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Coronavirus: toutes les infos du 8 avril 2020

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KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari

Genève: le nombre de patients hospitalisés diminue encore

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés continue de baisser dans le canton de Genève. Ils étaient 402 mercredi à midi, soit dix de moins que la veille. Toutefois, le canton continue d'enregistrer de nouveaux cas et des décès. Le nombre de patients aux soins intensifs diminue légèrement. Ils étaient 49 mercredi, soit deux de moins que la veille. Une majorité d'entre eux était intubée (47), a indiqué mercredi le canton. En un jour, 68 personnes ont pu quitter l'hôpital.

Malgré cette baisse des hospitalisations, 131 nouveaux cas Covid-19 ont été déclarés dans le canton mardi, pour un total de 3993 depuis le début de la pandémie, et 26 hospitalisations ont été nécessaires. Le nombre total de décès s'élève à 118, dont sept enregistrés mardi et huit décès Covid-19 déterminés post-mortem. "La courbe s'affaisse gentiment. Le week-end pascal sera toutefois déterminant pour la suite. Plus la population jouera le jeu, en restant à la maison, en respectant les distances quand elle sort et en se lavant les mains, plus on aura de chances de voir une baisse réelle du nombre de cas dans dix à quinze jours", a souligné Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la santé.

Gel, respirateurs... le CERN se lance à son tour dans la bataille

Production de gel hydro-alcoolique, conception et construction d'équipements médicaux sophistiqués... le CERN, qui héberge le plus grand accélérateur de particules au monde, se lance à son tour dans la bataille contre le coronavirus. Cette organisation, qui est également le lieu où le Britannique Tim Berners-Lee a conceptualisé le World Wide Web il y a plus de 30 ans, dispose de formidables moyens scientifiques, physiques et informatiques lui permettant de contribuer à la lutte mondiale contre le coronavirus, contre lequel il n'existe pas de traitement, ni de vaccin. Dans un communiqué, le CERN indique mercredi avoir mis sur pied un groupe d'action chargé de recenser et d'appuyer les contributions possibles des 18'000 personnes constituant sa communauté de scientifiques dans le monde. Si le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) est à l'origine une organisation européenne, elle compte aujourd'hui Israël parmi ses membres et les Etats-Unis et la Russie parmi ses membres observateurs. "Le CERN est un laboratoire de premier plan pour la physique des particules et des technologies associées. Il dispose de ce fait de certaines ressources, telles que des installations très avancées de conception et de réalisation de prototypes, et, naturellement, des technologies de pointe et une expertise considérable aussi bien dans les domaines de la science et de l'ingénierie que dans celui de l'industrialisation", a souligné sa directrice générale, Fabiola Gianotti."A présent, nous voulons déployer nos ressources et compétences pour contribuer à la lutte contre la pandémie de Covid-19", a-t-elle annoncé, dans le communiqué.

Les projets déjà lancés sont notamment la production d'une tonne de gel hydro-alcoolique à des fins de distribution aux équipes de secours locales. Les capacités du CERN en matière d'impression 3D et de travaux d'atelier ont été déployées pour compléter la production d'équipements de protection tels que masques et barrières en plexiglas destinés aux forces de l'ordre de la région. Des études sont en cours pour déployer la formidable capacité de calcul de la communauté de la physique des particules afin d'aider à la recherche d'un vaccin, alors que la pandémie a fait plus de 82'000 morts depuis son apparition en décembre en Chine. Un prototype d'un nouveau respirateur a été mis au point fin mars, les scientifiques ayant eu l'idée d'utiliser les systèmes utilisés pour réguler les flux de gaz pour les détecteurs de particules. Ce respirateur pourrait être utilisé pour des patients présentant des formes peu graves, ou en phase de guérison, ce qui permettrait de libérer les machines les plus performantes pour les cas les plus graves, selon le CERN. L'organisation entend publier toutes ses innovations de façon à ce qu'elles soient "librement reproduites selon les besoins".

Giovanni Anelli, Chef du département Transfert de Connaissance au CERN, sera l'invité de Fabien Brizard demain matin à 07h40 sur Radio Lac

A Genève, pas de tri des déchets dans les foyers en quarantaine

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Les objets utilisés par des personnes malades du Covid-19 ou en quarantaine doivent être éliminés avec les ordures ménagères. Le canton de Genève demande aux ménages concernés de renoncer au tri usuel et de prendre des mesures particulières avec les articles hygiéniques. Les masques, mouchoirs, serviettes en papier et autres articles hygiéniques doivent être placés dans de petits sacs en plastique immédiatement après avoir été utilisés, précise mercredi le Département du territoire (DT). Ces sacs doivent être fermés et jetés avec les ordures ménagères. Le canton prie les autres ménages de continuer à trier leurs déchets en vue du recyclage et de les déposer aux points de collectes communaux. Ces emplacements restent ouverts et sont régulièrement désinfectés. Le DT recommande d'y garder les distances sociales et de se laver les mains avec du savon ou une solution hydroalcoolique après son passage.

Certains profitent de cette période de semi-confinement pour ranger leur domicile. Le DT leur demande d'entreposer les déchets non périssables ou propres à la maison, car les déchets encombrants ne sont plus relevés. Et même si les trois déchetteries du canton sont ouvertes, seulement trois personnes peuvent y entrer en même temps, ce qui peut occasionner des files d'attente. En raison de la crise sanitaire, des adaptations peuvent être prises pour se concentrer sur la collecte des déchets prioritaires. Il faut donc se renseigner auprès de sa commune pour vérifier si les déchets de jardin sont toujours relevés. Le DT rappelle qu'il est strictement interdit de brûler des déchets dans un jardin ou une cheminée. Pour ce qui est des déchets en pleine nature, le Conseil d'Etat genevois invite la population à être respectueuse de la biodiversité. En outre, l'abandon des déchets dans les prés et les champs est non seulement coûteux pour les paysans qui doivent les ramasser, mais aussi dangereux pour les animaux qui risquent des les ingérer.

Les mesures contre le coronavirus prolongées jusqu'au 26 avril

Les mesures de lutte contre l'épidémie de coronavirus sont prolongées d'une semaine, soit jusqu'au 26 avril. Elles seront progressivement assouplies avant la fin du mois d'avril. Le Conseil fédéral fixera le scénario de sortie de crise la semaine prochaine. Les mesures de lutte contre l’épidémie de coronavirus sont bien appliquées et montrent des effets, a-t-il indiqué mercredi. Au vu de l'évolution épidémiologique et des recommandations scientifiques, le gouvernement prolonge néanmoins les mesures. Mais celles-ci seront progressivement assouplies avec toute la prudence qui s’impose avant fin avril. Il décidera de la marche à suivre lors de sa séance du 16 avril. Les critères pour un assouplissement dépendront du nombre des nouvelles infections, des hospitalisations et des décès. La façon dont les mesures d’éloignement social et d’hygiène sont respectées et dont les rassemblements de personnes sont évités sera aussi déterminante. La stratégie de la Suisse devra être coordonnée avec celle de l’étranger. Les milieux économiques et la communauté scientifique devront être impliqués. Il s’agira en outre de garantir l’existence de ressources humaines et matérielles suffisantes pour le dépistage et le suivi des contacts.

Biens médicaux importés sans droits de douane jusqu'au 9 octobre

Hôpitaux, personnel soignant et patients vont pouvoir s'approvisionner plus facilement en masques, désinfectants et autres équipements de protection contre le covid-19. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de suspendre les droits de douanes sur ces biens médicaux. La mesure sera valable de vendredi jusqu'au 9 octobre. La propagation extrêmement rapide du virus a entraîné en Suisse une forte augmentation des besoins en produits médicaux tels que masques, gants, vêtements et lunettes de protection. L'approvisionnement doit être amélioré car ces équipements ne sont pas produits en quantité suffisante dans le pays.

La suspension des droits de douane permet de réduire le coût et la charge administrative liés à leur importation des biens en question. Les importateurs n’ont plus besoin de fournir des preuves d’origine pour profiter des droits d’entrée nuls prévus par les accords de libre-échange. Les importateurs du secteur privé bénéficient quant à eux du même régime que les autorités de la protection civile de la Confédération et des cantons. Ces autorités peuvent déjà importer des équipements de protection en franchise douanière. La loi sur le tarif des douanes autorise le Conseil fédéral à abaisser ou à supprimer des droits de douane en cas de pénurie ou de renchérissement des produits de première nécessité.

Le Conseil fédéral n'interviendra pas pour les loyers commerciaux

Bailleurs et locataires devront trouver des solutions entre eux pour régler la question des loyers commerciaux. Le Conseil fédéral n'interviendra pas dans ces relations qui relèvent du droit privé. A cause des mesures liées à la crise du coronavirus, de nombreux magasins sont fermés et leurs locataires - faute de revenus - craignent pour le paiement de leurs loyers. Pour régler la situation, le Conseil fédéral a exhorté mercredi les locataires et les propriétaires à dialoguer et à trouver des "solutions constructives et pragmatiques" acceptables pour les deux parties. Le Conseil fédéral demande une "ouverture d'esprit, de la créativité et de la bonne volonté". Il propose par exemple de renoncer partiellement ou de suspendre l’encaissement des loyers, en convenant de versements par tranches ou de combinaisons incluant des prolongations de bail.

La question juridique qui se pose, de savoir si la fermeture des commerces ordonnée par le Conseil constitue un défaut de la chose louée et donc que les loyers ne devraient pas être payés, est en discussion. Les deux parties - fédérations immobilières et associations de locataires - opposent chacune un avis de droit sur la question. Le Conseil fédéral émet des réserves à l'idée d'intervenir dans des relations contractuelles entre particulier. En outre, les baux des locaux commerciaux ne sont pas toujours conçus de la même façon et une intervention de la Confédération n’apporterait pas de réponse satisfaisante dans tous les cas. Le Département fédéral de l’économie devra suivre la situation des loyers des locaux commerciaux avec le Département fédéral des finances. Un rapport est attendu d’ici à l’automne 2020.

Vers un soutien aux compagnies aériennes suisses

Les compagnies aériennes suisses qui souffrent de la pandémie de coronavirus devraient bénéficier d'un soutien public. Le Conseil fédéral souhaite leur accorder des liquidités sous formes de garanties de la Confédération. Il a chargé mercredi les départements des finances, des transports et de l'économie d'élaborer une proposition de financement transitoire d'ici à fin avril. Comme d’autres secteurs, l’industrie aéronautique est fortement touchée par les mesures prises pour endiguer la pandémie de coronavirus. Les mouvements de vols dans les aéroports suisses ont reculé de plus de 95 %. Plusieurs acteurs de l’aviation suisse sont confrontés à des problèmes de liquidités. Or, l’industrie aéronautique est une infrastructure essentielle pour l’économie: une interruption de longue durée des liaisons internationales de la Suisse entraînerait des pertes économiques considérables. Le Conseil fédéral est donc prêt à examiner en concertation avec les cantons des mesures visant à éviter que la pandémie ne compromette les liaisons aériennes internationales. Les pouvoirs publics n'agiront toutefois qu'à titre subsidaire. Il appartient aux compagnies aériennes de prendre d'abord toutes les mesures raisonnables.

L’aide est prévue principalement sous la forme de garanties de la Confédération. Celles-ci seront soumises à des conditions strictes, pour limiter les risques supportés par la Confédération. Les entreprises devront notamment prouver que toutes les possibilités de financement sont épuisées. En outre, les fonds générés devront être utilisés en priorité pour rembourser les aides. Aucune distribution de dividendes, restitution ou transfert au sein d’un groupe ne seront possibles avant le remboursement intégral des prêts garantis. La Confédération devra pouvoir percevoir des intérêts à des taux conformes au marché pour le risque qu’elle supportera ou bénéficier d’autres rémunérations. Les fonds garantis par la Confédération devront être proportionnels à l’engagement des sociétés mères et utilisés exclusivement pour garantir le bon fonctionnement des infrastructures suisses. Enfin, les compagnies aériennes devront s’engager à maintenir à long terme les liaisons aériennes internationales de la Suisse.

Les travailleurs sur appel aussi indemnisés

Les travailleurs sur appel pourront aussi bénéficier d'indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail sera plus important. Le Conseil fédéral a décidé mercredi d'étendre le cercle des ayants droit dès jeudi. Ces derniers n’avaient pas droit à l'indemnité si leur taux d’occupation fluctuait de plus de 20 %. Ils pourront dorénavant également être pris en considération dans les demandes de réduction de l'horaire de travail (RHT) pour autant qu’ils aient travaillé au moins six mois dans la même entreprise. Cette mesure vise à éviter que les quelque 200'000 travailleurs sur appel que compte la Suisse ne soient licenciés. Afin de faciliter la procédure de versement, le Conseil fédéral a décidé de ne plus prendre en considération les revenus issus d’une occupation provisoire dans le calcul de la RHT. Le gouvernement veut ainsi créer une incitation financière pour occuper les postes vacants dans l’agriculture et la logistique, par exemple. En outre, le Conseil fédéral a supprimé la durée maximale de l’indemnisation en cas d’une perte de travail de 85 % pendant la situation extraordinaire, afin de décharger les entreprises. Actuellement, l'indemnité est limitée à quatre mois. Cela constitue une menace financière pour les entreprises. Différentes procédures de décompte des RHT seront simplifiées afin de décharger les organes d’exécution et les entreprises et d'accélérer le versement des indemnités.

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a présenté deux scénarios pour compléter les prévisions conjoncturelles de mars concernant l’évolution possible de l’économie d’ici à la fin de 2021. Selon le Seco, la Suisse risquerait d’encaisser une perte de prospérité d’une ampleur exceptionnelle. La récession pourrait être bien plus forte que supposé et l’économie pourrait mettre davantage de temps à se redresser. Le premier scénario table sur une reprise rapide de l'économie qui engendrait une perte de PIB de 90 milliards de francs (valeur nominale). Le second scénario prévoit une reprise moins rapide, la perte de PIB avoisinerait 170 milliards de francs. L’évolution de la conjoncture dépendra de la progression de l’épidémie et du moment à partir duquel les mesures sanitaires pourront être assouplies. De grandes vagues de licenciements ou de nombreux cas d'insolvabilité pourront aussi influencer l'évolution. Ces cas se concrétiseront à mesure que la paralysie économique se prolongera. L’incertitude des prévisions est cependant extraordinairement élevée, avertit l'office. À ce jour, il n’y a que peu de données disponibles pour pouvoir évaluer l’ampleur exacte de la contraction économique qui s’opère depuis mars. Le Groupe d’experts procédera à une actualisation extraordinaire de ses prévisions durant la seconde moitié du mois d’avril.

La Suisse enregistre 547 nouveaux cas de Covid-19

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Mercredi à 08h00, la Suisse comptait 22'789 cas testés positifs au coronavirus, soit 547 de plus que la veille. A l'heure actuelle, 705 personnes sont décédées des suites du Covid-19, selon le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le pays a enregistré 64 nouveaux décès en 24 heures. La Suisse a l’une des incidences les plus élevées en Europe avec 266 cas pour 100'000 habitants, précise l'OFSP. Les hommes montrent une plus grande fragilité face au virus. 63% des décès, près des deux tiers, sont enregistrés chez eux, 37% chez les femmes. L’âge des personnes décédées allait de 32 à 101 ans, avec un âge médian de 84 ans.

Depuis le premier cas de Covid-19 confirmé en laboratoire le 24 février, le nombre de cas n'a cessé d'augmenter. A ce jour, environ 171'938 tests ont été effectués, dont 15% étaient positifs. L’âge des cas confirmés en laboratoire allait de 0 à 105 ans, avec un âge médian de 53 ans (50% des cas étaient plus jeunes et 50% plus âgés que cet âge). 47% des cas étaient des hommes, 53% des femmes. Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes étaient plus touchés que les femmes, et chez les adultes de moins de 60 ans, les femmes que les hommes. Sur les 682 personnes décédées pour lesquelles les données sont complètes, 98% souffraient d’au moins une maladie préexistante. Les trois maladies préexistantes les plus fréquemment mentionnées étaient l'hypertension artérielle (chez 65% des personnes décédées), les maladies cardiovasculaires (56%) et le diabète (29%). Le rapport de l'OFSP est basé sur les informations fournies par les laboratoires et les médecins dans le cadre de la déclaration obligatoire. Les chiffres du jour se basent sur les déclarations que l'OFSP a reçues jusqu'à mercredi matin. C'est pourquoi ils peuvent diverger de ceux communiqués par les cantons

Les Festivals de l'été guettent une décision du Conseil fédéral

Les festivals suisses et européens sont aux aguets en attendant une décision du gouvernement. "Cela simplifierait beaucoup les choses s'ils prennaient une décision", a déclaré mercredi Daniel Rossellat, le patron du Paleo Festival de Nyon, revenant sur une information de 24 Heures. Un artiste danois a déjà annulé sa venue à Nyon, parce que "le gouvernement danois a prononcé une interdiction". La Belgique devrait prendre une décision cette fin de semaine; la France et la Suisse la semaine prochaine. L'enjeu est de taille pour les festivals et les organisateurs de concerts: "Une interdiction simplifiera l'aspect juridique des choses, car si le cas de force majeur est prononcé, tous les contrats avec les artistes seront annulés sans contre-partie de part et d'autres". "L'argent engagé serait perdu, mais il n'y aurait ni cachets, ni indemnités à verser", a-t-il souligné. Dans le cas du Paléo, même le chantier de la ville éphémère serait "clairement" concerné par cette mesure, selon un avis de droit commandé par le Vaudois.

"Si les principaux festivals en Europe jettent l'éponge, par jeu de dominos, les autres festivals avec qui ils partagent une partie de leur affiche vont être compromis". Les festivals, réunis au sein de l’association suisse des organisateurs de concerts, spectacles et festivals de musique (SMPA) vont se réunir le 20 avril prochain, ainsi que le Montreux Jazz Festival et son conseil de fondation. Selon Daniel Rossellat, le manque à gagner qui découlerait d’un report serait de l'ordre de 5 millions de francs. "Idem pour le Montreux Jazz Festival", a-t-il dit. "Nous nous sommes adressés ensemble à la Confédération et au canton de Vaud". En cas d'annulation, le Paléo devrait proposer la même programmation en 2021 que celle prévue en 2020: "Ce serait un 'fair deal'", estime Daniel Rossellat, qui part du principe que tous les festivals ne se relèveront pas en cas d'annulation. Aucune n'est encore venue d'artistes américains. "La perception n'est pas la même aux Etats-Unis qu'en Europe, sauf à New York. Beaucoup d'entre eux pensent qu'un retour à la normale sera possible dans quelques semaines, ce qui n'est plus le cas en Europe".

La Chine livera plus vite du matériel contre l'épidémie à la Suisse

La Suisse recevra dès à présent "plus rapidement et de manière plus fiable du matériel" de Chine pour lutter contre le Covid-19. Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis en a fait part mardi soir sur Twitter après une conversation téléphonique avec son homologue Wang Yi. Le ministre chinois a déclaré au cours de cette conversation d'environ 50 minutes que des solutions pragmatiques seraient cherchées pour les vols de fret et que cela faciliterait l'exécution des vols, communique le Département fédéral des affaires étrangères. La solidarité et l'action commune entre les Etats sont nécessaires pour lutter contre la pandémie, estiment les deux interlocuteurs. Lors de la conversation téléphonique, Wang Yi a transmis ses vœux au canton du Tessin. Il a encore exprimé sa satisfaction quant au succès du don de matériel de protection médicale.

Vaud: les hospitalisations en baisse

Les hospitalisations liées au Covid-19 ont reculé dans le canton de Vaud. Après quelques jours de stagnation, elles sont passées de 382 à 356, montre mercredi le dernier pointage des autorités sanitaires. Le nombre de patients aux soins intensifs a, lui, augmenté à 83 (+3 en un jour). Le nombre de décès attribués au virus continue également sa progression: 172 personnes en sont mortes dans le canton de Vaud, contre 160 la veille. Plus de la moité des décès (87) ont eu lieu en dehors de l'hôpital, essentiellement en EMS. Le total des cas confirmés se monte désormais à 4235 pour le canton (+80).

