Rejoignez-nous

Actualité

Courtier condamné pour corruption

Publié

,

le

Le courtier a été condamné pour la corruption de fonctionnaires congolais et ivoiriens afin d'obtenir des cargaisons de pétrole pour sa société (archives). (©KEYSTONE/EPA/WILLIAM S. STEVENS/HO)

Un employé d'une société genevoise de négoce a été condamné mardi à 18 mois d'emprisonnement avec sursis. Le Tribunal pénal fédéral l'a reconnu coupable de corruption d'agents publics étrangers lors d'achats de pétrole au Congo et en Côte d'Ivoire.

Selon l'acte d'accusation, ce courtier et d'autres collègues de la société Gunvor ont conclu entre 2008 et 2012 des accords visant à corrompre des fonctionnaires congolais et ivoiriens. Ces ententes visaient à attribuer des cargaisons de pétrole à Gunvor.

Des proches du président de la République du Congo Denis Sassou Nguesso et des fonctionnaires ont été rémunérés pour leurs interventions en faveur de Gunvor. Les versements étaient effectués en faveur de sociétés-écrans sur des comptes de banques genevoises et chinoises.

En 2009 et 2010, plusieurs accords similaires ont été passés avec des officiels de la Côte d'Ivoire. Des montages analogues ont été utilisés au travers/par l'intermédiaire de banques genevoises et belges. banques genevoises et belges.

Cargaisons de pétrole

Au total, les versements corruptifs ont atteint quelque 42 millions de dollars en faveur d'agents publics congolais et 7,6 millions pour leurs homologues ivoiriens. Ces versements ont permis à Gunvor d'obtenir des cargaisons de pétrole valant plusieurs centaines de millions de dollars.

Statuant en procédure simplifiée, le Tribunal pénal fédéral s'est rallié à la réquisition du Ministère public de la Confédération (MPC) qui réclamait une peine de 18 mois avec sursis contre l'accusé qui n'a pas retrouvé de travail depuis six ans. Dans son réquisitoire, le procureur a retenu la gravité des faits reprochés qui n'ont pris fin qu'à la suite de l'intervention de la justice.

A décharge, l'accusateur a souligné que l'accusé était la seule personne impliquée à avoir fourni des explications, malgré les pressions qu'il a pu subir. Ces indications ont contribué aux progrès des enquêteurs. Le procureur a relevé aussi que l'accusé "a baigné dans une atmosphère de travail où la corruption aurait apparemment été un procédé d’affaires accepté."

Paiements validés

Dans un communiqué, l'association Public Eye se réjouit que le jugement du TPF ne mette pas seulement en cause un "employé félon" mais montre bien que le mécanisme corruptif était monté avec d'autres collaborateurs de Gunvor. Et que les paiements étaient validés par le service financier.

L'ONG rappelle que le MPC a mis Gunvor en accusation pour "défaut d'organisation" en mai 2017. Une procédure qui pourrait déboucher sur de nouvelles inculpations. Public Eye attend maintenant de la justice suisse qu'elle remonte la chaîne de commandement au sein de Gunvor à l'occasion de cette affaire emblématique, selon elle, du négoce des matières premières en Suisse. (arrêt SK 2018.38)

Source ATS

Photo: (©KEYSTONE/EPA/WILLIAM S. STEVENS/HO)

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Politique

Pas d'alternative à l'adhésion à l'UE, selon Joseph Deiss

Publié

le

Joseph Deiss reste un fervent partisan de l'UE. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

L'ancien conseiller fédéral Joseph Deiss plaide pour une adhésion de la Suisse à l'Union européenne (UE), dans une interview mardi à la NZZ. Il faut, en l'état, négocier fermement, mais (au final), "seul un chemin mènera vers l'Europe: l'adhésion", dit-il.

En attendant, la Suisse, passe d'une solution provisoire à une autre, selon Joseph Deisss.

L'ancien ministre des Affaires étrangères ne craint pas d'être isolé avec sa position. Contrairement à l'opinion dominante, entrer dans l'UE "n'est pas un suicide mais représente au contraire un gain en matière de souveraineté", estime-t-il.

L'ex-conseiller fédéral fribourgeois PDC observe "des choses à faire se dresser les cheveux sur la tête", dans la politique européenne de la Suisse. Il pense à la liberté de circulation, où l'on confond "perfidement" selon lui les problèmes qu'il peut y avoir avec l'asile et le dossier de la main-d'oeuvre immigrée.

"Erreur historique"

Joseph Deiss déclare que les craintes émises lors de l'acceptation du premier paquet des bilatérales en 2000 en relation avec la liberté de circuler ne se sont pas avérées, au contraire: "Avons-nous connu davantage de chômage? Y a-t-il eu pression sur les salaires? Aucunement!".

L'ancien ministre constate plutôt qu'il existe en Suisse 100'000 postes non pourvus ainsi que 26'000 places d'apprentissage.

M. Deiss parle du rejet par le peuple de l'Espace économique européen (EEE) en 1992 comme d'une "erreur historique". Si la Suisse avait adhéré, "de nombreux problèmes que nous avons actuellement avec l'UE seraient résolus depuis longtemps", lance-t-il. "Notre erreur est que nous persistons à penser, en tant que non-membre, que nous aurions le droit d'être mieux traités que des membres de l'UE", ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

De plus en plus de personnes sans confessions et d'anglophones dans les villes suisses

Publié

le

La proportion de personnes ressentant une appartenance à une religion traditionnelle est globalement en baisse. Cette tendance concerne toutes les religions, mais c’est chez les personnes de confession évangélique réformée qu’elle est la plus forte. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Trois quarts de la population suisse vit dans l'espace urbain, contre un tiers il y a 100 ans, indiquent les Statistiques des villes suisses. La proportion de personnes sans confession y a fortement crû depuis 2000. L'anglais comme langue principale progresse aussi.

La moitié de la population vit aujourd'hui dans les 170 villes représentées, près des trois quarts dans des régions urbaines et les agglomérations, détaille mardi la 85e édition de ces statistiques, qui a cette année pour thème principal "L'évolution de la population au fil du temps". Le nombre de résidents y a augmenté sans cesse depuis plus d'un siècle, à l'exception des années 1980, marquées par un exode urbain.

59,5% des citadins déclarent l'allemand comme langue principale, 22,8% le français. Si on considère les langues non nationales, l'on constate que l'anglais s'est fortement développé, constituant aujourd'hui la langue principale de 8,1% de la population résidante.

Environ un tiers des personnes se déclarent sans appartenance religieuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Romande Energie voit son bénéfice exploser en 2023

Publié

le

Romande Energie a enregistré des résultats records en 2023. (archive) (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

L'énergéticien Romande Energie a enregistré des résultats records en 2023, avec notamment un bénéfice net bondissant de 41,4 millions de francs à 214,9 million sur un an. Le conseil d'administration proposera à ses actionnaires un dividende ordinaire inchangé.

De janvier à décembre, le chiffre d'affaires a progressé de 24% à 928,2 millions de francs, indique un communiqué paru mardi.

Par divisions, Solutions Energie enregistre un chiffre d'affaires à 540 millions, soit 42% de plus. La division Réseaux en hausse de 17% atteint 312 millions. Romande Energie Services affiche une avancée de 13% à 164 millions.

Les charges se sont faites plus pesantes avec un nombre d'employés augmenté de 85 nouveaux collaborateurs, portant l'effectif à 1338 personnes à fin décembre et des charges de personnel relevées de 10% à 162 millions. Près de 74 millions de francs ont été consacrés aux charges d'exploitation.

La marge brute opérationnelle a augmenté de 26% à 436,6 millions. Le résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) atteint 200,6 millions, soit 56% de plus. Le résultat d'exploitation (Ebit) a doublé à 99,7 millions.

Le flux de trésorerie opérationnel est passé de 166 millions à 136 millions après comptabilisation de la variation du besoin en fonds de roulement (BFR). Pour 2024, la direction anticipe un recul de ses finances compte tenu des incertitudes de prix, de disponibilité d'électricité ou d'approvisionnement en matériaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Santé

Novartis a soigné croissance et rentabilité au 1er trimestre

Publié

le

Le géant pharmaceutique Novartis a augmenté ses ventes sur les trois premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le géant pharmaceutique Novartis a engrangé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 11,83 milliards de dollars (10,78 milliards de francs), en hausse de 9,5% sur un an.

L'excédent d'exploitation (Ebit) de base a suivi une courbe plus ascendante encore, atteignant 4,54 milliards. Le bénéfice net apuré de tout élément jugé inopportun a gagné 13,9% à 3,68 milliards, indique la multinationale dans un communiqué mardi.

La performance s'inscrit dans le haut des projections des analystes consultés par l'agence AWP. Le chiffre d'affaires était attendu à 11,49 milliards, l'Ebit ajusté à 4,30 milliards et le bénéfice net de base à 3,49 milliards.

La direction se montre un peu plus optimiste pour l'année en cours qu'à la fin janvier.

La croissance organique doit désormais s'établir à environ 10% et l'Ebit de base entre 10% et 15%. L'hypothèse reste conditionnée à l'absence de lancement d'un générique du moteur de ventes Entresto aux Etats-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Suisse

Kühne+Nagel ploie en début d'année

Publié

le

Kühne+Nagel a vu ses recettes nettes reculer sur les trois premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le logisticien Kühne+Nagel a vu ses résultats flancher au premier trimestre, tant au niveau des recettes que de la rentabilité. La direction a affirmé avoir engagé la maîtrise les coûts.

Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe schwytzois a vu ses recettes nettes reculer de 18% sur un an à 5,51 milliards de francs, alors que son résultat d'exploitation (Ebit) s'est contracté de 39% à 376 millions, a-t-il annoncé mardi.

Le bénéfice net ressort quant à lui à 278 millions, en chute de 40% comparé au premier trimestre 2023.

Alors que le chiffre d'affaires est ressorti nettement en dessous des prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP, l'Ebit a légèrement dépassé les attentes du marché.

Le groupe s'est félicité d'avoir réduit de 12% les coûts par unité dans le fret maritime et de 14% dans l'aérien. L'abandon des structures de direction régionales devrait également apporter sa pierre à l'édifice.

La direction n'a formulé aucune perspective de croissance pour l'exercice en cours.

Précédemment, l'entreprise avait indiqué viser à moyen terme un taux de conversion de 25% à 30%, contre 22% en 2023. La stratégie baptisée "Roadmap 2026" cible même un taux de 40% pour les frets maritimes et aérien. Dans le transport terrestre et la logistique contractuelle, le groupe anticipe respectivement plus de 10% et 7 à 9%. Le commerce électronique constitue l'un des moteurs de croissance de cette stratégie. L'entrée sur de nouveaux marchés figure au programme.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture