A Genève, le comité référendaire a lancé mercredi sa campagne contre la coupe de 2 millions de francs par an de l'indemnité cantonale à la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Dénonçant des économies sur le dos des étudiants, il appelle à voter "non" le 27 septembre.
Cette coupe est due à un amendement de dernière minute du Conseil d'Etat lors du vote parlementaire sur le renouvellement du contrat de prestation 2025-2028, a rappelé devant les médias Adrien Rastello, de la Jeunesse socialiste genevoise, à l'origine du référendum. Elle intervient un an après la hausse de 40% des taxes d'études semestrielles pour les étudiants domiciliés en Suisse et de 110% pour ceux venants de l'étranger.
Si la coupe budgétaire est acceptée en votation, les six HES-SO du canton devront faire la même chose avec moins de moyens. "Elles ont déjà dit qu'elles fonctionnent à flux tendus", a expliqué Grégoire Carasso, député socialiste. Par conséquent, les prestations aux étudiants seront touchées, dont des mesures de soutien social et aux études introduites en contrepartie à la hausse des taxes, selon lui.
Former le personnel
Les référendaires mettent en garde contre une précarisation des étudiants. "A la HES-SO, ils ont peu de temps pour travailler à côté de leur formation dans un canton où la vie est chère. Ils sont épuisés à l'entrée dans la vie professionnelle", a indiqué Angèle-Marie Habiyakare, députée Verte. Par ailleurs, les stages obligatoires sont mal rémunérés.
"La droite reconnaît le besoin d'avoir une main-d'oeuvre qualifiée, mais elle refuse de la former. Ce faisant, elle se tire une balle dans le pied", a critiqué Mathilde Mottet, au nom du Syndicat des services publics (SSP) et de la Communauté d'action syndicale genevoise (CGAS). Un avis partagé par Benjamin Pellegrin, du MCG, qui relève le manque de personnel qualifié à Genève dans la santé et les métiers techniques.
Pour les référendaires, la votation de fin septembre fait figure de test populaire par rapport aux mesures d'austérité qui seront annoncées par le Conseil d'Etat. Le même mécanisme de hausse des taxes et de baisse de l'indemnité menace l'Université de Genève, a prévenu M. Carasso. Plus largement, "il y a une volonté de réduire les prestations et le rôle de l'Etat", a insisté Jocelyne Haller, de Solidarités.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats