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Le monde de demain: la vie derrière un plexiglas

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Photo: Mathys SA

Notre futur derrière un panneau de plexiglas, c’est le monde de demain…

Benoît Rouchaleau Le monde de demain

Vous vous souvenez de la douce époque des open-space bruyant, collé-serré avec vos collègues, ou des petits restos bondés, où vous mangiez presque avec vos voisins de table? De l’histoire ancienne, à l’heure du coronavirus, où désormais les gestes barrières rythment notre nouveau quotidien. On a d’ailleurs vu fleurir sur les réseaux sociaux des photos de restaurants, de bars ou même des cabines d’avions délimités par des parois transparentes pour respecter les mesures de distanciation. Et cela pourrait bien devenir demain la nouvelle norme d’hygiène. Certains acteurs locaux ont d’ailleurs mis à profit l’arrêt de leurs activités pour proposer de nouvelles solutions… Chez Mathys SA, à Vernier, leader romand de la conception de stands d’expositions ou de showrooms, la gamme des produits vient de s’étoffer avec des kits de protection en plexi spécialement développés avec les nouveaux besoins de distanciation. Dans le catalogue de ventes, on trouve désormais des cloisons de séparations pour bureau, des parois de protection pour comptoirs et même des colonnes pour distributeur de gel… 

Est-ce que le plexi va envahir nos lieux de travail?

Difficile à dire… Les sociétés qui travaillent en open space ou dans des lieux étroits n’ont pas forcément pu anticiper cette nouvelle donne. Peu sont déjà équipés. Mais il y a de la demande… Christian Mathys, le fondateur de la société du même nom, commence à recevoir des commandes depuis quelques jours. Principalement de la part de chaînes de restaurateurs, de cantines ou de sociétés qui veulent équiper leur lieux d’accueil. Problème, le plexiglas est déjà en rupture de stocks chez quantité de fournisseurs en Suisse et même en France voisine. Signe d’une nouvelle tendance de confinement et de distanciation qui risque bien de nous accompagner même après la pandémie. 

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Coronavirus

Le canton de Genève et la FER répondent à vos questions sur les mesures liées à l’épidémie de Covid-19

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Le canton de Genève et la FER, Fédération des Entreprises Romandes répondent aux questions de nos auditeurs concernant l’épidémie de Covid-19, les tests et les mesures en vigueur pour les déplacements à l’étranger.

Aujourd’hui sur Radio Lac, nous apportons des réponses aux questions que se posent nos auditeurs concernant la situation sanitaire actuelle, les conséquences dans leur quotidien, leurs déplacements à l’étranger et leur travail. La Fédération des Entreprises Romandes Genève ainsi que le Département genevois de la sécurité, de l’emploi et de la santé apportent des réponses concrètes.

Tests et aspects médicaux

Bérénice: Alors que je n’ai qu’un petit mal de gorge, mon employeur me demande de faire un test anti Covid. Je vais aller le faire mais qui paye? Mon employeur? Le canton ou mon assurance?

Réponse du Canton de Genève sur la prise en charge des coûts du test de dépistage: Depuis le 25 juin 2020, la Confédération prend en charge les frais liés aux analyses en lien avec le COVID-19 pour les personnes qui se rendent dans l’un des sites mentionnés ci-dessus. L’analyse doit être indiquée et la personne assurée en Suisse. La prise en charge est donc gratuite pour la personne qui répond à ces critères.

En revanche, le coût du dépistage pour des motifs de voyage et chez la plupart des personnes asymptomatiques reste à leur charge ou à charge de l’employeur si celui-ci demande l’analyse.

Si d’autres examens ou prélèvements sont nécessaires au vu de l’état clinique, le professionnel de la santé doit en informer la personne. Dans ce cas, les frais supplémentaires relèvent de l’assurance maladie, de l’assurance accident ou de l’assurance militaire selon les cas.

 

Raphaël: Je suis résident de Haute-Savoie, puis-je me faire tester en Suisse? Ou et à quelles conditions?

Réponse du Canton de Genève: Si le travailleur frontalier est assuré à la CMU, le test est facturé au/à la patient.e qui doit voir avec la CMU et/ou sa mutuelle pour la prise en charge. La situation est la même pour les résidents français, non frontaliers, qui viennent parfois se faire tester aux HUG.

 

Vincent: Quels sont les critères épidémiologiques pour le retrait des mesures imposées?

