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Dépôt de l’initiative pour les glaciers

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Présentée en janvier dernier, l'initiative pour les glaciers veut sensibiliser les milieux politiques pour que les objectifs de l'Accord de Paris soient inscrits dans la constitution (archives). (©KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L’initiative populaire pour les glaciers a été déposée mercredi à Berne. Les initiants ont récolté 112’296 signatures en sept mois.

Le dépôt de l’initiative s’est déroulé en présence de quelque 300 personnes qui ont illuminé la place fédérale avec des lanternes solaires, a indiqué l’Association suisse pour la protection du climat mercredi dans un communiqué.

« Beaucoup de choses ont changé sur le plan politique au cours de ces douze derniers mois », a estimé l’initiant Marcel Hänggi. « Cependant, la Suisse est loin d’être sur la bonne voie pour apporter une contribution adéquate à la protection du climat nécessaire à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté.

Présentée en janvier dernier, l’initiative pour les glaciers veut sensibiliser les milieux politiques pour que les objectifs de l’Accord de Paris soient inscrits dans la constitution. Des exceptions seraient toutefois autorisées, notamment quand il n’est technologiquement pas possible de faire autrement. Elle exige que les émissions de gaz à effet de serre soient réduites à zéro d’ici 2050.

La lutte ne doit pas seulement être individuelle, mais aussi institutionnelle, selon les initiants. La politique climatique doit aussi renforcer l’économie et utiliser des instruments de promotion de l’innovation et de la technologie.

Le comité d’initiative est formé de politiciens du PS, des Verts et Vert’libéraux. Mais il compte aussi le soutien des conseillers aux Etats Ruedi Noser (PLR/ZH) et Stefan Engler (PDC/GR) ou de la conseillère nationale Rosmarie Quadranti (PBD/ZH).

Source: ATS

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Environnement

Le Léman pollué à l’embouchure du Rhône

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Une pollution aux hydrocarbures a été constatée mercredi matin à l’embouchure du Rhône dans le lac Léman, au Bouveret (VS). Les services spécialisés sont rapidement intervenus, parvenant à éviter un impact sur la faune et la flore, a indiqué le commandant du Centre de secours et incendie (CSI) du Haut-Lac.

Prévenue par des employés de la gravière située non loin qui ont été alertés par les odeurs typiques du pétrole, la police a dépêché une dizaine de spécialistes du CSI, a précisé à Keystone-ATS leur commandant Cédric Grosjean, confirmant une information du Nouvelliste. L’intervention a duré environ trois heures.

Là où c’était possible, la pollution, d’une surface équivalant à deux terrains de football, a été contenue au moyen de barrages flottants. Ailleurs, elle a été traitée chimiquement, avec le soutien d’un drone d’Air-Glaciers. « Les vues aériennes nous permettent de repérer les zones irisées à la surface, et de les traiter au moyen d’un produit qui neutralise les hydrocarbures », explique Cédric Grosjean.

L’origine de la pollution n’a pas pu être déterminée. Une enquête est ouverte. De telles pollutions aux hydrocarbures, sans grandes conséquences environnementales, ne sont pas exceptionnelles dans le lac. Elles sont en revanche bien moins fréquentes via le Rhône.

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Coronavirus: le monde entier doit se mobiliser selon l’OMS

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L’OMS a appelé mercredi le « monde entier à agir » face au coronavirus, qui a fait plus de malades que le Sras. Des centaines d’étrangers ont été évacués de Wuhan. Swiss et d’autres compagnies aériennes vont supprimer de tous leurs vols vers la Chine continentale.

Vingt-six décès supplémentaires ont été enregistrés depuis mardi, ont annoncé le même jour les autorités sanitaires chinoises. Elles ont fait état au total de 132 morts et d’environ 6000 cas confirmés de contamination en Chine continentale (hors Hong Kong).

Un chiffre qui dépasse désormais le nombre – 5327 – des malades du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), un précédent coronavirus qui avait fait en 2002-2003 un total de 774 morts, dont 349 sur le territoire chinois. Parallèlement, la liste des pays touchés s’allonge, les derniers en date étant les Emirats arabes unis et la Finlande.

