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Economie

Liban: le premier ministre annonce un projet de loi bancaire

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Le premier ministre libanais Nawaf Salam a annoncé vendredi un nouveau projet de loi bancaire qui doit sortir le Liban de la crise. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Le premier ministre libanais a annoncé vendredi soir un projet de loi très attendu et réclamé par la communauté internationale. Le texte répartit les pertes financières entre l'Etat, les banques et les épargnants ruinés par l'effondrement économique de 2019.

"Ce projet de loi constitue une feuille de route pour sortir de la crise", a déclaré Nawaf Salam dans une déclaration aux Libanais diffusée par les chaînes de télévision.

Le projet de loi, l'une des réformes exigées par la communauté internationale afin de débloquer des fonds pour le Liban, doit être examiné à partir de lundi par le gouvernement réformateur, avant d'être soumis au Parlement.

Le projet répartit les pertes entre l'Etat, la Banque du Liban (BdL), les banques commerciales et les épargnants, dont le nombre était estimé à près d'un million avant l'effondrement économique sans précédent de 2019.

Ces derniers, qui n'avaient plus accès à leur compte, pourront récupérer leur argent dans la limite de 100'000 dollars (environ 79'200 francs suisses) sur une période s'étalant sur quatre ans. M. Salam a souligné que 85% des déposants avaient des comptes inférieurs à 100'000 dollars.

Les grosses fortunes verront le reste de leur argent compensé par des titres adossés à des actifs. "Beaucoup d'entre vous écoutent aujourd'hui, le coeur rempli de colère contre un Etat qui vous a laissés seuls", a reconnu le Premier ministre. "Ce projet de loi n'est peut-être pas parfait, mais c'est une étape réaliste et équitable sur la voie de la restauration des droits, de l'arrêt de l'effondrement", a-t-il ajouté.

Restaurer le secteur

Le Fonds monétaire international (FMI), qui a suivi de près l'élaboration du texte, avait insisté sur la nécessité de "restaurer la viabilité du secteur bancaire et protéger les déposants dans la mesure du possible".

L'Association des banques libanaises (ABL) avait critiqué lundi le projet, estimant qu'il contenait "de graves lacunes" et accablait les banques commerciales.

Selon les estimations du gouvernement, les pertes résultant de la crise financière se sont élevées à environ 70 milliards de dollars, un chiffre qui devrait avoir augmenté au cours des six années pendant lesquelles la crise est restée sans solution.

Banques "en colère"

"Les banques sont en colère parce que la loi ouvre la possibilité qu'elles partagent une partie des pertes", explique l'analyste Sami Zgheib, selon lequel elles auraient préféré que l'Etat assume la responsabilité de ce gouffre financier.

Le texte prévoit une recapitalisation des banques défaillantes.

La dette de l'Etat envers la Bdl sera transformée en obligations.

M. Salam a expliqué que la loi visait également à "redresser le secteur bancaire" qui s'est effondré, laissant libre cours à une économie parallèle basée sur les transactions en liquide qui favorisent les trafics. Depuis leur entrée en fonction il y a près d'un an, le président Joseph Aoun et le Premier ministre se sont engagés à mettre en oeuvre ces réformes et à adopter la législation nécessaire.

En avril, le Parlement avait voté une loi réformant le secret bancaire, la législation précédente étant accusée d'avoir permis une fuite de capitaux lors du déclenchement de la crise. Le projet de loi prévoit que les responsables et grands actionnaires des banques ayant transféré à l'étranger d'importants capitaux à partir de 2019 alors que le reste des Libanais n'avaient pas accès à leurs comptes, doivent restituer ces capitaux dans un délai de trois mois, faute de quoi ils seront soumis à des amendes.

Après son approbation par le gouvernement, la loi pourrait être bloquée au Parlement. "De nombreux députés sont directement exposés en tant que grands déposants ou actionnaires de banques, politiquement alliés aux propriétaires de banques, et peu enclins à adopter une loi qui fâcherait soit les banques, soit les déposants", explique l'analyste.

