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Genève

L'aéroport va connaître vendredi la première grève de son histoire

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Le syndicats et des employes de l'aeroport de Geneve (AIG) manifestent contre la situation a l'aeroport de Geneve et la nouvelle politique de remuneration de la direction de l'Aeroport qui veut couper dans les salaires du personnel, ce jeudi 29 juin 2023 a Geneve. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Les employés de Genève Aéroport seront en grève vendredi matin de 4h à 10h. Le conseil d'administration a validé ce jeudi la nouvelle politique de rémunération contestée par le Syndicat des services publics. D'importantes perturbations sont à prévoir pour les voyageurs.  

Genève Aéroport n’échappera pas à sa première grève vendredi. Le conseil d'administration a approuvé ce jeudi vers 11h00 la nouvelle politique salariale fermement contestée par le Syndicat des services publics (SSP). Le mouvement social est donc confirmé pour demain vendredi, dès la prise de service à 4h du matin, et ce, jusqu’à 10h. Il s'agit du premier débrayage du personnel employé par l'aéroport depuis sa création en 1919. D'autres grèves ont déjà eu lieu, mais elles touchaient les entreprises actives sur la plateforme. Ecoutez Jamshid Pouranpir, du Syndicat des services publics.

Jamshid PouranpirSecrétaire syndical au Syndicat des services publics

Avant l'annonce, ils étaient près de 250 employés et syndicalistes à s'être rassemblés ce jeudi matin devant Cointrin pour dénoncer la nouvelle politique salariale voulue par la direction. La décision du conseil d'administration sur ce projet devait décider de la suite du mouvement. Les syndicats avaient acté ce matin, par un vote à main levée et à l'unanimité, le mouvement de grève. Ecoutez quelques réactions d'employés.

Employés de Genève Aéroport

Le débrayage est donc prévu ce vendredi, entre 4h et 10h. Les précisions de Jamshid Pouranpir.

Jamshid PouranpirSecrétaire syndical au Syndicat des services publics

La suite du mouvement sera décidée au fur et à mesure par les assemblées de grévistes.

Retards à prévoir

"Genève Aéroport fera son possible pour limiter les perturbations. Un certain nombre de mesures d’urgence sont mises en place." La direction de Genève Aéroport

La direction de l'aéroport précise que des "retards et annulations de vols sont probables" et que "de nouvelles informations sur la reprise normale ou partielle des vols seront données dès que toutes les garanties de sûreté et de sécurité seront assurées". En conséquence, Genève Aéroport invite les passagers à se mettre en contact avec leur compagnie aérienne et à suivre les démarches indiquées. Jamshid Pouranpir déplore que les voyageurs soient les premiers à subir ces perturbations.

Jamshid PouranpirSecrétaire syndical au Syndicat des services publics

L'aéroport fera tout pour limiter l'impact de ce mouvement, mais un arrêt temporaire des opérations n'est pas exclu, selon Genève Aéroport. "La sécurité prime avant tout", a relevé Ignace Jeannerat, porte-parole de l'aéroport. Cette grève intervient au premier jour des vacances où près de 54'000 passagers sont attendus pour un total de 394 vols.

Grille salariale contestée

La direction de Genève Aéroport défend un nouveau modèle salarial sans progression automatique, adapté à l'évolution du chiffre d'affaires. Elle assure qu'il n'y aura aucune baisse de salaire. Selon la plateforme aéroportuaire, la nouvelle politique salariale, dont l'entrée en vigueur est prévue pour début 2024, permettrait d'assurer la pérennité de l'établissement public autonome. Il s'agit avant tout d'adapter les rémunérations par rapport à l'évolution attendue des revenus. Or, ceux-ci devraient progresser beaucoup plus modestement à l'avenir.

Le syndicat SSP estime lui que " le nouveau système salarial proposé par la direction de l’Aéroport prévoit des coupes importantes dans les salaires. Il ne contient plus de garantie d’évolution salariale et ouvre grand la porte à l’arbitraire". Le syndicat rappelle que l'aéroport a enregistré un bénéfice de 70 millions de francs et qu'il s'attend à réaliser cette année un bénéfice de 100 millions de francs. Un millier d'employés sont concernés par ce projet.

MH avec Keystone-ATS

2 Commentaires

2 Comments

  1. Christophe

    29 juin 2023 à 12 h 23 min

    C'est scandaleux de prendre les gens en otage de cette manière. En prenant l'avion ce week-end depuis Genève, je contribue à payer vos salaires et je trouve votre attitude indécente et irresponsable. Après avoir été confronté à la maladie, j'ai décidé de réunir ma famille pour un beau voyage, peut-être le seul que je serai en mesure d'organiser. Merci de faire vaciller mon rêve et celui de mes enfants. Honte à vous!

  2. Christian

    29 juin 2023 à 17 h 22 min

    Merci beaucoup. C’est assez ressemblant à une méthode française, cette façon égoïste de faire. Ne pensez qu’à soi sans se soucier des conséquences apportées à autrui. Je comprends qu’on veuille suivre ce modèle, l’économie française est tellement florissante...ahahah!!!
    Un jour,espérons le, vous comprendrez que l’économie ne fonctionne qu’en respectant ses clients. Si vous n’êtes pas satisfait de votre employeur, et bien changez en. Mais ne dérangez pas les autres svp.

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Genève

Dernier jour de plaidoirie au procès Hinduja

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Yael Hayat (2e à droite) et Robert Assael (à droite), les avocats de l'accusé, quittent le palais de justice avec leurs clients Ajay Hinduja (en arrière-plan à gauche) et son épouse Namrata (3e à droite), de la famille milliardaire indienne Hinduja, accusées de trafic d'êtres humains et d'usure. , le jour de l'ouverture de leur procès à Genève, en Suisse, le lundi 15 janvier 2024. (KEYSTONE/Valentin Flauraud)
A Genève, le procès de quatre membres de la richissime famille Hinduja, commencé il y a dix jours, s'est terminé mardi par les plaidoiries des derniers avocats de la défense. Les prévenus sont accusés d'avoir exploité du personnel de maison dans leur villa de Cologny (GE). Le Tribunal correctionnel de Genève rendra son verdict vendredi.

"On aurait pu faire mieux, tout cela n'a pas été facile pour nous et les parties plaignantes, mais notre intention n'a jamais été de faire du mal à qui que ce soit", a déclaré, comme il en a la possibilité à l'issue des débats, Ajay Hinduja (56 ans). Ce dernier était assis à côté de son épouse (50 ans) sur le banc des accusés.

Ses parents, en revanche, ne se sont pas présentés devant leurs juges, invoquant, certificat médical à l'appui, des problèmes de santé dus à leur âge. Les avocats du patriarche et de sa femme, Nicolas Jeandin et Robert Assaël, ont néanmoins plaidé mardi, demandant l'acquittement du couple de septuagénaires.

Pour les deux avocats, la situation des employés de maison indiens qui travaillaient dans la propriété genevoise de la famille Hinduja ne peut aucunement être comparée à de la traite d'êtres humains, comme le soutient le Ministère public. Le personnel était libre de ses mouvements, libre de voyager, a souligné M. Jeandin.

La traite d'êtres humains est un délit gravissime, a rappelé l'avocat. Il implique que la victime soit traitée comme une marchandise vivante, a précisé M. Assaël. Or, rien de tel dans cette affaire, selon la défense. Les employés "étaient reconnaissants aux Hinduja de leur avoir offert une vie meilleure".

Maigres salaires

Certes, ils n'étaient pas rémunérés aux normes suisses. Ils touchaient entre 100 et 400 francs par mois. "Mais aucun employé n'a été trompé sur le salaire", a souligné M. Assaël. Certains ont même demandé et obtenu des augmentations. "Nous n'avons pas affaire à des esclaves maltraités", a souligné M. Jeandin.

La défense s'en est prise au comportement du Ministère public, l'accusant d'avoir voulu "se faire les Hinduja". Le dossier, selon elle, se résume à une affaire de rémunération. "Il s'agit d'un problème civil" qui a pu être réglé grâce "à une convention" qui a été conclue par les parties la semaine dernière.

Lundi, le premier procureur Yves Bertossa avait requis des peines de cinq ans et demi de prison à l'encontre du patriarche Prakash Hinduja et de son épouse Kamal, ainsi que des peines de quatre ans et demi de prison pour leur fils Ajay et leur belle-fille Namrata. Le Tribunal correctionnel rendra son jugement vendredi, à 16h00.

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Tribunal fédéral: un lasergame en forêt peut être soumis à autorisation

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(© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une société de loisirs contre une décision genevoise soumettant à autorisation l'organisation d'un lasergame en forêt. Une telle activité peut être assimilée à un jeu de combat et des restrictions se justifient vu l'impact sur la faune et la flore.

En 2021, la société a demandé une autorisation permanente pour organiser des lasergames à infrarouge dans tous les espaces forestiers du canton. L'autorité a indiqué que seules des autorisations ponctuelles pour des sites déterminés pouvaient être envisagées et a proposé une parcelle appartenant au canton.

Devant la justice genevoise puis devant le Tribunal fédéral, l'organisateur a contesté la légalité de ce régime d'autorisation. En substance, il estimait que ce système était contraire au principe du libre accès aux forêts et à sa liberté économique.

Dans un arrêt de référence publié mardi, le Tribunal fédéral rappelle que, selon le Code civil, cet accès peut être restreint par les cantons pour des motifs de protection de la nature. De même, la loi sur les forêts soumet à autorisation les grandes manifestations.

Répercussion sur la forêt

Parmi les "grandes manifestations", Genève classe les "jeux de combat et/ou utilisation de projectiles". Comme l'explique la 2e Cour de droit public, l'ampleur d'une manifestation ne se mesure pas seulement au nombre de participants mais aussi selon le type et l'intensité des répercussions sur la forêt.

Pour les juges de Mon Repos, les jeux de combat peuvent exercer un impact important sur la nature. "La nécessité pour chaque joueur de se défendre entraîne une baisse des égards témoignés ordinairement au milieu naturel. L'affrontement d'équipes suppose en outre de très nombreux mouvements et une occupation accrue de l'espace forestier."

Les participants sont donc particulièrement susceptibles de déranger la faune et d'endommager la flore même s'ils ne tirent pas de projectiles, relève la cour. S'y ajoute la forte pression humaine subie par les forêts genevoises, vu la taille restreinte du territoire.

Dès lors que le recourant peut exercer son activité ailleurs qu'en forêt, qu'il peut demander des autorisations ponctuelles et qu'un terrain lui a été proposé, une violation de sa liberté économique ne peut pas être retenue.

En écho, maître Romain Jordan, l’avocat de la recourante, dit « prendre acte de cette décision, qui réserve une large part au fédéralisme et aux cantons. Ma mandante va prochainement interpeller les autorités législatives du canton de Genève pour faire évoluer le régime légal applicable. »

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Inauguration de nouveaux aménagements pour la baignade à Cologny

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Les baigneurs disposent dorénavant d'un nouvel espace de détente quai de Cologny

Les amateurs de baignade disposent d'un nouvel emplacement pour assouvir leur passion. Un nouvel accès au lac Léman a été inauguré mardi, au quai de Cologny. Il s'agit d'un ponton en forme de "C" de 19 mètres de diamètre.

Le ponton est composé de 60 pierres calcaires italiennes réalisées sur mesure. Il est accessible grâce à une passerelle qui traverse une roselière aquatique. Environ 7000 roseaux ont été plantés. Description de ce nouveau lieu avec Jenifer Schlup, cheffe de projets à l'Office cantonal de l'eau.

Jenifer Schlup Cheffe de projets à l'Office cantonal de l'eau

Cette réalisation symbolise parfaitement la double ambition des autorités, à savoir améliorer l'accès au lac pour le public et favoriser les écosystèmes lacustres. Les précisions d'Antonio Hodgers, conseiller d'Etat chargé du Département du territoire.

Antonio HodgersConseiller d'Etat chargé du Département du territoire

Un lieu mêlant loisirs et biodiversité mais pas forcément accessible à tous, notamment aux personnes à mobilité réduite.

Antonio Hodgers Conseiller d'Etat chargé du Département du territoire

Le coût pour ce nouvel aménagement: 1 million 360 mille francs pour la roselière et 950 mille pour le ponton. Ce dernier montant a été payé pour un tiers par la commune de Cologny.

Les aménagements le long du quai de Cologny se poursuivront ces prochaines années avec la pose d'un quatrième lot de dalles de baignade en amont de la Tour Carrée. Une troisième roselière sera réalisée entre la Tour Carrée et la Belotte, puis la pose d'un dernier lot de dalles en aval de la Belotte.

Laurie Selli avec ATS

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Plan-les-Ouates: la première pierre de l’école du Rolliet a été posée

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La première pierre de l’école du Rolliet a été posée ce lundi à Plan-les-Ouates.

La première pierre de l’école du Rolliet a été posée ce lundi à Plan-les-Ouates. Il s’agit du premier bâtiment à voir le jour dans ce quartier en pleine évolution

C’est un nouveau quartier qui est en train de sortir de terre à Plan-les-Ouates.

Et comme un symbole, le premier bâtiment à voir le jour est une école, celle du Rolliet dont la première pierre a été posée ce lundi. Une étape importante dans l’urbanisation des Cherpines. Car le quartier du Rolliet accueillera dans les prochaines années environ 2 500 nouveaux résidents. Et ce sont 320 enfants qui devraient être scolarisés dans cette nouvelle école, répartis dans 16 classes. L'établissement va abriter aussi un secteur parascolaire, un restaurant scolaire ou encore une salle polyvalente.

Le détail avec Xavier Magnin, Maire de Plan-les-Ouates:

Xavier MagninMaire de Plan-les-Ouates

Olivier Cochard, architecte et responsable du bureau technique associé au concepteur Brauen & Wälchli:

Olivier CochardArchitecte et responsable du bureau technique associé au concepteur Brauen & Wälchli

Les travaux doivent s’achever au printemps 2026, permettant ainsi l’ouverture des locaux pour l’année scolaire 2026-2027.

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Une pétition pour un congé prénatal de 4 semaines

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1’800 signatures pour un congé prénatal à Genève. Les syndicats et le Collectif de la grève féministe ont déposé, lundi matin, une pétition demandant un congé prénatal de 4 semaines au minimum dans les secteurs publiques et subventionnés. Il s'ajouterait au congé maternité de 20 semaines.

Actuellement il n’existe pas de congé prénatal, à Genève et au niveau fédéral. Les travailleuses enceintes sont mises en arrêt maladie. Ce qui pose problème, selon les syndicats,  la grossesse n'étant pas une maladie, rappelle Aline Zuber, secrétaire syndicale au SSP.

Aline ZuberSecrétaire syndicale au SSP

Le droit au salaire en cas de maladie n’est également pas illimité et est fortement restreint pour les travailleurs dans leur première année de service. Les précisions de Geneviève Preti, présidente du cartel intersyndical.

Geneviève PretiPrésidente du Cartel intersyndical

Le texte s’adresse au Conseil d’Etat et au Grand Conseil. le congé prénatal se calquerait sur le modèle du congé maternité.

Aline ZuberSecrétaire syndicale au SSP

Le congé prénatal serait bénéfique pour les futures mamans et leurs bébés explique Sandra Froidevaux, secrétaire syndicale au SIT.

Sandra Froidevaux Secrétaire syndicale au SIT

Ce droit à un congé prénatal figure également dans le cahier de revendications déposé lors de la grève féministe 2023. Aucune discussion n'ayant débouché sur un accord depuis, les syndicats et organisations féministes réitèrent donc leur revendication.

S’ils ont du mal à articuler un chiffre, les pétitionnaires estiment que l'instauration de ce congé serait financièrement réalisable, la majorité des employés à l’Etat ayant 50 ans et plus.

 

 

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