A Genève, une manifestation s’est tenue ce mercredi matin devant le cycle de Pinchat pour dire «non» au tee shirt de la honte. A l'appel des associations féministes mais aussi de parents d'élèves, les manifestantes ont réclamé la cessation immédiate de cette pratique jugée sexiste. Pour le DIP, il faut des règles pour le bien-vivre ensemble.
«DIP de la honte, DIP sexiste». Ce sont ces mots que les manifestants ont scandé ce matin devant le cycle de Pinchat. De nombreuses jeunes femmes et jeunes filles étaient présentes avec des Croptop, comprenez des tee-shirts qui laissent apparaître la taille. Elles ont dénoncé la sexualisation du corps de la femme. Et revendiqué le droit de s’habiller comme elles souhaitent. De nombreux garçons du cycle d’orientation étaient présents également.
Les manifestants ont exigé l’arrêt immédiat de cette pratique, qui consiste à forcer l’élève à enfiler un tee -shirt lorsque sa tenue ne serait pas adéquate aux yeux de la direction. Le mardi de la rentrée, une quinzaine d’élèves de Pinchat ont été contraintes de le mettre, ce qui a mis le feu aux poudres. Ecoutez Caroline, une manifestante de 24 ans.
Caroline
manifestante
Carolinemanifestante
Carolinemanifestante
L'affaire a débuté peu après la rentrée lorsqu'une quinzaine d'élèves se sont vu obligées d'enfiler le tee-shirt, sous peine de renvoi. Safia était une des filles forcée à le mettre. Ecoutez le témoignage de sa mère, Caroline
Caroline G
maman d'élève
Caroline Gmaman d'élève
Caroline Gmaman d'élève
Sont considérées comme tenues adéquates selon cette maman, des shorts et jupes à la hauteur des mains. Les épaules comme les ventres doivent être couverts, les décolletés sont interdits.
De nombreux jeunes garçons scolarisés à Pinchat étaient présents à la manifestation. Parmi eux, Chris. Ecoutez sa réaction.
Chris
élève au cycle de Pinchat
Chrisélève au cycle de Pinchat
Chrisélève au cycle de Pinchat
Présente sur les lieux également, la députée au Grand Conseil d'Ensemble à gauche, Françoise Nyffeler. Elle est aussi membre du collectif genevois de la Grève féministe, un des organisateurs de la manifestation. Elle se dit choquée par cette pratique du tee-shirt.
Françoise Nyffeler
Membre du collectif genevois de la grève féministe
Françoise NyffelerMembre du collectif genevois de la grève féministe
Françoise NyffelerMembre du collectif genevois de la grève féministe
Elle a déposé une motion au Grand Conseil. Le tee-shirt de la honte stigmatise les filles et c'est inadmissible pour Françoise Nyffeler.
Françoise Nyffeler
Membre du collectif genevois de la grève féministe
Françoise NyffelerMembre du collectif genevois de la grève féministe
Françoise NyffelerMembre du collectif genevois de la grève féministe
Tee-shirt de la honte
Coralie rappelle la difficulté de trouver sa place lorsqu'on a 14 ans. Elle est un peu plus âgée mais se souvient.
Coralie
Manifestante
CoralieManifestante
CoralieManifestante
Les manifestantes ont réclamé un arrêt immédiat de la pratique du tee-shirt dans les écoles. Ainsi qu’une formation obligatoire pour le corps enseignant donnée par des associations féministes. Coralie estime qu'il faudrait organiser des ateliers.
Coralie
Manifestante
CoralieManifestante
CoralieManifestante
Les manifestantes ont réclamé des excuses de la part du DIP. Elles ont promis d'autres rassemblements. Un projet de loi va également être déposé pour modifier la Loi sur l'instruction publique. La Conférence des directeurs romands de l'instruction publique va se pencher sur ces pratiques.
Le point de vue du DIP
Pour le Département de l'instruction publique il faut des règles, garantes du bien vivre ensemble. La Conseillère d'Etat chargée du DIP Anne Emery-Torracinta.
Anne Emery-Torracinta
Conseillère d'Etat chargée du DIP
Anne Emery-TorracintaConseillère d'Etat chargée du DIP
Anne Emery-TorracintaConseillère d'Etat chargée du DIP
Anne Emery-Torracinta veut bien rediscuter ces règles, mais uniquement avec les partenaires professionnels, les enseignants, la direction et les élèves.
Anne Emery-Torracinta
Conseillère d'Etat chargée du DIP
Anne Emery-TorracintaConseillère d'Etat chargée du DIP
Anne Emery-TorracintaConseillère d'Etat chargée du DIP
Le Grand Conseil genevois a adopté jeudi soir, à la quasi-unanimité, une refonte complète de la loi cantonale sur les eaux. Le texte prévoit notamment la création de réseaux d'eau brute pour l'agriculture et maintient l'accès équitable de tous aux plages publiques, sans distinction.
