Une attaque de missiles balistiques russes "massive", selon les autorités ukrainiennes, frappe dans les premières heures de dimanche Kiev. Des journalistes de l'AFP y ont entendu de puissantes explosions et vu des balles traçantes fendre le ciel.
Quelques heures plus tôt, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l'ambassade des Etats-Unis à Kiev s'étaient inquiétés de la possibilité d'une frappe russe imminente contre le pays.
Tôt dimanche matin, des balles traçantes rouges fendent le ciel encore noir de Kiev, où retentissent des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d'abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville, selon des journalistes de l'AFP sur place.
Des dizaines de personnes s'abritent dans une station de métro, tandis que les explosions font trembler les immeubles.
"La capitale est la cible d'une attaque massive de missiles balistiques. De nouveaux tirs sont possibles. Restez dans les abris!", a écrit sur Telegram le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymour Tkatchenko.
Au moins quatre endroits de la ville ont été touchés, dont des immeubles résidentiels, a-t-il ajouté avant de faire état, quelques dizaines de minutes après, de trois blessés.
Sur ces trois blessés, une personne a été transportée à l'hôpital et deux autres sont soignées sur le lieu de l'attaque, a précisé le maire de Kiev, Vitali Klitschko, également sur Telegram.
Une alerte aérienne a été déclenchée dans toute l'Ukraine. L'attaque contre la capitale mobilise "des missiles de divers types et des drones", a indiqué l'armée ukrainienne.
Mise en garde
Le président Zelensky avait mis en garde samedi contre une attaque russe imminente et massive contre le pays.
"Nous voyons des signes de préparations pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kiev, impliquant divers types d'armes", notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire, avait-il déclaré, appelant la population à "agir avec responsabilité" et à se rendre dans les abris en cas d'alerte.
L'ambassade américaine à Kiev avait également "reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment", selon un communiqué sur son site internet.
L'armée russe a déployé l'Orechnik, son missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire, l'année dernière au Bélarus. Ce pays allié de Moscou est frontalier de trois Etats membres de l'Otan et de l'Union européenne - la Pologne, la Lituanie et la Lettonie - ainsi que de l'Ukraine.
Moscou a déjà employé l'Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l'Ukraine en février 2022: en novembre 2024 contre une usine militaire, et en janvier 2026 contre une usine aéronautique de l'ouest de l'Ukraine, près des frontières de l'Alliance atlantique. Dans les deux cas, les missiles n'étaient pas chargés d'ogives nucléaires.
Le président russe Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendred isur des bâtiments éducatifs de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Lougansk (est) occupée par Moscou, qui a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés.
Kiev a démenti avoir visé des cibles civiles et a affirmé avoir frappé une unité russe de drones stationnée dans la région.
Le président Zelensky a appelé la communauté internationale à faire "pression" sur la Russie pour la dissuader d'une telle attaque et prévenu que l'Ukraine "répondra entièrement et de manière égale à chaque frappe russe".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp