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Ebranlée par des démissions, Theresa May menace d’un non-Brexit

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Theresa May doit s'adresser en fin de matinée aux députés britanniques pour tenter de les convaincre de donner leur aval au projet d'accord (archives). (©KEYSTONE/AP/MATT DUNHAM)

Theresa May a averti les députés britanniques qu’ils avaient le choix entre soutenir son projet d’accord de divorce conclu avec l’UE ou risquer une sortie sans accord, voire pas de Brexit du tout. Le gouvernement de la Première ministre est ébranlé par des démissions.

« Le choix est clair: nous pouvons choisir de partir sans accord, risquer qu’il n’y ait pas de Brexit du tout ou choisir de nous unir et soutenir le meilleur accord que nous pouvions négocier, cet accord », a dit Mme May, défendant le texte de près de 600 pages que cinq membres de son gouvernement ont refusé d’endosser, choisissant de claquer la porte.

L’hypothèse d’un non Brexit pourrait se concrétiser en cas de tenue d’un second référendum, dont l’idée a gagné du terrain ces derniers mois, et qui renverserait le résultat de la consultation de juin 2016. Mme May est fermement opposée à la tenue d’un tel référendum.

Le ministre du Brexit Dominic Raab, la secrétaire d’Etat du Brexit Suella Braverman, Shailesh Vara le secrétaire d’Etat à l’Irlande du Nord, province britannique dont le sort est au coeur du problème, ainsi que la ministre du Travail Esther McVey, ont démissionné jeudi avec fracas. La secrétaire parlementaire pour le département de l’éducation Anne-Marie Trevelyan a fait de même.

« Je ne peux soutenir l’accord proposé pour deux raisons », liées notamment au futur statut de l’Irlande du Nord après le Brexit, s’est justifié l’eurosceptique Dominic Raab dans sa lettre de démission .

Un « filet de sécurité »

Le compromis prévoit un « filet de sécurité » (« backstop » en anglais), solution de dernier recours prévoyant le maintien de l’ensemble du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE ainsi qu’un alignement réglementaire plus poussé pour l’Irlande du Nord, si aucun accord sur la future relation entre Bruxelles et Londres n’était conclu à l’issue d’une période de transition de 21 mois prévue après le Brexit, le 29 mars 2019, et prolongeable une fois.

« Le régime réglementaire proposé pour l’Irlande du Nord présente une menace très réelle pour l’intégrité du Royaume-Uni », a expliqué Dominic Raab, qui s’oppose également à un backstop « de durée indéfinie ».

Mais Mme May a fait valoir qu’aucun accord avec Bruxelles ne serait possible sans cette assurance. « L’UE ne négociera aucun partenariat futur sans elle », a-t-elle dit aux députés.

L’ex-chef du parti europhobe Nigel Farage, l’un des principaux artisans du Brexit, a salué la défection de M. Raab. « Bravo Dominic Raab, encore quelques autres (démissions) et nous serons débarrassés de cette hypocrite Première ministre », a-t-il twitté.

Possible vote de défiance

Son départ risque en effet de conforter les partisans d’une sortie sans accord avec l’UE, qui seraient en train de rassembler leurs forces pour réclamer un vote de défiance contre Theresa May, selon les médias.

Le projet d’accord doit encore être voté en décembre par les parlementaires, une fois entériné lors d’un sommet européen le 25 novembre à Bruxelles. Une tâche loin d’être gagnée d’avance au vu des divisions de son Parti conservateur et des sévères réserves exprimées par son allié, le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, dont l’appoint est indispensable pour avoir une majorité absolue. Quant au Parti travailliste, il a laissé entendre qu’il ne voterait pas le texte.

La livre sterling a chuté après l’annonce de la démission de Dominic Raab. Vers 11h00, une livre valait 1,2777 dollar, son plus bas depuis le début du mois, contre 1,2992 dollar mercredi soir vers 23h00, soit une baisse d’environ 1,5%.