Réponse du canton de Genève: Vaste question… Il y a plusieurs indicateurs de pré-alertes et d’alertes. Pas forcément cumulatifs mais qui peuvent l’être. Il y a bien évidement le taux de contamination, la vitesse de propagation du virus, le taux de positivité par rapport au nombre de tests, la pyramide des âges et le nombre de personnes à risques contaminées, le nombre d’hospitalisations et le type de ces hospitalisations, (âge, soins intensifs, durée..etc ), le respect des gestes barrières par la population et partant leur impact sur la circulation du virus, les lieux de contamination, les clusters, etc…. J’en passe et certainement des meilleurs. C’est une analyse très fine qui est effectuée.

 

Déplacement dans les zones à risque

Axel: Ma mère genevoise est malade, de la famille veut venir de Marseille. A quelles conditions peuvent-ils venir et repartir?

Réponse du canton de Genève: Il n’y a pas d’interdiction de rentrer en Suisse pour les résidents de l’espace Schengen. Votre famille devra se mettre en quarantaine à son arrivée à Genève pendant 10 jours et sans symptôme alors elle pourra venir vous voir et avoir une activité ordinaire en Suisse.

Si votre famille veut pouvoir être dérogée de quarantaine, chaque membre doit individuellement demander une dérogation motivée au service de la médecin cantonale.

 

Tiago: Mon ex femme est dans une zone à risque, je suis à Genève. Mes enfants font l’aller-retour entre elle et moi, quel est le protocole pour eux?

Réponse du canton de Genève: Une quarantaine est obligatoire pour les enfants dès leur entrée ou retour en Suisse sauf si ils possèdent une dérogation accordée par le service de la médecin cantonale.

 

Isia: J’habite à Genève, mon chéri est en France et nous travaillons au même endroit à Genève. Si nous allons quelques jours à Paris, ou dans une zone à risque, je vais devoir faire une quarantaine et du télétravail, qu’en est-il pour mon homme?

Réponse de la FER: Les frontaliers ne sont pas soumis à l’obligation de quarantaine et il pourra venir travailler, bien que le télétravail devra être favorisé si possible. A teneur de l’ordonnance, la travailleuse suisse devra effectuer une quarantaine de 10 jours pendant laquelle elle devra faire du télétravail, à défaut de quoi elle ne sera pas payée car elle s’est rendue fautivement dans une zone à risque.

 

Charlène: Je possède une entreprise à Genève, mes fournisseurs sont partout en Europe, y compris dans des zones à risques. Est-ce que je peux voyager à titre professionnel?

Réponse de la FER & du canton de Genève: Oui, s’il s’agit d’une raison professionnelle impérieuse et que le voyage n’excède pas 5 jours.

Développement apporté par le canton de Genève : Il faut vous renseigner sur les conditions d’entrée et d’éventuelle quarantaine des pays dans lesquels vous entendez vous rendre. Genève, la Suisse, peut être placée comme zone à risque par certains pays d’Europe. Vous pourrez rentrer en Suisse après vous êtes rendu dans une zone à risque et être exempté de la quarantaine automatique si vous avez voyagé pour des motifs professionnels impérieux (par exemple ces activités ne pouvaient pas être assurées par téléconférences ou du télétravail, envoie de marchandises…) mais au maximum 5 jours et pour autant que vous ayez respecté un plan de protection pendant tout votre séjour. A défaut, vous devrez vous annoncer de retour de pays à risque au service de la médecin cantonale dans les deux jours et vous mettre immédiatement en quarantaine sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à CHF 10’000.-

 

Travail & école

Josselin: Je viens de poser une semaine de vacances en octobre, mon patron veut savoir où je vais, j’estime qu’il n’a pas à me le demander car le fait que je l’informe que je ne vais pas dans une zone à risque devrait suffire. Qui à raison?

Réponse de la FER: En principe, l’employeur n’a pas le droit de demander où le travailleur va passer ses vacances. Toutefois, dans le contexte de l’épidémie, l’employeur a le droit d’être informé, car il a un devoir de protéger ses autres collaborateurs. De plus, étant donné que la liste des zones à risque évolue régulièrement, il lui est donc nécessaire de connaître le pays de vacances de son collaborateur.

 

Edwina: Pourquoi l’obligation de porter un masque pour les enfants aux cycles et dans les écoles supérieures alors qu’ils sont en grande partie assis et pas dans les restaurants et les bars ?

C’est le canton qui répond: Dans les bars et restaurants, on le sait le risque de contamination est grand, mais les contacts sont tracés et la distance d’1 mètre 50 est plus facilement respectée avec des tables condamnées ou espacées. Alors qu’à l’école les enfants vont se lever et c’est très difficile pour les jeunes de respecter la distance d’1 mètre 50. C’est pourquoi ils doivent porter le masque.

 

Edwina: Pourquoi les prostituées peuvent encore travailler alors que les boîtes de nuits ferment ?

Réponse du canton qui reconnaît que là nous sommes à la limite du système: Oui, les risques de contamination sont très forts mais théoriquement la prostituée est censée connaître le nom du client, même si on le sait les clients ne sont pas nombreux à donner leur vrai nom. Il faut être conscient que ce n’est pas une activité sans risque.

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Actualité

Genève à la rescousse de ses clubs

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Peut-être une bouffée d’air frais pour les clubs genevois ! Un protocole d’accord a été signé entre l’Etat et les représentants des établissements, qui ont dû fermer leurs portes le 31 juillet pour freiner la propagation du coronavirus. Une aide d’urgence qui prévoit la participation financière des pouvoirs publics pour les charges qui ne peuvent pas être réduites par les enseignes, comme leurs loyers, les assurances liées à leur activité commerciale, leurs abonnements de télécommunication mais aussi leurs factures SIG.

L’aide de l’Etat concerne également les charges fixes de type cotisations sociales et LPP, contrats de location sur le matériel et les machines, frais fiduciaires et stocks périmés.

Le montant maximum prévu par l’Etat? Deux millions de francs par mois, ce qui correspond à environ 30 000, 40 000 francs par mois par établissement. 

En contrepartie, les établissements  s’engagent sur l’honneur à ne pas licencier leur personnel pour des motifs liés à la crise économique et sanitaire.

Le Grand Conseil genevois devra se prononcer les 1er et 2 octobre prochains sur  ce projet de loi.

Pour Jean-Marc Humberset,  le propriétaire du Moulin Rouge et du Point Bar, cette aide d’urgence est une « belle lumière au bout du tunnel »

 

Jean-Marc Humberset  Gérant du Moulin Rouge et du Point Bar

 

 

 

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Covid-19: sept décès dans un EMS à Siviriez

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L'EMS de Siviriez dans le canton de Fribourg est touché de plein fouet par la pandémie de Covid-19, qui a déjà fait sept morts parmi ses résidents. (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Cinquante-trois personnes sont désormais infectées au Covid-19 dans la maison de retraite de Siviriez FR, où 37 pensionnaires avaient été testés positifs la semaine dernière. Sept personnes sont déjà décédées de cette contamination.

Trente-quatre personnes infectées sont des résidents et 19 des employés de la maison de retraite, a indiqué mercredi le canton de Fribourg. Comme environ un tiers du personnel de l’établissement est contaminé ou mis en quarantaine, le service médical cantonal de Fribourg a demandé que des résidents soient admis à l’hôpital.

Le groupe hospitalier de Fribourg a promis d’accepter neuf personnes. La Protection civile sera aussi engagée dès samedi pour venir en aide à cet EMS pour une durée de dix à quinze jours.

Six astreints recevront une formation spécifique vendredi. Ils seront quotidiennement engagés, dans les domaines des soins de base et de l’animation, de la logistique et de la cuisine.

Début septembre, 37 personnes avaient été testées positives au Covid-19 et deux d’entre elles avaient été conduites à l’hôpital. Le canton de Fribourg avait interdit les visites et opté pour une quarantaine collective fin août.

Une autre épidémie à Bulle

Une autre épidémie de Covid-19 est signalée dans un EMS à Bulle FR. Jusqu’à présent, 21 résidents et 13 employés y ont été testés positifs au Covid-19. Une personne est décédée.

Des cas isolés ont été découverts dans d’autres maisons de retraite du canton, principalement parmi les employés.

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La crise sanitaire aura finalement eu raison de la Geneva Pride

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Après un report, la Geneva Pride est finalement annulée!

La crise sanitaire aura eu raison de la tenue de la Geneva Pride. La manifestation était initialement prévue du 27 juin au 5 juillet puis reportée à septembre. Le Week-end des fiertés, qui devait avoir lieu du 10 au 13 septembre, n’a pas été autorisé par le canton.

