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À Genève, le comité unitaire en faveur de la loi CO2 lance sa campagne

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©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

Un large front uni composé d'élus de gauche comme de droite se mobilise en faveur de la Loi CO2. Celle-ci mise sur une série d'incitations: hausse de la taxe sur le CO2, taxe sur les billets d'avion ou compensation sur le prix des carburants. Le comité la juge urgente pour renforcer la protection du climat mais précise qu'elle n'est pas suffisante pour contenir la crise climatique. Le texte sera soumis à votation le 13 juin prochain. 

C'est un comité unitaire composé de divers partis de gauche, de droite et de plusieurs associations qui a manifesté son soutien à la la nouvelle loi sur le CO2 devant les médias ce lundi. Pour rappel, le texte adopté en septembre par le parlement a pour objectif de matérialiser l’accord de Paris sur le climat en Suisse. Pour la première fois, une loi stipule de contenir le réchauffement mondial à moins de 2°C et le limiter si possible à 1,5°C. Pour y parvenir, la Suisse entend réduire de moitié ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Une loi qui est nécessaire et urgente comme l'explique la conseillère nationale et présidente des Verts genevois, Delphine Klopfenstein Broggini.

Delphine Klopfenstein BrogginiConseillère nationale et présidente des Verts genevois

 

Billets d'avion taxés

Pour réaliser son objectif, la loi va renforcer les mesures actuelles dans le bâtiment, pour les véhicules et intègre désormais les flux financiers. À partir de 2023, des limites strictes de CO2 pour les bâtiments entreront en vigueur. Ainsi, les systèmes de chauffage au mazout ne pourront pas être homologués dans de nouveaux bâtiments. Les programmes de subvention et de crédit-bail soulagent les propriétaires des coûts d'achat souvent plus élevés et des coûts de changement de système. Les locataires en profitent également, car les systèmes de chauffage respectueux du climat sont moins chers lors de l’utilisation. Du côté du parc automobile, les importateurs de voitures seront obligés de vendre des véhicules qui consomment progressivement moins de carburant. L’agriculture également se verra doté d’objectifs climatiques, qui seront du ressort de la politique agricole. Le texte mise aussi sur une série d'incitations: hausse de la taxe sur le CO2 ou compensation sur le prix des carburants. Autre nouveauté, la taxe sur le billet d'avion. Les explications de Delphine Klopfenstein Broggini.

Delphine Klopfenstein BrogginiConseillère nationale et présidente des Verts genevois

Une partie des recettes de la taxe sur les billets d'avion ainsi que de la taxe sur le CO2 vont alimenter un nouveau fond pour le climat. Il sert à promouvoir l’innovation, à soutenir la rénovation des bâtiments, les programmes dans le domaine de l’approvisionnement en chaleur et les mesures d’adaptation visant à prévenir les dommages qui seraient causés par le changement climatique.

Loi de transition

Pour autant, la loi sur le CO2 est loin d'être parfaite pour le comité unitaire. Selon eux, c'est un premier pas important au vu de l'urgence de la situation, mais c'est avant-tout une loi de transition car si le texte passe, le plus dur restera à faire comme l'explique Delphine Klopfenstein Broggini.

Delphine Klopfenstein BrogginiConseillère nationale et présidente des Verts genevois

Le texte sera soumis au vote de la population suisse le 13 juin prochain.

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Des coquilles de bronze pour guider les pèlerins à Genève

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Des coquilles de bronze en forme de triangle indiquent désormais aux pèlerins le chemin à suivre à travers Genève pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Un nouveau balisage composé de coquilles de bronze scellées dans le sol guide désormais les pèlerins qui passent par Genève en empruntant le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Ce dispositif financé par des donateurs a été inauguré officiellement lundi.

"Le moment est particulièrement bien choisi pour cette inauguration, car le monde va de plus en plus vite en misant sur la quantité et l'accumulation", a déclaré Marie Barbey-Chappuis, maire de la Ville de Genève. Selon la magistrate, la marche est ainsi un éloge à la sobriété.

Les Amis du Chemin de Saint-Jacques, qui sont à l'origine de ce nouveau balisage, avaient rendez-vous lundi en début d'après-midi au bout du pont de Mont-Blanc sur la rive droite, où se trouve la première coquille. Le Surveillant du Chemin a remis symboliquement le bourdon, soit un long bâton de marche, au donateur qui a financé la coquille.

Parmi les marcheurs qui découvraient ce nouveau balisage, de nombreux anciens pèlerins. Parmi eux, Monique, une retraitée de Vésenaz qui a mis deux mois et demi pour atteindre seule Saint-Jacques de Compostelle en Espagne, soit un périple de plus de 1900 kilomètres. Après des épreuves marquantes, ce voyage lui a permis "de déposer ses sacs", a-t-elle expliqué.

