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Genève: les HUG ont soigné 1108 patients Covid-19

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Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont soigné 1108 patients Covid-19 au premier semestre 2020. La pandémie a eu des conséquences importantes sur les activités et les finances de l'hôpital pendant les six premiers mois de l'année.

La pandémie a mobilisé les HUG du 27 janvier, date de la constitution de la cellule interne de gestion de crise, à fin avril, indiquent mardi les HUG, revenant sur l'activité du premier semestre de l'année. Et de préciser qu'au 27 juin, ils ont soigné 1108 patients Covid-19, soit plus que les quatre autres hôpitaux universitaires de Suisse cumulés.

Dès le 20 mars, les HUG sont devenus l'unique hôpital Covid-19 du canton, avec 1000 lits dédiés aux malades du nouveau coronavirus. Au plus fort de la crise, 552 malades étaient soignés en même temps, dont 67 aux soins intensifs. Le retour progressif à la normale a été entamé en mai. Le nombre de lits Covid-19 est passé à 179 à la fin du mois de mai et doit descendre à 68 dans l'été.

Hausse aux urgences

L'activité standard des urgences pour adultes a été ralentie pendant le confinement. Le service a toutefois connu une hausse de 3,1% par rapport au premier semestre 2019, en raison de la prise en charge des personnes présentant des symptômes compatibles avec le Covid-19. L'activité des différents services d'urgence a repris en juin, avec un nombre d'entrées supérieur de 16,6% par rapport à juin 2019.

Les changements induits par la pandémie, dont la suspension des activités médicales classiques non urgentes, ont affecté les autres départements des HUG. La chirurgie, les neurosciences cliniques et la médecine ont connu un fort ralentissement, tout comme les urgences de gynécologie (-25,2%) et de pédiatrie (-26,7%). La psychiatrie et l'oncologie ont été moins impactées.

La baisse du nombre de cas Covid-19 a permis de relancer les activités courantes de l’hôpital. Globalement, les HUG prévoient un retour à la normale à la fin de l'année. "Il était initialement prévu pour septembre, mais les patients retardent leur venue à l'hôpital pour des choses non vitales, peut-être par aversion", a commenté Nicolas de Saussure, porte-parole de l'institution.

Important déficit

Les recettes hospitalières ont fortement chuté en avril pour remonter ensuite, écrivent les HUG. Le déficit du semestre s'élève à 96,3 millions de francs. Il serait supérieur sans le versement d'un crédit urgent de 15 millions par l'Etat de Genève, qui couvre la baisse des produits d'exploitation. Les frais de personnel et en matériel ont été nettement supérieurs à ceux de l'année précédente.

A noter encore que le taux d'absentéisme a fortement augmenté durant la crise Covid-19, allant jusqu'à 12,4% en avril, contre 8% environ en temps normal. Au 18 mai, 696 collaborateurs sur un total 13'459 avaient été testés positifs au Covid-19, selon M. de Saussure, précisant que ce taux élevé est aussi dû aux absences des collaborateurs à risque ou en quarantaine.

https://faits-chiffres.hug.ch/indicateurs

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Suisse

Pétrole: la faible croissance de la demande plombe les prix

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Le ralentissement de l'économie chinoise pèse sur le prix du baril de l'or noir (archives). (© KEYSTONE/AP The Greeley Tribune/ALEX MCINTYRE)

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu à la baisse jeudi sa prévision de croissance de la demande de pétrole pour 2024, sous l'effet du ralentissement de l'économie chinoise, et pointe un prix du baril au plus bas depuis près de trois ans.

La demande mondiale de pétrole devrait croître de 900'000 barils par jour en 2024, soit 70'000 barils par jour de moins que prévu par l'AIE dans son précédent rapport mensuel.

L'AIE n'a cessé de revoir ses prévisions à la baisse cette année: début 2024, l'agence tablait sur une croissance de 1,2 million de barils par jour (mb/j), soit 300'000 b/j de plus qu'aujourd'hui.

La demande totale cette année ne devrait pas dépasser les 103 mb/j, estime l'organisation basée à Paris, qui observe qu'au premier semestre, la demande de pétrole n'a augmenté que de 800'000 barils par jour, soit la hausse "la plus faible depuis 2020".

Ce manque de vigueur s'explique principalement par l'atonie de l'économie chinoise, dont la demande de pétrole a chuté en juillet de 280'000 barils par jour par rapport à juillet 2023.

Mais "en dehors de la Chine, la demande de pétrole est au mieux timide", explique l'AIE, soulignant que "la croissance a également commencé à fléchir dans les marchés émergents".

