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Frédéric Borro, chef de cuisine à l'OMS, privilégie le local et le bio

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A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, on parle cuisine avec Frédéric Borro, le chef de l'OMS

Frédéric Borro a 38 ans, il officie à l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé à Genève, où il sert entre 700 et 1000 repas par jour. L’originalité de ce chef : il est végétarien. Un vrai geste pour la planète puisque la viande génère 18% des gaz à effet de serre. En comparaison l'aviation est responsable de 13,5 % des émissions. On écoute Frédéric Borro.

Frédéric BorroChef de cuisine à l'OMS

L’Organisation mondiale de la santé, c’est plus de 191 nationalités. Ce qui permet  au Chef Borro de voir s’il est dans la cible et d’essayer de nouvelles combinaisons.

Frédéric BorroChef de cuisine à l'OMS

La brigade du Chef Borro compte 11 personnes. Elle essaye de nombreuses cuisines, indiennes, mexicaines ou encore libanaises. Plaire à 700 à 800 personnes, c’est un sacré challenge. La brigade le suit dans ses choix. De cuisiner local et bio.

Frédéric BorroChef de cuisine à l'OMS

Le chef privilégie aussi le socialement responsable, en choisissant la Fondation Trajet par exemple. Elle s’occupe d’insérer dans le marché du travail des personnes en situation de handicap psychique.

Travailler pour l’OMS, l’organisation mondiale de la santé, rend forcément les gens plus concernés. Chaque semaine, Frédéric Borro place des produits en promotion. Cette semaine c’est celle de la fraise, des fraises en pleine terre qui viennent du canton de Vaud.

Frédéric BorroChef de cuisine à l'OMS

Les gens peuvent ensuite acheter une petite barquette de fraise. 500 barquettes sont en vente cette semaine. A un prix concurrentiel pour des fruits de cette qualité.

Le travail de la brigade commence très tôt. A 6 heures du matin, avec le premier arrivage: la boulangerie, avec du pain labellisé GRTA (Genève région terre d’avenir). Puis arrivent les fruits et légumes et des salades. Beaucoup de salades pour le buffet. Entre 150 et 160 kilos par jour.`

Enfin le restaurant de l’OMS se veut éco-responsable, la vaisselle est recyclable. Les boites en plastique sont en location. Au bar à café, des salades de saison sont proposées. Dans des contenants en verre, avec une consigne.  Le restaurant de l’OMS est géré par Groupe SV Suisse, spécialisé dans la restauration collective. Il compte 30 restaurants en Suisse romande et 300 dans toute la Suisse.

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Suisse

Le gouvernement refuse une définition plus stricte de la neutralité

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Lors du scrutin sur l'initiative sur la neutralité le 27 septembre, le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis sera confronté pour la première fois à un vote populaire (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

En matière de neutralité, la pratique actuelle a fait ses preuves, estime le Conseil fédéral. Une définition plus stricte réduirait la marge de manoeuvre de la Suisse. Le gouvernement rejette l'initiative sur la neutralité, soumise au vote le 27 septembre.

L'initiative populaire, déposée par Pro Suisse et des membres de l'UDC, veut qualifier la neutralité helvétique de "perpétuelle et armée". Elle exige aussi que la Suisse n'adhère à aucune alliance militaire ou de défense, ne participe pas aux guerres étrangères et ne prenne pas de sanctions économiques ou diplomatiques contre un Etat belligérant, sous réserve de ses obligations envers l'ONU.

Opposé au texte, le gouvernement entre en campagne mardi. Une partie des exigences correspond déjà à la pratique actuelle, explique-t-il dans le fascicule d'informations en vue de la votation. Et là où elle va plus loin, dans les domaines de la sécurité et des sanctions, l'initiative nuit aux intérêts du pays.

Berne utilise la neutralité de manière ciblée pour défendre ses intérêts, rappelle le Conseil fédéral. La pratique actuelle permet la marge de man½uvre nécessaire à cet effet.

De plus, en tant que petit Etat, la Suisse a besoin de coopérer avec ses partenaires en matière de défense. Elle a aussi beaucoup à gagner de l'ordre fixé par le droit international. Les sanctions sont un instrument important pour réagir aux violations de ce droit, juge le gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le débat sur le climat n'influence pas le comportement d'achat des Suisses

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Le débat sur le climat n’a d’incidence sur les achats et les placements financiers que pour un cinquième des personnes interrogées, selon un sondage de Comparis (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/ELISA SCHU)

Le changement climatique n'impacte pas les habitudes de consommation de la population suisse. Selon un sondage de Comparis, 34% des Suisses affirment que le débat sur le climat n’influence pas du tout leurs décisions et 46% qu’il n’a qu’une faible influence.