« Le monde entier doit être en alerte, le monde entier doit agir », a à cet égard déclaré mercredi de Genève Michael Ryan, le directeur des programmes d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui aura jeudi une nouvelle réunion d’urgence.

Evacuations

Signe du durcissement des mesures de précaution au niveau international, des compagnies aériennes comme Swiss, British Airways, l’Allemande Lufthansa et l’Indonésienne Lion Air, qui exploite la plus grande flotte aérienne d’Asie du Sud-Est, ont à leur tour annoncé la suspension immédiate de tous leurs vols vers la Chine continentale. Et ce après que plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Etats-Unis, y avaient déconseillé tout voyage.

« En raison du coronavirus, Swiss va interrompre ses vols en provenance et vers Pékin et Shanghaï jusqu’au 9 février », a indiqué Swiss. La compagnie doit effectuer jeudi une dernière liaison, afin de permettre aux passagers d’arriver à destination et de rapatrier ses membres d’équipage.

Hong Kong a de son côté décidé de fermer six de ses 14 points de passage terrestre avec le reste de la Chine.

Coupé du monde

Wuhan, où le coronavirus est apparu en décembre, et la quasi-totalité de la province du Hubei dont elle est la capitale sont coupées du monde depuis le 23 janvier par les autorités dans l’espoir d’endiguer l’épidémie, un cordon sanitaire qui concerne 56 millions d’habitants et quelques milliers d’étrangers.

Dans le même temps, environ 200 Américains et 206 Japonais évacués de Wuhan sont arrivés respectivement en Californie et à Tokyo. Près de 600 citoyens européens veulent aussi être évacués de Chine, a annoncé mercredi la Commission européenne, qui recommande à son personnel de ne pas s’y rendre.

Plusieurs ressortissants suisses se trouvant en Chine, dans la zone mise en quarantaine, ont souhaité être rapatriés en Suisse, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à l’agence d’information Keystone-ATS. Les services du conseiller fédéral Ignazio Cassis sont en contact étroit avec différents Etats afin d’organiser une possible évacuation.

Paris prévoit de ramener à bord de deux avions au moins 350 Européens, dont 250 Français. Le premier décollera « probablement vendredi ». Et Berlin a annoncé l’évacuation de quelque 90 Allemands présents à Wuhan « dans les prochains jours ».

Ville fantôme

Wuhan, où la circulation des véhicules non essentiels est interdite, gardait des allures de ville fantôme. Dans le reste de la Chine, où les congés du Nouvel an lunaire ont été prolongés jusqu’au 2 février, la plupart des habitants, effrayés, désertent centres commerciaux, cinémas et restaurants. La chaîne américaine de cafés Starbucks et le géant suédois de l’ameublement Ikea ont annoncé fermer la moitié de leurs commerces.

A l’instar de plusieurs autres compétitions sportives (cyclisme, football, tennis), les épreuves de Coupe de monde de ski alpin prévues en Chine pour février ont été annulées.

Virus répliqué

Alors que la recherche d’un vaccin – entamée en particulier en Chine et aux Etats-Unis – devrait prendre des mois, des scientifiques de l’Institut Doherty en Australie ont annoncé être parvenus à répliquer en laboratoire le coronavirus, une étape jugée cruciale.

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Des chercheurs suisses lancent un remède sucré contre les virus

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Le sucre en morceau inventé par le Suisse Jacob Rad.(KEYSTONE/Christian Beutler)

Vous avez bien lu, le remède contre les infections virales pourrait être le sucre, que demander de mieux? Des travaux de chercheurs suisses et britanniques viennent de révéler un angle d’attaque totalement inédit. Eclairage. 

Des chercheurs suisses et britanniques ont modifié des molécules de sucre pour qu’elles soient capables, par simple contact, de détruire des virus, sans toxicité pour l’être humain. La méthode pourrait s’appliquer, par exemple, au nouveau coronavirus chinois.

