Un possible emblème humanitaire numérique aux côtés de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du Cristal-rouge franchit une nouvelle étape. Jeudi à Genève, le CICR a lancé la phase d'opérationnalisation de cet instrument.
L'emblème explore comment les acteurs humanitaires pourraient être clairement identifiés dans l'écosystème numérique. Selon l'organisation, il pourrait faire une différence en ligne mais également dans le monde réel.
"Nous voyons le pouvoir de ces emblèmes chaque jour", a affirmé aux participants le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Pierre Krähenbühl. Ceux-ci mentionnent à toutes les parties qu'un individu, un véhicule ou un bâtiment est protégé par le droit international humanitaire (DIH).
Or, "il n'y a actuellement aucun emblème numérique reconnu" pour appliquer ce message en ligne. Il faut que cet outil soit "crédible, sûr et techniquement opérationnel", a dit le directeur général. Et que les "cyberassaillants" reconnaissent précisément une cible humanitaire avant de s'attaquer elle.
Les réponses à ces questions et celles sur qui pourrait certifier qui est une entité humanitaire et sur les authentifications par les autorités feront partie de la nouvelle phase de ce projet. Les victimes de conflits devraient aussi être associées, selon l'organisation.
Prototype
Pour le moment, seul un prototype, appelé "Emblème numérique authentique", a été établi notamment par l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Il devra ensuite être testé, standardisé et validé.
"De nouvelles menaces pour l'humanité continuent d'émerger" dans le cyberespace, a affirmé M. Krähenbühl. Les infrastructures de santé dans les conflits et le CICR lui-même sont exposés à des attaques, des extorsions ou des manipulations en ligne. Et les conséquences pour les victimes ou leurs proches sont réelles, y compris des décès.
"Un emblème numérique est simplement la prochaine étape" qui colle avec les nouvelles technologies, a fait remarquer de son côté l'ambassadeur suisse à l'ONU à Genève Thomas Gürber. La Suisse s'est engagée en 2024 à oeuvrer avec le CICR pour explorer la possibilité de cet instrument.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats