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Actualité

A. Berset voit la lumière au bout du tunnel et fait son mea culpa

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Pour Alain Berset, "le pire est derrière nous" (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Alain Berset voit la lumière au bout du tunnel dans la pandémie de coronavirus. Il reconnaît toutefois avoir commis des erreurs et ne pas avoir "assez remis en question la science au début" de la crise.

"Le pire est derrière nous", a déclaré le ministre de la santé dans une interview publiée vendredi soir sur les sites des médias alémaniques du groupe Tamedia. Il va toutefois falloir encore du temps jusqu'à ce que la pandémie soit surmontée, également parce que de nombreux pays n'ont pas encore accès au vaccin.

Pour le Fribourgeois, "le chemin suivi jusqu'ici a fait ses preuves". Il est peu probable que le virus disparaisse, il deviendra une partie de la vie avec laquelle il faut composer, a ajouté le conseiller fédéral.

"Trop confortable"

Jeudi soir, le ministre socialiste avait fait son mea culpa dans une interview à la radio alémanique SRF. C'"était très confortable" pour le Conseil fédéral de simplement écouter l'avis de la science au début de la pandémie et de le mettre en oeuvre, a-t-il ajouté. "Cela nous a amenés à prétendre que les masques pouvaient même être nuisibles".

De nombreux experts scientifiques estimaient que l'on ne pouvait pas attendre de la population qu'elle utilise correctement les masques sanitaires et que leur maniement incorrect pouvait être nuisible, poursuit M. Berset. "Avec le recul, je dois dire que j'aurais dû me poser davantage de questions".

Meilleurs vaccins en Suisse

Il rejette cependant l'affirmation soutenant que le port du masque a été déconseillé, car il y en avait trop peu de disponibles. "Si le gouvernement avait été convaincu à l'époque que les masques seraient utiles, on aurait simplement dû faire avec le matériel disponible".

Le socialiste fribourgeois salue en revanche les décisions prises dans le cadre de la vaccination. Les meilleurs vaccins contre le Covid-19 sont utilisés en Suisse, relève-t-il. Seuls des vaccins à ARN messager sont administrés, ajoute-t-il, soulignant que très peu de pays sont en mesure de le faire d'ici à l'été.

M. Berset a également remarqué que la crise a renforcé l'esprit d'équipe au sein du Conseil fédéral. La situation a cependant parfois été "physiquement très brutale" pour tous les ministres. Après le choc initial, le socialiste était "vraiment épuisé" entre la fin du mois d'avril et la mi-mai 2020. Mais, heureusement, dit-il, malgré la forte pression, il a toujours été capable de bien dormir.

Déclarations critiquées

L'épidémiologiste bernois Christian Althaus, qui a quitté le groupe de travail scientifique fédéral en signe de protestation en janvier 2021, a critiqué vendredi dans une série de tweets les "déclarations manifestement fausses" d'Alain Berset. Il estime que le ministre de la santé continue d'arguer qu'il a été averti tardivement par la task force des développements épidémiologiques.

Or la science a été ignorée notamment sur la question du port du masque en mai/juin 2020. Selon le procès-verbal de la réunion de crise de mai 2020, l'ancien président du groupe de travail a déclaré: "Le bon sens veut que les masques protègent. Cela doit être communiqué ainsi."

Selon M. Althaus, l'avantage du port du masque pour la population générale a été principalement contesté par les autorités sanitaires et par l'ancien chef de la division des maladies transmissibles. Ceux-ci ont même contredit leurs propres recommandations, affirme le Bernois.

M. Althaus a indiqué qu'il souhaitait voir le Conseil fédéral remettre en question de manière critique ses actions durant la pandémie et en tire les leçons nécessaires. La prochaine pandémie ne doit pas plonger le pays dans la stupeur pendant des mois, a souligné M. Althaus. Lors de sa démission, il avait demandé que les politiciens apprennent enfin à regarder la science sur un pied d'égalité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

La mise aux enchères des vins de Lausanne, c'est samedi

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Les vins de la ville de Lausanne sont mis aux enchères le 2e samedi de décembre, comme le veut la tradition (archives): (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La traditionnelle mise aux enchères des vins de Lausanne se déroulera pour la 220e fois samedi à l’Hôtel de Ville. Le fruit des vendanges des cinq domaines lausannois sera proposé à la vente en primeur en lots de 24 à 90 bouteilles. Ils seront disponibles en avril 2023.

Toute personne acquéreuse accèdera au rang de gardien de la mise et profitera en 2023 de différents événements organisés dans le cadre historique des domaines de la Ville, annonce lundi un communiqué. Parmi eux, la présentation de vieux millésimes ou des dégustations de vins primeurs.

La toute nouvelle bande dessinée "Sur la piste du chasselas", imaginée et réalisée par l’Association de promotion du chasselas, organisatrice du Mondial du Chasselas, sera par ailleurs offerte aux acheteurs lors de la livraison des vins à l’Abbaye de Mont.

Plus ancienne d'Europe

Fondée sur l’Arrêté du 17 novembre 1803 du Petit Conseil du Canton de Vaud permettant à tous les citoyens de miser les produits des biens communaux, la mise aux enchères publiques des vins de Lausanne est le plus ancien événement de ce type en Europe. Témoins de cette tradition vivante, les premières étiquettes millésimées connues à ce jour datent de 1884.

Afin de témoigner de cette odyssée, l’ensemble des bouteilles misées cette année sont habillées des mythiques étiquettes imprimées durant les années 1930 à 1950, jadis dessinées par les peintres Fréderic Rouge (1867-1950) et Fortuné Bovard (1875-1947).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Nouvel outil transnational face au changement climatique alpin

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La Suisse, l'Allemagne et l'Autriche lancent un premier bulletin transnational sur l’état du climat dans les Alpes (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse, l'Allemagne et l'Autriche unissent leurs forces face au changement climatique dans l'espace alpin qu'elles partagent. Les trois pays lancent une nouvelle série de rapports communs, dont le bulletin "Climat des Alpes" qui sera publié deux fois par année.

"Bien sûr, les trois services météorologiques proposent aujourd’hui déjà une large palette de prestations. Mais avec cette nouvelle initiative, nous allons désormais regrouper nos informations avec celles de nos voisins d’Autriche et d’Allemagne", explique Mischa Croci-Maspoli, responsable de la division climat chez MétéoSuisse, cité dans un communiqué de cet office fédéral.

Il s’agit du premier bulletin transnational sur l’état du climat dans les Alpes. L’évolution du climat dans les différents pays sera ainsi placée dans un contexte plus large et observée sur le long terme avec précision.

L'espace alpin est plus touché que d'autres régions ou espaces naturels par les conséquences des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. Dans cette région très sensible, les effets du changement climatique sont clairement visibles: la couverture neigeuse diminue de plus en plus, les glaciers perdent nettement de leur masse et en été la chaleur devient un problème toujours plus important, même en haute altitude, indique l'office fédéral de météorologie et de climatologie MétéoSuisse..

Recul record des glaciers

Le premier bulletin, qui couvre la période de mai à juin, confirme que le semestre d’été 2022 a été marqué par des températures très élevées dans l’ensemble de l’espace alpin central et oriental ainsi que par une grande sécheresse, surtout dans les Alpes du Sud. De ce fait, le manteau neigeux a fondu particulièrement tôt dans les régions de haute montagne.

Outre un aperçu général de la climatologie du semestre, chaque bulletin "Climat des Alpes" donnera des informations détaillées sur ces thèmes, avec la présentation en détail d'un thème climatologique d’actualité. Il décrira l’état actuel des connaissances à ce sujet. La présente édition s’intéresse au recul record des glaciers dans les Alpes au cours du dernier semestre d’été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Des détenus donnent une nouvelle jeunesse à de vieux meubles

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Pour le conseiller d'Etat Mauro Poggia ce programme de rénovation de meubles démodés permet aux détenus de donner du sens à leur travail. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Depuis peu, les détenus des établissements pénitentiaires genevois peuvent, dans leurs ateliers, redonner vie et valeur à de vieux meubles démodés voués à la destruction. Ce projet novateur a été présenté lundi par les autorités et le Centre social protestant (CSP).

Les détenus acquièrent ainsi de l'expérience professionnelle qui leur sera utile à leur sortie, ce qui favorisera leur réinsertion, relève le département de la sécurité, de la population et de la santé. Ils gagnent aussi en estime de soi, car ils ont la possibilité de laisser libre cours à leur créativité.

Les détenus sont partie prenante dans la conception et la réalisation des meubles. Ils travaillent sur des objets réels qui se retrouveront dans le logement des gens. Ce projet donne un sens à leur travail tout en leur offrant la possibilité d'acquérir de nouvelles compétences, note le conseiller d'Etat Mauro Poggia.

Economie circulaire

Le système se pense comme économie circulaire. Le CSP fournit de vieux meubles. Les détenus se chargent de les transformer. Puis, le CSP les récupère pour les proposer à sa brocante de la Renfile. En échange, l'organisation d'aide sociale donne des vêtements, des livres et des jeux de société aux établissements de détention.

Cette dynamique de projet est totalement novatrice, se félicite Raoul Schrumpf, le directeur stratégique de l'office cantonal de la détention du canton de Genève. L'objectif est maintenant de pérenniser ces ateliers et de présenter une nouvelle collection de meubles dans six mois.

Les profits générés par la vente de ces meubles rénovés contribueront à financer les actions sociales gratuites du CSP Genève. Le CSP voit dans ce projet "une expression de ses valeurs et de sa mission". L'organisme d'entraide est actif depuis 2009 dans le domaine de la réinsertion socioprofessionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Lausanne: deux bâtiments pour personnes vulnérables prévus à Renens

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La Ville de Lausanne prévoit de créer rapidement 35 places d'hébergement d'urgence à l'année dans deux bâtiments à Renens (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne prépare, pour les premiers mois de 2023, un nouveau projet de logements destinés aux personnes en emploi et vulnérables (seniors, femmes et enfants) recourant actuellement aux hébergements d’urgence. Deux bâtiments accueilleront entre 30 et 35 personnes à l’année à Renens (VD). Dans l’intervalle, le dispositif est renforcé à l’entrée de l’hiver, avec 250 places disponibles.

Les deux bâtiments de Renens seront exploités par la Ville de Lausanne et co-financés par le canton. De 30 à 35 personnes y seront accueillies après évaluation de leur situation par le Service social Lausanne. Ces bâtiments seront disponibles pour une durée minimale de deux ans, jusqu’au début de travaux, explique la Municipalité de Lausanne dans un communiqué. Eliane Belser, responsable du dispositif d’aide d’urgence, espère une ouverture en début d'année.

Sortir de la logique saisonnière

En renforçant ainsi sa capacité d’accueil annuelle, le dispositif lausannois s’inscrit dans une perspective de sortie de la logique saisonnière. Comme pour le projet pilote mené à la rue de la Borde, les bénéficiaires pourront y séjourner pour une durée déterminée, le temps de stabiliser leur situation, sans le souci du logement au quotidien.

Les bénéficiaires qui travaillent participeront également aux charges. Le Service social Lausanne renforcera son personnel pour assurer un accompagnement social, ainsi qu’une aide administrative et l’orientation au sein du réseau de partenaires en cas de besoin.

Et de l'urgence

Ce projet fait suite à l'expérience pilote menée depuis ce printemps dans deux immeubles, à la rue de la Borde et à César-Roux. Menée durant sept mois, elle "confirme la pertinence de développer des solutions d’hébergement adaptées aux différentes populations qui fréquentent nos dispositifs afin de les sortir de l’urgence", explique Émilie Moeschler, conseillère municipale en charge des sports et de la cohésion sociale, citée dans le communiqué.

Sur les 24 personnes suivies dans le cadre de la rue de la Borde, entre mai et novembre 2022, la moitié a vu sa situation changer, que ce soit par l’obtention d’un permis de séjour leur ouvrant des droits ou en intégrant leur propre logement.

Accès gratuit

Pour le reste, au total, 250 places sont disponibles à l’entrée de l’hiver, réparties entre l’Etape-Saint-Martin, la Marmotte, le Sleep In, Borde 47 et le Répit. Grâce à un financement cantonal, l’accès au dispositif d’hébergement d’urgence nocturne demeure gratuit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Des meubles retapés par des détenus genevois en vente à la Renfile

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Le projet "Cellule grise" permet à 80 détenus de rénover des meubles et acquérir des compétences professionnelles.

À la Brocante Renfile de Plan-les-Ouates, une première gamme de meubles rénovés par des détenus genevois est désormais en vente. 

Deux planches de snowboard assemblées pour en faire un banc, un ancien vélo métamorphosé en une horloge, ou une commode transformée en un meuble moderne: la première gamme de meubles retapés par des détenus des prisons de la Brenaz et de Champ-Dollon est en vente à la Brocante Renfile de Tourbillon à Plan-les-Ouates.

Dans le canton de Genève, 80 détenus travaillent sur des meubles récupérés chez des particuliers pour leur donner une seconde vie. Ils les rénovent, les métamorphosent, les détournent même parfois de leur vocation d’origine.

L’idée du projet « Cellule Grise » est de donner des compétences professionnelles à ces personnes privées de liberté, compétences qui leur seront utiles à leur sortie. Le Centre social protestant fournit les anciens vestiges aux établissements de détention avant de récupérer ces mêmes meubles revisité avec originalité.

À Champ-Dollon par exemple, la prison est dotée d'un atelier de menuiserie standard, très bien équipée selon Franck, le responsable de l'atelier. Ce qui permet aux détenus de laisser place à l'imagination et la créativité.

Franckgardien de prison et responsable de l'atelier menuiserie

Pour Stéphane, gardien de prison responsable de l'atelier peinture à Champ-Dollon, le projet est aussi fédérateur pour les détenus:

Stéphane,gardien de prison

Ces meubles rénovés sont vendus ensuite à la Brocante Renfile de Plan-les-Ouates. Les profits générés contribueront à finances les actions sociales gratuites du CSP. Alain Bolle, directeur du Centre social protestant (CSP) de Genève.

Alain Bolle,directeur du Centre social protestant de Genève

De son côté, chaque année, le CSP accompagne quelque 80 personnes sur le chemin de la réinsertion professionnelle. Ces personnes trouvent notamment des voies de formation et de requalification professionnelle au sein des brocantes et des boutiques du CSP.

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