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Coronavirus: toutes les infos du 26 mars 2020

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KEYSTONE/Laurent Gillieron

La Ville de Genève ouvre une ligne téléphonique pour les seniors

KEYSTONE/GAETAN BALLY

La Ville de Genève déploie son Plan de Solidarité 65+ pour soutenir les personnes âgées isolées ou vulnérables. Une ligne téléphonique gratuite – 0800 22 55 11 – est à leur disposition 7 jours sur 7 de 9h00 à 17h00. Ce numéro répond aux seniors ayant besoin d’un soutien concret. Il leur permet de s’inscrire pour bénéficier d’un contact régulier par téléphone avec des collaborateurs de la Ville et de communiquer d’éventuels besoins, indique jeudi la Municipalité dans un communiqué. Le Plan Solidarité 65+ permet aussi aux personnes âgées de demander un appui pour les courses. Cette aide est proposée par la Ville dans le cadre d’un partenariat avec la Croix-Rouge genevoise. Les 32’000 personnes âgées de plus de 65 ans, domiciliées en Ville de Genève ont été informées par courrier.

Genève: Les cas positifs et les hospitalisations augmentent mais moins vite

Les prémisses des effets de l’effort collectif pour lutter contre le coronavirus apparaissent à Genève. Les cas de contamination et d’hospitalisation sont en hausse, mais la pente est moins raide, selon le service du médecin cantonal. Il faut absolument continuer à respecter les mesures de semi-confinement, la distanciation sociale ainsi que les règles d’hygiène, a martelé jeudi Aglaé Tardin, du service du médecin cantonal. Ce sont les seules mesures efficaces: elles sont simples mais pas forcément faciles à appliquer, a-t-elle insisté. Les chiffres révélés jeudi font état d’un cumul de 1743 cas de Covid-19 (+35 par rapport à mercredi) dans le canton (et de 272 personnes hospitalisées (+14) dont 52 aux soins intensifs (+2). Au total, 21 personnes sont décédées des suites du Covid-19 (+6) et six décès supplémentaires sont très fortement suspects.

Bonne nouvelle, selon Mme Tardin: 144 personnes ont pu quitter l’hôpital. Le canton a aussi reçu des tests de dépistage supplémentaires, ce qui permet d’effectuer à nouveau des tests selon les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les personnes qui sont aux soins intensifs ne sont pas seulement des patients très âgés ou souffrant de comorbidité. Les statistiques du service du médecin cantonal publiées jeudi montrent que 31% de ces patients ont entre 60 et 70 ans, 25% entre 70 et 80 ans et 4% ont plus de 80 ans.

Aujourd’hui, les soins intensifs travaillent au double de leur capacité. Celle-ci peut encore être doublée, a déclaré Adrien Bron, directeur général à la direction de la santé. « Nous avons déjà dépassé de 60% la capacité habituelle des soins intensifs, qui est de 30 lits », détaillait Jérôme Pugin, médecin-chef des soins intensifs, dans une interview publiée jeudi par le Courrier. Au niveau du personnel, l’équipe des soins intensifs a elle aussi plus que doublé. Plus de 500 personnes sont mobilisées pour faire face à ce défi. Quant au personnel soignant atteint par le virus, il « représente moins d’un demi-pourcent de notre effectif », a indiqué M.Pugin. Enfin, une cinquantaine de cas positifs ont été diagnostiqués dans les EMS qui comptabilisent 4051 places. Neuf établissements sont touchés sur les 54 du canton.

CovidHéros: coup de pouce aux commerces et indépendants vulnérables

Keystone/AP/ANDREW HARNIK

La crise engendrée par le Covid-19 assombrit les perspectives d’avenir de très nombreux indépendants à Genève. Pour leur venir en aide, l’Etat a financé la création de « CovidHéros », un site internet offrant aux acteurs économiques parmi les plus vulnérables du canton la possibilité de maintenir en partie leur source de revenus. CovidHéros est un portail d’achats en ligne permettant aux gens d’acquérir des biens et des services futurs. Créé dans l’urgence, il « se présente sous la forme d’un carnet de précommandes, que les indépendants ou les commerçants de quartier s’engagent à honorer ultérieurement, lorsque les contraintes liées au coronavirus auront été levées », explique le Département du développement économique (DDE) jeudi dans un communiqué.

Les gens sont invités à payer tout de suite des articles ou des prestations, comme des cours de yoga ou un massage, mais d’en bénéficier plus tard. Leur achat pourra être consommé dans les cinq années suivant la reprise d’activité de l’enseigne concernée. Selon les initiateurs de la plateforme, un patron de PME et une indépendante, il s’agit « d’un moyen simple et concret pour soutenir son fleuriste, sa coiffeuse, son restaurateur, son esthéticienne, son déménageur ou son photographe préféré. » Le public peut également opter pour un bon cadeau, à faire valoir en principe jusqu’en 2025. Pour l’heure, le catalogue « CovidHéros » présente les offres de sept enseignes genevoises.

Toujours plus de repas livrés à domicile à Genève

A Genève, l’institution publique de maintien à domicile (imad) tourne à plein régime pour assurer une hausse de 50% des livraisons de repas depuis deux semaines. La protection civile (PC) a été appelée en renfort. Vingt membres de la PC sont arrivés jeudi et sont en phase d’incorporation. Ils seront opérationnels sur le terrain dès la semaine prochaine, selon Alexandre Moraga, directeur du service des relations clientèles à l’ imad. Ces renforts s’ajoutent aux collaborateurs de l’imad qui se sont portés volontaires pour aider les équipes. Les effectifs sur le terrain ont ainsi été augmentés de 40% et l’équipe de gestion de prise des commandes et d’organisation des tournées de 120%.

Cette effervescence est particulièrement visible le matin tôt devant les cuisines centrales des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Les livreurs viennent chercher les repas et préparent leur tournée. Certains se déplacent à vélo électrique en tirant une remorque qui peut contenir au maximum 45 kilos. Le masque est obligatoire face aux clients ainsi que la désinfection des mains avant et après chaque livraison. Il en va de même en cas de contact avec des surfaces potentiellement infectées comme les interphones ou les poignées de porte.

Un millier de cas de Covid-19 en plus en Suisse en 24 heures

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

L’épidémie de Covid-19 continue sa progression soutenue en Suisse. Un millier de cas supplémentaires par rapport à la veille ont été annoncés jeudi par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), portant le total à 10’714 cas confirmés. Le bilan des morts atteint 161, indique l’OFSP dans un communiqué. Un décompte de Keystone-ATS basé sur les indications des cantons porte ce total à 170. « Actuellement, 10’714 cas ont été testés positifs, soit 1002 de plus qu’hier. (…) A ce jour, 91’400 tests ont été effectués, dont 14% étaient positifs », précise encore l’OFSP, qui se base sur les déclarations reçues des laboratoires et des médecins jusqu’au matin. C’est pourquoi les chiffres peuvent diverger de ceux communiqués le même jour par les cantons.

L’âge des cas confirmés en laboratoire va de 0 à 102 ans, avec un âge médian de 52 ans (50 % des cas sont plus jeunes et 50% sont plus âgés que cet âge). S’agissant de la répartition par sexe, 49% des cas concernent des hommes, 51% des femmes. Les adultes sont nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes sont plus touchés que les femmes, et chez les adultes de moins de 50 ans, les femmes que les hommes. Les cantons du Tessin (392,8 cas par 100’000 habitants), de Vaud (294,2) et de Bâle-Ville (292,1) restent les plus touchés par l’épidémie.

Circulation en nette baisse sur les routes suisses

La circulation a nettement diminué en Suisse depuis le début de la crise du coronavirus. Il y a en moyenne un tiers de véhicules en moins sur les routes helvétiques. Par rapport aux chiffres habituels, la fréquentation n’est plus que d’environ 60 à 70% sur les routes suisses, montrent les statistiques de l’Office fédéral des routes (OFROU). Le recul concerne tous les tronçons, et plus significativement les autoroutes. C’est le cas par exemple dans le canton de Vaud sur l’A1 entre Morges et Ecublens. Le 3 mars, on dénombrait un trafic total de 96’000 véhicules sur ce secteur. Mardi, ils n’étaient plus que 34’250, soit une diminution de 65%, ont indiqué les autorités vaudoises.

Les routes sont particulièrement désertées les samedi et dimanche, précise l’OFROU, contactée par Keystone-ATS. Le week-end dernier, il y avait deux fois moins de véhicules que d’habitude sur les routes du pays. Le trafic pour quitter la Suisse s’est aussi massivement réduit. Les routes vers la France, l’Allemagne et l’Autriche n’accueillent plus que 25 à 30% de la fréquentation habituelle. En direction de l’Italie, cela tombe à 10 à 20%. Selon les chiffres de l’OFROU, le transit alpin a également plongé. Sur l’axe du San Bernardino (autoroute A13) ou au tunnel du Gothard (A2), la circulation a chuté de 60 à 80%.

Les organisateurs du Montreux Jazz restent confiants

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

La tenue du prochain Montreux Jazz Festival (3-18 juillet) n’est pour l’heure « pas compromise », estiment jeudi ses organisateurs. Dans l’attente de pouvoir dévoiler leur affiche, ils proposent plus de 50 concerts en streaming gratuits. Le Montreux Jazz Festival (MJF) aurait dû divulguer jeudi la programmation de sa 54e édition. La crise due au coronavirus l’a toutefois contraint à reporter cette annonce à une date qui n’a pas encore été arrêtée. « La direction du Festival analyse en permanence le contexte général », écrit le MJF dans son communiqué. Pour faire patienter ses fans, le festival montreusien a décidé de proposer plus de 50 concerts gratuits de ses précédentes éditions. Cette offre, valable pour 30 jours, est disponible via le distributeur de services musicaux Stingray. Des concerts de Ray Charles, Wu-Tang Clan, Johnny Cash, Nina Simone, Marvin Gaye, Deep Purple ou encore Carlos Santana font notamment partie de l’offre.

Verbier Festival annulé

Le coronavirus aura eu raison du Verbier Festival qui devait se dérouler du 17 juillet au 2 août 2020. Il s’agit de préserver les artistes et les mélomanes du monde entier, a indiqué la direction du festival jeudi dans un communiqué. L’annulation aura des répercussions financières pour les artistes, mais aussi pour la région de Verbier et les équipes temporaires qui rejoignent le festival chaque été. « Nous compatissons profondément avec chacun d’entre eux ».

« Chacun connaît l’importance du festival pour notre station. Notre priorité reste la santé de nos résidents et de nos visiteurs ainsi que la pérennité de ce festival qui nous tient tant à coeur », a réagi Eloi Rossier, président de la commune de Bagnes. Les billets déjà achetés pourront être intégralement remboursés ou crédités pour l’édition 2021. Le festival propose aussi de soutenir l’événement en faisant don de la valeur totale ou partielle de l’achat. « Ce soutien aidera à couvrir les dépenses en cours. Toutes les personnes associées au festival en seraient extrêmement reconnaissantes », souligne l’organisation.

Les demandes de chômage partiel continuent à augmenter

Les demandes de chômage partiel continuent à augmenter en raison du coronavirus. Quelque 42’000 entreprises ont demandé à bénéficier de ce système pour 570’000 de leurs employés, a indiqué jeudi Boris Zürcher, chef de la division travail du Seco. Cela correspond à 11% des travailleurs de Suisse, a-t-il précisé devant la presse à Berne. Le Tessin est toujours le canton le plus touché, avec 34% des employés touchés. A l’inverse, Zurich ne compte des demandes que pour 9% de ses employés. Cela représente malgré tout 95’000 personnes, a relevé M. Zürcher.

Le chancelier du canton de Nidwald testé positif

Le nouveau chancelier du canton de Nidwald Armin Eberli a été testé positif au coronavirus. Il est en isolement à son domicile. Entré en fonction il y a deux jours, Armin Eberli, âgé de 55 ans, a été infecté, a indiqué jeudi la chancellerie cantonale. A part un peu de fièvre, il se porte bien. Son prédécesseur s’occupe des préparatifs pour la prochaine séance du gouvernement.

Lausanne: 250 repas distribués chaque soir par la Soupe populaire

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

La Soupe populaire de la Fondation Mère Sofia à Lausanne distribue chaque soir environ 250 barquettes de nourriture ainsi que de la soupe chaude. Les bénéficiaires font la queue en plein air sur la place de la Riponne. Depuis le dimanche 15 mars, la Soupe populaire s’est externalisée pour limiter les risques de transmission du coronavirus. Des bénévoles y distribuent chaque soir un repas complet et chaud. Environ 250 barquettes sont remises quotidiennement à quelque 130 personnes. Ces dernières emportent parfois plusieurs repas pour les ramener à leur famille. Certains, sans domicile ni revenus, mangent plus pour compenser les repas manqués dans la journée, explique jeudi la fondation dans un communiqué.

Ces dernières semaines, la Fondation Mère Sofia a dû multiplier les initiatives afin de s’adapter à une « situation de plus en plus dramatique ». Elle a notamment repensé sa chaîne d’approvisionnement. Elle continue à accueillir les SDF de nuit au Répit, à la rue Saint-Martin. Mais pour éviter un trop grand rassemblement de personnes dans un lieu fermé, un second site a ouvert, dans la salle de sport du gymnase du Bugnon. Enfin, son service social mobile, l’Echelle, est monté en puissance pour couvrir les besoins. Désormais, entre 4 et 6 personnes à plein temps récupèrent les invendus et les dons, les trient et confectionnent des colis alimentaires qui sont livrés au domicile d’une centaine de ménages chaque semaine. Cette aide est limitée aux personnes qui étaient déjà soutenues par l’Echelle avant la crise, précise le communiqué.

Des hypnothérapeuthes romands se mobilisent pour aider les confinés

Différentes techniques existent pour mieux gérer l’anxiété générée par la pandémie de Covid-19, dont l’hypnothérapie. Un collectif de thérapeuthes romands s’est organisé pour proposer des consultations en vidéoconférence. Près d’une cinquantaine de professionnels indépendants ont rejoint une plate-forme web sécurisée proposant des rendez-vous. Le site a été lancé mardi et une centaine de personnes ont déjà contacté ces spécialistes, a indiqué jeudi Florence Noël, hypnothérapeuthe. Par solidarité, les consultations sont proposées à des tarifs préférentiels.

