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Le feu a détruit la toiture de l'emblématique salle du Plaza

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Un incendie s'est déclaré samedi à l'aube dans la toiture de l'emblématique salle de cinéma du Plaza, à Genève, proche de la gare Cornavin. Beaucoup de fumée se dégageait du bâtiment en rénovation. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Un incendie s'est déclaré samedi à l'aube dans la toiture de l'emblématique salle de cinéma Le Plaza, à Genève, proche de la gare Cornavin. Beaucoup de fumée se dégageait du bâtiment en rénovation. La toiture est complètement détruite.

Le Service d'incendie et de secours de Genève (SIS) a reçu 17 alertes dès 05h26, a expliqué son porte-parole, le premier lieutenant Nicolas Millot. Pour lutter contre les flammes et éviter que le feu ne se propage aux bâtiments voisins, les pompiers ont dû découper la toiture en cuivre et déverser des milliers de litres d'eau. Une intervention très tactique et technique.

Dans un premier temps, les pompiers marchaient sur le toit. Mais à leur arrivée vers 08h00, les architectes ont mis en garde le SIS contre l'instabilité de l'édifice: les grandes arches en aluminium qui soutiennent la toiture ont été fragilisées par les travaux de rénovation, puis par le feu. Un camion-grue a été déployé pour assurer les pompiers portant des harnais.

En fin d'après-midi, plus de douze heures après le début de leur intervention, le sinistre n'était toujours pas maîtrisé. "Nous sommes encore en train de découper la toiture. Le but est de stopper le feu qui bourdonne à l'intérieur", a indiqué le porte-parole. Le vol d'un drone muni d'une caméra thermique a révélé que l'entier du toit était en feu.

Gros moyens

Le SIS a engagé de gros moyens pour cette intervention, la 40e en 24 heures. Jusqu'à 60 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires ainsi que quinze engins étaient sur place dans la matinée. Tout le personnel a été alerté afin d'apporter un soutien sanitaire. "Il faut refroidir et hydrater les pompiers. Nous remercions d'ailleurs les hôtels voisins qui nous ont ouvert leurs portes", a déclaré M. Millot.

Le sinistre devrait être maîtrisé en début de soirée. Le but est de sauver les fermes métalliques qui font partie de la structure historique de l'édifice. Le site restera ensuite sous la surveillance du SIS toute la nuit. Selon la Fondation Le Plaza, seule la salle de cinéma a été touchée, pas les autres bâtiments de l'ensemble. "Le Plaza renaîtra une nouvelle fois", a-t-elle assuré.

Centre culturel

Voué à la destruction, le bâtiment du Plaza avait été racheté par la Fondation Wilsdorf en 2019, après un long combat de citoyens pour sa sauvegarde. Il est en cours de rénovation pour devenir, dès 2025, un centre culturel cinématographique pouvant accueillir des manifestations publiques. L'ancien propriétaire des lieux projetait de le raser et de construire à la place un centre commercial.

Conçu par l'architecte genevois Marc-Joseph Saugey et inauguré en 1952, Le Plaza était, avec ses 1250 sièges, le plus grand cinéma de Genève et un des plus grands de Suisse. Fermée depuis 2004, la salle avait été classée comme étant exemplaire de l'architecture des années 1950, mais le Conseil d'Etat était revenu sur cette décision en 2011. Une épopée  que Chantal De Senger nous avait conté.

Avec Keystone-ATS

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Quels sont les films que vous avez plébiscité en 2023?

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Photo d'illustration (© KEYSTONE / LAURENT GILLIERON)

Les cinémas suisses ont enregistré plus de 10 millions d'entrées en 2023. Bien que toujours inférieur de 16% par rapport à l'année 2019, c'est le chiffre le plus élevé depuis le début de la pandémie de covid.

Ce constat de l'Office fédéral de la statistique (OFS) publié vendredi se base sur des données provisoires pour 2023, avec un bon de 20% par rapport à 2022.

L'an dernier, les films américains ont fait un carton. Bien que seul un quart des films projetés provenait des Etats-Unis (contre 48% d'Europe et 28% d'autres pays), ils ont représenté 60% des projections et concentré 68% des entrées.

Votre film de l'année est-il dans le top 10?

6% de films suisses

Parmi les productions helvétiques, c'est "Last Dance" de Delphine Lehericey qui remporte la palme des films les plus populaires en Suisse romande, avec environ 21'000 entrées. "La Ligne" d'Ursula Meier prend la deuxième place avec quelque 17'000 billets vendus, devant "Interdit aux chiens et aux Italiens" d'Alain Ughetto (env. 14'000 entrées).

A travers les années, le cinéma Suisse a su briller dans nos salles.

Avec Keystone-ATS

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Fin de la grève des acteurs et actrices à Hollywood

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Des pancartes durant la grève des acteurs, devant les studios de Netflix le 8 novembre 2023 à Los Angeles. (© AP Photo/Chris Pizzello)

Les acteurs et les grands studios d'Hollywood sont parvenus mercredi à un accord pour mettre fin à la grève qui paralysait la production de films et séries depuis 118 jours, a annoncé le syndicat SAG-AFTRA. Le mouvement a coûté des milliards à l'économie américaine.

La grève prendra fin dès jeudi, grâce à l'obtention d'une nouvelle convention collective de trois ans pour les acteurs, dont la valeur est "évaluée à plus d'un milliard de dollars", a expliqué l'organisation dans un communiqué.

Le syndicat publiera les détails de l'accord dans quelques jours, mais assure qu'il a "une portée extraordinaire". Il comprend notamment une revalorisation importante des salaires minimums, des garde-fous en matière d'intelligence artificielle, et établit "pour la première fois" un système de prime pour les rediffusions en streaming.

"Lorsque les deux parties s'assoient à la table pour négocier sérieusement, cela renforce les entreprises et permet aux travailleurs d'obtenir des salaires et des avantages qui les aident à élever leur famille et à prendre une retraite digne", a salué jeudi le président américain Joe Biden dans un communiqué.

Pour que grandes vedettes et figurants reviennent en plateau et permettent la reprise des tournages, les 160'000 acteurs, danseurs et autres cascadeurs membres du SAG-AFTRA doivent encore approuver leur nouvelle convention collective par un vote. Une étape largement vue comme une formalité.

"Nouveau paradigme"

Les grands noms d'Hollywood ont célébré la fin de la grève. "La persévérance paie!", s'est exclamée Jamie Lee Curtis sur Instagram. "Je suis très heureux que nous soyons tous parvenus à un accord", a lancé Zac Efron depuis le tapis rouge de la première du film "Iron Claw". "Remettons-nous au travail, allons-y, je suis tellement content."

Les négociations avec le patronat ont eu lieu presque quotidiennement ces deux dernières semaines, souvent avec les PDG de Disney, Netflix, Warner Bros, et Universal en personne. Car la nécessité de mettre fin à ce mouvement social devenait pressante. Outre une minorité de célébrités, la plupart des acteurs sans tournage avaient de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Certains se sont rabattus sur d'autres emplois.

Les studios, eux, accusaient des trous béants dans leurs calendriers de sortie pour l'année prochaine et au-delà, avec le report notamment de productions majeures, comme le second volet de la saga "Dune" ou la série "Stranger Things".

L'Alliance of Motion Picture and Television Producers (AMPTP), qui les représentait dans les négociations, a qualifié l'accord de "nouveau paradigme" pour le secteur. Le patronat "attend avec impatience que l'industrie reprenne son travail pour narrer de grandes histoires", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Crise historique

Le secteur vient de traverser un double mouvement social historique: lorsque les acteurs sont entrés en grève mi-juillet, les scénaristes avaient déjà cessé le travail depuis début mai. Hollywood n'avait pas connu une telle crise depuis 1960.

Au total, la paralysie du secteur ces derniers mois a coûté au moins six milliards de dollars, selon de récentes évaluations d'économistes. Soulagée, la maire de Los Angeles, Karen Bass, a salué un "accord juste", en rappelant que la grève avait affecté "des millions de personnes" dans le pays.

Acteurs et scénaristes partageaient un constat: hormis les comédiens vedettes et "showrunners" stars, la plupart d'entre eux n'arrivaient plus à gagner correctement leur vie à l'ère du streaming. Non seulement parce que les plateformes produisent des séries avec bien moins d'épisodes par saison qu'à la télévision, mais aussi parce que Netflix et consorts ont fait chuter drastiquement les revenus dus à chaque rediffusion de films et séries.

