil municipal sous une autre bannière, alors que son parti avait renoncé à présenter une liste en novembre dernier après l'affaire des fraudes qui avait provoqué l'annulation d'un précédent scrutin.

Depuis, M. Sangdel a siégé en indépendant au législatif cantonal mais il pourra s'appuyer désormais sur Horizon Genève. Ce parti "ne demande pas à ses membres d'où ils viennent politiquement. Il leur demande ce qu'ils veulent apporter à Genève", dit-il dans l'annonce mardi du nouveau mouvement qui se revendique au-delà des clivages partisans.

Egalement présent sur la liste non souhaitée par LJS à Vernier et désormais chef de groupe au Conseil municipal, Nicolas Aubert présidera le nouveau parti. Parmi les autres fondateurs figure aussi l'ancien conseiller d'Etat Luc Barthassat.

Horizon Genève veut notamment oeuvrer sur des thématiques comme le logement, la mobilité, l'économie, l'éducation ou encore la santé. Et le parti d'insister sur l'importance de considérer les initiatives politiques non en fonction leur obédience mais de leur utilité.

Cette approche a fait ses preuves dans les communes, selon lui. Horizon Genève veut constituer progressivement des équipes locales. Quatre sections sont déjà actives à Genève, Vernier, Meyrin et Satigny.

Horizon Genève rassemble également des citoyens, des entrepreneurs, des responsables d'associations et des experts dans un laboratoire Genève 2050 pour anticiper les défis cantonaux dans les prochaines décennies.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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