Cette action se poursuivra jusqu’à la fin des mesures de restriction décidées par le Conseil fédéral. En plus des psychologues, spécialistes en thérapie cognitivo-comportementale ou encore de l’accompagnement de burn-out, des dentistes formés à la pratique de l’hypnose ont rejoint la plate-forme, a relevé Mme Noël. Certaines consultations permettent de gérer non seulement l’anxiété mais aussi la douleur. L’hypnose est scientifiquement reconnue pour réduire le taux de cortisol, l’hormone du stress. Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) utilise cette technique dans leur pratique de soin quotidienne, notamment pour diminuer l’anxiété d’un patient avant une intervention ou un examen.

Lausanne lance une plateforme culturelle romande

La Ville de Lausanne lance la plateforme virtuelle #culturacasa. Elle vise à regrouper les différents projets culturels romands en cette période de coronavirus. Cette plateforme veut devenir une vitrine aux « nombreuses démarches lancées sur les réseaux sociaux, sites internet, médias et autres supports numériques », explique jeudi la Ville de Lausanne dans un communiqué. L’accent est porté sur les interventions en direct. Parmi ses prochains rendez-vous, #culturacasa annonce par exemple vendredi soir un talk show avec Henri Dès. Les instigateurs du projet souhaitent que la culture « s’invite dans les salons » des Romands. « C’est aussi un espace invitant à soutenir un milieu très fortement touché par la situation actuelle », conclut le communiqué.

Les transports publics réduisent encore leur offre

(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Les entreprises de transports publics ont de nouveau réduit leur offre jeudi. Il s’agit de la troisième étape du programme qui avait été annoncé par les CFF et CarPostal. Avant d’entreprendre un voyage, il est important de consulter en ligne les horaires de porte à porte, car le trafic régional est lui aussi fortement réduit, a indiqué jeudi un porte-parole des CFF, Martin Meier, interrogé par Keystone-ATS. Jusqu’ici, le passage à l’horaire réduit s’est bien déroulé. Dans l’horaire de transition, certains trains Intercity et Interregio sont supprimés. L’opération sera bouclée le 2 avril avec une quatrième et dernière étape. Ces réductions resteront en vigueur au moins jusqu’au 26 avril. En raison de la pandémie de coronavirus, la demande a chuté jusqu’à 80% aux CFF.

Afin de garantir la distance physique recommandée par les autorités, les trains circulent, lorsque c’est possible, selon leur composition maximale. A partir de samedi, les TGV Lyria ne circuleront plus entre la Suisse et Paris. « Suite aux dernières mesures gouvernementales » françaises, les deux dernières liaisons encore en activité, au départ de Genève et Bâle, sont interrompues. La SNCF, l’actionnaire principal de Lyria avec les CFF, a annoncé mercredi encore réduire son offre pour passer de 90 à 40 TGV par jour au niveau national.

Une opération similaire est en cours chez CarPostal. Là aussi, la demande a chuté de 80% en moyenne, avec des différences selon les régions: en Suisse romande et au Tessin, il n’y a quasiment plus de passagers. L’opération se déroule également en plusieurs étapes: elle a débuté lundi au Tessin et dans les Grisons, s’est poursuivie ce jeudi dans la plupart des régions et doit se terminer lundi prochain à Bâle-Campagne, en Argovie et à Soleure. Les changements resteront en vigueur jusqu’au 26 avril. A part quelques exceptions pour les transports d’écoliers, les lignes purement touristiques ou les courses nocturnes du week-end, toutes les lignes devraient en principe fonctionner, mais avec des horaires réduits.

Engagement maximum de la protection civile

Quelque 5500 personnes effectuent le service de protection civile actuellement et le nombre devrait augmenter ces prochaines semaines. Les services sont très demandés en Suisse romande et au Tessin. L’engagement est d’une ampleur inédite dans le canton de Vaud. « La protection civile est prête pour le marathon », a assuré jeudi le vice-directeur de l’Office fédéral de la protection de la population Christoph Flury. Quelque 76’000 personnes peuvent être mobilisées au total.

Dans tous les cantons, le soutien est surtout requis pour soutenir le système de santé au sens large, des soins simples au service de triage dans les hôpitaux et aux contrôle des entrées. Beaucoup d’engagés font aussi du soutien des états-majors de crise et s’occupent des hotlines téléphoniques. Il est obligatoire de répondre aux convocations, sauf pour les personnes assurant des services essentiels parce qu’elles travaillent dans le secteur de la santé ou de l’alimentation. Dans le canton des Grisons, beaucoup de personnes issues du tourisme se sont volontairement annoncées, s’est réjoui M. Flury.

Des chercheurs suisses créent une plate-forme de données géographiques

Des jeunes chercheurs ont créé une plate-forme visant à recueillir des informations sur le Covid-19 directement auprès de la population. En peu de temps, il devrait être possible d’obtenir une carte régionale des foyers dangereux potentiels. Mené en collaboration avec la Task Force Covid-19 de l’EPFZ et la Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration du canton de Berne, ce projet s’adresse aux personnes de toute la Suisse potentiellement infectées mais aussi à celles qui ne présentent aucun symptôme. Les personnes concernées peuvent enregistrer leur lieu de résidence (code postal) et une auto-évaluation de leur état de santé. Les données sont collectées de manière anonyme, mais permettent une prédiction différenciée au niveau local sur les potentiels foyers d’infection, a indiqué jeudi le canton de Berne dans un communiqué.

Un tel instrument devrait permettre de détecter rapidement les régions où vivent de nombreuses personnes potentiellement infectées. Les foyers tels que ceux de Verbier (VS) et de la Vallée de Joux (VD) peuvent ainsi être rapidement identifiés avant qu’ils ne deviennent incontrôlables. Plus les gens participeront à cette campagne, plus les informations sur la propagation du Covid-19 en Suisse seront précises. La population est donc invitée à participer à la campagne et aussi à aider les personnes âgées à remplir le formulaire.

L’armée mobilise de nouvelles compagnies sanitaires

Les demandes d’aide de l’armée continuent d’augmenter. C’est pourquoi l’armée a décidé de mobiliser de nouvelles compagnies sanitaires pour aider les cantons à faire face à la crise du coronavirus. Les cantons ont déposé 249 demandes d’aide, a indiqué jeudi le brigadier Raynald Droz lors d’une conférence de presse à Berne. Des projections de l’armée montrent qu’au 1er avril il ne restera plus que 10% à 30% des effectifs à disposition selon les régions. Raison pour laquelle l’armée a décidé de mobiliser davantage de troupes.

Une première compagnie sanitaire a été appelée jeudi, a poursuivi le brigadier. Trois autres seront mobilisées samedi. L’armée a également décidé de faire appel aux personnes convoquées dans les années précédentes (jusqu’en 2016) et ayant décidé de faire leur service militaire d’un bloc. Tous seront intégrés dans les quatre bataillons actuellement déployés. Les premiers devraient être opérationnels le 31 mars, les anciens au 6 avril.