Le déclin rapide de la croissance de la demande de pétrole a entraîné une forte baisse des prix du baril. Le prix du baril de Brent est passé mardi sous les 70 dollars pour la première fois depuis décembre 2021, soit "20 dollars de moins qu'en avril 2024", note l'AIE.

L'offre, de son côté, reste robuste, et a crû de 80'000 b/j, à 103,5 mb/j en août, les tensions politiques en Libye et des maintenances en Norvège et au Kazakhstan ayant été compensées par "des flux plus importants en provenance du Guyana et du Brésil", analyse l'AIE. Sur l'année, la croissance est de 1,4 mb/j par rapport au mois d'août de l'année précédente.

Pour 2025, l'Agence internationale de l'énergie mise à nouveau sur une croissance de la demande mondiale de pétrole "modérée", à 950'000 b/j, et estime que l'offre devrait croître plus vigoureusement, prévoyant une hausse de 2,1 mb/j.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

OIT: plus de la moitié de la population a une couverture sociale

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L'Organisation internationale du travail (OIT) dirigée par Gilbert Houngbo demande un soutien international pour garantir davantage de protection sociale dans tous les pays (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Plus de la moitié de la population mondiale, près de 53%, est désormais protégée par de la couverture sociale, une première. Mais les habitants des pays pauvres sont toujours largement exclus, déplore l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

En moins de dix ans, la part de la population couverte a pris dix points de pourcentage, selon le rapport mondial sur la protection sociale dans le monde publié jeudi. "C'est une amélioration significative", a affirmé à la presse la sous-directrice générale Mia Seppo.

Mais 3,8 milliards de personnes manquent toujours de couverture. Dans les 20 pays les plus vulnérables face à la crise climatique, 91,3% des habitants ne s'appuient sur aucune protection sociale, soit plus de 350 millions de personnes.

Ce chiffre atteint même 2,1 milliards dans les 50 Etats les plus menacés. Dans le monde, plus de trois quarts des enfants n'ont toujours pas obtenu de couverture adaptée, alors qu'ils sont très exposés aux effets du changement climatique.

Les femmes sont elles moins protégées que les hommes. La part atteint 50,1% chez elles contre 54,6% chez les seconds. "La protection sociale universelle est en tête de liste des outils dont nous disposons pour nous aider à faire en sorte que la crise climatique n'aggrave pas les inégalités et l'exclusion", estime le directeur général de l'OIT Gilbert Houngbo.

Parmi les possibilités, le rapport mentionne la sécurité des revenus et l'accès aux soins. L'organisation ajoute que la protection sociale peut aider les entreprises et les travailleurs pendant le passage à l'économie verte, de même qu'à garantir des emplois décents.

Anticiper les prochaines menaces

Mais les lacunes sur la couverture sociale et le manque d'investissements empêchent les pays de tirer le meilleur de cet instrument, ajoute-t-elle. En moyenne, ceux-ci attribuent 12,9% de leur Produit intérieur brut (PIB) à la protection sociale, hors santé. Le chiffre varie toutefois de 0,8% dans les pays pauvres à 16% dans les pays riches.

L'OIT demande aux autorités d'établir une approche de protection sociale qui anticipe les prochaines menaces, notamment climatiques. Les Etats moins aisés ont besoin de près de 309 milliards de dollars supplémentaires par an, soit environ 53% de leur PIB, pour garantir une couverture sociale minimale.

"Aucun pays ne peut faire face au changement climatique sans protection sociale", affirme une autre responsable de l'OIT. L'organisation demande davantage de financement pour lutter contre le réchauffement, l'application du fonds des "pertes et dommages" climatiques pour les pays en développement et une fiscalité progressive.

Parmi les pistes figure le désinvestissement des fonds de pensions des énergies non renouvelables. Les enveloppes de ceux-ci dans les pays riches atteignent 53'000 milliards de dollars. L'organisation mentionne aussi les compensations pour les salaires perdus en cas de températures élevées. Elle appelle la communauté internationale à soutenir tous ces efforts.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Des chercheurs font tomber des blocs de béton au Weissfluhjoch

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Au total, les chercheurs ont poussé 30 blocs de béton en bas de la pente. (© SLF/Jochen Bettzieche)

Dans un but scientifique, des chercheurs font rouler d'énormes blocs de béton sur la pente du Weissfluhjoch, près de Davos (GR). Ils collectent ainsi des données pour un modèle informatique qui doit simuler des chutes de pierres.