Au cours des dernières années, des responsables politiques et des députés ont à plusieurs reprises entravé les réformes exigées par la communauté internationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Une nouvelle place voit le jour au coeur du village de Charrat (VS)

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La nouvelle place des Retrouvailles se veut un trait d'union entre les générations. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un nouvel espace de rencontre voit le jour à Charrat (VS). Cette place des Retrouvailles, inaugurée vendredi soir, vise à favoriser les échanges, les rencontres et les moments de partage.

Autrefois propriété de la bourgeoisie de Charrat, puis de celle de Martigny, cette parcelle a ensuite été rachetée par la Municipalité de Martigny. Jusqu’à récemment, elle se composait de quelques arbres et de deux bancs.

"La volonté de la Ville de Martigny était de transformer cet espace en un lieu de vie dédié aux rencontres et aux manifestations conviviales. C’est donc tout naturellement qu’il a été baptisé place des Retrouvailles", résument les autorités octoduriennes.

Cette nouvelle place a été conçue pour être à la fois accueillante et fonctionnelle. Son revêtement en poussier permet notamment l’installation de véhicules, comme des food trucks, lors de différentes manifestations. Le site est également équipé d’un point d’eau, de tables et de bancs, ainsi que d’une piste de pétanque, invitant grands et petits à profiter pleinement de ce nouvel espace public.

Afin de marquer l'événement, les élèves des écoles de la commune ont interprété quelques chants pour l'occasion, avant le dévoilement d'une plaquette portant le nom de cette nouvelle place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

AgriGenève en appelle au Conseil d'Etat après la sécheresse

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La sécheresse a largement affecté les exploitations agricoles genevoises. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

AgriGenève demande au Conseil d'Etat d'évaluer si les effets de la sécheresse dans les exploitations du canton peuvent être considérés comme "une situation exceptionnelle". Un dispositif devra permettre de faire face aux pertes et aux surcoûts, a estimé vendredi la faîtière.

Deux jours après l'annonce fédérale de 54 millions de francs d'aides indirectes, AgriGenève a expliqué que "2026 ne constitue pas simplement une mauvaise année agricole". "Cette situation appelle une réponse exceptionnelle du canton", affirme l'association.

Selon elle, les efforts ne peuvent pas seulement être portés par les agriculteurs. Ceux-ci ont adapté leurs horaires, leur organisation du travail ou leur gestion de l'eau. Il faut des infrastructures et des investissements, de même qu'une intervention collective en cas de situation exceptionnelle.

Pour les cultures maraîchères, l'irrigation est devenue indispensable. AgriGenève a par conséquent demandé aux Services industriels de Genève (SIG) un effort sur les coûts de l'eau utilisée.

Au-delà de la récolte de cette année, il en va de la préservation du "capital agricole du canton", insiste la faîtière. Des mécanismes d'intervention rapide devraient être établis, dit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Valais: les tarifs de l'électricité globalement en baisse

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Les ménages valaisans profiteront d'une baisse des tarifs de l'électricité l'année prochaine (image d'illustration). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

La majorité des ménages valaisans paieront moins cher leur électricité en 2027, les tarifs évoluant favorablement pour la troisième année consécutive. Cette baisse s'explique notamment par le recul du prix de l'énergie, qui compense la hausse des coûts liés au développement et au renforcement des réseaux.

"Le prix de la composante énergie diminuera auprès de la plupart des gestionnaires du réseau de distribution (GRD) valaisans", précise l'Association valaisanne des distributeurs d'électricité (AVDEL) dans un communiqué vendredi. Quelques gestionnaires font figure d'exception en constatant une stabilité du prix.

Cette évolution favorable est aussi due aux stratégies d'approvisionnement mises en place par les entreprises électriques, poursuit l'AVDEL. Celles-ci limitent avec succès leur exposition aux fortes fluctuations du marché et aux périodes de prix élevés en échelonnant leurs achats sur le long terme et en diversifiant les sources d'approvisionnement.

Cette tendance positive se poursuit donc malgré un contexte géopolitique international toujours tendu, souligne l'association. Et malgré la hausse des tarifs liés à l'utilisation du réseau, qui tendent, eux, à augmenter.

Réseau en pleine transformation

En effet, les distributeurs augmentent leurs investissements pour soutenir la transition énergétique et assurer la sécurité d'approvisionnement en étendant, renforçant et renouvelant les infrastructures actuelles. Les intempéries subies à Pâques en 2025 ont par exemple nécessité d'importants travaux de remise en état et de sécurisation.

Face au développement des pompes à chaleur, l'électrification croissante de la mobilité et les nouveaux usages de l'électricité liés notamment au solaire, les réseaux devront aussi être capables de transporter davantage d'électricité et de gérer des pointes de production et de consommation plus importantes. Ces nouveaux investissements devraient exercer une pression à la hausse sur les tarifs d'utilisation du réseau. A noter que les coûts de mesure resteront stables.

En résumé, "le constat pour 2027 est positif". Cette baisse est "une bonne nouvelle pour les consommateurs valaisans", résume l'AVDEL, qui souligne aussi que les entreprises électriques poursuivent des investissements importants pour préparer le réseau de demain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le directeur général de Valora, Michael Mueller, s'en va

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Michael Mueller (à droite, ici en 2018) quitte la tête du détaillant bâlois (archives). (© KEYSTONE/PATRICK HUERLIMANN)

Un changement se prépare à la tête de Valora. Directeur général du détaillant bâlois depuis 2014, Michael Mueller va quitter à sa propre demande l'entreprise à fin octobre prochain.

Il renoncera en outre à son poste à la direction générale de Femsa Europe, filiale du propriétaire mexicain de l'exploitant des kiosques K-Kiosk.

M. Mueller oeuvre pour le compte de Valora depuis 2012, précise vendredi l'entreprise établie à Muttenz et contrôlée depuis octobre 2022 par Femsa. A compter du 1er novembre, Roger Vogt, responsable du segment "Retail" et "Food Service" assumera la direction du groupe rhénan et de Femsa Europe à titre intérimaire en plus de ses actuelles attributions.

Le passage de témoin à la tête de Valora interviendra dans les prochaines semaines, la phase de transition devant se prolonger jusqu'au 31 octobre prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Pictet affiche une croissance au premier semestre

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Au 30 juin, les actifs sous gestion s'élevaient à 810 milliards, en hausse de 7% par rapport à fin 2025 (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Pictet a enregistré des résultats non audités en hausse sur les six premiers mois de l'année, en dépit "des environnements de marché complexes et volatils".

Le groupe bancaire genevois ne donne pas de prévisions chiffrées pour l'ensemble de l'exercice, mais souligne la solidité de son modèle d'affaires.

De janvier à fin juin, les produits d'exploitation ont augmenté de 4% à 1,64 milliard de francs par rapport à la même période en 2025, rapporte un communiqué paru vendredi.

Les charges ont pesé plus lourdement de 1% à 1,16 milliard de francs. Et, le bénéfice consolidé s'est ainsi renforcé de 12% à 371 millions.

"Dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques, les avoirs ont atteint un montant record", souligne Marc Pictet, associé senior.

Au 30 juin, les actifs sous gestion s'élevaient à 810 milliards, en hausse de 7% par rapport à fin 2025. Le total des fonds propres a atteint 3,17 milliards de francs, et le ratio de fonds propres s'est établi à 21,9%, soit nettement au-dessus du seuil de 12% fixé par l'autorité financière Finma.

Le groupe est actif dans 31 juridictions et compte dans ses rangs 5600 personnes dans le monde dont 3000 en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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