100 millions pour dédommager les titulaires d'abos de transport

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

Les titulaires d’un abonnement annuel général, communautaire, de parcours ou modulable, se verront offrir 15 jours. Un geste à plus de 100 millions de francs des entreprises de transports publics en faveur de la clientèle touchée par la crise du coronavirus. L'équivalent, en francs, de ces 15 jours sera soustrait de la facture de l'AG en cas de renouvellement de l’abonnement, tandis que la durée de validité des abonnements communautaires, de parcours et modulables sera prolongée de deux semaines, précise mercredi Alliance SwissPass dans un communiqué. Les détenteurs d’un abonnement mensuel, qu'il soit communautaire, de parcours ou modulable, seront eux aussi dédommagés. Selon la communauté et le produit, ils recevront 15 francs ou 15% du prix de leur abonnement.

Le demi-tarif ne donnera par contre droit à aucune indemnisation, puisqu'il est généralement amorti rapidement et après un faible nombre de voyages. Il en va de même pour les abonnements Evasion et seven25. La réduction de l'offre et les mesures incitant à n’emprunter les transports publics qu'en cas exceptionnels ont conduit à un effondrement de la demande d’environ 80 % par rapport aux conditions habituelles, relève Alliance SwissPass. Les entreprises et les communautés de transports publics subissent un manque à gagner de quelque 500 millions de francs chaque mois.

Lausanne: livres de la bibliothèque à domicile pour les aînés

Dès mardi, les Lausannois de plus de 65 ans pourront se faire livrer à domicile les livres qu'ils souhaitent emprunter. Une seule condition: être détenteur d'une carte de lecteur des bibliothèques de la ville. "Plus d'un millier de personnes habitant Lausanne et inscrites chez nous, 1064 exactement, sont potentiellement concernées", a expliqué mercredi à Keystone-ATS Nadia Roch, cheffe du Service bibliothèque et archives. Faute de personnel suffisant, il n'est pas prévu, pour le moment en tout cas, d'étendre la prestations à d'autres catégories de la population, par exemple aux familles. La prestation est gratuite. Les plus de 65 ans peuvent passer commande par email ou téléphoner: une permanence téléphonique sera assurée les mardis et jeudis de 14h00 à 16h00. Les livraisons sont prévues les mercredis et vendredis. Elles seront effectuées par des employés de différents services de la ville, sur une base volontaire.

Treize morts supplémentaires au Tessin

Treize personnes supplémentaires ont succombé au Covid-19 ces dernières 24 heures au Tessin. Soixante individus ont été testés positifs à la maladie dans le même intervalle. C'est le cinquième jour consécutif que le Tessin enregistre moins de cent nouvelles infections en 24 heures, une première depuis la mi-mars. Au total 2659 personnes ont été testées positives dans le canton depuis le début de la pandémie jusqu'à mercredi matin. 420 personnes ont pu quitter l'hôpital et 211 ont perdu la vie.

En Europe: 

Démission du président du Conseil européen de recherche

Le président du Conseil européen de la recherche, une agence de l'UE en charge de la coordination de programmes de recherche scientifique, a démissionné de son poste. Il se dit "déçu" par la réponse des Vingt-Sept à la pandémie de coronavirus. L'Italien Mauro Ferrari a annoncé sa démission dans une lettre au quotidien britannique Financial Times, dans laquelle il explique "avoir perdu la foi dans le système". La Commission européenne a confirmé mercredi cette démission, donnée mardi 7 avril, et qui "prend effet immédiatement comme demandé", a expliqué un porte-parole de l'exécutif européen. L'exécutif européen a dit "regretter" le départ du professeur "en début de mandat, et en ces temps de crise sans précédent où le rôle de la recherche européenne est essentiel". Il a souligné que Mauro Ferrari venait lui-même de subir un vote de défiance de la part du reste du conseil scientifique du CER. Originaire d'Italie, le professeur Mauro Ferrari a fait sa carrière principalement aux Etats-Unis dans de multiples domaines de recherche. Il est considéré comme un pionnier dans la nanomédecine.

Le professeur n'aura passé que trois mois dans ses fonctions - son mandat avait débuté le 1er janvier. Dans sa lettre, il affirme que la stratégie qu'il avait élaborée pour soutenir la recherche face à la pandémie de Covid-19 a été rejetée par le conseil scientifique du CER. "J'ai été clairement déçu, et profondément perturbé, par ce rejet unanime", écrit-il dans ce courrier, publié en intégral par le FT. Selon lui, le rejet de sa stratégie a été justifié par le fait que la mission du CER est de soutenir des projets sans donner de directives sur les objectifs ou les domaines de recherche. Il explique ensuite avoir eu la possibilité de travailler directement avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, mais que le fruit de ses réflexions a été "réduit à néant" par les différents échelons administratifs.

L'Italie ferme ses ports aux migrants

L'Italie a fermé ses ports aux migrants en raison de l'épidémie de Covid-19 qui ne permet plus de garantir la sécurité des personnes qui pourraient y débarquer, a annoncé mercredi dans un communiqué le ministère des Transports. "En ce qui concerne la demande de secours du navire Alan Kurdi, le ministère des Transports confirme l'impossibilité de garantir des ports sûrs en Italie à des navires battant pavillon étranger", précise le communiqué. "A l'heure actuelle et en raison de l'épidémie de Covid-19, les ports ne présentent plus les conditions sanitaires nécessaires", ajoute le ministère. Le navire humanitaire Alan Kurdi de l'ONG allemande Sea Eye a indiqué mardi être en quête d'un port sûr pour débarquer 150 migrants secourus la veille au large de la Libye.

