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Coronavirus: toutes les infos du 31 mars 2020

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KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari

Les SIG font une fleur à leurs clients en difficulté

KEYSTONE/GAETAN BALLY

Environ 16'500 clients des SIG disposeront d'un délai supplémentaire de 60 jours pour régler leurs factures de gaz, d'eau, d'électricité et d'énergie thermique. Cette mesure vise à soulager les artisans, les indépendants, les commerçants et les PME qui souffrent des répercussions économiques liées à la pandémie de Covid-19. Les Services industriels genevois (SIG) continueront aussi d'étudier au cas par car, comme ils le font en temps normal, les demandes de particuliers en difficulté, et de leur proposer, selon la situation, des échelonnements de paiement, ont-ils indiqué mardi. L'entreprise accélérera par ailleurs le paiement des factures auprès de ses fournisseurs qui en feront la demande.

Ces mesures auront un effet non négligeable sur la trésorerie des SIG. L'entreprise veut cependant prendre ses responsabilités durant la crise et participer à l'effort de solidarité. L'arrêt pur et simple de la facturation des prestations n'a pas été retenu, car cette solution était d'une "extrême lourdeur". Les SIG ont aussi décidé d'anticiper la baisse de ses tarifs de gaz naturel de 1 centime par kWh. Le nouveau prix, qui représente une diminution moyenne de 11%, entrera en vigueur le 1er mai et non pas à l'automne, comme prévu initialement. Cette réduction est liée à la tendance baissière observée sur le marché du gaz.

Alain Berset appelle les Suisses à résister au beau temps en avril

Un retour à la normale dès le 20 avril, date butoir des mesures actuelles prises en Suisse contre le coronavirus, est "illusoire". Le conseiller fédéral Alain Berset appelle la population à se montrer "endurante dans sa solidarité", malgré l'arrivée des beaux jours. "Ce mois d'avril sera inhabituel cette année", a déclaré le ministre de la santé mardi aux médias réunis à Lucerne. Conscient que la venue de températures clémentes donne envie de sortir de chez soi pour profiter ensemble du beau temps, il a appelé la population à résister à la tentation: "Nous devons nous montrer endurants dans la solidarité."

Rappelant que le nombre de cas de coronavirus continue à augmenter en Suisse, Alain Berset a souligné que la situation demandait de la flexibilité. Dire quelles mesures pourraient être prises après Pâques n'est ainsi pas encore possible. "Les mesures peuvent être adaptées à tout moment. Nous devons rester flexibles", a-t-il déclaré. Seul point de repère concédé par les autorités fédérales, cette vague de cas de coronavirus devrait appartenir au passé au début de l'été, a estimé Daniel Koch, responsable des maladies transmissibles à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), présent lui aussi à Lucerne. Les mesures contraignantes décidées par le Conseil fédéral seront assouplies dès que la situation le permettra.

Cellule de crise créée autour de scientifiques suisses

La Confédération fait appel aux scientifiques suisses pour trouver la meilleure approche contre la pandémie de coronavirus. Elle met en place une cellule de crise composée de chercheurs issus des hautes écoles helvétiques. Dirigée par le président du Conseil de la recherche du Fonds national suisse (FNS), Matthias Egger, la "task force Covid-19" conseillera l’ensemble du Conseil fédéral, le chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) Alain Berset ainsi que les autorités fédérales et cantonales compétentes. Elle apportera un soutien scientifique et son expertise dans les décisions liées au Covid-19.

La communauté scientifique dispose d'un important potentiel pour influer positivement sur l’issue de la crise à travers la recherche, la formation ou le transfert de savoir, indique mardi le DFI. Elle peut aider à comprendre la situation, à lutter contre le coronavirus et offrir des conseils d'experts. La task force permettra de prendre des mesures pour développer rapidement des produits ou des services à partir du savoir-faire scientifique suisse. Elle traitera de manière coordonnée le diagnostic, les soins et la recherche cliniques, le suivi des contacts au moyen de nouvelles applications numériques à développer, ainsi que des questions relevant de l’éthique et du droit. La task force scientifique a été instaurée par le Conseil fédéral, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Ses travaux seront financés par le budget ordinaire des organismes concernés. Des mandats peuvent être donnés pour des études plus étendues.

