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Genève

Les HUG ouvrent une consultation spécialisée pour le chemsex

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A Genève, les HUG proposent une nouvelle consultation spécialisée, dédiée au chemsex (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) ont lancé une nouvelle consultation consacrée au chemsex, qui désigne l'usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel. Elle répond à la nécessité d’une approche multidisciplinaire et non jugeante.

Située au Service des maladies infectieuses, la consultation s’adresse à toute personne qui questionne sa consommation de substances lors de rapports sexuels, ainsi qu’à ses proches. L’équipe spécialisée propose une prise en charge personnalisée et multidisciplinaire, remboursée par l’assurance maladie LAMAL, ont communiqué les HUG jeudi.

"Le chemsex constitue un enjeu de santé publique clairement identifié, pour l'instant peu dépisté ou pris en soins", décrit le Dr Matteo Reymond, médecin responsable de la consultation. Cette dernière complète l'offre d'accompagnement déjà proposée par le centre de santé communautaire Checkpoint Genève depuis 2019, permettant la construction d'un réseau de soins multidisciplinaire.

Méconnu mais répandu

Le chemsex désigne l'usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel, visant à faciliter, prolonger ou intensifier les rapports. Il implique parfois des partenaires sexuels multiples, souvent contactés par le biais d'applications de rencontre. Selon la littérature, le chemsex est décrit presque exclusivement chez des hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes.

Environ 15% des hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes pratiquent le chemsex, avec un âge médian d'environ 35 ans, indépendamment des ressources sociales et économiques. Par extrapolation, 1500 à 4000 personnes pourraient être concernées dans le canton de Genève.

La plupart le vivent de manière non problématique. Toutefois, 25% des usagers rapportent un impact négatif sur leur vie et le besoin d'un accompagnement. En Europe, les principales substances utilisées sont le GBL/GHB, la méthamphétamine (Crystal meth, Tina) et les cathinones. De 6 à 10% des personnes ayant cette pratique consomment des substances par injection intraveineuse.

Risques importants

Cette pratique comporte des risques importants : surdosages de substances, addiction aux substances mais également au sexe et usage problématique des applications de rencontre, infections transmissibles sexuellement ou par le contact avec le sang (VIH, syphilis, gonorrhée, chlamydia, hépatites virales).

D'autres complications peuvent survenir, liées à l'injection ou à d'autres modes de consommation, ou encore impacter la sexualité avec une diminution de la libido à l'état sobre et une perte d'appétence pour la sexualité sans substances. Il existe également un risque de violences sexuelles, car l'obtention d'un consentement clair au rapport sexuel est rendue plus difficile par la consommation de substances psychoactives.

Briser le silence

"Les personnes qui pratiquent le chemsex ne sont pas identifiées comme telles lors d'un passage à l'hôpital", souligne le Dr Matteo Reymond. "Elles ne vont pas parler spontanément de substances ou de leurs pratiques sexuelles, par peur d'être jugées ou incomprises, le plus souvent à raison. Lorsque le sujet n'est pas identifié, aucun accompagnement n'est proposé."

Le premier rendez-vous permet de discuter de la situation et de définir les besoins de la personne avant de proposer un accompagnement individualisé. L'équipe de la consultation pourra également venir en aide aux équipes de soins pour les personnes hospitalisées ou de passage aux urgences à la suite de complications dues à la pratique du chemsex.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Hommage pour l'homme abattu aux Pâquis par un policier en mai 2025

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Des collectifs et des proches de l'homme tué aux Pâquis lors d'une intervention policière ont organisé un rassemblement pour exiger vérité et justice. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

A Genève, une centaine de personnes se sont rassemblées samedi après-midi aux Pâquis pour rendre hommage à l'homme qui avait été abattu lors d'une intervention policière en mai 2025. Des collectifs et des proches ont demandé "justice et vérité" alors que la procédure sur cette intervention est sur le point d'être clôturée par le Ministère public.

Djohar avait 29 ans, était tchétchène, habitait en Ile-de-France et son permis n'avait pas été renouvelé, sans raison, a indiqué au micro un représentant du nouveau Collectif contre les crimes d'Etat. Le 13 mai 2025, cet homme "doux et non violent" était venu à Genève en train et s'était retrouvé aux Pâquis où il a été tué par un policier.

Aux côtés de la famille et des proches de cet homme, une personne d'Outrage Collectif a dénoncé le récit de la police "qui justifie la mise à mort". Elle a demandé vérité et justice pour Djohar, mais aussi pour toutes les autres victimes des violences policières.

Le cortège a ensuite défilé dans les Pâquis pour rejoindre l'angle de la rue Rotschild et de la rue des Buis où a eu lieu l'intervention policière. Les proches ont déposé des fleurs et ont observé une minute de silence. Le rassemblement s'est dispersé sans incident.

Selon les informations données par le Minsière public en mai 2025, l'homme qui avait été visé se tenait debout sur un véhicule de la police municipale et brandissait un couteau. Il a ensuite sauté à terre et s'est mis à courir, entraînant l'intervention des policiers. Un policier avait fait usage de son arme à feu à quatre reprises. L'homme était décédé sur les lieux du drame.

Une enquête menée par l'inspection générale des services sous la conduite du procureur général Olivier Jornot a été lancée, comme le prévoit la procédure. Les collectifs et les proches de Djohar ont critiqué une enquête lacunaire et ont reproché aux autorités de se murer dans le silence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis à Genève

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Iraniens et Américains négocieront la semaine prochaine à Genève (photo prétexte). (© KEYSTONE/EPA AAP/LUKAS COCH)

Le sultanat d'Oman accueillera la semaine prochaine à Genève des discussions entre les Etats-Unis et l'Iran. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé à Keystone-ATS une information de l'agence de presse Reuters.

"Le DFAE est en contact avec les parties et a réitéré sa disponibilité pour soutenir toute initiative diplomatique visant à promouvoir la désescalade", indique le chef de la communication du DFAE Nicolas Bideau, contacté par Keystone-ATS.

Il ajoute que "la Suisse salue et soutient ces pourparlers."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Université de Genève: une leçon d'ouverture explore les rêves

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Donnée par les professeurs à la Faculté de médecine Sophie Schwartz et Lampros Perogamvros, la leçon d'ouverture du semestre de printemps de l'Université de Genève portera sur les rêves (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Mardi, la leçon d'ouverture du semestre de printemps de l'Université de Genève portera sur les rêves. Elle sera donnée par deux professeurs à la Faculté de médecine: Sophie Schwartz, du département des neurosciences fondamentales, et Lampros Perogamvros, du département de psychiatrie.

Sur la base des observations issues de la recherche neuroscientifique et de la clinique psychiatrique, les deux spécialistes proposeront une exploration des rêves, de leur rôle possible dans notre équilibre affectif et de la capacité du cerveau en sommeil à imaginer de nouveaux futurs. Cette conférence interrogera aussi la place des symboles et de l'interprétation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le Grand Conseil genevois fixe le 50 km/h sur les grands axes

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Les députés genevois ont inscrits dans la loi une limitation de vitesse de 50 km/h sur les axes structurants (images d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, la vitesse autorisée sur les axes structurants sera de 50 km/h, sous réserve des dispositions du droit fédéral. La majorité de droite du Grand Conseil a inscrit ce principe dans la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE).

La modification a été acceptée par 65 voix contre 33 (la gauche). C'était la troisième fois que ce projet de loi venait en plénière après des allers-retours en commission. Pour le PLR Murat Julian Alder, "il faut pouvoir rouler sur ces axes routiers structurants". Il en va du libre choix du moyen de transport, a insisté le PLR.

Cette modification législative vise aussi, selon le PLR, à éviter, dans le futur, des décisions unilatérales. Le parti n'a toujours pas digéré les 30 km/h imposés lors de la dernière législature. Un compromis avait finalement été trouvé en 2023. La justice avait ensuite retoqué le canton sur la généralisation du 30 km/h sur les routes.

Selon le Centre, rouler à 50 km/h sur les axes structurants est indispensable pour les entreprises. Et d'insister sur des mesures alternatives pour lutter contre le bruit, dont la pose de revêtement phonoabsorbant.

A gauche, le socialiste Matthieu Jotterand a fustigé un 50 km/h "polluant, bruyant et dangereux". Un quart de la population genevoise, soit 120'000 personnes, souffre du bruit, a-t-il souligné. Le député vert Cédric Jeanneret a rappelé que les zones limitées à 30 km/h améliorent la fluidité du trafic.

"Pas d'effet magique"

Selon le conseiller d'Etat Pierre Maudet en charge de la santé et des mobilités, ce projet de loi n'aura pas d'effet magique sur la fluidité du trafic à Genève. Il permet de donner un cadre plus rigide et d'éviter que son successeur ne change la pratique, mais il n'aura que peu d'effet, affirme-t-il. Il continuera à chercher des solutions pour réduire le bruit routier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une potentielle interdiction du burkini suspendue à Genève

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L'interdiction du burkini dans les piscines publiques a été débattue au Grand Conseil genevois. Le vote final n'a pas eu lieu (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/ROLF HAID)

A Genève, la majorité de droite du Grand Conseil était en passe vendredi de voter un projet de loi visant à réglementer les tenues de bain dans les piscines, excluant de facto le port du burkini. Jugeant ce texte illégal, le Conseil d'Etat a coupé court en ne demandant pas l'ultime débat.

Le sujet reviendra donc lors d'une prochaine séance du Grand Conseil, l'exécutif étant tenu de présenter des alternatives conformes au droit. La conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, cheffe du Département des institutions, a fustigé un projet "en dehors de toute proportionnalité et une violation crasse des droits et des libertés des femmes".

Initialement, le Grand Conseil débattait d'un projet de loi issu de l'UDC qui visait à pénaliser le port burkini dans les piscines. "Un projet de loi sexiste et xénophobe", selon la Verte Dilara Bayrak. En déplorant un débat indigne pour le canton, elle a exhorté de laisser les femmes à s'habiller comme elles l'entendent.

Loi sur les piscines

En face, Yves Nidegger, député UDC, a relevé que "l'on vit dans une civilisation où il n'est pas nécessaire de bâcher les femmes pour qu'elles ne soient pas agressées". Le ton du débat, qui n'en est pas à son premier round au parlement genevois, était donné. Mais rapidement, il a glissé vers un terrain plus technique.

Une majorité (UDC, PLR, Le Centre et la quasi totalité du MCG) s'est dégagée pour soutenir un amendement du Centre. Ce texte, défendu par la députée Alia Chaker Mangeat, transformait le texte initial en un nouveau projet de loi sur les piscines et les bains publics, écartant l'écueil de l'interdiction du burkini au niveau pénal. La voie pénale était jugée excessive par la majorité.

Bras nus

L'amendement prévoit que "les seules tenues autorisées dans les bassins sont les maillots de bain une ou deux pièces dont la longueur maximale arrive au-dessus des genoux et laissant les bras nus". De facto, les burkinis sont exclus. "Les espaces publics doivent être des lieux d'émancipation, pas des lieux de pression", a insisté Mme Chaker Mangeat, qui s'inquiète du retour du conservatisme.

Au moment de demander le troisième débat qui permet un vote final, la conseiller d'Etat Carole-Anne Kast a botté en touche. Et de citer une liste de problèmes complexes qui rendent cette loi inapplicable, dont l'autonomie des communes ou les coûts liés à la surveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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