L'ONG avait affirmé que les autorités italiennes et maltaises avaient signifié dans une note verbale au ministère allemand des Affaires étrangères qu'elles ne donneraient aucun feu vert au débarquement de migrants dans leurs ports en raison de la situation sanitaire. Le décret interdisant l'entrée des navires de migrants dans les ports italiens a été signé mardi, précise le communiqué du ministère italien, et "il s'inspire des principes de protection de la santé des passagers". S'agissant d'un navire battant pavillon allemand, l'Italie s'attend à ce que le gouvernement de ce pays assume ses responsabilités, tout en se disant prête à intervenir "avec ses propres moyens, dans l'esprit de solidarité et de fraternité avec lequel le pays a toujours affronté ces questions", conclut le communiqué.

Dans le reste du monde: 

Près de 2000 morts en 24 heures aux Etats-Unis, record du pire

Près de 2000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont mortes aux Etats-Unis au cours des dernières 24 heures, selon le dernier comptage de l'université Johns Hopkins. Il s'agit du pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie. Cette progression record (+1939 exactement) y porte à 12'722 le nombre total de décès recensés. La première puissance mondiale se rapproche ainsi des deux pays les plus endeuillés jusqu'ici, Italie (17'127 morts) et Espagne (13'798). Les Etats-Unis comptent par ailleurs à eux seuls plus d'un quart des cas officiellement déclarés à travers le monde: 396'223 au total, soit 29'609 de plus sur une journée, selon les chiffres de Johns Hopkins, actualisés en continu.

Les Etats-Unis relèvent depuis le milieu de la semaine dernière plus de 1000 nouveaux décès quotidiennement, malgré les mesures de confinement qui y ont été progressivement mises en place, Etat par Etat. L'Etat de New York constitue le principal foyer de l'épidémie américaine, avec près de 5500 morts et 140'000 cas, principalement dans la ville de New York, capitale économique du pays aujourd'hui quasiment à l'arrêt. Les autorités ont prévenu la semaine passée qu'entre 100'000 et 240'000 personnes au total pourraient mourir du Covid-19 aux Etats-Unis, selon les modèles et en respectant les consignes de distanciation sociale.

Venezuela: Maduro ordonne l'hospitalisation des malades du Covid-19

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a donné l'"ordre" mardi d'hospitaliser la totalité des personnes contaminées par le nouveau coronavirus. Il a dans le même temps assuré que le système hospitalier du pays en crise comptait plus de 20'000 lits prêts à les accueillir. "C'est un ordre que je donne. Nous devons arriver à l'hospitalisation de 100% des cas (de Covid-19). 100%!", a déclaré le dirigeant socialiste lors d'une allocution télévisée. Selon sa vice-présidente Delcy Rodriguez, 166 cas de coronavirus et sept décès liés à la maladie ont été recensés au Venezuela. "Nous avons réussi à contenir la pandémie et dans la situation actuelle nous pouvons hospitaliser tous les cas et les isoler", a ajouté Nicolas Maduro. Selon lui, le Venezuela compte 23'500 lits dans des établissements de soins. Jusqu'à maintenant, les personnes contaminées par le coronavirus étaient obligées de se confiner chez elles et les cas les plus graves étaient conduits dans des dispensaires, cliniques et hôpitaux.

Mais les experts indépendants du Réseau de défense de l'épidémiologie nationale affirment que le pays sud-américain de 30 millions d'habitants n'a que 206 places en soins intensifs, dont la moitié à Caracas. Et la communauté médicale redoute un afflux massif de patients dans les hôpitaux sous-équipés et parfois insalubres. Pour tenter d'enrayer la progression du coronavirus, Nicolas Maduro a décrété un confinement quasi total il y a près d'un mois, et les vols internationaux et intérieurs ont été suspendus.

L'armée bolivienne repousse des Boliviens qui tentent de revenir

Quelque 500 Boliviens bloqués au Chili ont affronté mardi des militaires de leur pays en essayant de forcer le passage pour rentrer en Bolivie, alors que la frontière est fermée pour cause de coronavirus, selon les autorités locales. "Ils sont arrivés dans la nuit hier (lundi), certains ont marché pendant deux jours. Il y a des enfants, des femmes enceintes, et ces civils ont affronté les forces armées boliviennes", a indiqué Javier Garcia, le maire de Colchane, commune du nord du Chili frontalière avec la Bolivie. Les heurts ont fait deux blessés, un civil et un soldat, a-t-il précisé au site internet d'information chilien Soy Iquique. Le civil blessé "a été transporté au dispensaire de Colchane pour des soins médicaux, où l'on s'occupe également de personnes qui ont perdu connaissance", a ajouté M. Garcia.

Samedi dernier, le gouvernement bolivien avait décidé de rapatrier 480 de ses ressortissants qui étaient restés bloqués une semaine à la frontière chilienne après la fermeture de celle-ci, annoncée le 20 mars. Ils ont été placés en quarantaine pour au moins quatorze jours dans un campement d'accueil. De leur côté, des centaines de Péruviens attendent l'ouverture de la frontière entre le Chili et leur pays pour y retourner après avoir perdu leur emploi. Quelque 5000 personnes ont été contaminées par le Covid-19 au Chili, avec 43 décès.

