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Genève vote son budget déficitaire

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Le Grand Conseil genevois a voté vendredi soir le budget d'Etat 2020 qui présente un déficit de 584,5 millions de francs (archives). (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Conseil genevois a voté vendredi, après plus de seize heures de débat, le budget d'Etat 2020 largement déficitaire. Aucun poste supplémentaire n'a été accepté par la majorité composée de la droite et du MCG.

Ce budget rouge vif est passé par 54 voix (PLR, PDC, MCG et 3 UDC) contre 44 (PS, Verts, Ensemble à Gauche et 5 UDC). Ces fronts sont restés figés. Il fallait au minimum 51 députés pour voter ce budget qui présente un déficit de 584,5 millions pour des charges de 9,13 milliards et des revenus de 8,54 milliards. Les investissements nets atteignent 699 millions.

Aucun groupe n'est satisfait. Pour la gauche, ce budget nie les besoins de la population tout en augmentant les inégalités sociales. La droite en appelle à des réformes structurelles tout en dénonçant l'absence d'arbitrage de l'exécutif. Une critique que rejette la Grande Argentière Nathalie Fontanet: "Nous en avons fait, mais ils n'ont pas convenu à la majorité de circonstance".

Déjà ficelé en commission des finances, le projet de budget n'a au final subi aucune modification majeure en plénière. Les quelque 250 amendements présentés par la gauche et le Conseil d'Etat ont quasiment tous été refusés. Seules deux modifications ont passé, permettant de rétablir des subventions au Club Suisse de la presse et à deux associations.

Souffrance

Les treize politiques publiques ont toutes été acceptées, même si certaines ont suscité de vifs débats, à l'instar de la sécurité. La gauche a notamment défendu des moyens supplémentaires pour la police et la détention alors que c'est habituellement la droite qui soutient cette politique publique.

La gauche, qui déplore une augmentation de la précarité dans le canton, a aussi tenté de donner des moyens supplémentaires à la santé et au social, dont de nombreux services sont en souffrance. Mais la droite et le MCG ont plaidé pour la restructuration des services plutôt que pour de nouveaux postes.

Projets abandonnés

Le chef du Département de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz, a affirmé que sans postes supplémentaires, il y aurait des retards dans la délivrance de certaines prestations. Celui du Département de la santé, Mauro Poggia, a cité les projets qui vont passer à la trappe, dont les maisons de santé.

Pour rappel, l'Entente et le MCG se sont mis d'accord en commission des finances pour biffer 412 postes supplémentaires prévus par le gouvernement et diminuer de 24 millions les dépenses générales. Le Conseil d'Etat a fustigé leur incohérence.

Des tensions

Les tensions entre la majorité et le Conseil d'Etat étaient visibles. Jeudi soir, les députés ont donné le ton en refusant, contre l'avis de l'exécutif, de suspendre l'annuité des fonctionnaires. Maintenir cette progression salariale coûte 53 millions de francs.

Le gouvernement comptait sur la suppression de l'annuité pour sauver les 412 postes supplémentaires indispensables à ses yeux pour le fonctionnement de l'Etat. Nathalie Fontanet a déjà annoncé qu'il faudra passer par des demandes de crédits supplémentaires dès le mois de janvier 2020.

Parmi les postes supplémentaires demandés mais biffés en commission figurent notamment 196 postes pour le Département de l'instruction publique, 31 pour la police de proximité, 26 pour l'internalisation de convoyage de détenus,15 pour le Service de protection de l'adulte, sept pour le service des prestations complémentaires et huit pour le service de l'assurance-maladie.

Charges contraintes

La situation financière du canton est inquiétante, selon le Conseil d'Etat. Le budget 2020 est plombé par des charges contraintes liées à des votes populaires (réforme de la caisse de pension, contre-projet pour les subsides d'assurance-maladie et réforme de l'imposition des entreprises) et du paiement de l'annuité 2016.

Source: ATS

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Economie

Protection salariale: rejet en commission de la mesure controversée

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Alerte Info (© )

La mesure controversée garantissant la protection des salaires, dans le cadre du paquet d'accords avec l'UE, vacille. La commission de l'économie du Conseil des Etats la rejette par 8 voix contre 4 et 1 abstention, jugeant qu'elle ne concerne pas directement le paquet.

"La mesure 14" vise une meilleure protection du partenariat social au niveau de l'entreprise. La demande, émanant des syndicats, avait été vivement critiquée par le camp bourgeois.

Dans le détail, elle concerne les représentants élus des travailleurs, les membres d'un organe paritaire de gestion d'une institution de prévoyance et les membres de comités nationaux de branches disposant d'une convention collective de travail étendue. Lorsqu'un employeur a l'intention de licencier l'une de ces personnes, il doit engager une procédure de préavis avec celle-ci, dans le but de trouver une solution et d'éviter le licenciement.

Une minorité craint que la Suisse ne figure sur la liste noire de l'Organisation internationale du travail sans cette adaptation, indiquent mardi les services du Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Brésil: net ralentissement de l'inflation en juillet

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Le président Luiz Inacio Lula da Silva a réussi à endiguer la hausse de l'inflation. (archive) (© KEYSTONE/EPA/Andre Borges)

L'inflation au Brésil a nettement ralenti en juillet pour s'établir à 4,44% sur un an, revenant à l'intérieur de la fourchette visée par le gouvernement Lula à deux mois de la présidentielle, selon les chiffres officiels publiés mardi.

Luiz Inacio Lula da Silva va briguer un quatrième mandat non consécutif en octobre et le coût de la vie figure parmi les principales préoccupations des électeurs.

L'inflation mensuelle s'est élevée à 0,07%, contre 0,16% en juin, à la faveur d'une nouvelle baisse du prix des produits alimentaires, selon l'institut de statistiques IBGE.

Sur 12 mois, elle figure à nouveau à l'intérieur de la fourchette visée par les autorités, entre 1,5% et 4,5%, après avoir été au-dessus en mai puis en juin.

Le coût des carburants a également fortement reculé en juillet (-1,44%), mais le gouvernement Lula reste attentif aux remous provoqués par la guerre au Moyen-Orient. Les autorités ont mis en place des subventions pour contenir la hausse des prix à la pompe.

La semaine dernière, la Banque centrale a abaissé pour la quatrième fois de suite son taux directeur, principal outil pour contrôler l'inflation.

Mais ce taux, désormais fixé à 14%, demeure un des plus élevés au monde, au grand dam de Lula, pour qui les taux d'intérêt élevés entravent la croissance.

Le président de gauche est légèrement en tête dans les derniers sondages, qui projettent un second tour face à Flavio Bolsonaro, fils de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d'Etat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Hongrie: un ex-juge évincé par Orban devient chef de l'Etat

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En choisissant Andras Baka comme président de la Hongrie, le nouveau pouvoir issu des élections législatives d'avril rend justice à l'homme ayant "dit non" au nationaliste Viktor Orban, qui a dirigé son pays de 2010 à 2026. (© KEYSTONE/EPA/ZOLTAN BALOGH)

Les députés hongrois ont élu mardi chef de l'Etat un ancien président de la Cour suprême, Andras Baka, espérant selon des experts que sa probité rassure sur la conformité des réformes destinées à rétablir l'Etat de droit.

Le Parlement, où le parti au pouvoir Tisza détient la majorité des deux tiers, a élu M. Baka avec 140 voix pour, six contre et aucune abstention.

L'ancien plus haut magistrat hongrois, âgé aujourd'hui de 73 ans, est "digne d'incarner l'unité de la Nation", avait salué auparavant le chef du gouvernement pro-européen Peter Magyar sur Facebook, estimant que sa vie est "un exemple d'engagement envers l'Etat de droit".

En le choisissant pour ces fonctions largement protocolaires, le nouveau pouvoir issu des élections législatives d'avril rend justice à l'homme ayant "dit non" au nationaliste Viktor Orban, qui a dirigé son pays de 2010 à 2026.

Andras Baka avait été évincé de la présidence de la Cour suprême de Hongrie en 2012, après avoir qualifié de purge déguisée l'abaissement de l'âge de départ à la retraite des juges.

Il avait obtenu gain de cause quatre ans plus tard devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui avait reconnu le caractère politique de son limogeage.

"Il était allé jusqu'au bout pour démontrer que ce qui lui était arrivé était contraire au droit européen", explique l'analyste Bulcsu Zsiga, du Centre pour l'analyse politique équitable.

Le voir revenir aujourd'hui par la grande porte apparaît donc comme un signal envoyé aux partenaires de la Hongrie en Europe et comme une "garantie que le rétablissement de la démocratie libérale se déroulera selon une trajectoire clairement définie", poursuit-il.

Elu député sur la liste du parti conservateur MDF en 1990, Andras Baka a également été juge à la CEDH de 1991 à 2008.

"Etat captif"

Peter Magyar avait auparavant proposé le poste de président à la championne d'échecs Judit Polgar mais celle-ci avait décliné. Tisza, sa formation, avait alors dit avoir choisi Andras Baka parmi trois candidats, au cours d'un vote à bulletins secrets.

De son côté, le parti Fidesz de Viktor Orban avait annoncé qu'il boycotterait le vote, qu'il juge "illégitime" après le raccourcissement du mandat du précédent chef de l'Etat, Tamas Sulyok, par la nouvelle majorité parlementaire le mois dernier.

Des ONG de défense des droits humains, notamment Human Rights Watch, ont critiqué cette éviction, considérant qu'elle rappelait les méthodes utilisées par Viktor Orban pour remodeler les institutions hongroises.