Ecoles neuchâteloises: critères de promotion aménagés

Le Conseil d'Etat a décidé que l’année scolaire 2019-2020 serait prise en compte dans le canton de Neuchâtel, même si elle est tronquée de plusieurs semaines. Les décisions de promotion, d’orientation et de réorientation seront établies sur la base des résultats obtenus lors de présence en classe uniquement. "Les critères de promotion et d’orientation seront aménagés, les situations particulières prises en compte et l’appréciation des cas limites sera assouplie", a indiqué mardi le Département de l’éducation et de la famille (DEF). "Aussi longtemps que l’enseignement à distance est imposé, toute évaluation notée est proscrite", a-t-il ajouté.

Le DEF a précisé que le Service des formations post-obligatoires de l’orientation et ses partenaires mettent également tout en oeuvre pour éviter au maximum les effets négatifs de la pandémie sur la formation professionnelle et académique du secondaire 2. L’objectif est toujours d’assurer aux élèves leur titre de formation à la fin de l’année scolaire ou une transition harmonieuse d’un niveau scolaire à un autre. Les décisions à ce sujet seront prises au niveau fédéral et intercantonal. Elles seront déployées ensuite au niveau cantonal. Le canton a précisé que les mesures prises par le Conseil fédéral prévalent, notamment en matière de calendrier scolaire: les écoles et les structures d’accueil sont fermées jusqu’au 19 avril. Comme les vacances de Pâques sont maintenues et qu'elles se terminent le 26 avril dans le canton de Neuchâtel, l'école pourrait reprendre le 27 avril, si le confinement n'est pas prolongé.

L'UDC veut protéger l'économie de la crise

La crise du coronavirus met à mal non seulement le système de santé en Suisse, mais aussi son économie, selon l'UDC. Le parti a présenté mardi sa stratégie pour préserver les entreprises suisses. Le Conseil fédéral a pris des mesures qui protègent les personnes à risque, mais qui provoquent aussi des dégâts massifs sur l'économie, ont souligné les responsables de l'UDC lors d'une conférence téléphonique. D'autres mesures sont nécessaires après 19 avril. Il faut protéger les groupes à risque et les isoler autant que possible. Mais les personnes qui ne sont pas malades doivent retourner au travail.

C'est à ce prix que l'économie et la société pourront à nouveau fonctionner, fait valoir l'UDC dans un papier stratégique adopté à l'unanimité par son groupe parlementaire. Le travail et les écoles doivent reprendre. Les restaurants et les magasins devraient rouvrir en respectant les mesures d'hygiène et l'interdiction de se rassembler être assouplie. L'UDC prône encore le maintien des restrictions aux frontières et plus encore leur renforcement. Il faut éviter que les groupes à risques immigrent en Suisse et transmettent le virus, a expliqué l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher. L'utilisation des masques de protection doit en outre être généralisée. La Confédération doit non seulement fournir le matériel au personnel soignant, mais aussi à l'ensemble de la population. Les personnes testées positives au Covid-19 devront être placées dans une quarantaine stricte.

Engagement de l'armée aux frontières salué par l'AFD

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

L'Administration fédérale des douanes (AFD) a souligné mardi l'importance de pouvoir compter sur l'appui de l'armée pour surveiller les frontières depuis que le Conseil fédéral a restreint l'entrée en Suisse en raison du Covid-19. Depuis le 13 mars, l'AFD a refusé à quelque 30'500 personnes l'entrée en Suisse, a indiqué son directeur Christian Bock. Depuis le début de la semaine dernière, 414 amendes ont été délivrées, a ajouté le directeur de l'AFD qui s'exprimait lors d'un point-presse sur la plate-forme douanière de Boncourt-Delle. Christian Bock déplore que certaines personnes n'aient toujours pas compris qu'elles devaient rester chez elle. D'autres estiment que les mesures décidées par le Conseil fédéral ne les concernent pas et tentent de passer la frontière en dehors des points de passage officiels. Pour cette raison l'AFD a besoin du soutien de l'armée. "Pour nous c'est un appui très important. Il y a ainsi plus de monde et plus d'observations le long de la frontière", a souligné Alain Neukomm, le remplaçant du chef de la Douane Centre de l'Administration fédérale des douanes (AFD) en évoquant le dispositif dans les cantons de Neuchâtel et du Jura. "Ces personnes sont formées, sont utilisables directement du jour au lendemain et sont armées", a expliqué Alain Neukomm en ajoutant que cela permettait de former des binômes avec des garde-frontières.

Alain Neukomm a aussi salué l'engagement d'un hélicoptère de l'armée suisse qui permet de guider les patrouilles au sol lors d'une intrusion en territoire suisse. "Nos barrages sont parfois contournés et certains n'hésitent pas même à casser une borne pour passer", a précisé ce capitaine. Plus de 35 points de passage avec la frontière franco-suisse ont été bloqués dans les cantons du Jura et de Neuchâtel pour canaliser le trafic routier sur quatre routes ouvertes 24h00 sur 24h00. Des voies vertes permettent toutefois au personnel hospitalier frontalier de passer de 05h00 à 09h00 pour éviter les embouteillages. En raison du Covid-19, le Conseil fédéral a décidé d'introduire par étapes des contrôles Schengen aux frontières et de restreindre l'entrée en Suisse. Les ressources en personnel disponibles de ne permettent pas à l'AFD de maintenir ces mesures sur une longue période et de procéder aux contrôles sur le terrain. Depuis le 27 mars, la police militaire et des soldats lui apportent leur appui.

Tessin: 15 décès supplémentaires à cause du Covid-19

La pandémie de Covid-19 a causé le décès de 15 nouvelles personnes au cours des dernières 24 heures dans le canton du Tessin. En un jour, 129 autres personnes ont également été testées positives. Au total, 2091 personnes ont été testées positives au virus jusqu'à mardi matin dans le canton. Pour l'heure, 120 personnes ont perdu la vie.

Sept décès supplémentaires aux Grisons en 24 heures

Les Grisons a enregistré sept nouveaux décès liés au coronavirus ces dernières 24 heures. Le nombre de morts déplorés dans le canton passe donc de 12 à 19, indiquent les autorités mardi. Au total, 513 cas de coronavirus ont été recensés jusque-là dans les Grisons. Actuellement, 58 personnes y sont hospitalisées en raison du Covid-19.

Aides et conseils aux victimes de violence surchargés

La Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique est entrée en vigueur il y a deux ans exactement en Suisse. Pour Terre des Femmes, la crise du coronavirus montre l'urgence d'appliquer pleinement les obligations contenues dans cette convention. Il manque toujours en Suisse des offres comme un service de conseils disponible 24 heures ou un soutien pour les victimes marginalisées de la violence, écrit Terre des Femmes mardi. Ces lacunes ont de graves effets actuellement, avec l'augmentation de la violence contre les femmes et de la violence domestique. Selon l'organisation, les services de conseil et de protection sont surchargés et pas toujours joignables. Avec les recommandations de confinement, ils doivent trouver de nouveaux moyens de soutien. Problème supplémentaire, les obstacles élevés et les offres spécialisées lacunaires pour les personnes âgées, les migrants, les réfugiés, les personnes avec un handicap ou transgenres. Un service de conseils accessible en tout temps est essentiel pour les personnes concernées et c'est précisément ce qui manque en Suisse, critique Terre des Femmes. Les conseils doivent être fournis oralement et par écrit sur différents canaux, dans un grand nombre de langues par des psychologues, travailleurs sociaux et autres spécialistes.

Terre des Femmes juge incompréhensible que la Confédération et les cantons refusent toujours de financer un tel service par téléphone, chat ou en ligne. La Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (dite convention d'Istanbul) est entrée en vigueur en Suisse le 1er avril 2018, après avoir été adoptée par les Chambres fédérales en 2017. Il s'agit du premier accord contraignant à l'échelle européenne visant à protéger les femmes et les filles de toutes les formes de violence. Il prévoit notamment la mise sur pied d'un numéro de téléphone national d'aide.

 L'hôpital universitaire de Zurich teste désormais tous ses patients

(KEYSTONE/Gaetan Bally)

L'Hôpital universitaire de Zurich (USZ) va tester à partir de mercredi au coronavirus tous les patients admis dans l'établissement. Cette mesure doit permettre d'optimiser la sécurité du personnel et des autres patients. Elle concerne aussi les patients ne présentant aucun symptôme. Hospitalisés suite à un accident ou à un autre traitement, tous les patients devront se soumettre, dès mercredi, à un frottis dans le nez et la gorge. Ce test classique doit permettre de s'assurer qu'ils ne sont pas atteints du Covid-19. Actuellement, l'USZ peut procéder jusqu'à 500 tests de ce type par jour, a indiqué mardi l'infectiologue Hugo Sax aux médias.

Ce test peut être renouvelé au cours du séjour de tous les patients admis. Il n'est en effet pas exclu qu'une personne tombe malade après avoir été admise à l'hôpital. En outre, l'USZ a annoncé la semaine dernière qu'il avait développé un test sérologique, permettant de vérifier si une personne avait produit des anticorps contre le Covid-19. Les personnes porteuses sans symptômes et les personnes guéries peuvent ainsi être également recensées. Ce test - une mini-prise de sang - est mis à l'essai pour l'instant sur les patients de l'hôpital universitaire.