ATS/MH

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Politique

Sensibiliser les jeunes aux risques du cyberharcèlement

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Pour les sénateurs, une sensibilisation qui vise directement les jeunes et les enfants à travers les médias sociaux serait une solution très efficace (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les jeunes doivent être sensibilisés aux risques du harcèlement et du cyberharcèlement. Le Conseil des Etats a tacitement adopté lundi une motion du National demandant une campagne nationale via les médias sociaux.

Selon une étude européenne, plus de 30'000 enfants de 9 à 16 ans ont plusieurs fois été confrontés à du cyberharcèlement et 42'000 à du harcèlement dans le monde réel. Ces actes ont des conséquences sur les victimes et pour les auteurs.

Les premières peuvent développer des problèmes psychiques et psychosomatiques. Les cas les plus graves peuvent les conduire au suicide ou leur laisser des traces jusqu'à l'âge adulte. Les auteurs, eux, ont souvent des problèmes dans leur parcours formatif et un risque plus élevé de devenir toxicodépendants.

Le problème est grave et il y a lieu d'agir de manière urgente, a dit Andrea Gmür (Centre/LU) au nom de la commission. A ses yeux, une sensibilisation qui vise directement les jeunes et les enfants à travers les médias sociaux - l'espace où ils passent beaucoup de temps et où une grande partie des harcèlements ont lieu - serait une solution très efficace.

La lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement est en première ligne une tâche dévolue aux cantons. Mais il est possible d'agir via la plateforme nationale Jeunes et médias de l'Office fédéral des assurances sociales, a souligné Mme Gmür. Son objectif est d'apprendre aux jeunes comment utiliser les médias de façon sûre, responsable et adaptée à leur âge.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un nouveau festival littéraire à Collonge-Bellerive

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Elles sont plusieurs femmes à partager des bons moments autour d'un bon bouquin et elles ont décidé d'en faire un festival. Le Festival du Làc, (Livre à Collonge) c'est son nom, aura lieu les 2 et 3 octobre à la Ferme de Saint-Maurice à Collonge-Bellerive. Il s'agit de la première édition et elle réunit de nombreux auteurs notamment Mathieu Aeschmann, Hélène Becquelin mais aussi Xavier Michel.

Au programme de ce festival, des rencontres, des conférences sans oublier des séances de dédicaces. Des acteurs culturels et des scientifiques seront aussi présents pour parler, entre autres, de la mémoire, thème choisi pour cette première édition.

Le Festival reçoit également des fondations et des institutions telles que la Fondation Martin Bodmer, la Fondation Brocher, l'Association Suisse pour la Recherche sur l'Alzheimer et le Centre de la Mémoire des HUG. De nombreux prix seront remis à cette occasion, notamment le prix Bienveillantes. Cette première édition est aussi présidée par deux auteurs, Mélanie Chappuis et Pierre Assouline.

Sandrine Bourgeois est la présidente du comité fondateur de ce Làc et Agnès Schmidlin, membre du comité, expliquent à Benjamin Smadja et Laurie Selli l'importance d'avoir un nouveau festival du Livre à Genève.

 

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Actualité

À Genève, premier bilan positif pour le salaire minimum

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©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

À Genève, un an après la votation sur le salaire minimum, les syndicats tirent un premier bilan positif. Selon eux, les prophéties catastrophistes du patronat ne se sont pas réalisées. Dans l'ensemble, les entreprises ont joué le jeu.

À Genève, les syndicats tirent un premier bilan positif de l'instauration du salaire minimum un an après sa votation. Selon eux les mauvaises prophéties du patronat qui annonçaient entre autres des licenciements et le blocage des salaires ne se sont pas réalisées. Les syndicats n'ont pas constaté d'effets négatifs sur l'emploi, le chômage ou de baisse généralisée des salaires ni une hausse du travail au noir. L'évolution du chômage à Genève est similaire à l'évolution du chômage en Suisse y compris dans les secteurs à bas salaires touchés par l'introduction du salaire minimum. Les initiants indiquent que la crise sanitaire est même sensiblement plus forte dans d'autres cantons urbains comme Zurich ou Bâle-Ville. Par ailleurs, la masse salariale n'a cessé de progresser et les emplois sont à nouveau à la hausse. Pour autant, les entreprises genevoises ont-elles joué le jeu? La réponse de Joël Varone, secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Les syndicats regrettent toutefois l'attitude de certaines organisations patronales qui refusent d'admettre le verdict des urnes. Plusieurs recours patronaux ont été déposés, notamment sur l’indexation de la rémunération ou la période de transition, et aucun n'a abouti à ce jour. Des entreprises ont refusé d'appliquer le salaire minimum en prétextant ces recours. Les associations de défense des travailleurs déplorent le fait que certains patrons bloquent les négociations par "pure idéologie". En raison de ces blocages, les salaires restent bloqués au minimum légal. Dans le secteur du nettoyage par exemple, le personnel non-qualifié, payé auparavant  20 fr. de l’heure, et les travailleurs qualifiés, rémunérés eux à 21 fr. de l’heure, gagnent aujourd’hui les 23 fr. imposés par la loi. Et ce peu importe leur formation. La non-introduction du salaire minimum dans les textes empêcherait les contrôles des inspecteurs paritaires. Ecoutez Joël Varone.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Revoir les CCT

Lors de la prochaine réunion du Conseil de surveillance du marché de l'emploi, (CSME) les syndicats attendent de l'organisme qu'il revalorise les salaires de l'agriculture et de la floriculture. Le salaire minimum n'est pas encore appliqué dans ces deux secteurs d'activité. Les explications de Joël Varone.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Autre revendication: les syndicats attendent des autorités un changement de cap en matière de politique des contrats types de travail afin d'augmenter le salaire des employés plus qualifiés. Les explications de Joël Varone

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Les syndicats ont également informé qu'une manifestation aura lieu le 30 octobre prochain à Genève pour demander une revalorisation des salaires pour l'ensemble des travailleurs.

