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L'OMS "regrette" la décision de Donald Trump

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Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur General de l'OMS à Genève (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) "regrette" la décision du président américain Donald Trump de suspendre la contribution financière de son pays. Elle évalue l'impact de cette mesure, a dit mercredi à Genève son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Depuis toujours, l'OMS oeuvre sans discrimination raciale, économique et sociale, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse en ligne. "Sans peur et sans faveur" pour quiconque, avec "égalité" entre tous les pays, les "riches comme les pauvres", a-t-il expliqué.

"Lorsque nous sommes dividés, le virus exploite" ces oppositions, a ajouté le directeur général. M. Tedros a annoncé que des contacts étaient en cours avec des partenaires pour combler les manques que provoquera l'activation de la décision américaine. Il insiste sur le fait que l'OMS ne lutte pas seulement contre le coronavirus, mais pour la santé mentale, contre Ebola et de nombreuses autres pathologies. Il a annoncé aussi avoir réuni des groupes de cliniciens pour évaluer l'effet d'anti-inflammatoires contre le virus.

M. Trump a justifié la suspension de la contribution américaine, de 400 à 500 millions de dollars par an au total, en raison de la "mauvaise gestion" de l'OMS face à la pandémie. Il l'accuse de favoriser la Chine et d'avoir ignoré les avertissements des autorités de Taïwan sur la pandémie.

"L'OMS est l'organisation internationale-clé dans cette pandémie", a dit de son côté à Keystone-ATS l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). "Le multilatéralisme et la collaboration internationale sont centrales pour lutter ensemble avec succès contre le covid-19".

Pour la Suisse, il est toutefois prématuré de prendre un quelconque engagement sur un financement additionel pour combler le manque à gagner après l'annonce américaine. "Nous attendons le retour de l'OMS sur les conséquences de la décision de suspension des contributions" américaines, a-t-elle expliqué aussi.

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Coronavirus

Moderna demande une autorisation pour un vaccin contre Omicron

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Le fabricant Moderna a adapté son vaccin contre le Covid-19 et souhaite maintenant obtenir une autorisation de mise sur le marché en Suisse (archives). (© KEYSTONE/DPA-zentralbild/BODO SCHACKOW)

Le laboratoire Moderna a déposé auprès de Swissmedic une demande d'autorisation pour un vaccin contre le coronavirus adapté au variant Omicron. La composition du produit a été adaptée, de manière à garantir une plus grande efficacité.

L'entreprise Moderna a déposé une demande d'extension de l'autorisation dont elle bénéficiait depuis janvier 2021 pour son vaccin Spikevax, indique vendredi Swissmedic dans un communiqué. Le vaccin bivalent contient de l’acide ribonucléique messager (ARNm) aussi bien pour la protéine spike de la souche de Wuhan que du variant Omicron.

Swissmedic veut examiner cette demande d'extension de l'autorisation en continu. Les requérants ne sont donc pas tenus de déposer un dossier complet dès le début. Ils peuvent se contenter de transmettre à l’institut les premières séries de données dont ils disposent, avec un échéancier indiquant les dates auxquelles ils déposeront les autres séries de données.

Les données reçues jusqu'à présent, actuellement en cours d'examen, incluent des analyses issues d'essais en laboratoire, ainsi que de premières données sur la fabrication et la qualité du vaccin. Swissmedic précise aussi que la date à laquelle une décision pourra être prise sur le rapport bénéfice/risque dépendra aussi de résultats d'essais cliniques qui n'ont pas encore été communiqués.

L'EMA déjà au travail

L'institut suisse des produits thérapeutiques précise en outre que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les membres de la Coalition internationale des autorités de réglementation des médicaments (ICMRA) évaluent en continu la composition des vaccins adaptés pour lutter contre les variants actuels du SARS-CoV-2.

