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A Genève, 2500 fonctionnaires ont protesté dans les rues

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Archive, Les fonctionnaires de l'etat de Geneve manifestaient dans les rues de la ville, lors de la greve de la fonction publique a l'appel du Cartel intersyndical, le mardi 14 novembre 2023 a Geneve (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

A Genève, environ 2500 fonctionnaires ont défilé mardi après-midi dans les rues contre "les mesures d'austérités" prévues dans le projet de budget 2026. A l'appel du Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné, les manifestants ont défilé jusqu'au Palladium, lieu de l'Assemblée du personnel.

Après des piquets de grève dans les lieux de travail mardi après-midi, les premiers manifestants se sont rassemblés à la Place des Chaumettes devant l'hôpital. Le personnel exige le maintien des annuités pour les quatre prochaines années et une indexation des salaires à 2,5% pour 2026. Il demande aussi des postes supplémentaires pour garantir la qualité du service public et le retrait du plan d'économies annoncé.

"Nous en avons assez d'être une variable d'ajustement", a scandé Geneviève Preti, présidente du Cartel intersyndical du personnel de l'Etat, en ouvrant les prises de parole. "Expliquez-le à vos collègues, cette baisse d'impôts a été construite par des politiques et des choix successifs, ce n'est pas une fatalité", a-t-elle continué.

Plusieurs domaines touchés

Les représentants des syndicats se sont ensuite enchaînés, reprochant des coupes budgétaires qui nuiraient aux conditions d'études des étudiants des Hautes écoles notamment, à la santé, mais aussi aux élèves des cycles d'orientation. Mardi après-midi, le Département de l'instruction publique a compté environ 1600 personnes grévistes, "sans savoir si elles ont fait la grève sur l'entier de l'après-midi ou non", comme indiqué à Keystone-ATS.

Les manifestants sont ensuite partis vers 16h30 en se dirigeant vers la Place de Neuve. "Fonctionnaires en colère, on ne va pas se laisser faire", "On corrige les copies, corrigez votre budget", pouvait-on lire sur certaines pancartes.

Les participants sont ensuite montés en direction de la vieille ville, beaucoup en poussant leurs vélos, accompagnés de quelques enfants. Ils étaient 2500, selon la police et le Cartel intersyndical du personnel de l'Etat.

"On veut du blé pour la santé, du fric pour le service public", a scandé la foule, avant de huer et siffler devant l'Hôtel de Ville. Elle a ensuite continué son chemin dans la nuit vers les rues basses, direction le Palladium. L'assemblée y a décidé de ne pas reconduire la grève mercredi, a indiqué Balmain Badel, secrétaire du Cartel intersyndical. Mais elle a voté une nouvelle demi-journée de grève le 11 décembre, dès 13h00.

Le projet de budget déposé par le Conseil d'Etat prévoit à ce stade un déficit de 409 millions pour 2026. Mais selon de nouvelles estimations, celui-ci pourrait atteindre 637 millions, voire même 740 millions. Les annuités seraient notamment menacées jusqu'en 2029, pour économiser environ 60 millions de francs. Un millier de personnes avait déjà manifesté pour ces raisons fin octobre.

Avec Keystone-ATS

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Genève

Des heurts lors de la manifestation contre le G7 à Genève

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Des affrontements avec la police ont eu lieu durant la manifestation anti-G7 à Genève. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La manifestation contre le sommet du G7, qui a rassemblé dimanche à Genève des dizaines milliers de personnes en grande majorité pacifistes, a été dissoute dans la violence. Infiltrés dans le cortège, des black blocs s'en sont pris à de nombreux bâtiments et ont incendié une voiture.

Vers 19h00, après plusieurs heures de heurts qui sont montés progressivement, la manifestation a été dissoute sur ordre de la police. Des centaines de participants pacifistes se trouvaient toujours dans le parc Mon Repos où ils étaient arrivés, mais les forces de l'ordre étaient aux prises avec les casseurs. Des gaz lacrymogènes continuaient d'être tirés.