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Coronavirus

Une commission tient à maintenir la gratuité des tests

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Les tests rapides antigéniques doivent rester gratuits aussi longtemps que le certificat Covid est obligatoire, estime la commission de la santé du National (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les tests rapides antigéniques doivent rester gratuits aussi longtemps que le certificat Covid est en vigueur. La commission de la santé du Conseil national a à nouveau émis lundi cette recommandation dans une lettre au Conseil fédéral.

Le gouvernement a proposé vendredi dernier de financer jusqu'à fin novembre les tests rapides antigéniques et tests PCR salivaires groupés des personnes ayant reçu une première dose de vaccin. Pour la commission, on ne peut pas imposer une obligation vaccinale, même si le vaccin est essentiel pour lutter contre la pandémie.

Par 17 voix contre 7, la commission recommande par conséquent au Conseil fédéral de prévoir la prise en charge des coûts des tests rapides antigéniques aussi longtemps que le certificat Covid sera exigé à l'intérieur des restaurants, des lieux de culture et de loisirs, ainsi que lors des manifestations se déroulant à l'intérieur, indique-t-elle dans un communiqué.

Elle recommande aussi aux cantons de délivrer un certificat Covid aux personnes qui prennent part à un dépistage groupé (en entreprises et dans les établissements de formation) et dont le test PCR est négatif. La décision a été prise cette fois à l'unanimité.

Elle a par contre renoncé à obliger le Conseil fédéral à maintenir la gratuité des tests aussi longtemps que l'obligation de présenter un certificat Covid sera en vigueur. La motion envisagée a été rejetée par 11 voix contre 11, 2 abstentions et avec la voix prépondérante de sa présidente.

Elle renonce également à proposer elle-même des modifications urgentes de loi pour changer les règles de prise en charge des coûts des tests. Deux propositions d'initiatives parlementaires ont été repoussées par 15 voix contre 9 et 11 voix contre 9 et 4 abstentions.

Le Conseil fédéral se décidera vendredi prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

UBS: la décision en appel reportée au 13 décembre

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L'état de santé d'un des trois juges de la Cour d'appel de Paris explique le report de décision annoncé lundi. (archive) (© KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN)

La cour d'appel de Paris a repoussé lundi au 13 décembre sa décision concernant UBS, poursuivie pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage bancaire illégal en France entre 2004 et 2012.

La banque s'était vu infliger en février 2019 une amende de 3,7 milliards d'euros, soit la plus lourde sanction jamais prononcée dans l'Hexagone pour une affaire d'évasion fiscale.

Le plus gros gestionnaire de fortune au monde avait aussi été condamné à verser 800 millions d'euros de dommages et intérêts à l'État français.

La banque aux trois clés, qui a toujours affirmé ne pas avoir enfreint la loi, avait fait appel et, après un deuxième procès en mars, la décision était attendue lundi.

Cette dernière n'a néanmoins pas pu être "finalisée" du fait "de l'arrêt maladie" d'un des trois magistrats de la cour, a expliqué le président François Reygrobellet, dans une petite salle d'audience totalement remplie par certains prévenus et de nombreux avocats.

UBS est soupçonnée d'avoir illégalement envoyé ses commerciaux en France entre 2004 et 2012 pour "chasser" des riches clients de sa filiale, lors de réceptions, tournois sportifs ou concerts, afin de les convaincre d'ouvrir des comptes non déclarés en Suisse.

UBS France a comparu pour complicité, aux côtés de six ex-cadres.

Lors du procès en appel, le parquet général a requis une amende d'"au moins" deux milliards d'euros, bien en-deçà de la sanction de première instance.

Entre les deux procès, la Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, a en effet rendu plusieurs décisions susceptibles de modifier la peine encourue par UBS.

Le ministère public a aussi requis la confirmation de l'amende de 15 millions d'euros pour UBS France, ainsi que des peines d'emprisonnement avec sursis et d'amende pour les six anciens responsables, dont un avait été relaxé par le tribunal.

La défense de la banque a plaidé la relaxe, affirmant qu'UBS avait "respecté scrupuleusement les dispositions du droit national et européen" en vigueur à l'époque des faits et critiquant un dossier sans "le début d'une preuve".

L'État français, partie civile, a demandé un milliard d'euros de dommages et intérêts.

Fin 2015, quelque 4.000 clients d'UBS avaient régularisé leur situation auprès d'une cellule dédiée ouverte au ministère français de l'Économie, pour 3,7 milliards récupérés - sur une dizaine de milliards d'avoirs dissimulés estimés dans ce dossier par l'accusation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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