La Chambre des relations collectives de travail a constaté, mardi, l’échec de la procédure de conciliation entre Uber et ses chauffeurs.
Cette procédure a été initiée, par le Département de l’économie et de l’emploi, il y a un mois. Deux discussions ont eu lieu les 1er et 12 juillet, sans succès.
Les points de discordes restent confidentiels, mais les syndicats appellent déjà l’Etat à prendre ses responsabilités. Ils exigent, également, le versement des salaires du mois de juin et des suivants et d’ouvrir une consultation collective des travailleurs telle que prévue dans le code des obligations.
Pour Umberto Bandiera, secrétaire syndical du syndicat SIT, une nouvelle conciliation serait inutile :
Les chauffeurs Uber vont manifester à 11 heures, sous les fenêtres du DEE, place de la Taconnerie.
Philippe est chauffeur VTC depuis décembre 2016. Il a fait tous ses calculs et aujourd'hui, il refuse de travailler pour l'entreprise partenaire MITC :
Les relations entre Uber et ses chauffeurs se sont tendues, depuis l'arrêt du Tribunal fédéral, début juin, de les considérer comme salariés de la société californienne et non plus travailleurs indépendants.
Anna Gabriel Sabate est secrétaire régionale d’Unia Genève. Elle regrette la mauvaise foi d’Uber mais les syndicats ne lâcheront rien :