Le canton de Jura renforce son dispositif sanitaire de lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19. Il ouvrira dès jeudi trois centres de consultation, un dans chaque district, à Saignelégier, à Delémont et à Alle. L'objectif de la mesure vise à alléger la charge qui repose sur l’Hôpital du Jura (H-JU), ont indiqué mardi à Delémont les autorités sanitaires cantonales et l’état-major cantonal de conduite (EMCC). Il s'agit aussi de permettre aux cabinets médicaux de retrouver une activité plus habituelle.

Le personnel médical et infirmier des centres Covid-19 consultera les personnes présentant des symptômes liés à la maladie. Les rendez-vous et les contacts interviendront via la hotline cantonale (032 420 99 00). La meilleure séparation des patients assure une amélioration du suivi de ceux souffrant de pathologies chroniques. En l'état, le canton du Jura dénombre 122 cas confirmés de Covid-19, dont 23 font l'objet d'une hospitalisation. Parmi ces derniers, cinq personnes se trouvent en soins intensifs. Il n'y a pour l'heure aucun décès recensé, selon le site cantonal dédié à la maladie mis à jour lundi après-midi. Depuis lundi, par ailleurs, l'Hôpital du Jura peut compter sur l'appui de l'armée suisse, en priorité sur le site de Delémont. Pas moins de 30 soldats ont été déployés, toujours dans l'idée de renforcer le système sanitaire cantonal en lien avec la pandémie de Covid-19.

Trois blessés lors du rapatriement de Suisses depuis le Pérou

Trois personnes ont été blessées dans un accident de bus lors du rapatriement de voyageurs suisses depuis le Pérou. Ceux-ci circulaient dans un convoi reliant Cuzco à Lima, d'où ils doivent être transportés par avion à Zurich. Le site blick.ch a rendu compte de l'accident mardi, en se basant sur des informations de témoins. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé l'incident sur son site internet. L'ambassade suisse, qui a organisé le convoi, s'assure que les soins nécessaires sont fournis aux blessés dans un hôpital local.

Selon le DFAE, elle fait également tout son possible pour que les autres voyageurs puissent arriver à Lima à temps pour prendre leur vol de retour vers la Suisse, soit un voyage d'environ 15 heures. Ce vol est prévu mardi. Le bus accidenté a heurté une paroi rocheuse, écrit blick.ch. Les voyageurs ont alors dû se rendre à bord des autres bus du convoi et ont pu continuer leur voyage après environ une heure et demie d'attente. Selon des informations du DFAE, quatre bus au total se rendaient à Lima, avec 130 passagers à bord. Il prévient que les possibilités de voyage dans le pays sont fortement limitées en raison des mesures prises pour prévenir la propagation du coronavirus.

En Europe:

Le confinement aurait sauvé 59'000 vies dans 11 pays européens

(AP Photo/Emilio Morenatti)

Le confinement et d'autres mesures prises pour freiner l'avancée de l'épidémie de Covid-19 ont épargné la vie de 59'000 personnes dans 11 pays européens. C'est le fruit d'une étude faite par des chercheurs britanniques. "Avec les mesures actuelles en place jusqu'à, au moins, la fin mars, nous estimons que ces mesures auront évité la mort de 59'000 personnes dans 11 pays jusqu'au 31 mars", selon cette étude réalisée par des chercheurs de l'Imperial College de Londres, université réputée dans le domaine médical. Ces universitaires spécialistes en épidémiologie et en mathématiques ont modélisé la dynamique de l'épidémie en Europe et estimé le freinage de la contagion par SARS-CoV-2, dû aux différentes mesures prises dans les pays étudiés à des dates différentes les uns des autres.

Les mesures prises en compte sont la quarantaine pour les malades, la fermeture des écoles et universités, l'interdiction des rassemblements, les mesures de distanciation sociale et le confinement général. Il s'agit là de modèles théoriques supposant notamment qu'une même mesure ait un impact comparable dans les 11 pays européens étudiés, soulignent les chercheurs. C'est en Italie, premier pays à mettre en place des mesures strictes, et où l'épidémie était aussi la plus avancée, que l'impact est le plus fort: l'étude évalue à 38'000 le nombre de vies sauvées par les décisions de mise à l'arrêt du pays. Vient ensuite l'Espagne où les chercheurs britanniques évaluent à 16'000 les vies sauvées, puis la France (2500), la Belgique (560), l'Allemagne (550), le Royaume-Uni (370), la Suisse (340), l'Autriche (140), la Suède (82), le Danemark (69) et la Norvège (10). Les chercheurs soulignent que "beaucoup plus de morts seront évités si on s'assure que les mesures resteront en place jusqu'à ce que la transmission (de la maladie, ndlr) chute à des niveaux bas".

Le nombre de morts repart à la hausse en Espagne

Le nombre quotidien de morts du Covid-19 est reparti à la hausse en Espagne avec 849 décès. C'est un triste record pour le pays depuis le début de l'épidémie, après le léger repli enregistré lundi, ont annoncé les autorités. Au total, 8189 personnes ont succombé à la maladie dans le pays, qui est le deuxième plus endeuillé du monde derrière l'Italie. La progression des nouveaux cas confirmés (9222 en 24 heures à 94'417) a par ailleurs accéléré de nouveau et atteint elle aussi un plus haut, après avoir ralenti depuis le milieu de la semaine dernière. "La tendance générale se maintient", a analysé la docteur María José Sierra du centre d'urgences sanitaires, attribuant la légère accélération de l'évolution du nombre de cas à l'accumulation de cas détectés en fin de semaine qui n'avaient pas encore été enregistrés. Mais la grande crainte des autorités reste de voir les unités de soins intensifs être submergées. Elles travaillent déjà à la limite de leurs capacités alors que le personnel se plaint amèrement du manque d'équipements de protection.

381 morts supplémentaires au Royaume-Uni, record en une journée

Le nouveau coronavirus a tué 381 personnes supplémentaires au Royaume-Uni, un record en une journée, marquant une accélération de la propagation de la pandémie et portant son bilan à 1789 morts sur le sol britannique, ont indiqué mardi les autorités. Ce bilan du ministère de la Santé, arrêté à 17h00 locales lundi, est plus de deux fois plus lourd que celui publié 24 heures plus tôt (180 morts). Le nombre de cas officiellement recensés de malades atteint 25'150, soit une augmentation de plus de 3000.

Dans le reste du monde:

Le Mexique en état d'urgence sanitaire

Le gouvernement du Mexique a décrété lundi l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 30 avril pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Elle a fait 28 morts dans le pays. La décision a été prise en raison de l'augmentation sensible du nombre de cas, passé en 24 heures de 993 à 1094, a expliqué le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard lors d'une conférence de presse à Mexico. Cette mesure permet au ministère de la Santé de prendre toutes les mesures nécessaires face à la crise, protéger employeurs et salariés de ses conséquences, et garantir l'approvisionnement de la population. Le gouvernement a ainsi prolongé jusqu'à fin avril la suspension des activités non essentielles, initialement prévue jusqu'au 15. "La suspension immédiate jusqu'au 30 avril des activités non essentielles dans les secteurs public, privé et social est décrétée afin de limiter la propagation du virus", a indiqué le sous-secrétaire à la Santé, Hugo Lopez-Gatell.

Il a exhorté les Mexicains à rester chez eux, de manière stricte pour les plus de 60 ans, les femmes enceintes, les personnes souffrant de diabète, d'hypertension ou de pathologies cardiaques, plus vulnérables face au virus. Le président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador a été critiqué pour ne pas avoir pris de mesures très contraignantes. Il avait invité la population, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, à continuer de fréquenter les restaurants pour soutenir l'économie. Des universités ont néanmoins suspendu les cours depuis plusieurs jours, et des entreprises ont enjoint leurs salariés à travailler depuis chez eux.

Plus de 3000 morts recensées aux Etats-Unis

Le nombre des décès provoqués par la pandémie de Covid-19 aux Etats-Unis a dépassé les 3000 lundi soir. Le nombre de cas recensés passait lui à plus de 163'000, selon l'université Johns Hopkins, dont les chiffres, actualisés en continu, font référence. Les Etats-Unis sont, de loin, le pays au monde répertoriant le plus grand nombre de cas confirmés (163'429), pour 3008 morts. La barre des 2000 morts avait été franchie samedi.

Shanghai referme ses sites touristiques

De nombreux sites touristiques de Shanghai, qui avaient rouvert mi-mars, ont de nouveau fermé leurs portes. Cette décision illustre la peur d'une seconde vague épidémique en Chine. Le nombre de nouvelles contaminations par le Covid-19 s'est effondré ces dernières semaines en Chine, pays où le coronavirus a fait son apparition fin 2019. Plusieurs sites de la capitale économique chinoise en ont profité pour rouvrir leurs portes au public dès la mi-mars, notamment les gratte-ciel comme la Tour de Shanghai, deuxième du monde avec ses 632 mètres.

