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Genève se prépare à un nouvel afflux d'Ukrainiens à l'automne

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Y aura-t-il une reprise des arrivées en provenance d'Ukraine à l'automne? (ici le temple de l'Armée du Salut à Genève, lieu d'accueil pour les réfugiés d'Ukraine). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les responsables de l'accueil aux HUG s'attendent à un nouvel afflux de réfugiés en provenance d'Ukraine à l'automne, en raison notamment du retour du froid. Le nombre d'arrivées a faibli récemment, mais il devrait repartir à la hausse.

Le Programme santé migrants (PSM) des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), qui prend en charge les demandeurs d'asile et les réfugiés attribués au canton, anticipe une nouvelle vague d'arrivées en provenance d'Ukraine à partir d'octobre, déclare Sophie Durieux-Paillard, médecin adjointe et co-créatrice du programme, dans une interview parue cette semaine dans Le Courrier.

En avril et mai dernier, entre 40 et 60 personnes se présentaient chaque jour au point d’accueil du canton (pour l'Ukraine). "Aujourd’hui, c’est plutôt 20. Nous sommes très certainement dans le creux de la vague (...). Mais nous nous préparons à un nouveau pic d’arrivées à l’automne", relève Mme Sophie Durieux-Paillard.

Gare au froid

Citant les chiffres du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la responsable souligne que près de quatre millions de personnes sont retournées en Ukraine après l’avoir quittée au début de la guerre. Ces retours ont été facilités par la météo favorable.

Toutefois, ajoute-t-elle, "de nombreuses structures de soins (en Ukraine) ont été détruites (...). Lorsque le froid reviendra à l’automne, il sera bien plus difficile de vivre dans ces conditions précaires et il est vraisemblable que les personnes les plus vulnérables, notamment les plus âgées, n’auront pas d’autre choix que de migrer vers l’ouest de l’Europe."

Fin juin, les cantons avaient fait part de leurs préoccupations au Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). Si, actuellement, la situation est sous contrôle, trois éléments les inquiètent pour l'automne prochain: l'affaiblissement de la solidarité des particuliers, un retour du froid en Ukraine et la hausse des demandes d'asiles ordinaires.

Depuis le début de la guerre en Ukraine en février, 61'029 demandes pour obtenir un statut de protection S ont été enregistrées en Suisse, selon les derniers chiffres officiels publiés vendredi. Quelque 58'964 personnes ont obtenu ce titre. Le SEM ignore cependant le nombre total des réfugiés ukrainiens actuellement en Suisse. Ceux-ci peuvent se déplacer librement dans l’espace Schengen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse

La sécheresse impacte aussi les tiques et les scarabées japonais

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Les tiques sont plus difficiles à trouver lors de fortes vagues de chaleur, selon les spécialistes (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/PATRICK PLEUL)

La chaleur et la sécheresse persistantes pourraient nuire aux tiques et aux larves des scarabées japonais. Ces deux espèces constituent un danger pour l'homme et la flore. Avec la multiplication des canicules, leurs comportements pourraient changer, selon les experts.

Les tiques n'aiment ni la chaleur ni la sécheresse. C'est donc au printemps, au début de l'été et en automne qu'elles sont les plus actives, indique l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il en va de même pour les larves du scarabée japonais, qui ne trouvent pas dans les sols secs les conditions propices à leur développement.

Peut-on en conclure que le danger que représentent ces arachnides et ces coléoptères pour l’homme et la végétation diminue en raison de périodes prolongées de chaleur et de sécheresse? Les experts restent pour l’instant prudents à ce sujet.

Si les périodes de sécheresse se multiplient, cela pourrait bien avoir un impact sur le comportement des tiques, précise l’Institut tropical et de la santé publique Suisse (Swiss TPH) à Keystone-ATS.

Les tiques étaient difficiles à trouver

Aucune donnée comparable n’a certes été collectée. "Mais dans le cadre d’un projet de master, la recherche de tiques s’est avérée difficile, ce qui est sans doute dû à la sécheresse", explique Pie Müller, responsable du groupe de recherche Vector Biology au Swiss TPH.

