Le géant olympique se courra aujourd'hui à Bormio. Vainqueur à Schladming, Loïc Meillard fait clairement partie des favoris pour une médaille, au même titre que Marco Odermatt.
S'il y a un skieur qui ne semble pas particulièrement touché par la pression inhérente à l'événement, c'est Loïc Meillard. Bien posé sur ses skis, l'athlète d'Hérémence transpire le calme. La médaille d'argent obtenue en combiné avec Marco Odermatt lundi dernier n'a pas changé l'homme. Le Valaisan d'origine neuchâteloise sait que les deux courses techniques à venir peuvent lui permettre d'ajouter deux médailles à sa collection.
Avec deux géants à son compteur cette saison (Schladming et Val d'Isère), Meillard a le devoir d'y croire. Depuis quelques temps, il a réussi à être parfois plus rapide qu'Odermatt. En revanche, le champion du monde de slalom n'affiche pas la même régularité que l'artiste de Buochs. Avec Meillard, ce n'est pas quitte ou double, mais presque. Les résultats de ses cinq autres géants? 14e, 18e, 9e, 10e et 6e.
L'autre avantage du technicien d'Hérémence, c'est désormais une certaine expérience des grands rendez-vous. "Je pense que les trois derniers Mondiaux vont m'aider, même les derniers JO, estime-t-il. Lors des trois derniers Mondiaux, je suis à chaque fois parti avec des médailles donc je sais quoi faire pour arriver en forme le jour J. Je sais comment aborder la course. Je sais aussi que le ski est là pour aller jouer tout devant et ça, c'est quelque chose qui peut m'aider."
Une piste peu utilisée par les géantistes
A 29 ans, Meillard ne cache rien. Il n'a pas de botte secrète. Mais il peut avoir un petit avantage mental après l'argent du combiné. "C'est clair que de savoir comment gérer les émotions entre les manches, savoir gérer les journées de course dans ces grands événements, c'est quelque chose qui peut m'aider à avoir un petit pourcent en plus", poursuit-il.
Etape traditionnelle pour les spécialistes de vitesse, cette Stelvio n'est pas une piste pensée pour les techniciens. Aux Mondiaux de 1985 et de 2005, c'était déjà pareil. Les traceurs doivent imaginer un géant et un slalom sur le bas de la piste de descente. On l'a vu avec la manche de slalom du combiné, la pente n'est pas franchement soutenue et les mouvements de terrain nettement moins prononcés que sur des épreuves comme Kitzbühel, Wengen, Madonna ou encore Schladming.
N'attendez pas de Loïc Meillard des critiques sur la piste: "Il faut demander au CIO, pas à moi (il rit)." Quant à une analyse de la piste, il semblait encore trop tôt pour l'évoquer jeudi: "C'est difficile d'en parler aujourd'hui. On sait que ce sera certainement un géant long et qu'il y aura un peu de tout. Ca dépendra du traceur, mais on sait que par le passé les manches dépassaient 1'20. Il faudra être prêt physiquement et surtout être capable de créer de la vitesse sur le bas puisque le terrain n'est pas très pentu."
Attention aux Autrichiens
Coéquipiers lors du combiné par équipe, Meillard et Odermatt seront cette fois-ci rivaux. Aux Mondiaux de Courchevel en 2023, "Odi" avait devancé Meillard. L'an dernier à Saalbach, Meillard avait pris le bronze et Odermatt une tablette de chocolat. Mais le Valaisan espère une issue favorable aux deux: "On s'est même dit sur le podium lundi que ce serait bien de refaire le coup samedi! C'est le but et je sais que nous sommes motivés à réussir."
Outre les deux médaillés du combiné, Swiss-Ski pourra compter sur Thomas Tumler, vice-champion du monde de la discipline, et Luca Aerni, qui participera à ses quatrièmes JO. Mais les principaux contradicteurs des Suisses viendront probablement du Brésil avec Lucas Pinheiro Braathen, d'Autriche avec Stefan Brennsteiner, Marco Schwarz et le champion du monde Raphael Haaser, de Norvège avec Henrik Kristoffersen et Atle Lie McGrath et de France avec pourquoi par Léo Anguenot ou Alban Elezi Cannaferina.
En cas de victoire suisse, ce serait la première fois de l'histoire des JO qu'une nation remporte quatre titres sur les cinq mis en jeu par sexe.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Fabien
10 janvier 2018 à 20 h 44 min
Écouter un motard sans aucun argument sur les transports à Genève parler de la politique internationale américaine, ça n'a pas de prix !! Merci d'avoir fait ma journée radio lac ! 😀