Cette réforme d'une loi de 1961 était nécessaire, car l'eau est une ressource importante, a indiqué le rapporteur de majorité, le PLR Geoffray Sirolli. Le projet de loi du Conseil d'Etat a été largement retravaillé par la commission de l'environnement et de l'agriculture dans l'objectif d'avoir "un dispositif modernisé, cohérent et applicable", a-t-il expliqué.
Au vu du changement climatique, le texte prévoit que le canton développe des réseaux d'eau brute pour l'irrigation des cultures. Cette eau sera moins chère que l'eau potable, a salué le député. La loi crée une commission consultative de l'eau composée des acteurs concernés par les divers usages de l'eau sur le territoire genevois et ses alentours. Elle assure le financement de la protection de l'eau.
Risque de référendum
La disposition prévoyant d'interdire un accès différencié aux plages publiques en fonction du domicile a été réintroduite grâce à un amendement après sa suppression par la commission L'accès au lac reste ainsi universel et, en principe, gratuit. Un prix peut être exigé en fonction des infrastructures, mais il ne doit pas dépendre du domicile.
Le conseiller d'Etat Nicolas Walder, en charge du Département du territoire, avait mis en garde: remettre en cause cette disposition faisait courir le risque d'un référendum, ce qui aurait retardé l'entrée en vigueur de la loi. Celle-ci est aussi nécessaire pour s'adapter aux normes fédérales et travailler de manière transfrontalière en cas de stress hydrique, a-t-il plaidé.
La gauche a voté en faveur du projet de loi, malgré l'affaiblissement du texte en commission. Ses amendements, visant notamment à fixer une tarification progressive afin d'inciter aux économies d'eau et à créer un fonds pour la préservation des eaux, ont été refusés par la majorité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les comptes consolidés 2025 des Services industriels de Genève (SIG) affichent une perte de 41 millions de francs. En cause, une moins bonne rentabilité que prévue sur les réseaux thermiques, qui a contraint la régie publique à comptabiliser des dépréciations d'actifs.
"Ce résultat négatif s'explique notamment par l'effet, non monétaire, des dépréciations d'actifs, à hauteur de 119 millions de francs", relèvent les SIG jeudi dans un communiqué. Ces pertes temporaires de valeur comptables ont avant tout concerné les réseaux thermiques structurants.
Elles sont liées à deux facteurs. D’une part, une révision à la baisse des hypothèses de consommation énergétique à l’horizon 2050 et, d’autre part, une réduction des tarifs de la thermique intervenue en janvier 2026. Cette révision des tarifs avait reçu un préavis favorable du surveillant fédéral des prix.
Les SIG relèvent que quatre ans après l’éclatement de la crise énergétique, fin 2021, le marché des énergies a retrouvé en 2025, une certaine normalité. Les coûts d’approvisionnement en électricité et en gaz sont restés supérieurs à ceux d’avant la crise, mais ont toutefois été en net recul.
Tarifs en baisse
Ce contexte a permis à SIG d’ajuster ses tarifs à la baisse. Ils ont été réduits de 12% pour l’électricité au 1er janvier 2025, et de 11% pour le gaz au 1er octobre. "Ces efforts sont conséquents, la partie régulée de ces deux activités représentant presque la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise", soulignent les SIG.
Ces baisses tarifaires ont contribué à contracter le chiffre d’affaires, qui s’est élevé à 1,2 milliard (-5% par rapport à 2024). Elles ont toutefois été en partie compensées par des revenus en hausse de 5% dans le secteur de la distribution d’eau potable et du traitement des eaux usées, en raison d’une consommation élevée liée aux conditions météorologiques.
Dividende
Les charges d’exploitation sont à la hausse, en raison notamment d’une augmentation des charges de personnel, due, en particulier, au besoin d’ effectifs complémentaires (+2,6%) pour les activités en développement. Au final, le résultat d’exploitation (EBITDA) 2025 a atteint 251 millions, en hausse de 4% par rapport à 2024 .
Ce résultat des activités des SIG a conduit le conseil d’administration à proposer le versement d’un dividende d’un million de francs à ses propriétaires, qui vient s’ajouter aux 72 millions de redevances et 5 millions d’intérêts sur le capital de dotation que les SIG versent à l’Etat et aux communes genevoises.
A noter que les investissements restent importants avec 298 millions de francs en 2025, dont 112 millions pour le développement des réseaux thermiques structurants. La dette est restée stable à 584 millions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La Ville de Carouge (GE) aura un banc rouge, symbole de la lutte contre les féminicides et les violences conjugales. Peint en vermillon, couleur du sang des victimes mais aussi de la vie, ce banc installé à la Place de Sardaigne sera officiellement inauguré mardi prochain.
La campagne du banc rouge, "panchina rossa", est née en Italie en 2016 et s'est rapidement étendue en Europe et en Amérique latine. Ce banc est le témoin visible de la mobilisation collective contre les violences faites aux femmes et de la force de celles et ceux qui refusent que ces violences restent invisibles, relève jeudi la Ville de Carouge.