Contrairement à la télévision, où une rediffusion peut être rémunérée grâce au modèle publicitaire lié aux chiffres d'audience, une oeuvre diffusée en streaming faisait l'objet d'un paiement forfaitaire, indépendamment de la popularité du programme.

Intelligence artificielle

Les studios ont fini par trouver un accord avec les scénaristes fin septembre et la plupart d'entre eux ont depuis repris le travail. Mais les négociations avec les acteurs ont traîné en longueur.

Selon la presse spécialisée, le compromis débouche sur une hausse du salaire minimum d'environ 8% par rapport à la précédente convention triennale, la plus forte augmentation depuis des décennies, bien qu'en deçà des revendications initiales des acteurs. Côté streaming, un système de primes pour les acteurs jouant dans des séries ou des films à succès va être mis en place.

L'encadrement de l'intelligence artificielle était un autre point de crispation majeur, particulièrement dans la dernière ligne droite des négociations. Les acteurs craignaient que les studios utilisent cette technologie pour cloner leur voix et leur image, afin de les réutiliser à perpétuité, sans compensation ni consentement.

Ces derniers jours, les deux parties ont notamment bataillé sur les conditions entourant les droits des studios sur l'image des acteurs stars après leur mort.

Avec Keystone-ATS

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A Hollywood, toujours pas de fin en vue à la grève des acteurs

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Archives (© KEYSTONE/AP/Damian Dovarganes)

Lumière, caméra... toujours pas d'action. Le syndicat des acteurs d'Hollywood a annoncé lundi n'être toujours pas satisfait des propositions des studios, qui lui ont transmis un texte présenté comme leur "dernière" offre pour mettre un terme à la grève qui paralyse la production de films et séries américains.

"Il y a plusieurs points essentiels sur lesquels nous n'avons toujours pas d'accord, y compris sur l'intelligence artificielle", a fait savoir sur X (anciennement Twitter) le SAG-AFTRA, qui représente 160'000 acteurs, danseurs, cascadeurs et autres professionnels du petit et grand écran.

Malgré la fin de la grève des scénaristes en septembre, plusieurs rounds de négociations entre acteurs et studios ont eu lieu, lors desquels le fossé entre les deux parties s'est réduit, sans pour autant parvenir à un compromis.

Samedi, les studios ont annoncé transmettre leur "dernière, meilleure et ultime" offre au syndicat. Autrement dit, le patronat assurait se refuser à toute concession supplémentaire.

Cette proposition prévoit une prime de rediffusion largement revue à la hausse pour les acteurs jouant dans les séries ou films qui font un carton sur les plateformes de streaming, ainsi qu'une forte augmentation des salaires minimum et des garde-fous pour encadrer l'usage de l'intelligence artificielle, selon le magazine spécialisé Variety.

Mais le jargon juridique autour de la question de l'IA est particulièrement scruté par le syndicat, qui nourrit visiblement encore des divergences avec le patronat.

Les acteurs, entrés en grève mi-juillet, craignent que les studios n'utilisent cette technologie pour cloner leur voix et leur image, afin de les réutiliser à perpétuité sans compensation ni consentement.

"Eaux troubles"

Le SAG-AFTRA s'est dit lundi "déterminé à obtenir le bon accord et à mettre fin à la grève de manière responsable."

"Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure des développements", a ajouté le syndicat.

"Nous sommes à la table des négociations et nous travaillons très dur pour y parvenir", a déclaré à l'AFP le patron de Netflix Ted Sarandos, en assurant qu'un accord semblait "très proche".

"Mais vous savez, il s'agit d'accords compliqués et nous naviguons en eaux troubles", a-t-il ajouté.

La pression à Hollywood pour trouver une issue à ce mouvement social s'est accentuée ces dernières semaines, car la grève coûte des milliards de dollars au secteur et à l'économie californienne.

Les acteurs sans tournage ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, et les studios accusent des trous béants dans leurs calendriers de sortie pour l'année prochaine et au-delà.

Ces dernières semaines, les PDG de Disney, Netflix, Warner Bros et Universal se sont directement impliqués dans les pourparlers pour sortir de l'impasse.

Après le report de productions majeures, comme le second volet de la saga "Dune" ou la série "Stranger Things", les studios souhaitent reprendre le travail au plus vite.

"Notre objectif est de remettre les gens au travail. C'est un fardeau énorme pour tout le monde dans cette ville", a poursuivi Ted Sarandos. "Nous essayons vraiment de faire avancer les choses."

Hollywood n'avait plus connu une grève simultanée des scénaristes et des acteurs depuis 1960.

Avec Keystone-ATS

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La voix française de Matthew Perry: "l'impression d'avoir perdu un proche"

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KEYSTONE Source AP Invision BRIAN ACH

Il a été l’un des personnages les plus populaires des années 90.

Matthew Perry, alias Chandler Bing dans la série "Friends" est décédé dimanche matin à l'âge de 54 ans.

L'acteur américain a été retrouvé mort à son domicile de Los Angeles.

Une personne a été particulièrement touchée par cette disparition, il s’agit d’Emmanuel Curtil qui était la voix française de Matthew Perry.

Il l’a doublé pendant plus de 20 ans et pourtant ils ne sont se sont jamais rencontrés:

Emmanuel CurtilVoix française de Matthew Perry pendant plus de 20 ans

Selon Emmanuel Curtil, Matthew Perry était un acteur qui avait le potentiel de jouer bien plus que des rôles comiques:

Emmanuel CurtilVoix française de Matthew Perry pendant plus de 20 ans

Le doublage est un exercice particulier.

Parfois les comédiens qui doublaient les acteurs pouvaient prendre des petites libertés avec le texte:

Emmanuel CurtilVoix française de Matthew Perry pendant plus de 20 ans

L'interview en intégralité d'Emmanuel Curtil ci-dessous:

Emmanuel CurtilVoix française de Matthew Perry pendant plus de 20 ans

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Disney fête 100 ans de magie, et quelques polémiques

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Mickey et Pluto, en 1946 (© KEYSTONE/AP Photo/Walt Disney Co/Str)

Plus de 500 héros Disney reprennent vie dans un court métrage en forme de lettre d'amour au studio d'animation. De Mickey à Elsa en passant par le capitaine Crochet, la marque aux allures d'empire fête son centenaire lundi sur fond de turbulences.

C'est un 16 octobre que Walt Disney et son frère Roy - qui ont démarré les Disney Brothers Studios dans un garage hollywoodien - ont signé un contrat de distribution déterminant pour leurs "Alice comedies", des courts métrages suivant une petite fille en chair et en os dans un monde animé.

Le personnage de Mickey n'est lui survenu qu'en 1928, en réponse à la mainmise d'Universal sur les droits de son prédécesseur, Oswald le lapin chanceux, tombé dans l'oubli.

"C'est vraiment 100 années où on se retourne et on dit merci aux personnes avec qui on a travaillé (...) et à nos fans", insiste auprès de l'AFP la présidente France de Disney, Hélène Etzi, rappelant que l'empire du divertissement s'est installé dans l'Hexagone dès 1934 avec le Journal de Mickey.

Reste que l'entreprise californienne, qui a mis le grappin au XXIe siècle sur Pixar, Star Wars et Marvel, traverse une période agitée.

Supprimer 7000 postes pour faire des économies

Confrontée à la baisse du nombre d'abonnés à Disney+, la firme aux grandes oreilles a notamment entrepris de supprimer 7000 postes pour faire des économies, tandis que se poursuit la grève historique des acteurs à Hollywood.

Antisyndicaliste farouche, régulièrement taxé de racisme ou de misogynie, l'emblématique fondateur du groupe éponyme a perdu de sa superbe, même si certains détracteurs critiquent désormais les positions progressistes ("woke") de la marque, qui a choisi une actrice noire pour son remake de la Petite sirène.

Dans tous les cas, "les films Disney trouvent une résonance chez tout le monde", estime Eric Goldberg, soulignant qu'ils sont souvent les premiers vus dans l'enfance au cinéma. "Leurs personnages et leurs histoires ont donné beaucoup de joie et d'espoir (...) et,avec un peu de chance", cela continuera "pendant encore 100 ans".

Mais le plus grand défi qui attend Disney reste à venir: la firme va perdre en 2024 son droit d'auteur sur Mickey, devenu centenaire. Le magazine Forbes estime que le personnage rapporte chaque année près de six milliards de dollars à l'entreprise. Pour éviter que Mickey ne tombe dans le domaine public, Disney pourrait aller jusqu'à demander au Congrès américain de prolonger son copyright.

Avec Keystone-ATS

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