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Coup dur pour le projet Libra de Facebook

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Facebook a confié la gestion de sa monnaie à l'association Libra, basée à Genève. Celle-ci est composée d'un consortium de partenaires qui devaient aussi investir au moins 10 millions de dollars dans le projet chacun (archives). (©KEYSTONE/AP/RICHARD DREW)

Visa, Mastercard, eBay et Stripe ont annoncé vendredi qu'ils se retiraient de Libra. De quoi porter un nouveau coup dur au projet de monnaie numérique de Facebook. Prévu pour mi-2020, il rencontre l'opposition croissante des régulateurs et fait face à des défections.

Les émetteurs de cartes bancaires Visa et Mastercard, la plateforme de commerce en ligne eBay et les services de paiement Stripe ont confirmé à l'AFP qu'ils abandonnaient le projet, une semaine après PayPal, autre partenaire de Facebook dans l'opération.

"Nous allons continuer à évaluer la situation et nous prendrons notre décision ultime en fonction d'un certain nombre de facteurs, y compris la capacité de l'association à répondre de façon entièrement satisfaisante à toutes les attentes des régulateurs", a expliqué un porte-parole de Visa.

Libra est censée offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d'acheter des biens ou d'envoyer de l'argent aussi facilement qu'un message instantané.

"Long et difficile"

Les quatre entreprises ont parallèlement renouvelé leur soutien aux idées directrices du projet, comme la démocratisation de l'accès aux services financiers ou le développement de cryptomonnaies.

"La composition de l'association peut s'élargir et changer avec le temps, mais les principes fondateurs de la gouvernance et de la technologie de Libra, tout comme la nature ouverte du projet, permettent d'assurer la résilience du réseau de paiement Libra", a réagi Dante Disparte, de l'association Libra.

"Le voyage sera long et difficile", avait-il reconnu vendredi dernier, après le retrait de PayPal. Et d'ajouter alors qu'il fallait "de l'audace et une certaine force morale pour entreprendre un projet aussi ambitieux que Libra".

"Si vous restez dans le projet..."

Le réseau social et ses partenaires subissent une pression croissante des autorités, qui s'inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d'internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.

Facebook "n'a pas fourni de plan clair sur comment empêcher Libra de faciliter le financement d'activités criminelles et terroristes, déstabiliser le système financier mondial, interférer avec les politiques monétaires ou exposer les consommateurs à des risques qui n'affectent aujourd'hui que des investisseurs professionnels", ont écrit Brian Schatz et Sherrod Brown, deux sénateurs américains, dans une lettre adressée mardi à Stripe, Visa et Mastercard, publiée par le site spécialisé The Verge.

"Si vous restez dans le projet, vous pouvez vous attendre à des examens poussés de la part des régulateurs non seulement de activités de paiement liées à Libra, mais aussi de toutes vos activités de paiement", continuent-ils.

Requêtes précises du Trésor

Facebook a confié la gestion de la monnaie à l'association Libra, basée à Genève. Celle-ci est composée d'un consortium de partenaires qui devaient aussi investir au moins 10 millions de dollars dans le projet chacun.

Le Trésor américain leur a envoyé des requêtes pour leur demander une revue complète de leurs programmes de lutte contre le blanchiment d'argent, d'après une source proche des organisations concernées.

"Nous avons hâte de tenir la réunion inaugurale du conseil de l'association Libra dans 3 jours, et d'en annoncer les premiers membres", a conclu Dante Disparte. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, doit être entendu sur le projet le 23 octobre par une commission parlementaire américaine.

Source : ATS

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Suisse

Un tracteur percute une barrière de chemin de fer

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Un conducteur de tracteur sous l'emprise de l'alcool a percuté une barrière de chemin de fer ouverte à Münchwilen (TG). (© Police TG)

Un conducteur de tracteur sous l'emprise de l'alcool a percuté une barrière de chemin de fer ouverte et une signalisation samedi à Münchwilen (TG). Le sexagénaire n'a pas été blessé. Le trafic ferroviaire a été interrompu pendant près de quatre heures.