Il y a une semaine, l'Agence européenne des médicaments (EMA) avait déjà annoncé avoir commencé à examiner une nouvelle version du vaccin Moderna contre le Covid-19, adaptée notamment au variant Omicron. L'entreprise américaine avait présenté le 8 juin les premières données sur l'efficacité de son sérum adapté.

Les 437 volontaires ayant reçu la nouvelle préparation comme deuxième rappel avaient, au bout d'un mois, nettement plus d'anticorps neutralisants qu'après une vaccination de rappel avec le produit traditionnel, en particulier contre Omicron, affime le laboratoire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

L’OFSP annonce 24'704 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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Le nombre d'hospitalisations a quasiment doublé en une semaine (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 24'704 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore onze décès supplémentaires et 251 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 16'610 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait six décès et 131 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi augmenté de 48,7%. Les hospitalisations ont dans le même temps augmenté de 91,6%.

Actuellement, 571 personnes se trouvent aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 3,70% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 71,00%.

Depuis le début de la pandémie, 3'726'605 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 21'763'159 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 13'380 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 54'027.

Pas d'urgence à agir

Pour la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS), il n'y a pas d'urgence à agir. Pour l'instant, rien n'indique que le système de santé sera soumis à une charge particulière en raison de cette vague estivale, a indiqué son porte-parole Tobias Bär, interrogé par Keystone-ATS.

La CDS continuera d'observer l'évolution de la situation et examinera des recommandations de mesures à l'attention des cantons si la situation devient tendue au niveau national ou suprarégional. Seuls les cantons peuvent édicter des mesures, et non la CDS, a souligné M. Bär.

La conférence précise sur son site qu'elle a renoncé à définir un seuil fixe pour des recommandations. Son évaluation d'ensemble prend en compte des critères comme le taux d'occupation des hôpitaux et des soins intensifs, mais aussi l'efficacité de la vaccination, a précisé le porte-parole.

Selon des médias, plus d'un million de personnes seraient actuellement infectées par le Covid-19. Interrogée par Keystone-ATS, l'épidémiologiste Nicola Low, de l'Université de Berne, ces estimations se basent sur des modèles mathématiques. "Comme moins de personnes se font tester, le chiffre officiel sera toujours plus bas qu'en réalité."

Mme Low n'a pas souhaité émettre de recommandation à l'attention des autorités. Elle conseille toutefois de porter un masque "dans les transports publics, lorsqu'on fait ses courses ou lors de réunions, comme je le fais". Dans un entretien publié lundi par le Blick, l'ancienne cheffe de la task force Covid-19 de la Confédération, Tanja Stadler, avait également plaidé pour la poursuite du port du masque.

Situation "pas dramatique"

Economiesuisse ne voit pas non plus de nécessité de prendre de nouvelles mesures. Ce qui est déterminant, c'est de savoir si les hôpitaux atteignent leurs limites de prise en charge, a déclaré Rudolf Minsch, président suppléant de la direction de la faîtière. Pour l'heure, on en est encore loin.

Le responsable ne craint pas non plus des absences liées au Covid-19. Selon lui, la situation n'est "pas dramatique" en raison de l'évolution modérée de la pandémie et des possibilités de télétravail.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un million de cas de Covid-19 prévus en Suisse pendant l'été

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Tanja Stadler appelle à continuer à porter le masque sanitaire (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Plus d'un million de personnes risquent d'être contaminées en Suisse par le coronavirus lors de la vague estivale, avertit l'ex-cheffe de la task force Covid-19 de la Confédération. "Nous partons du principe qu'environ 15% de la population sera infectée", dit-elle.

Mais la plupart des personnes touchées ne seront pas testées, déclare Tanja Stadler dans un entretien diffusé lundi par le Blick.

En se basant sur des échantillons d'eaux usées, on suppose que le nombre de cas non recensés est actuellement plus élevé qu'en hiver, ajoute-t-elle. "Il devrait y avoir plus de 80'000 nouvelles contaminations par semaine". Or, il y a une semaine, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé 16'610 nouveaux cas en sept jours.

D'autres vagues attendues

"Le nombre actuel de cas est nettement plus élevé que durant les deux derniers étés", constate Mme Stadler. Mais, poursuit-elle, il y a beaucoup moins de cas graves. "Les données les plus récentes montrent que 97% de la population adulte en Suisse possède des anticorps contre le Covid-19 grâce aux vaccins, mais aussi en raison d'infections".

La mathématicienne à l'Ecole polytechnique de Zurich (EFPZ) ne se risque pas à faire de pronostic quant à la fin de la pandémie de Covid-19. "A long terme, les choses vont se stabiliser. Mais dans les années à venir, il y aura probablement des vagues en été aussi".

Elle refuse d'assimiler l'infection par le variant Omicron à une grippe. "En cas d'infection avec Omicron, nous constatons beaucoup plus souvent des conséquences à long terme qu'en cas de grippe, notamment dans la population jeune". L'experte plaide pour la poursuite du port du masque sanitaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève maintient l'interdiction des voyages d'études à l'étranger

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A Genève, les collégiens ne pourront pas effectuer de voyages d'étude à l'étranger pour des raisons sanitaires. Cette interdiction, alors que les mesures sanitaires s'allègent partout, suscite l'incompréhension de certains jeunes (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les élèves genevois ne pourront toujours pas effectuer de voyages d'études à l'étranger à la prochaine rentrée pour des raisons sanitaires. Ils devront rester en Suisse. Cette restriction suscite l'incompréhension d'une partie des collégiens qui ont lancé une pétition, comme l'a révélé Léman Bleu.

Lancée par des élèves du collège Calvin, la pétition a récolté 883 signatures. "Cela fait plus de deux ans que nous vivons avec des restrictions Covid", relèvent les pétitionnaires en soulignant les sacrifices consentis. Des voyages prévus en septembre, notamment à Munich et en Corse, en respectant les consignes écologiques, sont concernés par cette interdiction.

Le Département de l'instruction publique (DIP) rappelle que l'interdiction d'organiser des voyages collectifs a l'étranger n'a jamais été levée. Revenant sur des informations de la Tribune de Genève, le porte-parole du DIP, Pierre-Antoine Preti, a précisé vendredi qu'après discussion et réflexion les directions d'établissements du secondaire II ont validé le principe d'interdiction.

Selon le DIP, les vagues épidémiques sont toujours d'actualité et le nombre de malades augmente à nouveau. Certains pays pourraient une nouvelle fois mettre en place des restrictions sanitaires aux frontières. Ainsi, des groupes d'élèves pourraient se retrouver bloqués, ce que le DIP souhaite éviter.

Le Département évoque aussi la question du remboursement en cas d'annulation d'un voyage en raison d'une dégradation de la situation. En 2020, ces remboursements avaient coûté "une somme conséquente à l'Etat", souligne le département. "Même si le DIP comprend la déception de certains élèves, nous sommes persuadés qu'il est possible de vivre de très beau moment en Suisse", relève le porte-parole.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les nouveaux cas de Covid ont augmenté de 61% en une semaine

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En une semaine, le nombre de cas de Covid recensés en Suisse, notamment au moyen d'un échantillon de nasopharynx, ici en cours d'analyse, a augmenté de plus de 60%. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le coronavirus connaît un rebond en Suisse. Pour la deuxième semaine consécutive, le nombre de cas a augmenté. Après une hausse de 48%, c'est cette fois un saut de 61,4% que le nombre de cas de Covid a fait en une semaine.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 16'610 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore dans le même temps six décès supplémentaires et 131 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 10'289 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait quatre décès et 107 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi augmenté de 61,4%. Les hospitalisations ont dans le même temps augmenté de 22,4%.

Cinq cent nonante personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 2,2% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 72,70%.

Depuis le début de la pandémie, 3'701'889 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 21'696'409 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 13'357 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 53'708.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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