À 74 ans, Isabella Rossellini regarde sa carrière avec humour et distance. Des réalisateurs qui l'ont façonnée aux difficultés de financer les films, l'actrice italienne a livré jeudi à Locarno une déclaration d'amour au cinéma.
Récompensée mercredi soir par l'Excellence Award du Festival de Locarno, Isabella Rossellini est revenue devant le public du Forum Spazio Cinema sur un parcours qu'elle juge atypique. "J'ai tout fait en retard. Je suis devenue mannequin à 27 ans, actrice à 32 ans et j'ai obtenu un master à 55 ans", raconte-t-elle.
Sa carrière, dit-elle, s'est construite autour des cinéastes plus que des rôles. "Dans mon travail, je choisis avant tout le réalisateur." Parmi ceux qui l'ont marquée, elle cite John Schlesinger ("Macadam Cowboy", 1969), David Lynch et, plus récemment, l'Italienne Alice Rohrwacher, avec laquelle elle a tourné "La Chimera" puis un nouveau film en Ombrie.
Réalisme magique
"Je retrouve dans son cinéma à la fois mon père Roberto Rossellini et Fellini", dit-elle à propos de la réalisatrice. "Cela m'émeut de voir chez une nouvelle génération une forme de réalisme magique."
Impossible, évidemment, d'échapper à "Blue Velvet". Isabella Rossellini se souvient d'un film "très controversé" à sa sortie, à une époque où David Lynch était encore peu connu. Elle raconte aussi cette anecdote: un jour, le réalisateur l'aborde dans un restaurant et lui glisse: "Vous ressemblez à Ingrid Bergman." Les autres convives éclatent de rire: "Mais enfin, c'est sa fille!"
L'actrice évoque aussi sans détour les difficultés du métier. À 42 ans, Lancôme met fin à son contrat, la jugeant "trop vieille", avant de la rappeler vingt ans plus tard. "Entretemps je suis retournée à l'université avant de reprendre le cinéma", raconte celle qui a obtenu un diplôme d'éthologie à 55 ans.
Le cinéma reste pourtant confronté aux mêmes obstacles, estime-t-elle. "Les discussions sont toujours les mêmes: trouver de l'argent." Les nouvelles technologies ouvrent cependant des perspectives, ajoute-t-elle. "Il existe aujourd'hui de magnifiques films tournés uniquement avec des téléphones portables."
Puis Isabella Rossellini change presque naturellement de sujet. "Ma première passion a toujours été les animaux."
Installée dans une ferme de onze hectares dans l'État de New York, où elle élève notamment des moutons et des abeilles, elle consacre désormais une partie de son travail à l'éthologie. Sa série de courts-métrages "Green Porno", dans laquelle elle incarne différentes espèces pour expliquer leur comportement, compte aujourd'hui une cinquantaine d'épisodes.
Elle prépare désormais une nouvelle série intitulée "The Survival of the Friendliest" (La survie des plus sociables). "C'est l'émerveillement qui me pousse à écrire", explique-t-elle. L'idée d'un film peut naître, dit-elle en souriant, de la découverte que les vers de terre sont hermaphrodites.
Ces films n'auraient pourtant jamais vu le jour sans Robert Redford. "Il voulait financer des contenus vidéo pour les premiers iPhone. Je lui dois beaucoup, c'est lui qui m'a donné la possibilité de devenir réalisatrice", raconte Isabella Rossellini, qui dit toujours privilégier la simplicité. "Je ne comprends rien à la technique", sourit-elle, disant puiser son inspiration dans le cinéma muet de Georges Méliès.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L. Blanco
18 mars 2020 à 0 h 00 min
RÉPONSE :Au sujet des crédits banquaires les banques dans cette crise covid-19 nous feraient la faveur à nous les commerçants de nous faire des prêts avec cautionnement ! Voulez vous me dire ce qui change car qui cautionne le patron de la banque !! Laissez moi sourire 😊 ou plutôt malheureusement en pleurer 😭. Qui dites moi pourrais nous cautionner dans cette crise ? C'est risible vous nous prenez pour des demeurés ? évidemment personne ! Et si c'était le cas papiers et papiers pour vérifier le cautionneur et aura une réponse quand on sera à terre à bouffer des pâquerettes s'il en existe encore.(n'oublions pas que la réponse sera comme d'habitude n'égative) On ne s'appelle malheureusement pas Alain Delon ! N'oubliez pas que c'est les abeilles qui font le miel et non le contraire.
Honte à vous et à toutes les grands de ce pays qui lâchent les indépendants car vous le savez que vous avez les moyens dans ce pays de faire don d'une année blanche à tous les citoyens à savoir oublier paiements de charges sociales impôts, loyers commerciaux et privés, assurances maladies et payer les salaires des indépendants ainsi que des employés.
Vous pouvez mettre la main à la poche et régler l'addition.
La BNS à publié des bénéfices indécents
Sans compter l'or qui dort bien gentiment dans ses coffres.Enfin faut bien payer ces messieurs des hautes sphères comme des joueurs de FOOTBALL. Qu'ils fassent une année à nôtre place avec nôtre salaire et on verra un échange leur ferait du bien !
Oui la Suisse donne tout mais n'oubliez pas il faut tout payer en retour avec bien entendu un surplus. C'est ça le retour de manivelle. Je ne te donne pas je te prête mais avec un super 👌 surplus 😜
Et quand j'entends des débats ou on nous oui en les salaires sont plus élevés MAIS COMME PAR HASARD on ne précise jamais que tout et plus élevé loyers, assurances alimentation etc.. Et ceux qui disent cela c'est ces messieurs dames qui se font des salaires mirobolants ! Scandaleux À Bon entendeur !