Seules 20% des personnes interrogées affirment que ce débat a une influence sur leurs achats et leurs placements financiers, une part "nettement inférieure à celle observée avant et pendant la crise du coronavirus", écrit le comparateur en ligne dans un communiqué publié mardi.

La part des personnes qui n’y voient aucune influence a presque doublé depuis la première étude, menée en 2019: elle était alors de 18% à 20%.

Revenu et enfants

Pour les trois quarts des personnes gagnant moins de 4000 francs par mois, le débat sur le climat n’exerce aucune influence - ou tout au plus une faible influence. Le chiffre est encore plus élevé pour les ménages plus aisés: il passe à 84% pour les personnes gagnant plus de 8000 francs.

"Il semble que renoncer ou changer de comportement soit encore plus difficile pour les personnes à revenus élevés que pour celles qui disposent de moins d’argent", constate Michael Kuhn, expert chez Comparis. Elles peuvent "tout simplement se permettre de voyager davantage et de consommer plus", dit-il.

Les familles avec enfants font en revanche plus attention et agissent "de manière plus réfléchie": pour 74% d’entre elles, le climat a une influence "faible à très grande" sur leurs décisions, contre 62% dans les ménages sans enfants.

"Les faits parlent d'eux-mêmes"

Parmi les personnes qui accordent au moins une petite importance au débat sur le climat dans leur comportement de consommation, 40% déclarent consommer moins de viande et de produits d’origine animale. Et 36% disent avoir réduit leurs voyages en avion.

Les statistiques officielles montrent toutefois une autre réalité, selon Comparis: la consommation de viande est passée de 48 kilos par personne et par année à 51 entre 2023 et 2025. Dans l'ensemble, elle est restée stable autour de 50 kilos.

Même constat pour les voyages en avion: l'aéroport de Zurich a enregistré l'an dernier un nouveau record, avec 23,2 millions de passagers locaux. C'est un million de plus qu'en 2019. "On aimerait bien que des mesures soient prises, mais quand il s’agit de renoncer soi-même à un voyage en avion, à des vêtements ou à une escalope, on n’est finalement pas disposé à faire ce sacrifice", conclut M. Kuhn.

Ce sondage représentatif a été réalisé en juillet dernier par l'institut Innofact auprès de 1040 personnes issues de toutes les régions de la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Trump défend Infantino face aux voix réclamant son départ

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Le président américain Donald Trump (à droite) et celui de la FIFA Gianni Infantino n'ont jamais caché leur complicité. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Donald Trump a affirmé lundi que la FIFA commettrait une "erreur" si elle remplaçait son patron Gianni Infantino. Ce dernier est critiqué après le projet avorté d'ouverture à des investisseurs privés.

"La FIFA commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait ne serait-ce qu'un instant de remplacer son président Gianni Infantino", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, qualifiant l'Italo-Suisse de "formidable".

Il "vient de présider la Coupe du monde la plus réussie", a affirmé Donald Trump ajoutant que s'il partait "la compétition ne connaîtrait plus jamais un tel succès ni une telle rentabilité".

Une complicité publique

Gianni Infantino, candidat à sa succession à la tête de la FIFA, est embourbé dans une crise depuis la divulgation de son projet contesté, et finalement abandonné, d'ouverture de la FIFA à des investisseurs privés.

Déterminées à le voir quitter la tête de la FIFA, les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine (Concacaf) et asiatique (AFC) ont tenté lundi dans une lettre ouverte commune de rallier à leur cause la "famille du football", profondément divisée sur l'issue de la crise.

Sans jamais citer Gianni Infantino, elles ont ainsi balayé ses tentatives de sauver son trône, lui qui semblait il y a quelques semaines encore se diriger vers une tranquille réélection en mars 2027, après un Mondial 2026 plus lucratif que jamais.

Gianni Infantino et Donald Trump affichent leur complicité depuis le retour au pouvoir du républicain. En décembre 2025, il avait remis au président américain le "Prix de la paix de la FIFA" créé pour l'occasion.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Swiatek et Svitolina prennent rendez-vous en demi-finale à Toronto

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Après avoir battu la Zurichoise Viktorija Golubic au 3e tour, Iga Swiatek a rallié le dernier carré à Toronto. (© KEYSTONE/AP/Chris Young)

La no 8 mondiale Iga Swiatek et la no 9 Elina Svitolina ont remporté lundi leur quart de finale respectif au WTA 1000 de Toronto. Elles se retrouveront en demie.

La Polonaise, ex-no 1, a balayé 6-2 6-1 la Russe Diana Shnaider, dont la compatriote Ekaterina Alexandrova a chipé un set à l'Ukrainienne Svitolina avant de subir sa loi 3-6 6-0 6-3.

Swiatek, qui a dégringolé au classement ces derniers mois, ne disputera que sa deuxième demie cette année après Rome. Et elle court toujours après sa première finale depuis son titre à Séoul, il y a près d'un an.

"J'ai mis le paquet dès le début. Je sentais que je pouvais dominer, a réagi la joueuse de 25 ans. J'étais plutôt satisfaite de la manière dont j'ai joué. C'était un match difficile à cause du vent."

Elle mène 4-3 dans ses confrontations avec Elina Svitolina, qui a néanmoins remporté les deux dernières.

"Je vais discuter avec mon équipe pour faire quelques ajustements pour le match contre Iga, a déclaré l'Ukrainienne après sa victoire lundi. Bien sûr, c'est une grande championne. Elle joue vraiment bien dans ce tournoi. Je vais devoir donner le meilleur de moi-même."

Les deux autres quarts opposeront la Suissesse Belinda Bencic (14e) à l'Américaine Coco Gauff (4e), et la Japonaise Naomi Osaka (13e) à la Kazakhstanaise Elena Rybakina (2e). La no 1 mondiale Aryna Sabalenka a été éliminée en 8es par Ekaterina Alexandrova.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Genève

[SÉRIE D'ÉTÉ] Reportage au point le plus à l'Ouest de la Suisse

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Olivier Cavaleri à côté de la borne numéro 1 dans la forêt de Chancy. Photo: AG

"C'est un musée en plein air", commente Olivier Cavaleri, historien et spécialiste de nos frontières. Les objets de ces musées, sont les bornes historiques, qui matérialisent les limites entre pays et entre canton. Des pierres silencieuses et témoin d'un autre temps. La borne numéro 1 entre la France et Genève est située dans la forêt de Chancy. Reportage.

Olivier Cavaleri Historien

"Cette borne là, elle porte le numéro 1, et elle représente un Etat qui a disparu", commente Olivier Cavaleri, ingénieur EPFL et historien diplômé de l'UNIL. Chaque pierre porte un numéro, et certaines des blasons. "On voit l'aigle du Royaume de Sardaigne, qui englobait la Savoie."

Il a consacré son travail de mémoire et six ouvrages à la thématique des bornes frontières. Ainsi qu'un site internet sur le sujet.

Capture d'écran de la cartographie des bornes du canton de Genève. Source: histoiredebornes.ch

Côté pratique

Si le cadastre fait désormais foi juridiquement, les bornes sont toujours utiles notamment "pour les personnes qui travaillent sur le terrain comme les paysans", afin de connaitre les limites de leurs champs, relève Olivier Cavaleri.

Elles indique des directions que prennent les frontières. Une vague sur le dessus signifie par exemple que la suite frontière suit le milieu du Rhône.

Ce n'était pas possible d'avoir une frontière mouvante.

Témoins du passé

La borne suivante est numérotée 1.1. Avant son existence, la limite avec la France se trouvait sur le Nant de Vesogne, une rivière sinueuse. "Ce n'était pas possible d'avoir une frontière mouvante".

Plusieurs bornes ont donc été ajoutées en 1898, plus de 80 ans après la borne numéro 1. La véritable borne la plus à l'Ouest de la Suisse s'est donc déplacée de quelques mètres.

C'est un voyage intéressant: dans le temps mais aussi sur le terrain.

"C'est un musée en plein air", décrit l'historien au milieu de la forêt, rare coin de fraîcheur en pleine canicule. "C'est magnifique, sourit Olivier Cavaleri, c'est un voyage intéressant: dans le temps mais aussi sur le terrain".

Diplomatie des bornes

Elles racontent silencieusement comment s'est formé le territoire genevois. "A l'époque, il y avait des morceaux de territoire non reliés ensemble entre la Ville de Genève, le mandement de Dardagny, Jussy, Celigny et la champagne."

C'est pour cette raison qu'on parle encore de Carouge la Sarde!

Lors du Congrès de Vienne en 1815 avant de poser ces bornes: "Il a été décidé que Genève allait rejoindre la Confédération Suisse et que son territoire devait être unis. Un certain nombre de communes sardes ou savoyardes sont devenues genevoises à cette occasion. C'est pour cette raison qu'on parle encore de Carouge la Sarde!"

 

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