Les substances dites « virucides », telles que l’eau de Javel, détruisent les virus par simple contact, mais elles ne peuvent être appliquées sur le corps humain sans causer de graves dommages, a indiqué mercredi l’Université de Genève (UNIGE) dans un communiqué. Les médicaments antiviraux actuels, eux, inhibent généralement la croissance du virus sans la détruire, laissant les anticorps faire leur travail.

« Pour contourner ces deux obstacles et pouvoir lutter efficacement contre les infections virales, nous avons imaginé un angle d’attaque entièrement différent », souligne Caroline Tapparel Vu, professeure au Département de microbiologie et médecine moléculaire de l’UNIGE qui a dirigé ces travaux avec Francesco Stellacci, professeur à la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Interrogée au micro de Radio Lac, Caroline Tapparel Vu explique cette nouvelle approche:

Caroline Tapparel Vu Professeure au Département de microbiologie et médecine moléculaire de l'UNIGE

Un produit non toxique

Les chercheurs avaient tout d’abord imaginé une version de l’antiviral à base d’or. Selon le même concept, ils ont cette fois-ci réussi à mettre au point un antiviral en utilisant des dérivés naturels du glucose, appelés cyclodextrines, selon ces travaux publiés dans la revue Science Advances.

« Les avantages des cyclodextrines sont nombreux: encore plus biocompatibles que l’or, et plus faciles d’utilisation, elles ne déclenchent pas de mécanisme de résistance et ne sont pas toxiques », indique Samuel Jones, chercheur à l’Université de Manchester et membre de l’Institut Henry Royce pour les matériaux avancés, cité dans le communiqué de l’UNIGE.

« De plus, les cyclodextrines sont déjà couramment utilisées, notamment dans l’industrie agroalimentaire, ce qui faciliterait la mise sur le marché de traitements pharmaceutiques les utilisant », ajoute Valeria Cagno, de l’UNIGE, co-première auteure de ces travaux.

Attirance et destruction

Il n’est pas rare pour nous d’être attiré par le sucre, et les virus ne font pas exception. En effet, ces molécules de sucre attirent les virus puis les inactivent irréversiblement. Elles détruisent donc les particules infectieuses par simple contact au lieu de bloquer leur croissance. Ces molécules très stables pourraient être formulées en crème, en gel ou en vaporisateur nasal. Le brevet a été déposé par les chercheurs et son développement pharmaceutique sera étudié.

Les médicaments existant contre les virus sont spécifiques et ne fonctionnent pas sur tous. Il est donc essentiel pour les chercheurs de réussir à développer de nouveaux antiviraux efficaces. Dans le cadre de l’épidémie de SRAS en chine, atteignant progressivement d’autres pays, ce type de composé pourrait devenir une réponse, surtout face à des virus émergents pour lesquels les remèdes ne sont pas connus.

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Votation du 9 février: conférence du PS sur la norme contre l’homophobie

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En Suisse, l’homophobie pourrait bientôt être punie, si le peuple accepte ce principe le 9 février prochain. Dans ce cadre, le Parti socialiste genevois organise une conférence ce mercredi soir en présence de juristes, de politiques et de spécialistes de la question. 

L’événement est organisé par le groupe égalité du Parti socialiste genevois et par le Comité de campagne « pour une protection contre les discriminations », qui réunit plusieurs acteurs de la société civil.

L’objectif premier de la conférence est d’informer le public quant à cette nouvelle norme, sur laquelle les citoyens suisses sont amenés à se prononcer dans les urnes. Jusqu’à présent, contrairement au racisme, des propos homophobes ne sont pas répréhensibles en Suisse.

Vision commune

Lors du forum de ce soir, sera également inauguré la création du groupe LGBTIQ+ du Parti socialiste genevois. Un petit groupe de gens qui « peuvent construire une vision commune autour de problèmes qui les concernent » d’après Kaya Pawlowska, co-présidente du groupe égalité au PS.

Kaya Pawlowska  Co-présidente du groupe égalité au PS genevois

Pour Kaya Pawlowska, au-delà de l’aspect législatif, ce changement aurait également – dans le cas où il serait accepté –  une portée symbolique importante.

Kaya Pawlowska  Co-présidente du groupe égalité au PS genevois

Liberté d’expression

Les détracteurs de ce texte estiment que la loi restreindrait la liberté d’expression. Pour l’UDC, il s’agit même de censure. D’après le parti agrarien, « la loi ne permet pas d’éliminer du monde la haine et la discrimination ». Un avis que ne partage pas Kaya Pawlowska, qui reconnaît tout de même qu’il s’agit de restreindre la liberté d’expression. Mais pour la socialiste, il faut distinguer l’application « au sens stricte du terme ». Ce qui prime pour elle, c’est la défense des minorités.

Kaya Pawlowska  Co-présidente du groupe égalité au PS genevois

Conférence interactive 

Pour cette conférence, les organisateurs comptent sur la participation du public. Pour garantir davantage d’égalité dans la prise de parole, une application mobile est disponible. Elle permet à chacun de poser une question sans avoir à affronter sa timidité devant l’assemblée. Il y est également possible de voter en faveur d’une question que l’on souhaiterait voir posée.

Kaya Pawlowska  Co-présidente du groupe égalité au PS genevois

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CHEOPS va délivrer ses premières images

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Moment décisif pour le télescope spatial CHEOPS: l’ouverture de son couvercle s’est déroulée comme prévu mercredi à 07h38. Les premières images peuvent désormais être prises et la précision de CHEOPS vérifiée au cours des semaines qui viennent.

L’ordre d’ouvrir le couvercle de CHEOPS a été émis depuis le Mission Operation Center (MOC) à l’Instituto Nacional de Técnica Aerospacial (INTA) près de Madrid en Espagne, ont indiqué les universités de Berne et de Genève dans un communiqué mercredi. « Grâce aux mesures des capteurs, nous avons su en quelques minutes que tout s’était déroulé comme prévu », a expliqué le scientifique bernois Willy Benz.

Images publiées d’ici une à deux semaines

Avec l’ouverture réussie du couvercle, une nouvelle série d’activités commence. « Au cours des deux prochains mois, de nombreuses étoiles avec et sans planètes seront ciblées afin de contrôler la précision des mesures de CHEOPS dans différentes conditions », indique Willy Benz.

Ces images ne sembleront pas spectaculaires pour un œil inexpérimenté. « Cheops n’a pas été conçu pour prendre de belles photos, mais pour mesurer l’intensité lumineuse des étoiles avec la plus grande précision », a dit le Bernois à Keystone-ATS. Le but de la mission est de caractériser les propriétés des exoplanètes.

Ainsi en comparant avec des mesures faites d’autres corps célestes, les chercheurs peuvent déterminer le densité et donc le type d’exoplanète, c’est-à-dire s’il s’agit d’une planète faite de roche, de gaz, de glace ou d’océan.

« Les données brutes de CHEOPS sont traitées dans ce que l’on appelle le pipeline de réduction des données », explique David Ehrenreich, responsable scientifique de la mission à l’Université de Genève. CHEOPS a déjà livré des centaines d’images qui étaient complètement noires puisque le couvercle était encore fermé, mais qui ont permis de calibrer l’instrument.

Et David Ehrenreich d’expliquer: « L’exploitation complète des capacités de CHEOPS et de la segmentation terrestre prendra du temps. Nous comptons cependant pouvoir analyser et publier les premières images d’ici une à deux semaines. »

100 milliards de planètes

CHEOPS (abréviation de CHaracterising ExOPlanet Satellite) est un projet de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de la Suisse, les université de Berne et de Genève en tête. CHEOPS va composer « une photo de famille des exoplanètes » en en observant à peu près 500.

Aujourd’hui, on estime qu’il y a dans la galaxie au moins autant de planètes que d’étoiles, soit à peu près 100 milliards. Plus de 4000 exoplanètes – orbitant autour d’une étoile autre que le Soleil – avaient été détectées depuis la découverte de la première, 51 Pegasi b, il y a 24 ans par les Prix Nobel de physique 2019 Michel Mayor et Didier Queloz de l’Université de Genève.

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