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Bandidos/Hells Angels: 8 et 15 ans requis pour les deux tireurs

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Le procureur a chargé davantage un Bandido parmi les prévenus dans le procès de la fusillade de 2022 dans un bar de Plainpalais à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Ministère public genevois demande des peines de 15 ans de prison pour le Bandido et 8 ans pour le Hells Angel qui ont échangé des coups de feu en mai 2022 dans un bar de Plainpalais. Pour les deux autres prévenus, il requiert 15 et 20 mois avec sursis.

"Deux groupes d'individus ont amené leur petite guégerre dans un bar", a affirmé mardi le procureur Olivier Lutz devant le Tribunal criminel de Genève. Or, "ce n'est pas le territoire des Hells Angels, ce n'est pas le territoire des Bandidos", a-t-il insisté, considérant comme un "miracle" qu'aucune victime n'ait été à déplorer. "Ici, c'est le territoire de la Confédération, de la République et Canton de Genève et de la Ville de Genève".

Les deux tireurs avaient affirmé lundi avoir voulu viser sans chercher à tuer. Pas convaincant selon le procureur qui demande aussi de ne pas retenir la légitime défense. Le Bandido, premier à ouvrir le feu après les coups de sprays de son acolyte contre un Hells Angel qui entrait dans l'établissement public, est responsable d'une faute "gravissime", selon lui.

Nombreux chefs d'accusation

Il aurait pu fuir mais il a préféré sortir son arme avant même que les Hells Angels ne pénètrent dans le bar de la rue de l'Ecole-de-Médecine. Et il a visé "à hauteur d'homme". Lundi, ce trentenaire avait affirmé qu'il "referait la même chose".

De nombreux chefs d'accusation ont été portés contre lui devant le tribunal. Y compris un meurtre à Annemasse (F) en 2019 dans le cadre d'une affaire de drogue pour lequel le procureur demande de retenir un excès de légitime défense. Dans sa plaidoirie, l'avocat de la veuve de la victime a nié toute attaque "imminente" ou "inévitable" de celle-ci qui aurait justifié les deux coups de couteau assénés par le prévenu. Le trentenaire a fait "un choix" délibéré et avisé des parties létales.

Il est aussi jugé pour des tentatives de violence et de menaces contre la conseillère administrative de la Ville de Genève Marie Barbey-Chappuis. Scène inhabituelle au Tribunal criminal, la responsable politique a été entendue mardi, entourée de grades de corps. Elle a affirmé avoir été "secouée" par la phrase "c'est quoi la peine pour faire sauter les dents à une élue" que le trentenaire a postée dans une discussion sur un réseau social et qu'il considère seulement comme un "commentaire déplacé".

Tir de représaille d'un Hells Angel

Plus largement, le procureur a déploré l'habitude du prévenu de régler les différends par la violence et son absence de "prise de conscience", malgré deux remises en liberté. Raison par laquelle, il demande 15 ans de prison et le maintien en détention de sûreté.

L'autre utilisateur d'une arme à feu lors de la fusillade de 2022, un Hells Angel condamné pour meurtre en 1995, a lui mené un tir de représaille dans le bar de Plainpalais, a estimé le Ministère public. Il ne peut se prévaloir de la légitime défense et il a visé le Bandido, en partie caché, alors que des personnes se trouvaient près de celui-ci. Le procureur a requis 8 ans.

Les deux autres protagonistes, un Bandido et un Hells Angel, sont eux considérés comme "des éléments déclencheurs". Le premier, qui a utilisé un spray au gaz, aurait pu fuir et le second, entré en premier dans le bar, n'aurait pas dû revenir après avoir amorcé un départ de l'établissement. Le procureur demande 20 mois avec sursis pour le Bandido et 15 mois avec sursis pour le Hells Angel, peine inférieure en raison de la blessure subie.

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Christina Kitsos sera la maire de Genève dès lundi

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Christina Kitsos sera la maire de la Ville de Genève dès lundi et pendant un an. Elue en 2020 et réélue en 2025, la magistrate socialiste accède à cette fonction pour la seconde fois (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Christina Kitsos sera la maire de la Ville de Genève dès lundi et pendant un an. Elue en 2020 et réélue en 2025, la magistrate socialiste accède à cette fonction pour la seconde fois. Elle a choisi de placer son année de mairie sous le thème du "temps partagé".

En charge du département de la cohésion sociale et de la solidarité, Mme Kitsos propose de "réinterroger notre rapport à un temps" "pour redonner de la valeur au temps partagé, à la qualité des relations et à notre capacité d'agir ensemble", a indiqué mercredi la Ville de Genève. Plusieurs activités seront organisées, dont la mise sur pied de "bureaux du temps", une démarche artistique qui écoutera les difficultés des citoyens dans la gestion des rythmes du quotidien.

Mme Kitsos succèdera au Vert Alfonso Gomez. L'écologiste Marjorie de Chastonay accèdera à la vice-présidence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Plainte pénale de la Caisse genevoise de prêts sur gages pour vol

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A Genève, des objets de valeur déposés par des clients ont été volés à la Caisse de prêts sur gages. Une enquête pénale est en cours (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des objets de valeur déposés par des clients ont été volés à la Caisse publique de prêts sur gages (CPPG). Le dommage se monterait à plus de 600'000 francs, selon la RTS. Une enquête pénale est en cours.

"La Caisse de prêts sur gages a déposé une plainte pénale pour vol", a indiqué mercredi à Keystone-ATS le Département des finances, comme l'a révélé la RTS mardi. L'autorité de surveillance de l'établissement de droit public ne confirme pas le montant du dommage et ne fait aucun autre commentaire en raison de l'enquête en cours.

Le gouvernement a par ailleurs annoncé mercredi la nomination de Fabienne Bertolucci à la présidence du conseil de la CPPG. Cette spécialiste reconnue du contrôle financier et de l'accompagnement des entreprises succède à Lorella Bertani, qui a récemment démissionné "pour des raisons personnelles". Elle devra notamment accompagner la CPPG dans la modernisation de sa gouvernance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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G7: Voici le parcours imposé aux manifestants par le Conseil d'Etat genevois

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La conseillère d'Etat genevoise Carole-Anne Kast et les autres membres du gouvernement ont dévoilé un parcours pour la manifestation du 14 juin et exclu tout village alternatif contre le Sommet du G7 au parc des Cropettes à Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d'Etat genevois impose le parcours de la manifestation anti-G7 du 14 juin. La coalition No G7 a affirmé qu'elle se réunirait mardi pour décider de la réponse à lui apporter.

Ces derniers jours, la coalition avait répété que les autorités devaient lui faire des propositions, allant même jusqu'à déposer mardi un recours devant la justice genevoise pour déni de justice. Après avoir laissé le loisir aux anti-G7 de soumettre un parcours sur la rive droite, ligne rouge fixée il y a une semaine, le gouvernement l'a pris au mot mercredi.

"Nous avons pris nos responsabilités et nous avons fait ce qui était attendu de nous", a affirmé devant les médias la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet. Sa collègue en charge de la sécurité Carole-Anne Kast a présenté un tracé le long de grands axes pour accueillir les plus de 50'000 personnes attendues. S'il n'est pas approuvé, l'autorisation de manifester délivrée mercredi sera révoquée, a-t-elle insisté.

S'il est accepté par No G7, le cortège partira à 16h00 du parc Mon Repos en direction du quai du Mont-Blanc. Il remontera ensuite rejoindre les rues de la Servette et Hoffmann, puis la place des Nations, avant un retour au parc Mon Repos.

Ce parcours permet de prendre en considération "les risques identifiés", "les contraintes opérationnelles" et "la sécurisation" liée aux délégations du G7, a affirmé Mme Kast. En revanche, elle a répété qu'il était hors de question de franchir le pont du Mont-Blanc, même si la manifestation passera tout près de l'ouvrage.

 

Séance parlementaire jeudi

Selon la commandante de la police cantonale Monica Bonfanti, "un ou plusieurs" des six tonnes-pompes allemands attendus en renfort seront prépositionnés pour éviter toute violation de cette interdiction. Mardi, la coalition d'opposants au Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement prévu du 15 au 17 juin à Evian-les-Bains (F) a répété qu'un parcours autour de la rade reste le scénario souhaité.

L'attitude du Conseil d'Etat constitue une "provocation", estime l'une de ses représentantes, Françoise Nyffeler. La soixantaine d'organisations membres devra désormais se prononcer sur le tracé du gouvernement.

"La coalition se réunira mardi pour décider si elle accepte ou pas ce parcours", a expliqué la militante féministe à Keystone-ATS. Mme Kast a laissé entendre que, sans accord "au-delà de la semaine prochaine", "on va bien être obligé de considérer qu'elle refuse notre parcours". L'autorisation sera alors révoquée.

Dans l'intervalle, le Grand Conseil aura siégé jeudi soir en séance extraordinaire. Sur la table, un projet de loi du PLR prévoit de bannir toute manifestation à Genève. La clause d'urgence, si elle est votée, fera entrer immédiatement le texte en vigueur. "Nos coups par coups et nos belles négociations ne seront alors plus d'actualité", a ajouté Mme Kast. Le Conseil d'Etat appliquera la loi.

Colère des enseignants frontaliers

Le gouvernement ne laisse en revanche aucune porte ouverte pour un village alternatif en extérieur. Et le Conseil administratif de la Ville de Genève a annoncé une fermeture totale du Parc des Bastions du 12 au 18 juin.

D'autres dispositifs annoncés ces dernières semaines fâchent au-delà de la coalition No G7. La Société pédagogique genevoise a dénoncé mardi soir le "mépris" du Conseil d'Etat qui ne considère pas les enseignants frontaliers comme du personnel indispensable pendant la période du G7. En conséquence, ceux-ci ne pourront accéder au système de mobilité facilitée du 11 au 18 juin.

"Il faut que les enseignants s'organisent" pour garantir les cours, face aux retards à attendre aux frontières, leur a répondu Thierry Apothéloz, qui passera lundi la présidence du gouvernement à Anne Hiltpold.

Avec Keystone-ATS

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Un expert de l'ONU dénonce la Suisse pour les renvois au Burundi

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Des ONG alertent depuis des années les autorités suisses sur les menaces pour les personnes renvoyées au Burundi (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse fait preuve de "lacunes" à l'égard de ses obligations internationales en renvoyant les requérants d'asile burundais dans leur pays, selon un expert indépendant de l'ONU. Comme une coalition de près de 40 ONG, il demande la suspension de ces pratiques.

L'analyse du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) de la situation au Burundi est "insuffisante", a affirmé mercredi à la presse le rapporteur spécial sur le Burundi, Gaëtan Zongo, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, mais est mandaté par le Conseil des droits de l'homme. Selon lui, la Suisse peut certes avoir honoré les procédures mais elle peut violer le principe de non-refoulement si son évaluation est "inexacte". Et d'ajouter qu'il ne suffit pas de garantir des procès équitables.

En quatre ans, environ 700 décisions négatives ont été rendues. Depuis 2024, 17 renvois forcés ont été menés par le SEM, dont 11 en avril dernier. Quatre cantons, dont Vaud en Suisse romande, étaient chargés de l'exécution de cette décision.

Or, certaines des personnes refoulées ont été arrêtées, détenues et contraintes de payer pour leur libération, a dit l'avocate genevoise Emma Liden, qui défend un collectif de Burundais exilés et qui a alerté M. Zongo. Dans un cas au moins, des violences sexuelles ont été observées. Et il semblerait que les autorités étaient au courant du contenu de certains dossiers d'asile suisse, selon l'avocate.

Le fait d'avoir demandé l'asile est considéré "comme un acte déloyal contre le régime", explique le rapporteur spécial de l'ONU. Il va probablement mentionner cette situation suisse devant le Conseil des droits de l'homme lors de la prochaine session qui débute mi-juin à Genève.

Rare pays européen à renvoyer

Mais il souhaite rester "discret" sur son dialogue avec les autorités suisses. Une dizaine de cas ont aussi été portés devant d'autres entités onusiennes.

Jusqu'en 2021, la Commission d'enquête internationale indépendante sur le Burundi avait dénoncé des actes équivalant à des crimes contre l'humanité dans ce pays. Ces dernières années, M. Zongo, qui a pris la suite de ces enquêteurs internationaux, a ciblé la poursuite d'abus, notamment d'arrestations et de détentions arbitraires ou de la torture.

La Suisse est l'un des rares pays européens à recourir à des renvois forcés, explique la coalition d'ONG. Elle n'a pas écouté les alertes, dit-elle encore.

Dans un document récent, le SEM a estimé la situation problématique mais ajoute que les renvois "restent possibles". Mme Liden dénonce le fait qu'il s'appuie sur des arrêts du Tribunal administratif fédéral (TAF) rendus sur une jurisprudence qui ne reflète plus la situation dans le pays. Les violations présumées doivent être documentées, a rétorqué mercredi à la presse un responsable de l'asile en Belgique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Météo: une chaleur persistante toute cette semaine

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(photo d'illustration). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Des températures dignes d’un mois de juillet… et pourtant nous ne sommes encore qu’en mai! Mardi, 35°C ont été enregistrés à Londres. En France, le mercure pourrait grimper jusqu’à 38, voire 39°C dans certaines régions ces prochains jours. La Suisse n’est pas épargnée : les températures resteront élevées jusqu’à la fin de la semaine.

Les tongs et la crème solaire sont déjà de sortie : il fait chaud… et ce n’est même pas encore l’été! L’ouest de l’Europe fait face à une vague de chaleur exceptionnelle, avec des records de chaleur pour un mois de mai en France, notamment. La Suisse n’est pas épargnée non plus avec des températures avoisinant les 30 degrés enregistrés, voire un peu plus par endroits.
Des records absolus pour un mois de mai pourraient même être battus localement ces deux prochains jours, notamment au Tessin. Des épisodes de chaleur à répétition et de plus en plus précoces. Avec le réchauffement climatique ces épisodes de chaleur vont être plus fréquents et plus durables mais ils pourraient toujours s’intercaler avec des épisodes frais, explique Nicolas Borgognon, météorologue à MeteoNews.

"On a eu une première quinzaine de mai fraîche, surtout vers l'Ascension. Et puis là, on bascule dans l'autre extrême avec des records de chaleur."

Nicolas Borgognon Météorologue à MeteoNews

"Et ce qui est exceptionnel, c'est l'étendue sur tout l'ouest de l'Europe avec des valeurs, après, de 40 degrés dans le sud-ouest de la France déjà au mois de mai. Ça, c'est historique, ça n'a jamais été vu."

Une question se pose alors, alors qu’on suffoque déjà : à quoi va ressembler cet été? Va-t-on alterner entre vagues de chaleur et coups de frais?

Nicolas Borgognon Météorologue à MeteoNews

"Pour la Suisse, on n'a pas forcément des records absolus qui seront battus, mais ça fait pratiquement une bonne semaine de chaleur. C'est rare à cette période"

En Suisse, les sommets historiques ne devraient pas être atteints, mais le thermomètre restera élevé toute cette semaine.

Nicolas Borgognon Météorologue à MeteoNews

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