Chaque année, près de 100'000 personnes empruntent l'itinéraire Via Jacobi, soit la portion du chemin qui passe par la Suisse. Il s'agit d'une estimation, car il n'existe pas de comptage précis pour cette activité plutôt solitaire et discrète, a relevé Pierre Leuenberger, président des Amis du Chemin de Saint-Jacques.

Des coquilles triangulaires

Le nouveau balisage compte 41 coquilles en bronze en forme de triangle. La Ville de Carouge a aussi 25 coquilles sur son territoire. La pointe du triangle indique la direction à suivre pour trouver la prochaine coquille. A Genève, le chemin va de Versoix jusqu'à la frontière française à Bardonnex en passant par Compesière.

Depuis 2008, le Chemin de Saint-Jacques suisse fait partie des quelque dix grands itinéraires nationaux. La Via Jacobi est balisée sur quelque 780 km, mais 475 km suffisent pour traverser la Suisse, car il existe plusieurs variantes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'Avivo et le Père Noël sensibilisent à la précarité des retraités

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© Miguel Hernandez

L'Association de défense des retraités (Avivo) a mené une action de sensibilisation à la Gare Cornavin. Elle demande aux élus fédéraux des mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d'achat des aînés. 

Un père Noël qui sermonne gentiment des élus fédéraux genevois. Cette scène peu commune organisée par l'Avivo, l'association de défense des ainés, a eu lieu ce matin à la gare Cornavin. Le but: sensibiliser les élus et les passants à la précarité grandissante des retraités. Seuls trois élus ont répondu à l'invitation de l'Avivo. Il s'agit de Christian Dandrès, Carlo Sommaruga et Lisa Mazzone. Un rassemblement qui n'est pas le fruit du hasard puisque les retraités seront au coeur des discussions de la session d'hiver des Chambres fédérales. Le Conseil des Etats va voter demain une motion pour une indexation complète des rentes AVS au coût de la vie. De son côté, le Conseil National va traiter les 14 et 15 décembre prochain une initiative populaire pour une 13ème rente AVS. Deux sujets aux enjeux essentiels pour Ueli Leuenberger, président de l'Avivo.

Ueli LeuenbergerPrésident de l'Avivo

Le combat s'annonce difficile. Quels sont leurs espoirs de voir aboutir les deux sujets? La réponse de Carlo Sommaruga, conseiller aux Etats genevois.

Carlo SommarugaConseiller aux Etats genevois

Berne déconnectée?

En Suisse, 46’000 retraités vivraient dans la pauvreté et 20% des ainés vivent sous le seuil de pauvreté. Une situation encore péjorée pour les femmes, 42% des retraitées n'ont pas de 2ème pilier et comptent uniquement sur leur rente AVS. Une réalité à laquelle certains élus fédéraux seraient parfois déconnectés selon Lisa Mazzone, conseillère aux Etats genevoise.

Lisa MazzoneConseillère aux Etats genevoise

Par ailleurs, l'Avivo a d'ores et déjà annoncé qu'elle ira manifester à Berne devant le Palais fédéral le 14 décembre prochain, jour du début des débats autour de la question d'une 13ème rente AVS.

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Ouverture ce lundi du procès de l'incendie des Tattes

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Le procès de l'incendie survenu au foyer des Tattes en 2014 s'est ouvert ce lundi au Tribunal de police. Sur le banc des accusés, un pensionnaire du foyer des Tattes, deux agents de sécurité et l'ancien coordinateur de la sécurité à l'Hospice général. Manquait à l'appel, un autre pensionnaire soupçonné d'avoir provoqué le sinistre.

Pour rappel, dans la nuit du 16 au 17 novembre, quatre pensionnaires ont fumé et cuisiné dans la chambre de l'un d'eux. Un incendie s'est ensuite déclaré dans le foyer des Tattes. Effrayés, une quarantaine de résidents ont ensuite sauté par la fenêtre, certaines se blessant gravement.

Ce matin, un des prévenus, également pensionnaire aux Tattes, manquait à l’appel. Le Tribunal a néanmoins estimé que le procès pouvait se tenir par défaut.

Une autre question a ensuite été soulevée par les avocats des parties plaignantes. Elles estiment que le dernier à avoir été mis en cause dans cette affaire, soit le responsable sécurité de l’Hospice général, doit être reconnu d’un chef d’accusation plus grave. Ce qui changerait la juridiction compétente. Non pas le tribunal de police mais la cour correctionnelle. La demande a été rejetée par le juge. Tout comme la volonté de la défense d’écarter certains plaignants pas présents ce matin.

Feu dans une chambre

Le procès s'est poursuit avec l’audition du prévenu résident dans le foyer, le pensionnaire présents au procès. Selon l’acte d’accusation, le feu serait parti d’une cuisinière mal éteinte ou de mégots de cigarette jetés dans une poubelle en plastique dans sa chambre. Le prévenu conteste tous les faits et toutes les infractions qui lui sont reprochés.

Les questions du juge tournent autour des cigarettes. Était-il permis de fumer dans ce foyer ? Selon le pensionnaire, oui. Les requérants d’asile fumaient dans les couloirs. Ce soir-là, il avait invité quatre amis  dans sa chambre. Ils ont mangé bu et fumé. Mais le prévenu nie avoir utilisé sa cuisinière électrique plusieurs fois pour réchauffer sa casserole dans sa chambre, contrairement à ce qu’affirment les autres convives. Le plat est resté chaud toute la soirée, selon lui. Il reconnait bien avoir bu 4 ou 5 bières, mais il dit être resté sobre.

Il affirme être de nature très prudente et il n’aurait jamais oublié les plaques allumées. Après le départ des autres, il est resté pour faire la vaisselle et nettoyer. La plaque n’était pas chaude, selon lui. Il en est même «sûr et certain». Aucune odeur de fumée et aucune fumée ne provenait de la poubelle.

Quant aux traces de cocaïne retrouvées dans son sang, il dit ne pas être consommateur de ces substances. Ni de cocaïne, ni de cannabis. Le week-end précédent. Il reconnait avoir fait la fête et avoir consommé une pilule d’Ecstasy. L’avocate lui rappelle que les analyses ont montré des traces de cocaïne dans son sang. Le prévenu déclare n’avoir aucune explication.

Agents de sécurité sur le banc des accusés

Le premier agent de sécurité, lui, est longuement interrogé par le juge sur sa volonté d’éteindre le feu qui s’était déclaré dans la chambre. Des règles existent en cas d’incendie et l’ancien pompier volontaire est accusé d’avoir aggravé la situation au lieu de procéder à l’évacuation. Un de ses collègues est monté avertir les résidents. Mais était-ce suffisant pour alerter un foyer de 40 chambres? lui demande le juge. A son avis, oui, il suffisait de frapper aux portes puisque l'alarme sonnait.

Quant au second agent, il a tenu la porte coupe-feu pendant que son collègue tentait d’atteindre la chambre avec un extincteur. Ce qui a permis à la fumée de se répandre dans la cage d’escalier du foyer. Il affirme que sur la porte coupe-feu se trouve un trou de 30 cm permettait à la fumée de s'échapper. Le deuxième agent de sécurité a été longuement interrogé par la défenses des parties civiles, contrairement au premier qui a décrété ne répondre qu'aux questions du juge.

 

 

 

 

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Actualité

Lutte contre le sida: dépistages gratuits du VIH aux HUG

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Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) proposent jeudi 1er décembre des dépistages gratuits du VIH (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) proposent jeudi, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, des dépistages gratuits du VIH. Toute personne qui se présentera à l'entrée principale de l'établissement pourra effectuer un test de manière anonyme.

Des stands d'information seront à disposition du public. Les HUG évoqueront aussi l'arrivée en Suisse d'un nouveau traitement contre le VIH par injections intramusculaires qui est déjà proposé à certains patients depuis le mois d'avril.

En Suisse, 17'350 personnes sont séropositives. Depuis quelques années toutefois, le nombre de nouveaux cas déclarés diminue régulièrement. En 2021, 318 nouveaux cas ont ainsi été recensés contre 1300 en moyenne par an dans les années 1990. Cette diminution s’explique notamment par le fait que beaucoup de personnes séropositives connaissent leur statut sérologique grâce au dépistage.

Un certain nombre de personnes sont toutefois toujours dépistées à un stade tardif de l’infection au VIH, augmentant ainsi les risques de séquelles et de mortalité. La prévention et le dépistage restent donc des outils essentiels dans la lutte contre cette maladie, relèvent les HUG. Une table ronde en ligne ouverte au public sera aussi proposée à l'occasion de cette journée mondiale.

https://www.hug.ch/evenement/journee-mondiale-lutte-contre-sida-depistage-table-ronde

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Ventes aux enchères pour tous à l'office des poursuites

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Vente aux enchères de l'office des poursuites et des faillites

Pas besoin d'être millionnaire pour placer une enchère lors des ventes organisées par les offices cantonaux des poursuites et des faillites. Les biens mis en vente ont été saisis à la suite de procédures.

Plusieurs fois par année, les offices de poursuites et de faillites organisent ces ventes aux enchères ouvertes à tous et anonymes. La seule condition: régler en espèces et immédiatement sur place. Des ventes qui attirent les professionnels comme les amateurs. Si certains viennent chercher une bonne affaire pour eux, d'autres comptent bien revendre leur trouvaille en faisant une plus-value. Reportage lors d'une vente de véhicules à la salle des ventes de Satigny, vendredi :

REPORTAGEVente aux enchères

Si cette fois la vente concernait des véhicules dont une Rolls-Royce, d'autres sont organisées tout au long de l'année pour des bien mobiliers ou immobiliers.

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