Rejoignez-nous

Genève

Les Bains des Pâquis ont 150 ans!

Publié

,

le

Une photo d'archives des Bains des Pâquis, datant de 1911. (KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/Str)

Et vous, connaissez-vous l’histoire des Bains des Pâquis ? Elle commence en 1872, il y a 150 ans.

Direction la rive droite du Lac Léman. La jetée des Pâquis est dévastée, lors d’une tempête en 1867. De cette période, il ne reste peu de souvenirs et pas de photo. Mais les premiers bains, faits de bois, légèrement construits, voient le jour en 1872.

D’abord privés, en 1890, ils deviennent des bains municipaux. Les Bains des Pâquis, c’est d’abord la propriété de l’Etat, propriétaire lui-même du lac, avant que l’Etat ne cède la rade à la Ville.

Construits, reconstruits, mais aussi contestés parce que les femmes n’avaient qu’un seul jour pour s’y baigner par semaine... l’endroit se modernise dans les années 1930.

Armand s’amuse à être l’historien des Bains des Pâquis. Il est également coopérateur dans le journal des Bains, journal de l’Association des usagers de Bains des Pâquis (AUBP).

Armandcoopérateur dans le journal des Bains des Pâquis

Les Bains des Pâquis n'ont jamais été l'œuvre d'un concours d'architecte et la volonté est assumée.

Jusqu'en 1987, les Bains sont restés presque tels quel, mise à part quelques travaux d'entretien. La rumeur circule que la Ville de Genève veut démolir les bains : un avis de reconstruction en 1987 est publié dans les feuilles des Avis Officiels.

Mais en 1987, l'Association des Usagers des Bains des Pâquis lancent un référendum contre la démolition des bains, c’est un succès populaire.

C’est dorénavant l’Association qui s’occupent de la rénovation et de la gestion des bains, les travaux de rénovation débuteront en 1992 et s’achèveront en mai 1995.

Une plage mais pas qu’une plage

Aujourd'hui, tout le monde tombe d'accord pour, volontiers définir les Bains des Pâquis comme une institution genevoise. Les Bains deviennent emblématiques: on y marche, on s’y baigne, on contemple.

Aujourd'hui encore, les Bains des Pâquis sont un lieu authentique. Plongeoirs, saunas, hammam, un bain turc, des massages. Un lieu si cher aux Genevoises et Genevois qui viennent se rafraîchir, bronzer, jouer, chanter, manger, nager, écouter de la musique, assister à des concerts, participer à des spectacles.

La population genevoise est très attachée à ce morceau de rade unique. Ils y font leur lieu estival préféré. Et ce n'est pas Philippe Constantin, le coordinateur des Bains qui dit le contraire.

Philippe Constantin,coordinateur des Bains des Pâquis

Les Bains ne soufflera pas ses 150 bougies

Néanmoins, aucune festivité n'est organisée cette année à l'occasion des 150 ans des Bains des Pâquis. Les raisons: un manque de budget lié à la pandémie, un agenda culturel très serré mais aussi l'idée que les Bains des Pâquis peuvent être (presque) fêtés toutes les années.

Philippe Constantincoordinateur des Bains des Pâquis

Pas d'évènement en 2022 pour manquer cet anniversaire des Bains des Pâquis mais le lieu promet de continuer d'être festif et fédérateur.

 

Armand et Philippe, très investis dans l'Association des usagers des Bains des Pâquis.

Et pour les 150 ans à avenir ?

Philippe Constantincoordinateur des Bains des Pâquis

À noter que les Aubes, aux Bains des Pâquis jouent les prolongations. Au lever du jour, le festival propose aux Genevoises et Genevois de découvrir des artistes. Fort de leur succès au mois de juillet avec 26'000 participants, les Aubes offrent un rappel à son public. Toute la programmation est à retrouver sur leur site internet.

 

Reportage aux Bains des Pâquis

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Genève

Genève sévit contre le travail au noir sur les chantiers

Publié

le

(©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le canton veut de nouvelles mesures pour lutter contre le travail au noir sur les chantiers genevois. Le gouvernement soumet au Grand Conseil une modification de la loi sur l'inspection et les relations de travail qui permet la mise à l'arrêt des travaux des entreprises en infraction grave.

Genève serre la vis contre le travail au noir sur les chantiers. Le Conseil d'Etat a adopté une modification de la loi sur l'inspection et les relations du travail. Elle vise à renforcer la surveillance, à lutter contre les abus et à agir vite avec des sanctions dissuasives. Fruit d'un consensus avec les partenaires sociaux et patronaux, elle vise à suspendre plusieurs jours les chantiers, publics ou privés, des entreprises en cas d'infraction grave. Pour Fabienne Fischer, conseillère d'Etat en charge de l'économie, il était temps de siffler la fin de la récrée.

Fabienne FischerConseillère d'Etat en charge du développement économique

Le projet de loi a été élaboré avec les partenaires sociaux et en consultant les milieux professionnels. Ces derniers se réjouissent. Ils sont très impactés par le travail au noir comme le rappelle Nicolas Rufener, Secrétaire général de la Fédération genevoise des métiers du bâtiment.

Nicolas Rufener Secrétaire général de la Fédération genevoise des métiers du bâtiment

Cette modification de la loi a été déposée au Grand Conseil qui devrait se pencher dessus prochainement.

Infractions graves

Les chantiers seront donc suspendus lorsqu'une infraction grave sera constatée. Thierry Horner, secrétaire syndical au SIT, détaille les cas concernés.

Thierry HornerSecrétaire syndical au SIT

L'entreprise contrevenante aura trois jours pour se mettre en conformité et ne pourra reprendre les travaux que si elle est en règle. L'Office cantonal de l'inspection et des relations de travail (OCIRT) pourra prolonger la suspension. La police pourra intervenir si l'entreprise refuse d'arrêter les travaux.

"Pour le département, la lutte contre le travail au noir est une priorité. La construction est un secteur-clé", a relevé Mme Fischer, qui indique que cette base légale est une première en Suisse.

MH avec Keystone-ATS

Continuer la lecture

Genève

"Un diagnostic de VIH est encore vécu avec beaucoup d'angoisse"

Publié

le

PATRICK SEEGER

L’association PVA Genève souffle ses 30 bougies à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA. 

Elle sert de maison d’accueil pour les personnes vivant avec le VIH/Sida depuis 30 ans maintenant. L’association PVA Genève profite de la Journée mondiale de lutte contre le sida, qui se tient ce jeudi 1er décembre, pour célébrer son anniversaire. 30 ans de lutte face à une maladie qui a évolué mais pour laquelle la peur et l'angoisse restent d'actualité. Rocco Senatore, directeur de l’association PVA Genève.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

La mission première de PVA Genève: offrir aux personnes vivant avec le VIH/SIDA, séropositifs et proches un lieu d'accueil et aussi de bien-être.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

Pour célébrer cet anniversaire l'association a prévu un programme riche pour ce 1er décembre: une table ronde, notamment, avec pour thème « Pourquoi doit-on encore parler du VIH/Sida en 2022 », une Cérémonie Interreligieuse à la Cathédrale St-Pierre,  une marche commémorative à la lumière des bougies sans oublier une exposition photo inédite.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

On l'a appris il y a quelques semaines, les infections au virus de l'immunodéficience humaine poursuivent leur recul en Suisse. L'Office fédéral de la santé publique a recensé 318 cas en 2021, une baisse conséquente depuis le début des années 2000. Des chiffres à prendre avec des pincettes, toutefois, pour Rocco Senatore.

Rocco SenatoreDirecteur de l'association PVA Genève

 

 

Continuer la lecture

Genève

La Ville de Genève veut planter 600 arbres un peu partout

Publié

le

Entre novembre et mars de l’année prochaine, la Ville de Genève aura planté 600 arbres pour remplacer les 197 abattus.

La Ville de Genève va planter 600 arbres d’ici le mois de mars, soit le triple de ceux qui ont dû être abattus cette année pour des raisons de santé ou de sécurité. Le Service des espaces verts va choisir des variétés d’arbres qui résistent mieux aux variations du climat. Le Conseiller administratif chargé de l’environnement, Alfonso Gomez.

Alfonso GomezConseillère administratif chargé de l'environnement

Ces deux dernières années, la Ville a planté plus de 1500 arbres. Le but : atteindre 30% de canopée en 2030, comprenez de feuillage d’arbres, soit d’ombre potentielle, actuellement de 21,5 %.

Mais où ces arbres seront-ils plantés ? La réponse d’Alfonso Gomez.

Alfonso GomezConseillère administratif chargé de l'environnement

La Ville collabore également avec les privés, via l’association One Action. Le but est de planter dans les cours des grands ensembles d’immeubles.