L’Office fédéral de la santé publique ne dispose d’aucune information sur la taille de la population de tiques, mais fournit en revanche des données sur l’évolution des maladies pouvant être transmises par les piqûres de tiques, à savoir la méningo-encéphalite à tiques (FSME) ou la borréliose de Lyme.

Le graphique comparatif annuel montre que le nombre d’infections par la FSME recensées en juin 2026 était nettement inférieur à celui du même mois de l’année précédente , à savoir 1,18 cas contre 1,46 cas pour 100'000 habitants.

La situation est similaire pour la borréliose. En juin 2026, on comptait 23,16 infections pour 100'000 habitants, contre 28,45 cas l’année précédente.

Ces comparaisons doivent toutefois être considérées avec prudence, car les fluctuations statistiques d’une année à l’autre peuvent être importantes, notamment en raison du nombre relativement faible de cas de FSME.

Les scarabées japonais aiment la chaleur

En revanche la chaleur et la sécheresse ne dérangent pas les scarabées japonais , nuisibles aux plantes. Bien au contraire, explique Timo Börker, du service cantonal de protection des végétaux du service des espaces verts de la ville de Bâle. "Des températures comprises entre 21 et 35 degrés constituent des conditions idéales pour les scarabées."

Si les adultes profitent même de ces conditions, ce n’est pas le cas pour leurs larves, qui ne trouvent pas de conditions propices à leur développement en cas de sécheresse. "Les conditions météorologiques jouent donc en notre défaveur dans la lutte contre le scarabée japonais", explique M. Börker. Toutefois, les effets ne pourront être réellement évalués qu’au cours de la saison prochaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le bénéfice net de BNP Paribas décolle au deuxième trimestre

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BNP Paribas a profité entre autres de l'intégration de la filiale de gestion d'actifs Axa IM, dont l'achat a été finalisé l'été dernier (archives). (© KEYSTONE/EPA/TERESA SUAREZ)

La banque BNP Paribas a publié jeudi un bénéfice net en forte progression au deuxième trimestre, à 4,3 milliards d'euros, grâce à la vente de ses parts d'un assureur belge et l'intégration des activités de gestion d'actifs achetées à l'assureur Axa l'an dernier.

Le directeur général Jean-Laurent Bonnafé a salué dans un communiqué des "résultats élevés", rendus possibles par le "modèle diversifié" de la banque. Il a également mis en avant "l'accélération de sa transformation, notamment dans l'intelligence artificielle".

Le bénéfice net du géant bancaire réalise un bond de 33,4% sur un an et s'inscrit dans la ligne de ce qu'attendaient les analystes interrogés par l'agence financière Bloomberg et le fournisseur de données Factset.

Il rejoint presque le bénéfice record du premier trimestre 2023, alors gonflé par la cession de sa filiale américaine Bank of the West.

Le groupe, qui présentera son plan stratégique à horizon 2030 en février de l'année prochaine, affiche par ailleurs entre avril et juin un produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires dans cette industrie), de 14,1 milliards d'euros, en progression de 12% sur un an.

Les frais de gestion ont en parallèle augmenté de 10,4%, à près de 8 milliards d'euros.

C'est le pôle englobant l'assurance et la gestion d'actifs qui a connu la plus forte progression au deuxième trimestre, avec des revenus en hausse de 27,3%, à près de 2 milliards d'euros.

Il profite de l'intégration de la filiale de gestion d'actifs Axa IM, dont l'achat a été finalisé l'été dernier pour 5,1 milliards d'euros. A périmètre et charge constants, la hausse du revenu sur ce pôle est de 8,4%.

Cette opération avait déjà profité à BNP Paribas au premier trimestre, et lui avait permis de dégager un bénéfice net record de 3,2 milliards d'euros entre janvier et mars.

L'assurance vie, un produit d'épargne très en vogue depuis plusieurs trimestres en France, a également contribué favorablement au résultat du deuxième trimestre.

Dynamique commerciale

BNP Paribas a aussi profité au deuxième trimestre de la comptabilisation dans son compte de résultats, à hauteur d'environ 850 millions d'euros, d'une plus-value liée à la cession à l'assureur belge Ageas des 25% qu'il détenait dans AG Insurance, via sa filiale belge.

Annoncée en décembre 2025, cette opération a été finalisée le 28 avril 2026.