Covid-19: nouvelles arrestations pour des masques au prix multiplié

La crise du coronavirus suscite des vocations malhonnêtes de revendeurs de masques de protection en ligne. Trois personnes ont été arrêtées en Suisse alémanique ces derniers jours. Leur offre atteignait plusieurs dizaines de fois le prix de base réel du masque. A Zurich, la police a arrêté mercredi soir une jeune Suissesse de 21 ans. Son annonce en ligne proposait des masques de protection à un prix multiplié par 20: des lots de dix masques pour 100 francs, alors que le prix de base du masque est de 50 centimes. Se faisant passer pour un acheteur, un policier en civil a fixé un rendez-vous avec la jeune Suissesse à Zurich-Altstetten. Sur place, cette dernière lui a répété son offre oralement. Le policier l’a aussitôt emmenée au poste. La police cantonale a dénoncé la suspecte au Ministère public pour usure et a saisi les masques qu’elle détenait, indique-t-elle jeudi. La semaine dernière, la police zurichoise avait arrêté un jeune Suisse de 18 ans de la même manière à Horgen (ZH). Dans son annonce en ligne, il vendait des masques de protection à des prix multipliés par 80 en comparaison avec le prix de base.

En Thurgovie également, la police a annoncé jeudi l’arrestation d’un Allemand de 37 ans dans la région frontalière de Kreuzlingen (TG). Dans un shop en ligne, il vendait des masques de protection pour un prix allant jusqu’à 100 francs la pièce. La police a pu mettre la main sur le vendeur la semaine dernière et saisir chez lui environ 300 masques de protection. Elle a transmis ce matériel aux autorités thurgoviennes à l’attention du secteur de la santé. Le Ministère public a ouvert une enquête pénale contre le suspect pour usure.

Le budget des familles à faibles revenus ne doit pas être grevé

Quatre nouveaux morts à Bâle-Ville

Bâle-Ville a enregistré mercredi quatre décès supplémentaires à cause du coronavirus. Le bilan est désormais de douze morts dans le canton. Les quatre nouvelles victimes sont trois hommes et une femme âgés de 71 à 93 ans, a indiqué jeudi le département cantonal de la santé. Les quatre personnes souffraient d’autres maladies.

Le Tessin annonce sept nouveaux décès dus au coronavirus

Sept personnes sont décédées dans les dernières 24 heures de la maladie pulmonaire Covid-19 au Tessin. Et 47 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés, ont annoncé jeudi les autorités. De mardi à mercredi, le nombre de personnes infectées avait augmenté de 143 et le nombre de nouveaux décès était de sept. Au total, le Tessin dénombrait jeudi matin 1401 personnes infectées et 67 décès.

Le Covid-19 n’épargne pas le secteur de l’asile

(KEYSTONE/Ti-Press/Alessandro Crinari)

Le secteur de l’asile n’est pas épargné par le Covid-19. Selon le Secrétariat d’Etat aux migrations, pour l’instant onze requérants d’asile et sept collaborateurs des centres fédéraux ont été contaminés. Les requérants d’asile concernés sont isolés et soignés dans les centres. Les autorités s’efforcent sinon de mettre en oeuvre les recommandations d’hygiène et d’observer les règles de distance sociale, a expliqué jeudi à la presse Barbara Büschi, vice-directrice du Secrétariat d’Etat aux migrations.

C’est la raison pour laquelle les entretiens de procédure ont été suspendus pour réduire les contaminations. En général, cinq personnes y prennent part et il s’agit d’en améliorer les modalités pour que la distance prescrite puisse être respectée. Il n’a en revanche jamais été question de suspendre les procédures d’asile. Les centres ne sont pas surchargés. Il reste 2000 places disponibles, a précisé Mme Büschi. Les requérants d’asile ont reçu des informations sur la maladie traduites en quinze langues et ils font tout pour éviter la contamination.

Art Basel reporte l’édition 2020 de juin à septembre

Art Basel, la plus importante foire d’art au monde, reporte son édition 2020 prévue en juin à Bâle à cause de la pandémie de coronavirus. Elle est repoussée à septembre. La décision a été prise « en étroite consultation avec un large éventail de galeristes, collectionneurs, partenaires et experts externes », a indiqué jeudi Art Basel. Le but du report est « de protéger la santé et la sécurité de notre communauté ». « La santé et la sécurité de nos exposants, partenaires, invités et de nos équipes reste notre principal objectif », a déclaré Marc Spiegler, directeur de la foire d’art, cité dans le communiqué. L’édition 2020 devrait se dérouler du 17 au 20 septembre avec des journées d’avant-première les 15 et 16 septembre.

Arrivée à Zurich de 231 Suisses rapatriés du Pérou

La Suisse a rapatrié jeudi 288 personnes en provenance du Pérou. Le quatrième avion affrété par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s’est posé dans la matinée à Zurich. L’appareil transportait 231 Suisses, 56 personnes vivant en Suisse, ainsi que deux passagers vivant dans d’autres pays européens, indique le DFAE. L’ambassade de Suisse a aidé de nombreux voyageurs au Pérou à se rendre à l’aéroport de Lima malgré les possibilités de voyage limitées. Le personnel de l’ambassade s’est occupé des passagers jusqu’à ce que l’avion puisse décoller pour la Suisse. Au total, près de 800 personnes ont pu être ramenées en Suisse dans le cadre de la plus grande opération de rapatriement jamais organisée par la Confédération.

Ces derniers jours, trois vols sont arrivés de San José (Costa Rica), Casablanca (Maroc) et Bogota (Colombie). Pendant les semaines à venir, la Confédération planifie plusieurs dizaines de vols à destination notamment de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Afrique. Jeudi, une liaison est prévue pour Dakar, au Sénégal, samedi une autre pour Santiago du Chili. Le DFAE dévoilera les destinations exactes une fois que les détails seront réglés avec les compagnies aériennes et que les missions suisses sur place auront été informées. Les vols sont préfinancés par la Confédération, mais les passagers doivent participer aux frais. Il est encore trop tôt pour chiffrer le coût de l’opération. Des milliers de Suisses se trouvent actuellement à l’étranger. Quelque 17’000 personnes se sont enregistrées sur l’application Travel Admin.

Le canton de Neuchâtel contrôle davantage les lieux de travail

Le canton de Neuchâtel renforce les contrôles sur les lieux de travail pour faire respecter les normes sanitaires contre la propagation du Covid-19. Les entreprises ne se mettant pas en conformité seront temporairement fermées. Le Service de l’emploi est intervenu à près de 120 reprises ces derniers jours auprès de sociétés ne respectant pas pleinement les règles, a indiqué jeudi le Conseil d’Etat. Dans chaque situation, des solutions permettant la poursuite de l’activité dans le respect de la sécurité des employés ont été trouvées et mises en oeuvre. La police neuchâteloise appuie par ailleurs le Service de l’emploi dans sa mission, précise le communiqué. Le Conseil d’Etat rappelle que l’activité économique doit se poursuivre dans les secteurs où elle est possible, avec l’application impérative des exigences sanitaires dans toutes les situations.

La Ville de Bienne veut maintenir le tissu social

La Ville de Bienne prend des mesures pour atténuer les répercussions du Covid-19 sur le sport et la culture. Elle a ainsi décidé de verser les aides financières convenues même si les partenaires n’ont pas pu fournir les prestations attendues en raison de la pandémie. L’objectif est de conserver le dynamisme culturel, sportif et social qui s’est développé ces dernières années à Bienne et qui est indispensable pour se relever de la crise, a souligné jeudi le Conseil municipal. Pour les autorités, il faut éviter que les manifestations culturelles et sportives ne s’écroulent.