197 arbres abattus cette année, n’était-il pas possible de les conserver ?

Alfonso GomezConseillère administratif chargé de l'environnement

Auparavant la Ville de Genève plantait 150 à 200 arbres par an. Il a fallu réorganiser le SEVE à l’interne pour assurer ces plantations massives, selon le Conseiller administratif.

Planter un peu partout

La Ville souhaite supprimer des places de stationnement pour végétaliser davantage surtout dans des quartiers très denses comme la Jonction ou les Pâquis.

10'000 mètres carrés seront dégrappés par la ville. Aux Grottes un projet est en route, avec plus de 100 m2 qui vont être dégagés.

 

Continuer la lecture

Genève

Samedi du partage: 193 tonnes de marchandises récoltées à Genève

Publié

le

La prochaine édition du "Samedi du partage" aura lieu les 2 et 3 juin 2023 (archives). (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

L'opération de solidarité "Samedi du partage" qui s'est déroulée le week-end dernier dans les cantons de Genève et Vaud a permis de récolter 247 tonnes de denrées alimentaires et de produits hygiéniques, a indiqué mercredi l'association. Dans le détail, 54 tonnes ont été récoltées dans le Grand Lausanne et dans le Chablais vaudois ainsi que plus de 193 tonnes dans le canton de Genève.

Cela représente une augmentation de 20% pour Vaud et de 24% pour Genève par rapport à l'édition de juin, précise l'association dans son communiqué. Plus de 500 bénévoles ont donné de leur temps sur Vaud et plus de 1000 dans le canton de Genève les 25 et 26 novembre.

"Avec un contexte préoccupant depuis plusieurs mois - impacts des crises, hausse des prix - plaçant tout un pan de la population en situation de précarité alimentaire et alors de nombreuses familles peinent à joindre les deux bouts, l'approvisionnement des banques alimentaires et associations d'aide alimentaire est devenu un véritable exercice d'équilibriste. Dans ce contexte économique tendu, les associations du Samedi du partage Vaud et Genève sont soulagées par ce résultat très positif", notent-elles.

Les marchandises récoltées sont, dès cette semaine, transportées au sein des banques alimentaires, pour être triées, stockées et redistribuées aux personnes en situation de précarité à travers les associations et services sociaux partenaires.

La prochaine édition du "Samedi du partage" aura lieu les 2 et 3 juin 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Genève

Conseil municipal: l'achat d'un terrain enflamme les débats

Publié

le

Le Conseil municipal de la Ville de Genève s'est écharpé mardi soir sur l'achat d'une parcelle en zone de développement dans le quartier du Bouchet. Elle souhaite exercer son droit de préemption pour construire du logement social.

L’acquisition d’un terrain, située au chemin Mestrezat près de l’avenue du Bouchet, a suscité de vifs débats au Conseil municipal de Genève mardi soir. La Ville souhaite exercer son droit de préemption, comprenez son droit à passer devant l’acheteur, pour acquérir ce bien.

Le terrain est en zone de développement et la Ville, déjà propriétaire de plusieurs parcelles à proximité, envisage d’y construire du logement social. En 2017, elle avait refusé une première fois d’exercer son droit de préemption lors de la promesse de vente. Aujourd’hui, elle en fait usage, au moment de la vente proprement dite.

Pour la droite, cette décision remet en cause la sécurité du droit. Vincent Schaller, Conseiller municipal UDC et chef de groupe.

Vincent Schaller Conseiller municipal - Chef de groupe de l'UDC

Pour la gauche au contraire, exercer ce droit de préemption se justifie totalement,. Brigitte Studer, cheffe de groupe d’ensemble à gauche.

Brigitte StuderConseillère municipal - Chef de groupe d'Ensemble à gauche

Avec 4000 personnes en attente d’un logement auprès de la Gérance immobilière municipale, c’est une nécessité pour la gauche. Mais pour le MCG Daniel Sormani, cet achat ne sert à rien, vu la zone dans laquelle il se trouve. Daniel Sormani, chef de groupe.

Daniel SormaniConseiller municipal MCG - Ville de Genève

La droite a demandé un troisième débat qui aura lieu mercredi soir, mais la majorité de gauche va faire pencher la balance dans le camp du «oui».

La parcelle permettra de construire 24 logements d'utilité publique, selon le Conseil administratif. Son coût: 2,9 millions de francs.

 

Continuer la lecture