« Bien que cette décision tombe comme un coup de massue, pour la deuxième fois en l’espace de trois mois, la Geneva Pride comprend la situation et veut honorer sa responsabilité sociale, en protégeant son public et l’ensemble de la population », écrit lundi l’association éponyme. La programmation aurait dû être communiquée ces prochains jours.

Malgré le cadre sanitaire actuel, Geneva Pride songe à renforcer sa visibilité dans l’espace public. Et de souligner que « 2020 est une année politique cruciale » pour la communauté LGBTIQ+, avec l’extension de la norme pénale antiraciste à l’homophobie, en vigueur depuis juillet, et les débats parlementaires sur le mariage égalitaire ainsi que sur la facilitation du changement de sexe à l’état civil.

Dans l’immédiat, l’association alerte le public et les autorités sur les risques sociaux que pose le Covid-19, au-delà des risques sanitaires, pour les personnes LGBTIQ+ comme pour d’autres groupes minorisés et discriminés. La distance sociale et l’impossibilité de se réunir constituent des facteurs aggravants d’invisibilisation, de violences, d’isolement, de dépression voire de suicides, écrit-elle.

La prochaine Pride romande doit se tenir à Genève l’an prochain, du 19 au 27 juin. Elle sera organisée par la Geneva Pride.

Avec ATS Keystone.

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Rentrée scolaire: de nombreux défis pour la Ville de Genève

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Ils sont près de 12’500 élèves à avoir fait leur rentrée en primaire ce matin en Ville de Genève. Un début d’école marqué par les mesures sanitaires et le Covid-19.

La Ville de Genève a présenté ce matin les grands enjeux de cette rentrée 2020. Deux défis de taille, la hausse des effectifs de 300 enfants au primaire pour un total de 12’430 élèves accueillis et les mesures sanitaires. Cette rentrée scolaire est marquée par le sceau du coronavirus, comme l’a rappelé ce matin la Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité, Christina Kitsos.

Christina Kitzos Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité

Tous les matins une armée de nettoyeurs vont s’activer de 6 h 30 à 10 h 30 pour nettoyer les 36 bâtiments scolaires de la Ville de Genève. Le corps enseignant doit porter le masque à chaque fois que la distance sociale de un mètre cinquante ne peut être respectée.

Du côté du parascolaire, les effectifs augmentent également. Ils sont 400 de plus à le fréquenter cette année, pour un total de 6850 inscrits. Une hausse qui suit l’évolution de la société. Christina Kitsos.

Christina Kitzos Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité

La hausse des effectifs scolaires découle du nombre de nouveaux logements. 4000 depuis 2010 en Ville de Genève. L’accueil à journée continue a été plébiscité par les parents. Et la Conseillère administrative y voit une manière de réduire les inégalités sociales. Durant les heures de parascolaire, il est nécessaire que les enfants puissent s’essayer au sport et se familiariser avec la culture.

Christina Kitzos Conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité

Pour faire face à cette augmentation, la Ville a aménagé 300 places dans les restaurants scolaires de Contamines, des Allières, de l’Europe et des Pâquis. D’autres locaux parascolaires ont été aménagés aux Genêts et à Budé. Dans les prochaines années de nouveaux bâtiments scolaires vont devoir être construits. Le Conseil administratif va présenter prochainement une planification.

Navettes à Le Corbusier

Le département de la cohésion sociale avait fait face à une levée de bouclier des parents des enfants de l’école Le Corbusier. Des travaux d’installation de pavillons obligent une partie des élèves à rejoindre pour quatre mois l’école des Crêts-de-Champel. Plusieurs mesures ont été prises par la Ville en concertation avec les parents et le directeur de l’école. La Cheffe de service des écoles, Isabelle Widmer.

Isabelle Widmer Cheffe de service des écoles

A l’école Le Corbusier, 8 pavillons vont être ajoutés aux 4 existants.

Coup de pouce aux parents

L’allocation rentrée qui est de 130 francs au primaire et de 180 francs au cycle d’orientation peut être demandée par toute famille qui bénéficie des subsides pour ses assurances maladies. Les parents peuvent acquérir des fournitures scolaires dans une dizaine d’enseignes. Ils doivent être titulaires du permis B pour en bénéficier mais la Conseillère administrative souhaite assouplir cette exigence et l’étendre aux familles dans la précarité.

 

 

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