L'accident s'est produit peu après 18h00, a annoncé dimanche la police cantonale thurgovienne. Au passage à niveau, le tracteur s'est déporté et a heurté la barrière de chemin de fer. Les dégâts se chiffrent à plusieurs milliers de francs. Le conducteur affichait une alcoolémie de 0,8 mg/l. Son permis lui a été retiré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Pas de nouveau millionnaire au tirage du Swiss Loto

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Lors du prochain tirage mercredi prochain, 13,2 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande (archives). (© KEYSTONE/THOMAS DELLEY)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto samedi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher le 5, 11, 20, 29, 35 et 38. Le numéro chance était le 6, le rePLAY le 11 et le Joker le 789964.

Lors du prochain tirage mercredi prochain, 13,2 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un premier cas de variole du singe détecté dans le canton de Berne

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La personne infectée a été exposée au virus à l’étranger. (© KEYSTONE/dpa/Bernd Weißbrod)

Un premier cas de variole du singe a été détecté en Suisse, a annoncé samedi la Direction de la santé du canton de Berne. Il s'agit d'une personne vivant dans le canton de Berne, qui a été exposée au virus à l'étranger.

Un traçage des contacts, afin d’identifier d’éventuelles chaînes de transmission, a été effectué, ont précisé les autorités cantonales bernoises dans un communiqué. La personne infectée a été exposée au virus à l’étranger. Elle est suivie en ambulatoire et se trouve en isolement à son domicile. Tous contacts ont pu être informés.

Ce premier cas suspecté de variole du singe a été signalé vendredi au Service du médecin cantonal (SMC) de la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration du canton de Berne et à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les analyses de laboratoire effectuées ont permis de confirmer le soupçon samedi après-midi.

Moins dangereux que la variole

Cette maladie est une cousine moins dangereuse de la variole, éradiquée depuis une quarantaine d'années. Elle se traduit d'abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croutes, notamment sur le visage. Elle a gagné vendredi la France et l'Allemagne, avec un cas confirmé dans chaque pays par leurs autorités sanitaires.

Les personnes revenant d’un voyage dans une zone à risque (Afrique de l’Ouest et centrale) devraient surveiller leur état de santé et consulter un médecin en cas de symptômes, recommande l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur son site.

Le virus est considéré comme modérément transmissible à l’être humain, indique l'OFSP. La transmission se produit par de grosses gouttelettes et par un contact étroit avec des personnes ou des animaux infectés.

Vaccins efficaces

La communauté scientifique juge possible que la transmission augmente en cas de contact sexuel avec une personne infectée. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes semblent présenter un risque supplémentaire d’infection.

Il n’existe pas de vaccin spécifique contre la variole du singe. L'OFSP précise que les vaccins contre la variole de première et deuxième générations, administrés dans le cadre du programme d’éradication de la variole apportent une protection efficace.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une exposition à Venise lance une campagne de sensibilisation

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L'un des portraits de l'exposition "Shame - European Stories", du photographe italien Simone Padovani. (© Shame - European Stories/Simone Padovani)

Des victimes d'abus étant enfants de toute l'Europe ont lancé une campagne de sensibilisation à Venise. Objectif: briser le silence et rendre justice à ceux qui ont souffert. Guido Fluri, père de l'initiative pour la réparation en Suisse, est à l'origine du projet.

L'exposition "Shame - European Stories" a été inaugurée samedi dans le cadre de la Biennale de Venise. L'événement est soutenu par le Bureau italien du Conseil de l'Europe et parrainé par la Fondation Guido Fluri. L'exposition itinérante sera présentée dans les mois à venir dans les principales villes européennes.

De l'Italie à la Suède, en passant par la Roumanie et le Portugal: des portraits et des interviews vidéo de plusieurs dizaines de victimes d'abus sexuels ont été recueillis dans toute l'Europe par le photojournaliste Simone Padovani.

"Les personnes concernées viennent de pays très divers. Leurs histoires de vie sont différentes, mais nous reconnaissons des parallèles", a souligné le photographe lors du vernissage.

Réparation pour les victimes

La directrice du Bureau italien du Conseil de l'Europe, Luisella Pavan-Woolfe, a souligné que "les enfants doivent pouvoir bénéficier de tous les droits et de toutes les libertés fondamentales protégés par la Convention européenne des droits de l'homme, par la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant et par d'autres instruments internationaux et européens".

La campagne, a-t-elle ajouté, met en avant les mêmes valeurs que celles défendues et promues par le Conseil de l'Europe.

Guido Fluri était présent lors de l'inauguration. "Lorsque des groupes de victimes de toute l'Europe se sont adressés à notre fondation dans le but de créer un réseau et de lancer une initiative européenne, à l'instar de ce qui a été fait en Suisse, nous avons compris que nous devions soutenir ce projet. La plupart des victimes sont maintenant âgées et fragiles. Elles ont droit à une reconnaissance et à une réparation de l'injustice alors qu'elles sont encore en vie".

Droits de l'enfant

La coordinatrice du projet, Mara Rumiz, a rappelé que "si l'on parle de droits de l'homme, le premier droit, peut-être le plus important, concerne les enfants et les jeunes. Ils doivent pouvoir vivre leur enfance et leur adolescence sereinement, sans traumatisme, sans abus et sans violence".

Le projet est né en septembre 2021 lors d'un symposium à Berne: des représentants de 17 pays ont alors jeté les bases d'une action à l'échelle européenne. Une motion a été remise à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe par le conseiller national Pierre-Alain Fridez (PS/JU), alors président de la délégation suisse à Strasbourg.

La motion formule des exigences claires: le Conseil de l'Europe et les Etats membres doivent garantir une enquête scientifique indépendante sur les violations des droits de l'enfant dans les différents pays.

Ils doivent également reconnaître officiellement les enfants qui ont subi toute forme de violence sexuelle, physique et psychologique. Enfin, le Conseil de l'Europe et les Etats doivent veiller à ce que les victimes reçoivent une forme de réparation et à ce que la législation soit centrée sur la protection de tous les enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Distinction pour le chemin de fer-musée Blonay-Chamby

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Le premier musée "vivant" du chemin de fer en Suisse a ouvert ses portes en juillet 1968. Riche de 77 véhicules ferroviaires construits entre 1870 et 1940, il est l'un des plus complets et représentatifs d'Europe (archive). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La section vaudoise de Patrimoine suisse a attribué samedi sa Distinction vaudoise du patrimoine 2022 au chemin de fer-musée Blonay-Chamby. La récompense a été remise samedi à la mi-journée à Blonay, en présence de la présidente du Conseil d'Etat vaudois Nurria Gorrite et du conseiller national montreusien Laurent Wehrli.

"Ce musée unique en son genre en Suisse contribue depuis plus de 50 ans à la sauvegarde d'un matériel ferroviaire destiné à disparaître, qui présente un intérêt historique et technique indéniable. Il a assuré l'entretien et la restauration très minutieuse de nombreux véhicules", a indiqué la section vaudoise de Patrimoine suisse.

"L'exploitation touristique de la ligne Blonay-Chamby a permis de conserver de nombreux savoir-faire, grâce à la passion de plusieurs générations de bénévoles", ajoute-elle pour justifier la distinction.

Près de 80 anciens véhicules ferroviaires

Le premier musée "vivant" du chemin de fer en Suisse a ouvert ses portes en juillet 1968. Riche de 77 véhicules ferroviaires construits entre 1870 et 1940, il est l'un des plus complets et représentatifs d'Europe. Il est né de la volonté de passionnés du rail qui ne souhaitaient pas que cette ligne disparaisse.

La plus ancienne pièce date de 1868, soit la voiture du Lausanne Echallens, et la plus récente de 1947, soit le tram 28 de Lausanne. La collection comporte ainsi 46 véhicules romands, dont 20 vaudois. Les autres véhicules proviennent de la Suisse alémanique (22) et de l'étranger (9). Une soixantaine sont actuellement en fonction, trois en révision et quatorze sont des pièces d'exposition.

L'association, composée aujourd'hui d'environ 120 bénévoles actifs, assure les travaux d'entretien et de restauration. Elle met en service des trains historiques chaque weekend, de mai à octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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