Le mois dernier, M. Baka avait estimé auprès de l'AFP que cette destitution n'aurait effectivement pas dû avoir lieu "dans un pays régi par l'Etat de droit" mais que la Hongrie était devenue "un Etat captif sous Orban".

Selon lui, le président avait en effet été nommé "pour assurer la survie politique de l'ancien système, même après une défaite électorale".

D'après Peter Magyar, le nouveau chef de l'État ne devrait exercer qu'une partie de son mandat, jusqu'à l'achèvement du processus de réécriture de la Constitution, prévu pour durer un an à un an et demi.

Le Premier ministre promet d'entamer des consultations à ce sujet le mois prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Les employeurs suisses toujours peu disposés à embaucher

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Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Après un deuxième trimestre morose, les perspectives d'emploi pour le troisième trimestre 2026 restent stables mais à leur plus bas niveau depuis 2021 pour cette période de l'année.

Si les employeurs se montrent peu enclins à embaucher, ils valorisent tout de même les profils compétents en matière d'intelligence artificielle.

Les employeurs suisses envisagent donc les mois de juillet à fin septembre avec beaucoup de prudence. La prévision nette d'emploi (PNE), corrigée des variations saisonnières n'augmente que d'un point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, pour s'établir à 19%, rapporte le rapport trimestriel de Manpower paru mardi.

Alors que la Suisse occupait depuis longtemps les premières places en comparaison mondiale, la PNE suisse se situe désormais à 7 points de pourcentage en dessous de la moyenne mondiale.

"Les entreprises suisses ont gagné en sécurité de planification. Dans le même temps, de nombreux employeurs restent prudents face à la baisse de la demande sur les principaux marchés d'exportation. Cela explique pourquoi les intentions d'embauche, bien qu'en légère hausse, restent inférieures à la moyenne internationale", explique Eric Jeannerod, directeur national de ManpowerGroup Suisse, cité dans un communiqué.

L'IA comme atout

Une enquête complémentaire menée par Manpower montre par ailleurs que les compétences techniques liées à l'intelligence artificielle (IA) sont grandement valorisées et ont de plus en plus d'influence directe sur l'évolution des salaires.

Ainsi, pas moins de 56% des employeurs suisses déclarent être prêts à verser une prime salariale pour les compétences en matière d'application de l'IA. Dans les entreprises comptant plus de 250 collaborateurs, ce chiffre atteint même 66%. "Cela soulève la question de savoir si les PME n'accordent pas encore la même importance à l'IA ou si elles ne disposent pas des ressources nécessaires pour rémunérer davantage ces compétences", souligne l'étude.

Les compétences relationnelles sont encore plus recherchées. Les employeurs seraient 66% prêts à payer davantage pour des compétences en communication et en travail d'équipe. Le professionnalisme et l'éthique professionnelle (60%), la capacité d'adaptation (59%) ainsi que l'esprit critique et la capacité à résoudre des problèmes (57%) sont également très appréciés.

Les applications d'IA ainsi que les initiatives de formation continue ont joué le rôle le plus important en tant que moteurs de productivité au cours des douze derniers mois. Plus de la moitié des entreprises (51%) indiquent que l'utilisation d'outils d'IA pour les tâches quotidiennes a eu un impact positif sur la productivité globale au cours de l'année écoulée. Elles sont 43% à attribuer les gains de productivité à l'automatisation des processus assistée par l'IA ainsi qu'aux formations visant à utiliser plus efficacement les outils d'IA.

"Il est également intéressant de noter que 33% considèrent que le retour au bureau ou le renforcement du travail sur site a un impact positif sur la productivité", note l'enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Guy Parmelin lance la campagne contre l'initiative alimentation

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Des militants en faveur de l'initiative sur l'alimentation remettent les signatures à la Chancellerie fédérale. Le Conseil fédéral recommande aux électeurs de voter non le 27 septembre. (Photo d'archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l'initiative sur l'alimentation. Mardi, à Berne, le ministre de l'Agriculture et président de la Confédération, Guy Parmelin, a expliqué devant les médias pourquoi le gouvernement recommande de voter non le 27 septembre.

L'initiative "Pour une alimentation sûre - grâce au renforcement d'une production indigène durable, à davantage d'aliments d'origine végétale et à une eau potable propre (initiative sur l'alimentation)" exige un taux d'autosuffisance plus élevé. Cet objectif doit être atteint grâce à une culture accrue d'aliments d'origine végétale.

La production d’aliments d’origine animale - viande, ½ufs notamment - revêt une grande importance en Suisse. Et de nombreuses terres agricoles suisses ne se prêtent pas à la culture, mais uniquement au pâturage, écrit le Conseil fédéral dans son exposé des motifs.

Et d'ajouter qu'en cas de oui, l’agriculture et l’alimentation devraient être réorientées d'ici dix ans. Les répercussions négatives sur l’environnement seraient ainsi délocalisées à l’étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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