Comme il existe parfois des financements communs avec le canton de Berne et les communes de la région, le Conseil municipal a chargé la Direction de la formation, de la culture et du sport d’élaborer des directives sur la manière de procéder avec ces organisations. Comme d’autres communes avant elle, la Ville de Bienne a aussi pris des mesures pour soulager financièrement les entreprises et les particuliers. Le Conseil municipal va accorder un délai de paiement pour les loyers et fermage des locaux commerciaux appartenant à la Ville pour les mois d’avril, mai et juin. Les commerçants n’auront pas non plus besoin de s’acquitter des émoluments pour l’usage du domaine public comme l’utilisation de la surface des trottoirs pour du mobilier extérieur ou des stands de vente pour la période du 1er janvier au 30 juin. La Ville appliquera aussi un blocage des rappels pour les factures qui lui sont dues.

En Europe:

Les hôpitaux de Londres confrontés à un « tsunami continu » de malades

EPA/ANDY RAIN

Les hôpitaux publics de Londres sont confrontés à un « tsunami continu » de malades graves du nouveau coronavirus tout en devant pallier une proportion « sans précédent » de personnel souffrant, a assuré jeudi un responsable du système public de santé britannique. Après avoir « massivement » augmenté la capacité d’accueil en soins intensifs ces dernières semaines, les hôpitaux de la capitale britannique doivent faire face à « une explosion » du nombre de « patients gravement malades », « une sorte de tsunami continu », a déclaré Chris Hopson sur BBC Radio 4.

Moscou introduit de nouvelles restrictions

La mairie de Moscou, en pointe en Russie dans la lutte contre le nouveau coronavirus, a annoncé jeudi des mesures supplémentaires, dont la fermeture à partir de samedi de tous les restaurants et commerces non essentiels. Du 28 mars au 5 avril, seront fermés « les restaurants, bars, cafés et cantines » ainsi que « les commerces de détail » à l’exception des magasins alimentaires et des pharmacies, a annoncé sur son blog le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine. Depuis jeudi est aussi entrée en vigueur l’interdiction pour les plus de 65 ans ou ceux qui souffrent de maladies chroniques de sortir de chez eux.

La Russie a officiellement enregistré 840 cas de malades du nouveau coronavirus, dont 546 à Moscou selon les données publiées jeudi. C’est une hausse nationale de 182 cas sur les dernières 24 heures. Les deux décès dus au Covid-19 en Russie étaient des patients hospitalisés dans la capitale. Si aucune mesure de confinement généralisée n’a été encore été prise, ces nouvelles mesures s’inscrivent dans un contexte de durcissement de la réponse des autorités russes à la pandémie de coronavirus. Les autorités suspendront toutes les liaisons aériennes internationales à partir de vendredi et le président Vladimir Poutine a décrété une semaine chômée et a reporté le vote sur sa réforme constitutionnelle, prévu le 22 avril. Le gouvernement a également ordonné la fermeture de la plupart des lieux publics dans les régions russes, où peu de mesures ont jusqu’alors été prises face au coronavirus.

Plus de 4000 morts et 56’000 cas en Espagne

La pandémie de coronavirus a fait 655 nouveaux morts en 24 heures en Espagne, portant le bilan à 4088 décès, et 56’188 cas de contamination ont été confirmés, selon les chiffres du ministère de la Santé communiqués jeudi. Le nombre de morts a progressé de 19% entre mercredi et jeudi, soit moins vite que la veille (27%) quand 738 morts avaient été enregistrées. Les autorités espèrent atteindre d’ici la fin de la semaine le pic de la pandémie et voir les chiffres redescendre bientôt. L’Espagne est le pays qui compte le plus de morts dans le monde derrière l’Italie et devant la Chine. La région de Madrid à elle seule déplore plus de la moitié des décès (2090), devant la Catalogne (672). Le nombre de malades déclarés guéris s’élève à 7015, une progression de 30% par rapport à la veille. Et 3679 patients se trouvent en soins intensifs.

L’avancée de la pandémie a submergé de nombreux hôpitaux, où le personnel, dont une partie est elle-même souvent contaminée, a du mal à gérer l’afflux des patients. « Les urgences sont dépassées en ce moment » a déclaré par téléphone à l’AFP Jorge Rivera, porte-parole de l’hôpital de Leganès, dans la banlieue de Madrid. L’établissement « travaille au-delà de ses capacités, pratiquement tout l’hôpital est engagé dans la lutte contre le coronavirus, les unités de soins intensifs comme les autres départements », a-t-il ajouté.

Le pape a été testé négatif au coronavirus

Le pape François, qui a célébré jeudi comme chaque jour sa messe matinale dans sa résidence hôtelière, a été testé négatif au coronavirus, selon deux journaux italiens. Selon les vaticanistes du Messagero et de Fatto Quotidiano, le souverain pontife a fait l’objet mercredi d’un test après la découverte le même jour d’un cas de contamination d’un prélat qui vit dans la même résidence depuis des années. Cette vérification a été faite pour toutes les personnes travaillant dans la Maison Sainte-Marthe, notamment les secrétaires particuliers du pape. Tous les tests étaient négatifs, écrivent les deux journaux en se référant à des sources internes du Vatican.

Cette information n’a pas été officiellement confirmée par le Vatican qui n’avait pas commenté celle sur un premier test du pape, au début du mois lorsque François souffrait d’un rhume avec toux et avait annulé des engagements. Après son élection, le pape argentin avait boudé l’isolement des somptueux appartements du Palais apostolique, préférant loger plus modestement dans un 50 m2 de la résidence hôtelière Sainte-Marthe, qui héberge aussi des prélats de passage à Rome. Selon le site Vatican Insider de La Stampa, le pape est entouré depuis un certain temps d’un « cordon sanitaire anti-contagion », qui le suit dans tous ses déplacements. Il ne prend plus ses repas dans le salon commun de la résidence mais dans son appartement et son entourage serait en permanence muni de produits désinfectants.

Dans le reste du monde:

Le G20 va injecter 5000 milliards dollars dans l’économie mondiale

Les dirigeants des pays membres du G20 ont annoncé jeudi, lors d’un sommet virtuel, leur intention d’injecter « plus de 5000 milliards de dollars » dans l’économie mondiale pour « contrer les répercussions sociales, économiques et financières de la pandémie » du nouveau coronavirus. « Nous sommes fermement résolus à présenter un front uni contre cette menace commune », ont ajouté les représentants des grandes puissances mondiales dans un communiqué publié à l’issue de la réunion d’urgence présidée par le roi Salmane d’Arabie saoudite.

 L’OMS-Europe voit des « signes encourageants » d’amélioration

Il existe des « signes encourageants » de ralentissement du nouveau coronavirus sur le continent européen en dépit d’une situation toujours grave, a dit jeudi le directeur de la branche Europe de l’Organisation mondiale de la Santé. « Bien que la situation reste très préoccupante, nous commençons à voir des signes encourageants », a affirmé Hans Kluge lors d’une conférence de presse diffusée en ligne depuis Copenhague. L’Italie, a-t-il noté, « vient de connaître un taux d’augmentation légèrement inférieur, bien qu’il soit encore trop tôt pour dire que la pandémie ait atteint son apogée dans ce pays ».

157 nouveaux décès en Iran, le bilan officiel atteint 2234 morts

L’Iran a enregistré 157 décès supplémentaires liés à l’épidémie du nouveau coronavirus, portant le bilan officiel à 2234 morts dans ce pays parmi les plus touchés au monde, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère de la Santé, Kianoush Jahanpour. Le nombre de nouveaux cas confirmés est de 2389, faisant grimper le chiffre total à 29’406 cas d’infections récensés, a ajouté ce porte-parole, lors de son point de presse quotidien par visio-conférence.

Couvre-feu total prolongé de deux semaines en Irak

(AP Photo/Hadi Mizban)

Les autorités irakiennes ont annoncé jeudi prolonger le couvre-feu total de deux semaines après que le nouveau coronavirus a tué 29 personnes et contaminé près de 350 autres dans un pays au système de santé indigent. Les établissements scolaires et universitaires ainsi que l’ensemble des aéroports du pays restent également fermés en Irak, frontalier de l’Iran où le virus a déjà tué plus de 2000 personnes. Les chiffres annoncés par les autorités irakiennes pourraient être bien inférieurs à la réalité car seuls 2000 tests environ ont été menés dans ce pays de 40 millions d’habitants, où un nouveau pèlerinage chiite est prévu le 8 avril.

Les plus hautes autorités chiites ont interdit les prières collectives et les rassemblements. Après avoir refusé la fermeture des lieux saints et appelé à maintenir prières collectives et pèlerinages, le leader chiite Moqtada Sadr appelle désormais ses très nombreux partisans à rester chez eux. En raison des guerres qui ont secoué l’Irak quasiment sans interruption depuis quatre décennies et des violences faites aux soignants par des proches de patients peu satisfaits d’un diagnostic ou voulant venger un décès, de nombreux médecins ont fui l’Irak ces dernières années. Quant aux hôpitaux, ils sont dans un état de délabrement avancé, comme en témoignent les nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux y montrant du matériel vétuste ou en panne, une hygiène laissant à désirer ou même des animaux entrant et sortant sans être inquiétés. Et l’Irak doit gérer la crise sanitaire qui se profile sur fond de marasme politique et social avec un gouvernement chargé des affaires courantes qui se maintient faute de remplaçant et un ministre de la Santé qui accuse son cabinet de lui refuser des fonds, même minimes.

Bolivie: l’état d’urgence pour faire respecter la quarantaine

La Bolivie a décrété mercredi l’état d’urgence sanitaire afin de « faire respecter la quarantaine » qui était en vigueur depuis dimanche, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le pays de 11 millions d’habitants a répertorié 38 cas officiels de Covid-19. « A partir de demain jeudi 26 mars à minuit [05h00 en Suisse, ndlr] entre en vigueur l’état d’urgence sanitaire […] qui ira jusqu’au 15 avril », a annoncé la présidente par intérim, Janine Añez. Cela implique une plus grande participation de l’armée et de la police dans le contrôle, ainsi que la fermeture des frontières, a précisé la dirigeante. Seule une personne par famille a le droit de sortir du domicile pour aller faire des courses en semaine. Le confinement est absolu le week-end. La Bolivie était entrée en quarantaine dimanche, mais une grande partie de la population a désobéi au confinement. Les élections du 3 mai, qui devaient permettre aux Boliviens de désigner un successeur au président démissionnaire Evo Morales, ont par ailleurs été reportées sine die.

La Chine impose une réduction drastique des vols internationaux

La Chine imposera à partir de dimanche une réduction drastique des vols internationaux au départ du pays ou à l’arrivée en raison du Covid-19, a annoncé jeudi le Bureau national de l’aviation civile. Une compagnie chinoise ne pourra désormais plus effectuer qu’une seule liaison hebdomadaire depuis la Chine vers un pays tiers. Dans le même esprit, une compagnie étrangère ne pourra maintenir qu’une seule desserte par semaine vers la Chine.

Aucun cas local de Covid-19 en Chine

La Chine n’a enregistré jeudi aucun nouveau cas de contamination d’origine locale au coronavirus. Les autorités sanitaires ont toutefois fait état de 67 cas importés supplémentaires. Six décès ont par ailleurs été enregistrés, dont cinq dans la ville de Wuhan, berceau chinois de l’épidémie, à en croire le bilan officiel. Le pays, d’où est partie en décembre la pandémie mondiale, a parmi ses priorités aujourd’hui d’éviter que le Covid-19 ne revienne sur son sol depuis l’étranger. Résultat, toute personne entrant en Chine se voit imposer une quarantaine de 14 jours, quel que soit le pays dont elle arrive. Et à Pékin, la quarantaine doit s’effectuer dans des lieux spécifiques et à la charge des nouveaux arrivants. Au total, 541 contaminations dites « importées » ont été recensées en Chine, selon le ministère de la santé, au moment où le pays semble avoir largement jugulé l’épidémie.

Signe de cette amélioration, après deux mois de bouclage pour cause de coronavirus, la province du Hubei (centre), dont Wuhan est le chef-lieu, a commencé mercredi à rouvrir ses portes, fermées depuis la fin janvier. La province, qui compte plus de 50 millions d’habitants, a de loin été la plus touchée par l’épidémie qui a tué près de 3300 personnes en Chine, sur plus de 80’000 cas de contamination. Certains aéroports et gares de la province ont rouvert. Mais les écoles restent fermées pour l’instant. Les dernières restrictions aux transports seront levées vendredi dans le Hubei, sauf à Wuhan qui devra attendre le 8 avril.

Afghanistan: jusqu’à 10’000 prisonniers libérés à cause du coronavirus

Jusqu’à 10’000 prisonniers seront libérés d’ici dix jours en Afghanistan pour éviter une propagation du nouveau coronavirus dans ce pays où les infrastructures de santé sont défaillantes après quatre décennies de guerre, ont annoncé jeudi les autorités. Les bénéficiaires seront « les femmes, les enfants, les gravement malades et les détenus de plus de 55 ans », a indiqué le procureur général Farid Hamidi dans un communiqué. La mesure, prise par décret présidentiel paru jeudi, « n’est pas pour ceux ayant commis des crimes contre la sécurité nationale et internationale », a-t-il ajouté.

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Coronavirus

Le canton de Genève et la FER répondent à vos questions sur les mesures liées à l’épidémie de Covid-19

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Le canton de Genève et la FER, Fédération des Entreprises Romandes répondent aux questions de nos auditeurs concernant l’épidémie de Covid-19, les tests et les mesures en vigueur pour les déplacements à l’étranger.

Aujourd’hui sur Radio Lac, nous apportons des réponses aux questions que se posent nos auditeurs concernant la situation sanitaire actuelle, les conséquences dans leur quotidien, leurs déplacements à l’étranger et leur travail. La Fédération des Entreprises Romandes Genève ainsi que le Département genevois de la sécurité, de l’emploi et de la santé apportent des réponses concrètes.

Tests et aspects médicaux

Bérénice: Alors que je n’ai qu’un petit mal de gorge, mon employeur me demande de faire un test anti Covid. Je vais aller le faire mais qui paye? Mon employeur? Le canton ou mon assurance?