« La démission de Dominic Raab marque la fin du projet d’accord de la Première ministre », a estimé la députée europhile conservatrice Anna Soubry, pour qui Mme May doit maintenant envisager de partir. « Nous avons besoin d’un gouvernement d’unité nationale, et nous en avons besoin maintenant », a-t-elle ajouté sur Twitter.

Merkel satisfaite

La chancelière allemande Angela Merkel s’est dite « très contente » qu’un accord ait été trouvé. Le Premier ministre français Édouard Philippe a jugé que le projet d’accord était « un grand pas » mais que des « inquiétudes » demeuraient sur son adoption finale, notamment en raison de « l’actualité politique britannique ».

Le président du Conseil européen Donald Tusk a lui annoncé un calendrier serré jusqu’à la tenue d’un sommet le 25 novembre pour signer le texte. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cet adieu soit le moins douloureux possible », a-t-il déclaré.

Parallèlement, la Commission devait continuer de discuter avec le Royaume-Uni de la déclaration politique sur la future relation entre Londres et l’UE qui doit accompagner l’accord de retrait.

Source ATS

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La Ville de Genève accorde une aide d’urgence de 40’000 francs à Beyrouth

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KEYSTONE/Gaetan Bally

Le Conseil administratif de la Ville de Genève a décidé d’apporter son soutien en accordant une aide d’urgence à hauteur de 40’000 francs à la capitale Libanaise. 

Ce soutien se répartit de la façon suivante : 20’000 francs versés à la Chaîne du Bonheur et son action « Urgence Liban » et 20’000 francs versés à l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), dont la Ville de Genève est membre du Bureau, pour son fonds d’urgence dédié à la Ville de Beyrouth ; l’aide aux hôpitaux de Beyrouth en sera une priorité.

Par ailleurs, une lettre de condoléances a été envoyée par Sami Kanaan, Maire de Genève, aux autorités de la Ville de Beyrouth afin d’exprimer la plus profonde sympathie aux habitants de cette ville durement éprouvée.

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À Genève, port du masque exigé pour les élèves du post-obligatoire

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Crédit photo: Judith Monfrini

A Genève, le port du masque sera imposé aux étudiants du post-obligatoire à la prochaine rentrée. C’est une décision conjointe des cantons romands. Les élèves devront porter le masque lorsque la distance de 1,5 mètre entre les personnes ne pourra pas être respectée ou si aucune protection physique n’est en place. Une mesure qui pour le moment ne concerne pas l’école obligatoire.

La rentrée scolaire sera masquée à Genève. Le port du masque sera exigé pour les élèves du post-obligatoire lorsque la distance de 1,5 mètre entre les personnes ne pourra pas être respectée ou si aucune protection physique n’est en place. Cette décision a été prise conjointement par l’ensemble des cantons romands. Le but: favoriser l’enseignement en présentiel. Les détails avec Jean-Pierre Siggen, Président de la Conférence intercantonale de l’instruction publique.

Jean-Pierre Siggen Président de la Conférence intercantonale de l'instruction publique

Pour les deux premières semaines de cours, des masques chirurgicaux seront fournis aux élèves dans les différents établissements. Par la suite, les coûts liés à l’achat de masques pour les étudiants seront à leur charge. L’obligation vaut aussi pour les écoles privées du canton de Genève qui dispensent des enseignements de degrés similaires. Pour elles, les modalités de prise en charge financière sont de leur propre ressort.

Pas de masque pour les plus petits

Cette mesure, annoncée vendredi par le Conseil d’Etat genevois, ne concerne pour l’instant pas l’école obligatoire (école primaire et cycle d’orientation). En revanche, les enseignants, eux, devront être masqués si la distance de 1,5 mètre ne peut pas être respectée avec les élèves. Une différence de traitement entre les différents degrés qui se base sur les recommandations émises par l’OFSP ou le médecin cantonal.

En attente du Conseil Fédéral

Ces mesures n’ont pas été simples à prendre et pourraient ne pas être définitives. En effet, en fonction des décisions du Conseil fédéral du 12 août prochain, elles pourraient être modifiées. Les détails avec Jean-Pierre Siggen.

