Créée il y a six mois, la Caisse genevoise de l'alimentation (Calim) compte 344 membres et quasiment autant de personnes en liste d'attente. Un engouement qui pousse la Calim à se développer, mais il faudra trouver des financements pour pérenniser cette initiative solidaire inédite en Suisse.
Le système de la Calim repose sur une gouvernance participative avec un comité citoyen. Les membres déterminent leur cotisation mensuelle en fonction de leurs moyens. Aucun justificatif n'est demandé. La cotisation minimale est de 20 francs. Il n'y a pas de seuil maximal.
Les membres reçoivent mensuellement l'équivalent de 150 francs en Radis, le crédit numérique développé par la Calim. Ils peuvent ensuite dépenser leurs Radis dans les structures sélectionnées par la Calim. Il s'agit d'épiceries, de fermes, de magasins, de stands de marché et d'abonnements contractuels.
Derrière la Calim, il y a une volonté d'aller vers un système alimentaire démocratique, durable et résilient favorisant l'agriculture locale et les circuits courts. "On rêve d'une démocratie alimentaire qui ne laisse personne au bord du chemin", a relevé mardi devant la presse, une participante, membre du Comité citoyen.
Objectif atteint
"On voulait sortir du cercle des convaincus", a souligné Léa Winter, l'une des coordinatrices de la Calim. Et la recette semble avoir bien fonctionné. L'objectif 2025 de 200 membres a été atteint dès le lancement. Les versements en Radis sont couverts à 68% par les cotisations des membres. L'objectif des 50% est ainsi largement dépassé.
Dans le détail, 24% des membres cotisent davantage qu'ils reçoivent et 20% cotisent le montant exact, soit 150 francs. Quinze pour cent versent le minimum (20 francs). La cotisation mensuelle moyenne atteint 102 francs. Depuis le lancement de la Calim, 250'000 Radis ont été versés. Le reste du financement est assuré par des fonds publics (150'000 francs de la part de Meyrin et de la Ville de Genève) et privés (150'000 francs).
A noter que le canton a versé une subvention de 5000 francs. La Calim souhaiterait un soutien plus important de sa part. Mais il faut attendre la nouvelle loi sur l'alimentation durable et solidaire, un texte en cours d'élaboration qui concrétise le droit à l'alimentation voté en 2023. Entre-temps, la Calim mise sur des soutiens financiers de la part d'autres communes. Des discussions sont en cours.
Ailleurs en Suisse
Actuellement, 22 structures acceptent les paiements en Radis. Une vingtaine de structures sont en cours de conventionnement. Au total, 156'000 Radis ont été reconvertis en francs auprès de la Calim par les structures. L'épicerie coopérative Le Nid effectue ainsi 10% de son chiffre d'affaires par le biais de la Calim.
La phase d'expérimentation se terminera à la fin de l'année. Afin de s'inscrire dans la durée, la Calim va se constituer en association à partir du 2 mai. Elle pourra ainsi envisager sereinement la deuxième phase (2027-2030). L'objectif est d'augmenter le nombre de membres en proposant un maillage de commerces sur l'ensemble du territoire cantonal.
La Calim fait aussi des émules ailleurs en Suisse. Un système similaire devrait être proposé à Lausanne d'ici le mois de juin. Zurich devrait suivre dans la foulée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Biloutte
10 mai 2023 à 8 h 52 min
Peut-être qu’ils ont engagé,mais alors concrètement dans mon équipe rien n’a changé. Pour les 1 p taux d’encadrement bon et adéquat. Chez les 2-3-4p 3 animateurs pour plus de 50 enfants dont beaucoup non francophones. Pour les 5-6 les 3/4 de l’année à 2 animateurs pour plus de 55 enfants. Pour les 7p en principe nous devrions être 2 animateurs pour environ 30 enfants, mais très souvent se retrouve seul dans un petit réfectoire. Chez les 8p c’est pareil, nous devrions être 2 pour une trentaine d’enfants, mais souvent il n’y a qu’un animateur. Cela ne permet pas d’envisager des sorties au parc ou autres dans des conditions de sécurité.
Que fait un animateur en cas d’accident si il se retrouve seul avec un groupe de 20 ou 30 enfants ou si l’un de enfant répond aux indications ou n’obéit pas.
Nous réclamons 2 personnes de plus dans l’équipe mais personne n’est ajouté. Au mieux les personnes partie en cours d’année ont été remplacées.
Chez les 5-6p chaque animateur a 20 enfants chaque midi et certains viennent de débuter au giap. Avec ce genre d’effectif, nous n’arrivons pas faire des activités structurées de bricolage comme la direction nous le demande.
Bref, la direction n’est pas au fait des réalités du terrain.
Steve
21 juin 2023 à 12 h 36 min
Bizarre, le dernier commentaire de la directrice. Mon épouse à été engagée en Septembre 2022, en mentionnant vouloir faire carrière, pourtant, après 10 mois, elle est toujours remplaçante, donc bouche trou, avec la mention "sans carrière" dans son dossier, ceci malgré le fait d'avoir répété plusieurs fois son intérêt pour cette profession... sinon, côté salaire, on ne depasse pas 1400 chf/mois... entre les creux et les vacances scolaires non payée... après ça, c est compliqué d'en faire un métier. A noté que notre enfant est inscrit a la crèche (payant) pour, justement pouvoir permettre a mon épouse d'aller travailler... Au GIap...