Mais la tour, ainsi que sa voisine la Perle de l'Orient, ont refermé leurs portes au public depuis le début de la semaine, de même que l'Aquarium et le musée de cire Madame Tussauds. Aucune date de réouverture n'a été annoncée. Ces sites avaient fermé leurs portes fin janvier, au moment où le pays se mettait sous cloche dans l'espoir de stopper la progression du virus. La Chine redoute à présent une contamination via les personnes qui rentrent dans le pays et a pris des mesures radicales pour bloquer l'entrée des étrangers et réduire le trafic aérien international.

La Sierra Leone annonce son premier cas

La Sierra Leone, jusqu'alors officiellement épargnée, a ajouté mardi son nom à la liste des pays atteints par le coronavirus en déclarant son premier cas. Un test a révélé la contamination d'un homme de 37 ans arrivé de France le 16 mars, a dit le président Julius Maada Bio lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision. Cet homme avait été placé en confinement à son arrivée dans le pays, a dit le chef de l'État. La Sierra Leone faisait partie des rares pays d'Afrique où aucun cas n'avait été déclaré. Mais, a dit le président sierra-léonais, "la question n'était pas de savoir si (le pays serait touché), mais quand. Mesdames et messieurs, ce quand, c'est aujourd'hui".

L'apparition du coronavirus est une préoccupation particulière dans l'un des pays les plus pauvres du monde où la fièvre Ebola avait fait presque 4000 morts entre 2014 et 2016. Les autorités recherchent activement les gens avec lesquels le patient aurait été en contact, a dit le président Bio. Il a pressé la population de signaler quiconque présenterait des symptômes semblables à ceux associés au coronavirus. Avant même ce premier cas, le gouvernement avait fait boucler les frontières terrestres, supprimer les vols internationaux et fermer les écoles. Six des 54 pays d'Afrique n'ont pas officiellement déclaré de cas: Soudan du Sud, Burundi, Sao Tomé-et-Principe, Malawi, Lesotho et Comores.

1 commentaire

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  1. Tom Filip

    1 avril 2020 à 3 h 47 min

    De quelle manière sont comptabilisés les décès ? Les États comptent-ils tous les morts, sans tenir compte des causes, ou comptabilisent-ils vraiment tous les cas de la grippe Coronavirus ? C'est une question légitime, car il semblerait que les médias se plaisent à assommer de chiffres les populations déjà très inquiètes.
    Par ailleurs, pourquoi l'OMS s'oppose-t-elle au protocole du Pr. Raoult ? Que cache cette imbécilité ? Quand donc la Confédération entreprendra-t-elle de donner la possibilité d'utiliser la chloroquine ?

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Politique

Sensibiliser les jeunes aux risques du cyberharcèlement

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Pour les sénateurs, une sensibilisation qui vise directement les jeunes et les enfants à travers les médias sociaux serait une solution très efficace (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les jeunes doivent être sensibilisés aux risques du harcèlement et du cyberharcèlement. Le Conseil des Etats a tacitement adopté lundi une motion du National demandant une campagne nationale via les médias sociaux.

Selon une étude européenne, plus de 30'000 enfants de 9 à 16 ans ont plusieurs fois été confrontés à du cyberharcèlement et 42'000 à du harcèlement dans le monde réel. Ces actes ont des conséquences sur les victimes et pour les auteurs.

Les premières peuvent développer des problèmes psychiques et psychosomatiques. Les cas les plus graves peuvent les conduire au suicide ou leur laisser des traces jusqu'à l'âge adulte. Les auteurs, eux, ont souvent des problèmes dans leur parcours formatif et un risque plus élevé de devenir toxicodépendants.

Le problème est grave et il y a lieu d'agir de manière urgente, a dit Andrea Gmür (Centre/LU) au nom de la commission. A ses yeux, une sensibilisation qui vise directement les jeunes et les enfants à travers les médias sociaux - l'espace où ils passent beaucoup de temps et où une grande partie des harcèlements ont lieu - serait une solution très efficace.

La lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement est en première ligne une tâche dévolue aux cantons. Mais il est possible d'agir via la plateforme nationale Jeunes et médias de l'Office fédéral des assurances sociales, a souligné Mme Gmür. Son objectif est d'apprendre aux jeunes comment utiliser les médias de façon sûre, responsable et adaptée à leur âge.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un nouveau festival littéraire à Collonge-Bellerive

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Elles sont plusieurs femmes à partager des bons moments autour d'un bon bouquin et elles ont décidé d'en faire un festival. Le Festival du Làc, (Livre à Collonge) c'est son nom, aura lieu les 2 et 3 octobre à la Ferme de Saint-Maurice à Collonge-Bellerive. Il s'agit de la première édition et elle réunit de nombreux auteurs notamment Mathieu Aeschmann, Hélène Becquelin mais aussi Xavier Michel.

Au programme de ce festival, des rencontres, des conférences sans oublier des séances de dédicaces. Des acteurs culturels et des scientifiques seront aussi présents pour parler, entre autres, de la mémoire, thème choisi pour cette première édition.

Le Festival reçoit également des fondations et des institutions telles que la Fondation Martin Bodmer, la Fondation Brocher, l'Association Suisse pour la Recherche sur l'Alzheimer et le Centre de la Mémoire des HUG. De nombreux prix seront remis à cette occasion, notamment le prix Bienveillantes. Cette première édition est aussi présidée par deux auteurs, Mélanie Chappuis et Pierre Assouline.

Sandrine Bourgeois est la présidente du comité fondateur de ce Làc et Agnès Schmidlin, membre du comité, expliquent à Benjamin Smadja et Laurie Selli l'importance d'avoir un nouveau festival du Livre à Genève.

 

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À Genève, premier bilan positif pour le salaire minimum

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©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

À Genève, un an après la votation sur le salaire minimum, les syndicats tirent un premier bilan positif. Selon eux, les prophéties catastrophistes du patronat ne se sont pas réalisées. Dans l'ensemble, les entreprises ont joué le jeu.

À Genève, les syndicats tirent un premier bilan positif de l'instauration du salaire minimum un an après sa votation. Selon eux les mauvaises prophéties du patronat qui annonçaient entre autres des licenciements et le blocage des salaires ne se sont pas réalisées. Les syndicats n'ont pas constaté d'effets négatifs sur l'emploi, le chômage ou de baisse généralisée des salaires ni une hausse du travail au noir. L'évolution du chômage à Genève est similaire à l'évolution du chômage en Suisse y compris dans les secteurs à bas salaires touchés par l'introduction du salaire minimum. Les initiants indiquent que la crise sanitaire est même sensiblement plus forte dans d'autres cantons urbains comme Zurich ou Bâle-Ville. Par ailleurs, la masse salariale n'a cessé de progresser et les emplois sont à nouveau à la hausse. Pour autant, les entreprises genevoises ont-elles joué le jeu? La réponse de Joël Varone, secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Les syndicats regrettent toutefois l'attitude de certaines organisations patronales qui refusent d'admettre le verdict des urnes. Plusieurs recours patronaux ont été déposés, notamment sur l’indexation de la rémunération ou la période de transition, et aucun n'a abouti à ce jour. Des entreprises ont refusé d'appliquer le salaire minimum en prétextant ces recours. Les associations de défense des travailleurs déplorent le fait que certains patrons bloquent les négociations par "pure idéologie". En raison de ces blocages, les salaires restent bloqués au minimum légal. Dans le secteur du nettoyage par exemple, le personnel non-qualifié, payé auparavant  20 fr. de l’heure, et les travailleurs qualifiés, rémunérés eux à 21 fr. de l’heure, gagnent aujourd’hui les 23 fr. imposés par la loi. Et ce peu importe leur formation. La non-introduction du salaire minimum dans les textes empêcherait les contrôles des inspecteurs paritaires. Ecoutez Joël Varone.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Revoir les CCT

Lors de la prochaine réunion du Conseil de surveillance du marché de l'emploi, (CSME) les syndicats attendent de l'organisme qu'il revalorise les salaires de l'agriculture et de la floriculture. Le salaire minimum n'est pas encore appliqué dans ces deux secteurs d'activité. Les explications de Joël Varone.

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Autre revendication: les syndicats attendent des autorités un changement de cap en matière de politique des contrats types de travail afin d'augmenter le salaire des employés plus qualifiés. Les explications de Joël Varone

Joël Varone
Secrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale
Joël VaroneSecrétaire syndical à la Communauté genevoise d'action syndicale

Les syndicats ont également informé qu'une manifestation aura lieu le 30 octobre prochain à Genève pour demander une revalorisation des salaires pour l'ensemble des travailleurs.

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Coronavirus

Une commission tient à maintenir la gratuité des tests

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Les tests rapides antigéniques doivent rester gratuits aussi longtemps que le certificat Covid est obligatoire, estime la commission de la santé du National (archives) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les tests rapides antigéniques doivent rester gratuits aussi longtemps que le certificat Covid est en vigueur. La commission de la santé du Conseil national a à nouveau émis lundi cette recommandation dans une lettre au Conseil fédéral.

Le gouvernement a proposé vendredi dernier de financer jusqu'à fin novembre les tests rapides antigéniques et tests PCR salivaires groupés des personnes ayant reçu une première dose de vaccin. Pour la commission, on ne peut pas imposer une obligation vaccinale, même si le vaccin est essentiel pour lutter contre la pandémie.

Par 17 voix contre 7, la commission recommande par conséquent au Conseil fédéral de prévoir la prise en charge des coûts des tests rapides antigéniques aussi longtemps que le certificat Covid sera exigé à l'intérieur des restaurants, des lieux de culture et de loisirs, ainsi que lors des manifestations se déroulant à l'intérieur, indique-t-elle dans un communiqué.

Elle recommande aussi aux cantons de délivrer un certificat Covid aux personnes qui prennent part à un dépistage groupé (en entreprises et dans les établissements de formation) et dont le test PCR est négatif. La décision a été prise cette fois à l'unanimité.

Elle a par contre renoncé à obliger le Conseil fédéral à maintenir la gratuité des tests aussi longtemps que l'obligation de présenter un certificat Covid sera en vigueur. La motion envisagée a été rejetée par 11 voix contre 11, 2 abstentions et avec la voix prépondérante de sa présidente.

Elle renonce également à proposer elle-même des modifications urgentes de loi pour changer les règles de prise en charge des coûts des tests. Deux propositions d'initiatives parlementaires ont été repoussées par 15 voix contre 9 et 11 voix contre 9 et 4 abstentions.

Le Conseil fédéral se décidera vendredi prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

UBS: la décision en appel reportée au 13 décembre

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L'état de santé d'un des trois juges de la Cour d'appel de Paris explique le report de décision annoncé lundi. (archive) (© KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN)

La cour d'appel de Paris a repoussé lundi au 13 décembre sa décision concernant UBS, poursuivie pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et démarchage bancaire illégal en France entre 2004 et 2012.

La banque s'était vu infliger en février 2019 une amende de 3,7 milliards d'euros, soit la plus lourde sanction jamais prononcée dans l'Hexagone pour une affaire d'évasion fiscale.

Le plus gros gestionnaire de fortune au monde avait aussi été condamné à verser 800 millions d'euros de dommages et intérêts à l'État français.

La banque aux trois clés, qui a toujours affirmé ne pas avoir enfreint la loi, avait fait appel et, après un deuxième procès en mars, la décision était attendue lundi.

Cette dernière n'a néanmoins pas pu être "finalisée" du fait "de l'arrêt maladie" d'un des trois magistrats de la cour, a expliqué le président François Reygrobellet, dans une petite salle d'audience totalement remplie par certains prévenus et de nombreux avocats.

UBS est soupçonnée d'avoir illégalement envoyé ses commerciaux en France entre 2004 et 2012 pour "chasser" des riches clients de sa filiale, lors de réceptions, tournois sportifs ou concerts, afin de les convaincre d'ouvrir des comptes non déclarés en Suisse.

UBS France a comparu pour complicité, aux côtés de six ex-cadres.

Lors du procès en appel, le parquet général a requis une amende d'"au moins" deux milliards d'euros, bien en-deçà de la sanction de première instance.

Entre les deux procès, la Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, a en effet rendu plusieurs décisions susceptibles de modifier la peine encourue par UBS.

Le ministère public a aussi requis la confirmation de l'amende de 15 millions d'euros pour UBS France, ainsi que des peines d'emprisonnement avec sursis et d'amende pour les six anciens responsables, dont un avait été relaxé par le tribunal.

La défense de la banque a plaidé la relaxe, affirmant qu'UBS avait "respecté scrupuleusement les dispositions du droit national et européen" en vigueur à l'époque des faits et critiquant un dossier sans "le début d'une preuve".

L'État français, partie civile, a demandé un milliard d'euros de dommages et intérêts.

Fin 2015, quelque 4.000 clients d'UBS avaient régularisé leur situation auprès d'une cellule dédiée ouverte au ministère français de l'Économie, pour 3,7 milliards récupérés - sur une dizaine de milliards d'avoirs dissimulés estimés dans ce dossier par l'accusation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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