Jean-Pierre Siggen Président de la Conférence intercantonale de l'instruction publique

Les nouveaux plans de protection pour l’école publique sont en cours de mise à jour et seront disponibles la semaine précédant la rentrée scolaire, qui doit se dérouler le lundi 24 août.

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La Ville de Genève active son plan canicule

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KEYSTONE/Laurent Gillieron

La Ville de Genève a annoncé vendredi l’activation de son plan canicule en faveur des personnes âgées et des sans abri. La municipalité répond à la mise en garde lancée par le médecin cantonal à cause des fortes chaleurs attendues ces prochains jours dans le bassin genevois.

Un courrier avait déjà été envoyé en juin aux 13’164 habitants de la ville âgés de plus de 75 ans et qui ne sont pas suivis à domicile par l’institution genevoise de maintien à domicile (imad). Les personnes qui le souhaitent peuvent s’inscrire pour être contactées régulièrement par les services municipaux en cas de canicule en téléphonant au 0800 22 55 11.

Le plan canicule de la Ville de Genève est enclenché lorsque la température diurne atteint 33 degrés durant trois jours consécutifs et qu’elle ne descend pas au-dessous de 20 degrés la nuit. Compte tenu des risques liés au Covid-19, le dispositif est particulièrement important cette année, note la municipalité.

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La Suisse s’assure 4,5 millions de doses du vaccin de Moderna

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Le logo de Moderna à Norwood, dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. (©KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER)

La Confédération a conclu un accord avec l’entreprise américaine Moderna pour la livraison de 4,5 millions de doses d’un vaccin contre le coronavirus, a annoncé vendredi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). La Suisse est en discussion avec d’autres sociétés.

« La Confédération veut assurer à la population suisse un accès rapide à un vaccin sûr et efficace contre le Covid-19 », écrit l’OFSP dans un communiqué. La Confédération relève qu’aucun vaccin dans le monde n’a pour l’instant été autorisé.

Si le vaccin passe la phase de test avec succès et est autorisé en Suisse, la Confédération recevra 4,5 millions de doses. Deux doses étant nécessaires, 2,25 millions de personnes pourront être traitées, précise encore l’OFSP.

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Le stationnement coûte moins cher en Suisse romande qu’ailleurs

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Les habitants qui doivent garer leur véhicule dans la rue doivent débourser des sommes qui varient fortement en fonction de la ville dans laquelle ils résident (image d'illustration). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La somme à débourser pour se garer varie fortement d’une ville à l’autre. L’écart entre la carte de stationnement permanent la moins chère et la plus chère est de plus de 1000 francs, selon Comparis, qui note que la Suisse romande est en moyenne moins onéreuse.

Ce sont les habitants de Wetzikon (ZH) qui doivent débourser le plus pour garer leur véhicule: 1080 francs par année. A l’inverse, les habitants de Riehen (BS) ne paient que 8 francs pour une carte annuelle, détaille Comparis dans un communiqué diffusé tôt vendredi matin. Sa comparaison porte sur les 40 plus grandes villes de Suisse.

En Suisse romande, c’est à Lausanne qu’il faut débourser le plus (500 francs par année), suivi par Fribourg (396 francs) et Renens (VD) (360 francs). A l’inverse, c’est à La Chaux-de-Fonds (NE) qu’il est le plus avantageux de se garer. Les riverains ne doivent s’acquitter que d’un émolument administratif de 20 francs. Les citoyens avaient accepté à une large majorité en 2011 que le parking résidentiel soit gratuit, rappelle Comparis.

Après La Chaux-de-Fonds, c’est à Neuchâtel qu’il en coûte le moins pour se garer (110 francs par année), suivi par Montreux (VD) (170 francs). Dans les villes du canton de Genève, les habitants doivent débourser 200 francs annuels.

Cité dans le communiqué, Leo Hug, expert Taxes et prélèvements chez Comparis, relève que ce n’est pas un hasard si les localités dans lesquelles le stationnement est le plus avantageux sont aussi celles où les impôts sont très élevés. Et d’ajouter: « dans les régions où l’imposition est forte, les gens sont moins disposés à payer davantage de taxes ».

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