A Genève, cette année encore, la rentrée scolaire voit son nombre d'élèves augmenter. Ils sont 78'000 à reprendre le chemin de l'école ce lundi 24 août. L'enveloppe financière du DIP n'a en revanche pas augmenté mais les conditions cadres devraient être maintenues au CO et au primaire. Covid-19 oblige, les masques sont obligatoires au Secondaire II.
Ils sont 78'000 à reprendre le chemin de l'école ce lundi 24 août. Avec une hausse de près de 1000 enfants au primaire (+948) pour un total de 37'780. Les effectifs de l’enseignement spécialisé augmentent également. De par son attractivité, Genève a vu sa population exploser ces dernières années, mais l’enveloppe financière du Département de l’instruction publique ne suit pas et il a fallu trouver des solutions. La Conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta.
En raison des mesures d’économie, l’introduction de l’informatique au collège a été reportée en 2021.
Infrastructures insuffisantes
Autre problème, le manque de bâtiments scolaires. Le Département de l’instruction publique va devoir procéder à des aménagements. Dans les prochaines années, il va ajouter des pavillons aux bâtiments existants, surélever et construire plus grand. Par exemple, à Rousseau un étage va être ajouté et il pourra accueillir 200 collégiens supplémentaires.
Au mois de juin, de nombreux parents ont protesté contre le changement d’école de leurs enfants, notamment à Champel et au Grand-Lancy, à cause du manque de places. Ecoutez la Conseillère d’Etat.
A l’école du Sapey, la Commune va placer des pavillons.
Parents inquiets à cause du masque
Les élèves du Secondaire 2 vont devoir porter le masque. Une décision qui inquiète les parents d’élèves. Anne Thorel-Ruegseger, Secrétaire de la fédération des associations de parents de l’enseignement obligatoire (FAPEO).
La FAPEO craint que derrière les masques, les élèves soient moins attentifs. Une crainte balayée par la Conseillère d’Etat qui rappelle les consignes. Anne Emery-Torracinta.
Davantage de troubles chez les touts-petits
L’effectif de l’enseignement spécialisé augmente aussi. Ils seront 2069 à la rentrée. Il y a plus d’enfants qui souffrent de troubles du comportement ou de troubles à spectre autistique, dès l’âge de 4 ans. Les dépistages sont plus nombreux qu’il y a 20 ans, mais cela n’explique pas tout, selon Anne Emery-Torracinta.
Quelques nouveautés cette année, comme l’introduction de «Silence on lit» qui voit une trentaine d'établissements scolaires s’adonner à la lecture durant un quart d’heure chaque jour.