La banque de financement et d'investissement a de son côté connu un "excellent trimestre", selon le communiqué, avec un PNB en hausse de 12,7% à 5,28 milliards d'euros, en partie grâce aux marchés actions et aux activités de conservation de titres.

Les banques commerciales (France, Belgique, Italie...) rassemblées avec les métiers spécialisés comme le crédit à la consommation ou la banque en ligne, affichent un PNB en hausse de 4,8% sur un an à près de 7 milliards d'euros, synonyme d'une "croissance soutenue confirmée" selon le communiqué.

La hausse des taux d'intérêt et celles des commissions expliquent cette évolution favorable pour les deniers de la banque, explique-t-elle.

La dynamique commerciale de la banque privée, réservée à la clientèle fortunée, est également mise en avant.

Au sein des métiers spécialisés, le crédit-bail automobile continue de souffrir, affecté par la baisse du prix des véhicules d'occasion "dans un contexte géopolitique défavorable", souligne la banque dans son communiqué.

BNP Paribas a par ailleurs fait état d'un "coût du risque", c'est-à-dire les sommes provisionnées pour faire face aux crédits impayés, de 949 millions d'euros.

Là encore, "l'évolution du risque géopolitique", et sans la nommer la guerre en Iran, participe à cette hausse de plus de 7%.

BNP Paribas ne fait toujours pas apparaître dans ses comptes une quelconque provision en vue de litiges qui pourraient lui coûter cher aux Etats-Unis, où la banque a perdu un procès important fin octobre.

Le groupe a été reconnu complice d'exactions au Soudan, en ayant organisé des transactions commerciales dont les recettes ont financé l'armée et les milices du régime d'Omar el-Béchir.

La banque a déposé le 22 mai auprès d'une cour d'appel de New York l'argumentaire contre sa condamnation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Roche ralentit au premier semestre

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Le premier semestre a donné confiance au géant pharmaceutique pour la suite de l'exercice (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le groupe pharmaceutique Roche a quelque peu freiné la cadence sur les six premiers mois de l'année au niveau des recettes et de la rentabilité, en raison notamment d'effets de changes négatifs. Les perspectives pour l'ensemble de l'année ont été confirmées.

Entre janvier et juin, le groupe bâlois a enregistré un chiffre d'affaires en baisse de 2% sur un an à 30,36 milliards de francs. Ajusté des effets de change, les ventes ont par contre crû de 6%, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.

La division Pharma a vu ses recettes reculer de 1% à 23,63 milliards (+6% hors devises), tirées notamment par les médicaments Xolair, Hemlibra, Ocrevus, Phesgo et Vabysmo. La division Diagnostics a quant à elle baissé de 3% à 6,74 milliards (+3% hors changes).

Au niveau de la rentabilité, le résultat d'exploitation (Ebit) de base a reculé de 1% à 11,86 milliards, tandis que le bénéfice net a atteint 9,67 milliards, en baisse de 6% comparé aux six premiers mois de 2025.

Si les recettes sont conformes aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP, l'Ebit de base les dépasse.

"Notre forte dynamique s'est poursuivie au premier semestre, soutenue par une hausse du chiffre d'affaires de 6% à taux de change constants ainsi que par des progrès significatifs dans notre portefeuille de produits", a indiqué le directeur général Thomas Schinecker.

La direction a confirmé prévoir pour l'exercice en cours une croissance des ventes d'environ 5% hors effets de change, ainsi qu'un essor d'un peu moins de 10% du bénéfice par action de base. Les actionnaires devraient pouvoir compter sur une nouvelle augmentation de leur rémunération.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Nestlé trouve un partenaire de coentreprise pour ses eaux

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Dynamiser la croissance, à la fois organique et externe, pour l'eau en bouteille, incluant par exemple la marque Perrier, figure parmi les priorités de la coentreprise (archives). (© KEYSTONE/AP/THOMAS PADILLA)

Nestlé a finalement trouvé un partenaire pour sa division dédiée aux eaux. Le géant romand et Platinum Equity créent Peranel, une coentreprise détenue à 50/50.

"Parmi plus de 30 marques dont les produits sont commercialisés dans 120 pays, Peranel compte des marques emblématiques d'eaux minérales naturelles telles que S.Pellegrino, Source Perrier et Acqua Panna, des boissons premium et d'hydratation fonctionnelle, la marque mondiale Nestlé Pure Life et de nombreuses autres grandes marques locales d'eau", selon le communiqué paru en marge des chiffres semestriels.

Cette opération reste soumise aux procédures de consultation des instances représentatives du personnel et aux autorisations réglementaires requises. Sa finalisation est attendue au premier semestre 2027. Elle confère à Peranel une valeur d'entreprise de 4,9 milliards d'euros (4,5 milliards francs), impliquant pour Nestlé un produit en numéraire à la finalisation d'environ 3,0 milliards d'euros (2,8 milliards francs).

Platinum Equity est un spécialiste américain du placement privé. Ses actifs sous gestion atteignent environ 48 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

La BCE tentée par le statu quo malgré la reprise de la guerre

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La présidente de la BCE, Christine Lagarde, et ses collègues ne devraient pas modifier les taux lors de cette réunion (archives). (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait s'accorder jeudi un répit estival malgré la reprise des hostilités au Moyen-Orient et le rebond des prix de l'énergie, après avoir relevé ses taux en juin pour la première fois depuis 2023.

Face au retour de l'inflation dans la zone euro avec la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis, la BCE avait relevé le 11 juin le taux de dépôt, inchangé depuis juillet 2025, d'un quart de point à 2,25%.

Les données d'inflation de la zone euro pour le mois de juin ont certes de quoi rassurer l'institution de Francfort, avec une chute à 2,8% après le pic de 3,2% en mai.

Mais début juillet, l'Iran et les Etats-Unis ont mis fin à leur trêve, et les bombardements américains sur l'Iran ont repris, conjugué à une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, clé pour le commerce de pétrole notamment.

Faucons versus colombes

Pour la banque Metzler, les données de juin "étonnamment favorables [...] ne devraient guère inciter les responsables de la BCE à procéder à des relèvements de taux consécutifs".

Le taux d'inflation de juin est proche du scénario "optimiste" formulé par la BCE en juin, selon lequel la hausse des prix en 2026 s'établirait à 2,9% et la croissance à 0,8% en 2026.

"Nous ne nous attendons à aucune modification des taux lors de cette réunion", estime aussi auprès de l'AFP Felix Schmidt, économiste chez Berenberg, car le regain des prix du pétrole est resté, à ce stade, relativement limité.

Carsten Brzeski, économiste chez ING, juge néanmoins qu'il y a "une petite chance que la BCE augmente" ses taux.

La situation mouvante au Moyen-Orient devrait ainsi mener à "un dernier affrontement" estival entre partisans d'une politique monétaire plus stricte, les "faucons" plus favorables à une hausse, et défenseurs d'une politique plus souple, les "colombes".

Face au risque "imminent" d'escalade et de pression sur les hydrocarbures, le Conseil de la BCE "continuera de considérer que les risques pesant sur la stabilité des prix sont orientés à la hausse", préviennent aussi les analystes de la banque italienne UniCredit.

D'autant que désormais les Houthis, groupe de rebelles yéménites allié de l'Iran, veulent tenter de bloquer le trafic maritime en mer Rouge, autre passage essentiel pour le commerce mondial.

Néanmoins, l'hypothèse d'une hausse plus tard dans l'année est davantage probable selon la plupart des observateurs.

Elle est "presque certaine" pour la réunion suivante de la BCE en septembre, estiment des analystes de Deutsche Bank dans une note de conjoncture.

"Propos fermes"

Dans tous les cas, la présidente de la BCE Christine Lagarde devrait formuler jeudi des "propos fermes" en raison des "derniers développements géopolitiques", note la banque Metzler.

Son tour de vis décidé en juin avait été vivement critiqué par les commentateurs, certains pointant les risques d'une hausse des taux pour la croissance, déjà fragile, de la zone euro.

La BCE avait été la première grande banque centrale à prendre cette décision après le déclenchement de la guerre fin février.

La Banque du Japon lui avait emboîté le pas quelques jours plus tard en portant ses taux à leur plus haut niveau depuis 31 ans. La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d'Angleterre se sont jusqu'ici abstenues.

Ces trois institutions se réuniront à leur tour au cours de la dernière semaine de juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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