"Nous sommes sur plusieurs fronts", a affirmé à Keystone-ATS le porte-parole du Département des institutions et du numérique (DIN), Laurent Paoliello qui a parlé de 600 blacks blocks. Certains "montent des barricades" et ils sont éparpillés en plusieurs points, ajoutait-il. Pour le moment, aucun blessé n'était à déplorer.

La situation s'était d'abord tendue un peu plus d'une heure après le départ du cortège, dans le secteur de la rue des Alpes puis de la gare. Une voiture de la marque d'Elon Musk a été incendiée et des vitrines d'une banque ont été cassées.

Nombreux heurts dans le quartier des Nations

Un peu plus loin, des manifestants ont jeté des projectiles sur la police. Mais les échauffourées restaient marginales. La situation s'est réellement accélérée dans le quartier des Nations: les forces de l'ordre ont essuyé des jets de pavés et pétards, répliquant avec du gaz lacrymogène.

Plusieurs banques ont été prises pour cibles, ainsi que d'autres bâtiments, comme celui de l'Union internationale des télécommunications (UIT) ou du cabinet PwC. Plus bas, sur l'avenue de France, du mobilier urbain a notamment été lancé sur les voies du train, tout comme des pétards. En amont, la police avait saisi en amont du matériel dangereux, comme des haches, ou des matraques notamment.

Partie à 15h15 du Quai Wilson sous un soleil de plomb, la manifestation était emmenée par le bloc féministe, à l'honneur en ce 14 juin. Divisé en plusieurs sections, notamment pro-palestinienne, révolutionnaire, kurde et syndicale, le cortège était alors constitué d'une foule bruyante et colorée, représentant toutes les générations.

"Genève se soulève!", scandaient les manifestants, parmi les banderoles et slogans clamant une riposte anti-fasciste, anti-impérialiste et anti-capitaliste. Dans son catalogue de revendications, la coalition No G7 demande la dissolution de ce club de grandes puissances qui tient son sommet de lundi à mercredi à Evian.

"Magnifique manifestation"

Alors que le bruit des pétards se faisait entendre, Françoise Nyffeler de la coalition No G7 était positive: "On a gagné, on a eu une magnifique manifestation", a-t-elle déclaré devant quelques centaines de militants. Le collectif a bataillé pendant des mois avec les autorités pour obtenir une autorisation de défiler sur un tracé qu'il n'avait pas choisi, mais dont il s'est accommodé.

Selon la police, ils étaient 20'000 dans les rues genevoises dimanche, 60'000, a annoncé Alice Lefrançois de la coalition No G7 au 19h30 de la RTS. Un bilan sécuritaire sera tiré dans la soirée.

Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales ainsi que françaises étaient déployés en marge de cette manifestation. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.

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Genève

[ITW] Rencontre durant une Grève féministe sous haute surveillance

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Des personnes marchent lors de la grève féministe et la manifestation NoG7 du 14 juin 2026 à Genève (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Entre climat sécuritaire et convergence des luttes, la manifestation féministe du 14 juin a arpenté les rues de Genève dans une ambiance singulière. Figure de Radio Lac durant des années, Laurence Gemperlé livre son regard sur une mobilisation bousculée par l'actualité internationale.

Le contraste était saisissant dans les rues de Genève. D’un côté, le déploiement massif des forces de l’ordre avec les fourgons de la police de trois pays, de l’autre, les revendications de NoG7 et une marée violette bien décidée à faire entendre sa voix.

Pour Laurence Gemperlé, ancienne responsable de la rédaction de Radio Lac dans les années 90 et fidèle de la première heure, la présence à cet événement relève de l'évidence, malgré le contexte.

«Ça m'intéresse aussi beaucoup d'être présente aussi pour manifester contre le fascisme, contre le capitalisme, contre les puissances»

L'intersectionnalité des luttes au cœur des débats

Le tracé de la manifestation, qui a débuté au Quai Wilson pour passer par le Quai du Mont-Blanc, la Rue des Alpes, la Place Lise-Girardin, la Servette, avant de rejoindre la Place des Nations via l'Avenue Giuseppe-Motta, a mis en lumière des revendications plus larges qu'à l'accoutumée. Pour nombre de personnes sur place, le patriarcat et le système économique global sont liés.

«Il y a le G7, donc ce sont des luttes qui se rejoignent, des luttes intersectionnelles. Quand on est contre le patriarcat, on est aussi contre le capitalisme et contre les puissants»

Bien que cette position ne fasse pas l'unanimité au sein des mouvements féministes genevois, certains craignant une dilution du message initial, Laurence Gemperlé y voit une cohérence certaine.

«Il y a beaucoup de féministes qui vont pas aller à la grève aujourd'hui parce qu'en fait elles se revendiquent féministes avant d'être anticapitalistes. Mais moi je trouve que ça fait sens»

Interrogée sur le chemin parcouru par les mouvements féministes à Genève depuis ses débuts dans le journalisme, Laurence Gemperlé constate un changement profond de paradigme et un véritable saut générationnel, notamment avec l'émergence des «néo-féministes».

«La mobilisation qu'elles ont réussi à relancer a fait beaucoup bouger les choses. Les jeunes femmes d'aujourd'hui ne sont plus les jeunes femmes de ma génération, il y a des choses qui ne passent plus, il y a des comportements qui ne passent plus.»

Cette évolution s'accompagne d'une exigence de respect accrue, que certains qualifient parfois de rigide, mais qui s'avère nécessaire selon elle. Un constat qu'elle applique également aux dérives sociétales actuelles:

«Il y a des comportements qui ne sont pas OK. Bien sûr que c'est très limitant, il y a beaucoup de gens qui considèrent que c'est liberticide et que ça limite la liberté, mais les libertés de qui? C'est ça la vraie question»

Néanmoins, la présence policière internationale actuelle modifie indéniablement l'esprit de cette journée de mobilisation.

«J'ai plus d'appréhension. D'habitude quand je me rends à la grève des femmes, c'est très festif, il y a une sororité, c'est rare en fait que les femmes occupent l'espace collectif comme ça, et c'est assez jubilatoire. Là on y va peut-être dans un esprit moins joyeux. Il n'y a pas la même insouciance»

Entretien réalisé par Benjamin Smadja
Adaptation web avec IA

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Genève

G7 En direct 🔴 Vitrines brisées, voiture en feu et slogans festifs

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Une bannière du G7 à Evian, en France, samedi 6 juin 2026 avant le sommet qui s'y tiendra du 15 au 17 (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le G7 est à Evian, mais c'est bien Genève qui est l'épicentre des contestations. Radio Lac vous propose de suivre l'événement ainsi que ses conséquences en direct sur ce suivi et sur l'antenne.

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Avec Keystone-ATS

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G7: la police genevoise saisit de "nombreux objets dangereux"

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Photo du matériel saisi par la police genevoise

La police genevoise a indiqué avoir procédé à la saisie de "nombreux objets dangereux, susceptibles d’être utilisés comme des armes" aux abords du parcours de la manifestation anti-G7 ainsi que dans le secteur du parc de Mon Repos. Le cortège, sous haute sécurité, a quitté ce dernier peu avant 15h15.

Les forces de l'ordre ont notamment confisqué des couteaux des bonbonnes de gaz, des matraques télescopiques, des boules de pétanque et des pétards. Des masques de protection, des cagoules, des vêtements de rechange et des bâches renforcés ont également été saisis.

Parmi les engins pyrotechniques découverts, certains sont considérés comme "particulièrement dangereux avec une combustion à très haute température et des risques de brûlures importantes".

Selon la police, ces éléments présentent "un risque pour la sécurité des personnes et le bon déroulement de l’événement".

Source Keystone-ATS

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Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements

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L'interdiction des signes religieux pour les élus dans les parlements a été acceptée par le peuple à Genève (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.

A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.

La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.

L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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