Réponse du Canton de Genève sur la prise en charge des coûts du test de dépistage: Depuis le 25 juin 2020, la Confédération prend en charge les frais liés aux analyses en lien avec le COVID-19 pour les personnes qui se rendent dans l’un des sites mentionnés ci-dessus. L’analyse doit être indiquée et la personne assurée en Suisse. La prise en charge est donc gratuite pour la personne qui répond à ces critères.

En revanche, le coût du dépistage pour des motifs de voyage et chez la plupart des personnes asymptomatiques reste à leur charge ou à charge de l’employeur si celui-ci demande l’analyse.

Si d’autres examens ou prélèvements sont nécessaires au vu de l’état clinique, le professionnel de la santé doit en informer la personne. Dans ce cas, les frais supplémentaires relèvent de l’assurance maladie, de l’assurance accident ou de l’assurance militaire selon les cas.

 

Raphaël: Je suis résident de Haute-Savoie, puis-je me faire tester en Suisse? Ou et à quelles conditions?

Réponse du Canton de Genève: Si le travailleur frontalier est assuré à la CMU, le test est facturé au/à la patient.e qui doit voir avec la CMU et/ou sa mutuelle pour la prise en charge. La situation est la même pour les résidents français, non frontaliers, qui viennent parfois se faire tester aux HUG.

 

Vincent: Quels sont les critères épidémiologiques pour le retrait des mesures imposées?

Réponse du canton de Genève: Vaste question… Il y a plusieurs indicateurs de pré-alertes et d’alertes. Pas forcément cumulatifs mais qui peuvent l’être. Il y a bien évidement le taux de contamination, la vitesse de propagation du virus, le taux de positivité par rapport au nombre de tests, la pyramide des âges et le nombre de personnes à risques contaminées, le nombre d’hospitalisations et le type de ces hospitalisations, (âge, soins intensifs, durée..etc ), le respect des gestes barrières par la population et partant leur impact sur la circulation du virus, les lieux de contamination, les clusters, etc…. J’en passe et certainement des meilleurs. C’est une analyse très fine qui est effectuée.

 

Déplacement dans les zones à risque

Axel: Ma mère genevoise est malade, de la famille veut venir de Marseille. A quelles conditions peuvent-ils venir et repartir?

Réponse du canton de Genève: Il n’y a pas d’interdiction de rentrer en Suisse pour les résidents de l’espace Schengen. Votre famille devra se mettre en quarantaine à son arrivée à Genève pendant 10 jours et sans symptôme alors elle pourra venir vous voir et avoir une activité ordinaire en Suisse.

Si votre famille veut pouvoir être dérogée de quarantaine, chaque membre doit individuellement demander une dérogation motivée au service de la médecin cantonale.

 

Tiago: Mon ex femme est dans une zone à risque, je suis à Genève. Mes enfants font l’aller-retour entre elle et moi, quel est le protocole pour eux?

Réponse du canton de Genève: Une quarantaine est obligatoire pour les enfants dès leur entrée ou retour en Suisse sauf si ils possèdent une dérogation accordée par le service de la médecin cantonale.

 

Isia: J’habite à Genève, mon chéri est en France et nous travaillons au même endroit à Genève. Si nous allons quelques jours à Paris, ou dans une zone à risque, je vais devoir faire une quarantaine et du télétravail, qu’en est-il pour mon homme?

Réponse de la FER: Les frontaliers ne sont pas soumis à l’obligation de quarantaine et il pourra venir travailler, bien que le télétravail devra être favorisé si possible. A teneur de l’ordonnance, la travailleuse suisse devra effectuer une quarantaine de 10 jours pendant laquelle elle devra faire du télétravail, à défaut de quoi elle ne sera pas payée car elle s’est rendue fautivement dans une zone à risque.

 

Charlène: Je possède une entreprise à Genève, mes fournisseurs sont partout en Europe, y compris dans des zones à risques. Est-ce que je peux voyager à titre professionnel?

Réponse de la FER & du canton de Genève: Oui, s’il s’agit d’une raison professionnelle impérieuse et que le voyage n’excède pas 5 jours.

Développement apporté par le canton de Genève : Il faut vous renseigner sur les conditions d’entrée et d’éventuelle quarantaine des pays dans lesquels vous entendez vous rendre. Genève, la Suisse, peut être placée comme zone à risque par certains pays d’Europe. Vous pourrez rentrer en Suisse après vous êtes rendu dans une zone à risque et être exempté de la quarantaine automatique si vous avez voyagé pour des motifs professionnels impérieux (par exemple ces activités ne pouvaient pas être assurées par téléconférences ou du télétravail, envoie de marchandises…) mais au maximum 5 jours et pour autant que vous ayez respecté un plan de protection pendant tout votre séjour. A défaut, vous devrez vous annoncer de retour de pays à risque au service de la médecin cantonale dans les deux jours et vous mettre immédiatement en quarantaine sous peine d’amende pouvant aller jusqu’à CHF 10’000.-

 

Travail & école

Josselin: Je viens de poser une semaine de vacances en octobre, mon patron veut savoir où je vais, j’estime qu’il n’a pas à me le demander car le fait que je l’informe que je ne vais pas dans une zone à risque devrait suffire. Qui à raison?

Réponse de la FER: En principe, l’employeur n’a pas le droit de demander où le travailleur va passer ses vacances. Toutefois, dans le contexte de l’épidémie, l’employeur a le droit d’être informé, car il a un devoir de protéger ses autres collaborateurs. De plus, étant donné que la liste des zones à risque évolue régulièrement, il lui est donc nécessaire de connaître le pays de vacances de son collaborateur.

 

Edwina: Pourquoi l’obligation de porter un masque pour les enfants aux cycles et dans les écoles supérieures alors qu’ils sont en grande partie assis et pas dans les restaurants et les bars ?

C’est le canton qui répond: Dans les bars et restaurants, on le sait le risque de contamination est grand, mais les contacts sont tracés et la distance d’1 mètre 50 est plus facilement respectée avec des tables condamnées ou espacées. Alors qu’à l’école les enfants vont se lever et c’est très difficile pour les jeunes de respecter la distance d’1 mètre 50. C’est pourquoi ils doivent porter le masque.

 

Edwina: Pourquoi les prostituées peuvent encore travailler alors que les boîtes de nuits ferment ?

Réponse du canton qui reconnaît que là nous sommes à la limite du système: Oui, les risques de contamination sont très forts mais théoriquement la prostituée est censée connaître le nom du client, même si on le sait les clients ne sont pas nombreux à donner leur vrai nom. Il faut être conscient que ce n’est pas une activité sans risque.

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Une pétition réclame une revalorisation salariale du métier de nettoyeur

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@Judith Monfrini

A Genève, les nettoyeuses et les nettoyeurs réclament une revalorisation de leur salaire estimé trop bas dans une pétition. Signée par plus de 1100 personnes, le texte remis à l’Association genevoise des entrepreneurs du nettoyage réclame également une prime pour le travail effectué durant la crise du COVID. 

Les applaudissements pendant la crise c’est bien, mais la prise de risque mérite une prime. C’est en substance ce que dit la pétition déposée ce matin à Genève, par les nettoyeuses et nettoyeurs. Munie de 1187 signatures elle demande à l’AGENS, l’association des entrepreneurs du nettoyage, une revalorisation de leur salaire actuellement très bas de 19, 95 de l’heure ou une prime pour les risques encourus.

Le syndicat Unia a dénoncé ce jeudi les conditions parfois dangereuses dans lesquels les nettoyeuses travaillaient durant la crise du COVID-19. Sans gant et sans masque. Ils ont du intervenir de nombreuses fois auprès des patrons pour qu’ils respectent les normes de sécurité, provoquant l’angoisse des employés. Camilla Aros, du Syndicat Unia au micro de Judith Monfrini

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

En mai, l’AGENS a refusé toute négociation dans un courrier au syndicat.

Revaloriser le métier

Si avec la pandémie, la population a pris conscience de l’utilité des nettoyeurs, les conditions de travail, elles, ne sont ên revanche pas à la hauteur, selon UNIA. Camilla Aros

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Les nettoyeuses et nettoyeurs n’arrivent déjà pas en s’en sortir. Le travail doit être valorisé. Elles doivent recevoir une prime de risque et leur salaire doit être augmenté. A Genève avec 19 francs 95 de l’heure, c’est impossible de vivre. Ecoutez le témoignage de Maria Sena.

Maria Sena Nettoyeuse

Carmen, elle, a attrapé la Coivd le 19 mars, alors qu’elle travaillait comme nettoyeuses pour une entreprises à l’aéroport. Elle a fait quatre mois d’hôpital. Son patron l’a ensuite licenciée. Elle a 60 ans et se trouve au chômag

Compenser la perte des RHT

Les personnes au bénéfice du chômage partiel, aux RHT, ne recevaient que le 80% de leur 3700 francs brut. L’AGENS a refusé de payer la différence de salaire alors que la plupart des nettoyeurs sont des femmes, qui ne travaillent qu’à temps partiel, relève le syndicat. Durant la crise, les syndicats ont dû intervenir très souvent pour que les mesures d’hygiène et de protection soient respectés. Comme au Centre médical universitaire.

Camilla Aros secrétaire syndicale chez UNIA

Souvent les trajets ne sont pas rémunérés, les personnes cumulent de petite tranches horaires et changent d’employeurs.

Notez que ce week-end, les Genevois sont amenés à voter sur le salaire minimum à 23 francs de l’heure.

 

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Genève à la rescousse de ses clubs

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Peut-être une bouffée d’air frais pour les clubs genevois ! Un protocole d’accord a été signé entre l’Etat et les représentants des établissements, qui ont dû fermer leurs portes le 31 juillet pour freiner la propagation du coronavirus. Une aide d’urgence qui prévoit la participation financière des pouvoirs publics pour les charges qui ne peuvent pas être réduites par les enseignes, comme leurs loyers, les assurances liées à leur activité commerciale, leurs abonnements de télécommunication mais aussi leurs factures SIG.

L’aide de l’Etat concerne également les charges fixes de type cotisations sociales et LPP, contrats de location sur le matériel et les machines, frais fiduciaires et stocks périmés.

Le montant maximum prévu par l’Etat? Deux millions de francs par mois, ce qui correspond à environ 30 000, 40 000 francs par mois par établissement. 

En contrepartie, les établissements  s’engagent sur l’honneur à ne pas licencier leur personnel pour des motifs liés à la crise économique et sanitaire.

Le Grand Conseil genevois devra se prononcer les 1er et 2 octobre prochains sur  ce projet de loi.

Pour Jean-Marc Humberset,  le propriétaire du Moulin Rouge et du Point Bar, cette aide d’urgence est une « belle lumière au bout du tunnel »

 

Jean-Marc Humberset  Gérant du Moulin Rouge et du Point Bar

 

 

 

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Une start-up sécurise les téléphones portables grâce à une puce quantique

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L’entreprise genevoise ID Quantique a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Samsung l’a utilisé dans son dernier téléphone qualifié par la presse de « plus sûr du monde ». La technologie pourrait à l’avenir se développer à d’autres objets que les téléphones. 

Une puce quantique qui rend votre téléphone inviolable. C’est le produit de l’entreprise genevoise ID Quantique. La start-up a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Ce système a été adopté par Samsung qui en a doté son dernier appareil sorti en mai dernier. Il a été baptisé par la presse de « téléphone le plus sûr du monde ». La puce utilise le cryptage quantique pour générer des nombres aléatoires qui servent de clés inviolables pour permettre notamment une communication sécurisée entre les appareils. Ce système peut être utilisé pour plusieurs applications comme les services bancaires. Les précisions de Grégoire Ribordy directeur et fondateur d’ID Quantique.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

 

Sécuriser les systèmes

De nos jours le piratage est devenu monnaie courante. On ne compte plus les milliers de personnes qui se sont fait pirater leur téléphone ou leur ordinateur. Si la digitalisation apporte de nombreuses choses positives à notre quotidien, elle comporte également de nombreux risques. Et bien souvent nos systèmes de sécurité ne sont pas au point. Les explications de Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

Selon Grégoire Ribordy, en matière de cybersécurité, la Suisse ne se démarque pas des autres pays. Elle prend assez peu d’initiatives pour améliorer la sécurité alors qu’il y aurait une carte à jouer pour les industries locales.

Objets connectés

Si pour le moment cette technologie se limite aux téléphones, à l’avenir elle pourrait se développer dans de nombreux domaines. Aujourd’hui, quasiment tous les objets ou systèmes sont connectés. Un potentiel que la start-up basée à Genève entend exploiter. Le détail avec Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

La sécurité de nos systèmes connectés est un enjeu crucial de nos sociétés. Avec l’arrivée de la 5G, ce sont 46 milliards de téléphones qui devraient être connectés au réseau à l’horizon 2026.

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Le projet de budget 2021 de la Ville de Genève plombé par RFFA

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Conseil administratif ville GE@Judith Monfrini

La réforme de la fiscalité des entreprises, RFFA, affecte le résultat du projet de budget 2021 de la Ville de Genève. Un déficit de 49,3 millions de francs est prévu, le maximum que permet la Loi sur les communes genevoises. 

Sans surprise la réforme de la fiscalité des entreprises plombe le projet de budget 2021 de la ville de Genève. Le déficit prévu est de 49,3 millions de francs. La perte sur les impôts des personnes morales est de 27,3 millions. Et elle n’est pas compensée par les impôts sur les personnes physiques qui augmentent  pourtant de 17, 4 millions. Le conseil administratif maintient néanmoins ses priorités, notamment  la transition écologique. En assainissant son patrimoine administratif, musée, école et équipement sportif, ainsi que son patrimoine financier, comprenez ses immeubles locatifs. Les prestations à la population sont aussi maintenues. Ecoutez le Conseiller administratif chargé des finances, Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif chargé des finances - Ville de Genève

L’assainissement des immeubles est nécessaire, non seulement c’est une obligation légale mais ils en ont bien besoin. Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif chargé des finances - Ville de Genève

L’enveloppe pour le parascolaire augmente de 2,1 millions qui seront versés au GIAPP. 300’000 supplémentaires sont accordés au sport.  En octobre, des réajustements pourraient avoir lieu parce que ce budget ne tient pas compte de la crise sanitaire. Alfonso Gomez.

Alfonso Gomez Conseiller administratif chargé des finances - Ville de Genève

Quant aux charges, elles augmentent de 3, 8 millions pour un total de 504.7 millions. Une augmentation de 23,5 postes est prévue l’an prochain. En revanche, les annuités des fonctionnaires seront bloquées.

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