Le modèle prédit jusqu'où une pierre peut descendre dans la vallée après s'être détachée quelque part, indique jeudi l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF), basé à Davos. Ces modèles informatiques sont notamment utilisés par les géologues et les autorités pour établir des cartes des dangers.

Ces données aident donc à déterminer où et comment il est possible de construire pour garantir une protection contre les chutes de pierres et où des ouvrages de protection sont nécessaires pour les infrastructures existantes.

Capteurs et caméras

Avec cet essai, les spécialistes réunis autour de Joël Borner, spécialiste des chutes de pierres au SLF, veulent découvrir comment les pierres et les blocs tombent sur un sol rugueux, comment ils se déplacent et comment ils sont déviés par des obstacles. Des essais similaires avaient déjà été réalisés auparavant sur d'autres types de sol.

Pour ce faire, ils ont équipé de capteurs des blocs de béton pesant entre 45 et 200 kilos. Ils peuvent ainsi mesurer diverses données, notamment l'accélération et la vitesse de rotation des blocs. De plus, une caméra enregistre leur trajet exact. Pour les rendre plus visibles, les blocs ont été peints en orange vif.

Les essais ne sont pas sans danger, écrit le SLF. En effet, un sentier de randonnée reliant le col de la Strela au Weissfluhjoch passe sur le coteau et des personnes s'y promènent à pied ou en VTT. C'est pourquoi un groupe de volontaires participe aux essais afin de bloquer le chemin peu avant chaque jet de pierres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Politique

Des cartes de paiement pour les requérants d'asile

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La cartes de paiement pour les réfugiés n'a pas fait ses preuves sur le terrain, selon la Verte Delphine Klopfenstein Broggini (archives). (© KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER)

Les requérants d'asile et les personnes admises à titre provisoire pourraient être privés d'argent liquide. Par 128 voix contre 59, le National a chargé jeudi le Conseil fédéral d'étudier comment aider les cantons pour introduire des cartes de paiement.

Le postulat émane de la commission des institutions politiques. Elle estime qu'une telle mesure, déjà connue dans d'autres pays, permettrait de réduire l'attrait de la Suisse en tant que pays de destination pour les demandeurs d’asile.

Il est inadmissible que de l’argent versé aux réfugiés soit envoyé à l’étranger, a déclaré le rapporteur de la commission Andreas Glarner (UDC/AG). Grâce à la carte, l'argent serait dépensé en Suisse. L'idée est à l'étude dans certains cantons et Berne a déjà franchi le pas en juin dernier.

"Efforts disproportionnés"

La gauche a critiqué ce système. "A Genève, quand on touche 451 francs par mois, soit 15 francs par jour, comment encore transférer de l'argent dans son pays d'origine", s'est demandée Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE).

L'OSAR a évalué l'efficacité de la mesure: le canton de Zurich qui avait testé des bons en 2011, a jugé les efforts requis tout à fait disproportionnés par rapport aux bénéfices obtenus, a rappelé la Genevoise. Certains Länder d'Allemagne ont introduit des cartes de paiement, mais le système a très vite atteint ses limites.

La Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) a récemment rejeté à l’unanimité l’introduction d’une carte de paiement, a complété le conseiller fédéral Beat Jans. En vain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le Conseil d'Etat présente un projet de budget à l'équilibre

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A Genève, le projet budget 2025, défendu jeudi par la ministre des Finances Nathalie Fontanet, est à l'équilibre, pour la première fois depuis 2015 (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d'Etat genevois in corpore a présenté jeudi un projet de budget 2025 à l'équilibre, le premier depuis 2015. Ce projet inclut déjà les baisses fiscales, prochainement en votation, tout en renforçant les prestations sociales.

Le gouvernement prévoit un léger boni de 4,3 millions de francs. Au vu de "la bonne santé des finances cantonales", il table sur une hausse des revenus fiscaux de 424,4 millions à 9,113 milliards, soit une hausse de 4,9% par rapport au budget 2024. L'impact des baisses attendues des impôts des entrepreneurs et des personnes physiques, en votation en septembre et novembre, est chiffré à 351 millions.

L'augmentation des charges de 4,9%, à 10,887 milliards, doit permettre au Conseil d'Etat de concrétiser ses priorités. Elle est aussi due à la hausse des charges de personnel, même si l'indexation des salaires n'est pas inscrite, ainsi qu'à la précarisation d'une partie de la population, au coût de l'asile et à la hausse de la contribution genevoise à la péréquation financière intercantonale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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