Cette initiative revient à la Société des associations italiennes de Genève (SAIG). La Ville de Carouge a accepté sa demande, convaincue de l'importance de renforcer la sensibilisation et la dénonciation des féminicides et plus généralement des violences faites aux femmes. Le banc rouge est muni d'une plaque sur laquelle on peut lire "En mémoire de toutes les femmes victimes de violences".
Ailleurs en Suisse, plusieurs bancs rouges ont déjà été installés. On en trouve notamment au Tessin, ainsi qu'à Olten (SO).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le CICR est "inquiet" des effets pour les organisations humanitaires des restrictions dans le détroit d'Ormuz. Il a plusieurs options pour distribuer son approvisionnement mais il pourrait être affecté dans un second temps, selon son directeur général.
Les implications régionales de la guerre au Moyen-Orient "sont très préoccupantes", a dit jeudi Pierre Krähenbühl à des journalistes à Genève. L'augmentation des coûts de l'énergie, des assurances et des livraisons "auront également des conséquences pour nous en termes humanitaires" sur les coûts opérationnels, ajoute-t-il. Ou encore en raison des perturbations dans l'acheminement d'engrais vers l'Afrique et l'Asie.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n'a pas été "approché" pour tenter de faciliter le passage de convois à Ormuz, a affirmé M. Krähenbühl. La dimension de cette intervention "dépasse les moyens que nous avons", admet-il toutefois.
L'organisation s'appuie elle sur plusieurs centres de distribution dans le monde. De l'aide a aussi été prépositionnée dans la région.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Mars bleu, le mois de sensibilisation au cancer colorectal, se poursuit. Une étude menée aux Hôpitaux universitaires de Genève montre que ce cancer est en augmentation chez les moins de 50 ans. Maud, 35 ans, a appris il y a un peu plus d’un an qu’elle était atteinte d’un cancer du rectum. Elle a choisi de témoigner pour souligner l’importance du dépistage, dès 50 ans et même plus tôt en cas de symptômes.
Témoignage Maud
Témoignage Maud
Témoignage Maud
Le cancer colorectal touche, chaque année, 4'500 personnes en Suisse, ce qui représente 450 personnes à Genève. Les premiers résultats de l'étude menée aux Hôpitaux Universitaires de Genève montre que, si la hausse est faible chez les moins de 50 ans, elle est toutefois constante. 7 personnes sur 100'000 par an sont concernées, soit 6% du total des cancers colorectaux. Comment expliquer cette augmentation? Plusieurs hypothèses sont avancées, détaille le Docteur Jeremy Meyer, médecin adjoint agrégé au service de chirurgie viscérale des HUG et spécialisé dans le cancer colorectal:
Dr Jeremy Meyer
médecin adjoint agrégé, coordinateur médical du Centre du cancer colorectal:
Dr Jeremy Meyer médecin adjoint agrégé, coordinateur médical du Centre du cancer colorectal:
Dr Jeremy Meyer médecin adjoint agrégé, coordinateur médical du Centre du cancer colorectal:
Retard de diagnostic
Selon le Docteur Jeremy Meyer, des symptômes tels que des douleurs abdominales, la présence de sang dans les selles, et des changements dans les habitudes intestinales ne doivent pas être ignorés au risque de retarder le diagnostic, laissant le cancer se développer jusqu'à parfois atteindre un stade métastatique chez un quart des patients jeunes.
"S'il y a des douleurs au ventre, du sang dans les selles, un changement des habitudes de transit intestinal. Dans ce cas-là, il faut consulter et envisager de faire une coloscopie".
Dr Jeremy Meyer
Médecin-adjoint au service de chirurgie viscérale des HUG et spécialisé dans le cancer colorectal
Dr Jeremy Meyer Médecin-adjoint au service de chirurgie viscérale des HUG et spécialisé dans le cancer colorectal
Dr Jeremy Meyer Médecin-adjoint au service de chirurgie viscérale des HUG et spécialisé dans le cancer colorectal
Et pour certains patients, ces symptômes ne sont pas qu’un simple avertissement. Maud, 35 ans en a fait l’expérience. Elle a appris il y a un peu plus d’un an qu’elle était atteinte d’un cancer du rectum, qui fait partie de la famille des cancers colorectaux.
Témoignage Maud
Témoignage Maud
Témoignage Maud
"Au vu de notre jeune âge, on est peu pris au sérieux."
Handicap invisible
Aujourd'hui Maud est en rémission. En revanche, le traitement n’a pas permis de réduire suffisamment la tumeur, elle vit donc désormais avec une stomie à vie, c'est-à-dire une poche pour évacuer les selles. Un handicap invisible. Actuellement le dépistage s’adresse aux personnes qui ont entre 50 et 74 ans. Mais pour Maud, il faudrait abaisser cet âge.